Le Flagrant Délit
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Fanie Dubuc
fanie_d@hotmail.com
Le 29 octobre, la Faculté de droit a honoré les récipiendaires des Bourses de rechercheBLG lors d’une réception à l’atrium Tsampalieros.Au cours des cinq dernières années, Borden Ladner Gervais a consacré un millionde dollars à la recherche juridique au Canada, accordant des bourses annuelles de10 000 $ dans quatorze facultés de droit. Les bourses sont offertes aux étudiants de première année les plus méritants, ce qui leur donne la chance d’entreprendre des tra-vaux de recherche juridique de pointe sous la direction d’un professeur de droit. En plus de reconduire le programme pour cinq années supplémentaires, BLG a bonifié lemontant de la bourse de 2 000 $, totalisant plus de 1,2 million de dollars à travers lesfacultés de droit canadiennes.
Une tradition philanthropique
Ce programme de bourse est l’articulation concrète de l’engagement de BLG dansla recherche universitaire. Me Yvan Houle, ancien diplômé de la Faculté de droitd’Ottawa et associé du cabinet de Montréal, souligne l’importance pour BLG de «redistribuer des connaissances et des aptitudes pour que les étudiants puissent avoir accès à de meilleures connaissances et que les professeurs puissent entamer des pro- jets de recherche qui leur tiennent à cœur ».
Récipiendaires de la bourse 2008
Cette année, à la Section de droit civil, la Bourse BLG 2008 a été remise àRosemonde Legault qui a épaulé la professeure Muriel Paradelle dans son projet derecherche sur la narration judiciaire du génocide à partir de la jurisprudence des tribu-naux français et canadiens. À la Section de common law, ce sont le professeur RakhiRuparelia et l’étudiante Lindsay Scott qui ont été honorés. Ils produiront une analysesur les recours civils contre le profilage racial.
Un engagement envers l’excellence professionnelle
Le programme de bourses de recherche BLG s’inscrit dans une démarche nationaledu cabinet qui se définit par des principes clairs qui guident la pratique des avocats etinspirent l’excellence professionnelle. L’approfondissement en permanence desconnaissances du droit, la recherche de l’excellence et l’investissement dans la forma-tion juridique démontrent l’importance de l’innovation et de la contribution dans lacommunauté pour le cabinet. La directrice du recrutement et de la formation des étu-diants au bureau de Montréal, Me Valérie Dufour, était présente lors de la réception du29 octobre dernier pour s’entretenir avec les étudiantes et étudiants intéressés d’enapprendre plus à l’endroit de BLG. Me Dufour a exprimé l’enthousiasme et la volontédu cabinet à favoriser l’apprentissage continu et l’importance de soutenir les étudiantsdès le début de leur parcours universitaire. La culture de BLG s’articule autour des ter-mes « excellence » et « innovation », mais concrètement, quelles sont les qualitésrecherchées chez les étudiants qui aspirent se joindre à l’équipe BLG pour un stage etéventuellement une carrière juridique ? « Le dynamisme, le désir de se surpasser et lesens de l’entrepreneurship ! » a répondu Me Valérie Dufour. « Notre cabinet offre auxétudiants et aux stagiaires la chance d’être jumelés avec des avocats d’expérience quiles accompagnent dans leur développement professionnel. » Me Valérie Dufour inviteles étudiants à la contacter pour s’entretenir sur les possibilités d’une carrière au seindu cabinet BLG.
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NE VIE DE CRIME ET DEUX ANS DE PRISON
LE PROCÈS DE
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2 - L E F L A G R A N T D É L I T , D É C E M B R E 2 0 0 8
Gabriel Archambault
carch069@uottawa.ca
Le 16 octobre 2008, le parrain de la mafia montréalai-se, Nicolo Rizzuto, a été remis en liberté, deux ansaprès son arrestation effectuée dans le cadre du projetColisée. Cette razzia policière avait mené àl’arrestation de cinq chefs présumés de la mafia mon-tréalaise. Nicolo Rizzuto a fait son entrée dans le mondeinterlope à un très jeune âge. Il a été élevé dans larégion d’Agrigento, en Sicile, un bastion de la Cosa Nostra, où on lui a transmis une longue traditionancestrale.En 1960, voyant les profits du milieu criminel aug-menter dans la région de Montréal, Nicolo Rizzuto s’yest implanté, défiant le clan Cotroni, qui depuis 1950,avait fait de Montréal l’un des plus importants pointsd’entrées d’héroïne en Amérique du Nord.La paix a été rétablie au moyen de rencontres quel’on appelle communément des « sit down ».Toutefois, les Siciliens ont été incapables de dévelop- per une relation positive avec les Calabrais. C’est ainsiqu’entre 1977 et 1978 deux têtes dirigeantes du clanCotroni ont été abattues. Paolo Renda, un associé de Nicolo Rizzuto, a été arrêté pour ces meurtres, mais lesaccusations ont été retirées.
De nombreuses alliances
C’est le fils de Nicolo Rizzuto, Vito, qui a rétabli la paix dans la région en formant des alliances avecd’autres familles mafieuses canadiennes et les fameuxHell’s Angels.En établissant un pipeline de drogue très efficaceentre le port de Montréal et Caracas, au Venezuela, lafamille Rizzuto a augmenté grandement ses profits.Dès les années 90, la famille Rizzuto détenait des pou-voirs à travers tout le Canada.En 2004, la famille Rizzuto a reçu un premier coupdur. Vito a été arrêté pour sa participation dans lesmeurtres de trois capitaines de la famille Bonano, à New York. C’est pourquoi, à la suite d’une demanded’extradition, Vito a été transféré aux États-Unis pour subir son procès.Il y avait donc un siège vacant au sommet de cettefamille, siège que Nicolo Rizzuto a occupé vu sonexpérience. Avec son fils Vito derrière les barreauxaméricains, le parrain a continué le travail de son fils.En 2006, au petit matin, les policiers ont fait irrup-tion dans la maison luxueuse de Nicolo Rizzuto. Celui-ci les attendait, habillé en complet et en buvant soncappuccino. Il a été arrêté en même temps que son brasdroit, Paolo Renda, ainsi que plusieurs autres membresde haut rang du clan Rizzuto.
Une entente avec la Couronne
Après avoir conclu une entente avec les coaccuséset la Couronne, le parrain a plaidé coupable. En 2008,il a affirmé au juge qu’il faisait partie d’une organisa-tion criminelle.Ce plaidoyer de culpabilité a étonné plusieurs obser-vateurs de la scène juridique, puisque l’on voit rare-ment les organisations criminelles montrer le drapeau blanc dans ce type de procédure.En fait, Nicolo Rizzuto n’avait pas vraiment lechoix en constatant la preuve présentée contre lui etses associés. En effet, il s’agissait d’une preuve audio-visuelle, qui, selon le professeur Charles-MaximePanaccio, qui enseigne le cours Preuve civil, représen-te « une très bonne preuve, si admissible ». Questionnésur la stratégie de Nicolo Rizzuto, M. Panaccio n’a pas pu se prononcer sur sa justesse.Toutefois, il a mentionné que ces gens « ont tendan-ce à avoir de bons avocats », donc nous pouvons pré-sumer que les parties ont longuement négocié les accu-sations et la sentence avant que Rizzuto déclare sa cul- pabilité devant le tribunal. Par contre, « c’est le jugequi a le dernier choix », estime le professeur Panaccio.Le juge Jean-Pierre Bonin de la Cour du Québec adonc accepté les négociations de la Couronne et de cefait, le parrain de la mafia montréalaise a été mis enliberté en octobre 2008.
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le flagrant délit
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