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2008V
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GabrielQuerry
 Éditeurenchefadjoint 
gquer073@uottawa.ca
C’estladatedetombéepourlapremreéditionduFlagrantDélitetjenaitoujourspasdesujetpourmonéditorial.Jetentequelquesmotset,aussitôt,mesdoigtstrébuchentsurleclavier: jaisoudainementpeurderépétercequiadéjàétédit.Mesidéessauront-ellestrouveruneplaceparmitantd’autres?Aucunjournepassesansquelonmerappelle,àlaradio,surleWeb,àlalévision,quenousvivonsdansunmondequivaseter-minerdemain.Lecynismeetl’atismen’ontjamaisétéaussipanduset,paradoxalement,l’onn’ajamaisautantcraintl’apocalypse.C’estdommage,medit-on,nousauronsradepeulafêteet,ducoup,notrepartdugâteau.Noussommesprétendu-mentcondamsànettoyerlestsdelabacchanale,nous,-rationX,
homossapiensnegens
del’èreposthistorique.Alors,quereste-t-ildesmotsquinontjamaisétéditsetdescontinentsinconquisdelapene?Quesubsiste-t-ildecequin’atoujourspasétéépuisé,decequinapasétéconstruit?Quelle placerevientauFlagrantlittandisquelaRotondeetleFulcrumcouvrentjàlavieétudiantedel’Universitéd’Ottawaetquelesmédiastraditionnelsontlemonopoledel’actualité?Poursefaireuneplaceetatteindrelarennité,leFlagrantlitdevraussiràjustifiersonexistenceenfinissantd’abordlesvaleurschèresàlaSectiondroitcivil.Jelevoiségalementcommeunsupportlucidesurlequelilestpermisdetranscenderlediscours juridiqueetdeparticiperàcequelejugeaméricainPosnernom-melacadencedudroitcommedisciplineautonome.OsonsdémentirlafinitudedudroitetvoirentrelesaliasduCodecivilduQuébecl’interdépendancedesspressociales,scientifiquesetculturellespourmieuxcomprendrelesenjeuxdu21esiècle.Cestdoncavecengouementquejevousinviteàécrireetàcontribueràlacristallisationmensuelledel’effervescenceétudian-tedupavillonFauteux.PourparaphraserGillesVigneault,certes,toutaétédit,maispasparvous,étudiantsdelaSectiondedroitcivildel’Universitécanadienne.
JodiLazare
 Editor-in-chief 
 jlaza078@uottawa.ca
AmericanbusinessleaderandphilanthropistEliBroadoncesaid,“Itisimpossibletoreadapaperwithoutbeingexposedtoideas.Andideas,morethanmoney,aretherealcurrencyforsuccess.”ItiswiththisinmindthateverymonththeFlagrantlitwillstrivetobringtogether theideas,interests,happeningsandopinionsofthestudentsoftheCivilLawSection.Fowhatbetterwaytounitethestudentbodyandcommunicatewiththefaculty,theuniversi-ty,thelegalcommunityandmostimportantly,amongstourselves,thanbyputtingouta paperthatwecanbeproudof,andcallourown?Sinceitsinceptionmorethanhalfacenturyago,theCivilLawSectionhasenjoyedmuchsuccessinmanyareas.Studentshavewonthehighestofhonours.Graduateshavegoneontobecomecelebratedattorneys,judgesinthehighestcourts,membersof Parliamentandoverallsuccesses.Facultymembershavewonprestigiousawards,autho-redesteemedpublicationsandenjoyedthrivingcareers.Inshort,theCivilLawSectionhasmuchtoboastabout.Exceptinonearea:student journalism.TheFlagrantlitisnotanewentity.Ithasbeenaround,likethefaculty,fordecades.Onceagossipcolumnforstudentsandstaff,andlateranewspaper,theFlagrantispartof thehistoryoftheSection.Butinrecentyears,studentshavehadtroublegettingitupandrunning.TheFlagrantsurfacedacoupleofyearsago,onlytogobackintohidingforafewmore.Lastyear,thankstothehardworkoftheAsso,theFlagrantwasre-launched,andfourissueswerepublished.TheAssounderstoodthattheSectionwassimplynotcomple-tewithoutastudentnewspaperastudentvoice.Ofcourse,anewspaperrunbythestudentgovernmentposesaproblemfromtheout-set.Granted,ourelectedbodyofstudentpoliti-cianshastheSection’sbestinterestsatheart.Butthesituationjustscreamsconflictofinterest.For howcanapaperrunbythegovernmentreporteffectivelyandobjectivelyonthehappeningsthatthesamegoverningbodyhasplanned?Inshort,itcan’t.Hence,theneedforaninde- pendently-runpaperapaperthatmakesitsowndecisionsaboutwhatitpublishes,whoitpraisesandchallenges,whatissuesittacklesandwhatit promotes.So,welcometotheFlagrantlit,wherewehopetomakeyourideasandoursthefacultysnewestandgreatestindependentsuccess.
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UR INDEPENDENTIDEAS
Sommair 
 
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Élections féderales ............ 3 Vie Ottavienne ................... 7 Mot de la présidente .......... 8Ça sent la coupe! .............. 10
À
LA RECHERCHE DE CEQUI N
A PAS ÉTÉ DIT
 
Le Flagrant Délit
Page 2
Nouvelles
Fanie Dubuc
fudubu066@uottawa.ca
L’ex-sénateur, constitutionna-liste de renom et ancien pro-fesseur de droit à l’Universitéd’Ottawa Gérald Beaudoins’est éteint le 10 septembredernier à l’âge de 79 ans.M. Beaudoin, qui a égale-ment été doyen de la Facultéde droit, section droit civil, estdécédé d’une fibrose pulmo-naire à l’hôpital de Hull. Cetacteur de la vie politique cana-dienne a mené une brillantecarrière avec comme passionle droit constitutionnel, qui a,selon ses dires, constitué « lefil conducteur de sa vie » (1).Dès ses études au collègeclassique, Gérald Beaudoinnourrissait un intérêt intellec-tuel marqué pour l’histoire etla politique. Il a obtenu salicence en droit à l’Universitéde Montréal et a poursuivi sesétudes supérieures à Toronto eten Europe où il a décroché undoctorat honoris causa del’Université belge de Louvain-La-Neuve.À l’époque, il a côtoyé Jean
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Beetz et Bora Laskin, futurs juges à la Cour suprême, dansle cadre de ses activités univer-sitaires. La rencontre de cessources d’inspiration aura jalonné son ascension et auracontribué à forger l’intellectuelaguerri et l’inlassable promo-teur du droit constitutionnelqu’il est devenu.En 1956, il est entré auMinistère de la Justice, àOttawa, comme conseiller juri-dique. Neuf ans plus tard, il passait à la branche juridiquede la Chambre des communesen tant que conseiller parle-mentaire adjoint.Il est devenu par la suite professeur à la Faculté dedroit, section de droit civil, del’Université d’Ottawa, où il aenseigné pendant dix ans avantd’en devenir le doyen à l’âgede 40 ans. Il a occupé ce postede 1969 à 1979. À ce moment,le droit constitutionnel n’était pas une matière obligatoirecomme dans le cadre de nosformations actuelles. M.Beaudoin a largement contri- bué à combler cette lacune envalorisant cet enseignement etsa reconnaissance auprès desétudiants.Il a été nommé au Sénat par Brian Mulroney en 1988 et y asiégé jusqu’en 2004, ayantatteint les 75 ans, soit l’âge dela retraite obligatoire.En tant qu’expert de laconstitution canadienne, M.Beaudoin a participé aux dis-cussions qui ont mené àl’Accord du Lac Meech en1987 et à l’Accord deCharlottetown, en 1992. Denature humble, il ne s’est jamais vanté de sa participa-tion à l’écriture des éditions de1982 et 1989 de la Chartecanadienne des droits et liber-tés.Il a aussi siégé à laCommission sur l’unité cana-dienne (commission Pépin-Robarts) de 1977 à 1979, a étéadmis à titre d’officier del’Ordre du Canada en juin1980 et a été nommé officier de l’Ordre national du Québecen juin 2008.Il est également l’auteur d’une riche bibliographie et a prononcé plus de 300 confé-rences au sujet, entre autres, du
Sénateur Gérald Beaudoin
fédéralisme, de l’unité cana-dienne, du bilinguisme et de laCharte des droits et libertés.Devant une telle implica-tion, plusieurs estiment queson legs est un héritage inesti-mable et admirent ce juriste et bâtisseur de notre démocratiecanadienne.Source : Émission Revue poli-tique – Tête-à-tête avec le journaliste Pierre Donais de lachaîne d’affaires publiquesCPAQ.
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Fanie Dubuc
fudubu066@uottawa.ca
Tous ceux qui ont côtoyé Gérald Beaudoin souli-gnent ses talents de communicateur, sa capacité àvulgariser des notions arides et complexes, sa grandecuriosité intellectuelle, son respect pour autrui et par-dessus tout, son profond sens de l’éthique.C’est grâce à lui que Pierre Thibault, aujourd’huidoyen adjoint de la Faculté, a eu le goût d’entamer une carrière en droit constitutionnel en 1984 à titrede professeur. Les deux hommes ont par la suite col-laboré à plusieurs reprises et, surtout, ont développéune véritable amitié.M. Thibault a travaillé sur une base quotidienneavec le sénateur Beaudoin, premièrement commeassistant de recherche et, par la suite, comme adjointau Sénat. Cette relation privilégiée a perduré pendant18 ans. «M. Beaudoin aimait la vie, c’était unhomme bon, généreux, toujours de bonne humeur, prêt à discuter et surtout, qui aimait les gens», souli-gne le doyen adjoint de la Faculté.Ses étudiants se souviennent de sa capacité àdécortiquer et vulgariser les concepts juridiques dedroit constitutionnel. Une ancienne étudiante,Geneviève Brunet-Baldwin, témoigne: «Ce qui m'ale plus intéressé dans l'enseignement de M.Beaudoin était son don pour expliquer en termesaccessibles les tenants et aboutissants de l’abondante jurisprudence du droit constitutionnel, sans oublier son souci constant de nous sensibiliser à la corréla-tion de cette matière avec la vie politique, tant cana-dienne que québécoise. Réussir à nous faire com- prendre à quel point une matière à priori aride et,avouons-le, peu ragoûtante, est intimement liée audéveloppement des règles qui encadrent notre sociétéme semble être l’un des meilleurs apprentissages quisoient pour un étudiant en droit.»En plus d’avoir été animé par une passion inépui-sable pour l’étude de la Constitution et le système politique, M. Beaudoin était constamment préoccupé par le sort de ses concitoyens. Sa grande implicationdans des comités de travail au Sénat qui touchaientdes questions aussi délicates que l’euthanasie etl’avortement illustre bien ses convictions humanis-tes. C’était un homme qui conjuguait ses actions pro-fessionnelles avec ses valeurs d’intégrité et derespect. À titre d’exemple, il refusa de représenter les compagnies de tabac devant la Cour suprême duCanada en raison du fait que les positions de ces der-nières ne correspondaient nullement avec les princi- pes qu’il désirait véhiculer.Gérald Beaudoin a fait durant sa vie la promotionde l’égalité et de l’équité, principes maintenantenchâssés dans notre constitution. Ses amis et collè-gues garderont de lui le souvenir impérissable d’unhomme affable, généreux et passionné.
Rédactrice en chef
JODI LAZARE
Rédacteur en chef adjoint
ALEX MERCIER
Rédacteur en chef adjoint
GABRIEL QUERRY
Maquettiste
MERISSA LICHTSZTRAL
Graphiste
RAPHAËL PAPICCIO
Section Nouvelles
NICOLAS DUBOIS
Section Vie Campus
ALEX MERCIER
Section Sports
RACHEL ABOURBIH
Correcteurs
GEORGE BALABANIANHAYDEN BERNSTEINMELANIE CHARBONNEAUOLIVIA YAHUT
Pour nous contacter:
flagrant@uottawa.ca
Journal étudiant de la Faculté de droitSection de droit civil
le flagrant délit
 
A GRA NDÉ  I   , O C OR 0  0  8 - 3 
Le Flagrant Délit
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Nouvelles
Nicolas Dubois
ndubo076@uottawa.ca
Le Parti conservateur persisteet signe. En pleine campagneélectorale, le premier ministreStephen Harper a demandéaux électeurs canadiens de luidonner une majorité forte afinde substituer la loi sur les jeu-nes contrevenants pour uneloi beaucoup plus sévère.Exposer les jeunes de 14ans et plus (16 ans, auQuébec) à une peine de pri-son à perpétuité lors d’unecondamnation pour meurtreau premier ou second degré,lever l’interdit de publicationsur les personnes d’âgemineur coupables de crimesgraves et faciliter la détentionavant procès des jeunes accu-sés de délits majeurs, voilàquelques-unes des modifica-tions qu’un gouvernementconservateur majoritaireapporterait à la Loi sur le sys-tème de justice pénale pour adolescent (LSJPA).« Notre gouvernementconservateur croit à la pré-vention et à la réadaptationdes contrevenants. Mais oncroit aussi qu’il faut les tenir responsables de leurs actes etdissuader les autres de com-mettre des actes similaires (1)», a soutenu Stephen Harper,lors d’un point de presse.Le premier ministre amême affirmé qu’il était prêtà obtenir un vote de confian-ce à la Chambre des commu-nes si les partis d’oppositionsn’appuyaient pas le projet deloi, advenant l’élection d’ungouvernement conservateur minoritaire.Ceux-ci n’ont d’ailleurs pas tardé à manifester leur vive opposition à la proposi-tion des conservateurs.« C'est la façon républicai-ne, comme aux Etats-Unis : plus de gens dans les prisons, plus d'armes en circulation(2) », a vivement critiqué lechef du Bloc québécois,Gilles Duceppe.Le candidat vedette du Nouveau Parti démocratique(NPD) et seul député élu auQuébec, Thomas J. Mulcair,accuse le premier ministre devouloir s’allier les gens de ladroite.
Une loi pour protéger lepublic
Le professeur de médiationà la Faculté de droit et candi-dat conservateur dans la cir-conscription de Hull-Aylmer,Paul Fréchette, défend vigou-reusement la proposition misede l’avant par son parti.« La Charte [canadiennedes droits et libertés] protègedéjà les droits des criminels.On a maintenant besoin d’uneloi pour protéger le public, plaide-t-il. Le juge auraitl’entière discrétion de déter-miner si oui ou non, la per-sonne d’âge mineur peut êtreréhabilitée. »Selon M. Fréchette, lever l’interdit de publication nestigmatiserait pas pour autantles jeunes délinquants : « Le public a le droit de savoir afind’être mieux protégé. Et cettemesure ne vise que les actescriminels graves, avec violen-ce, comme dans le cas d’unmeurtre. »Le candidat conservateur rappelle également que son parti croit en la prévention, puisque la promesse, souli-gne-t-il, comporte le prolon-gement du Fonds de luttecontre les activités des gangsde jeunes et l’augmentationdu budget à dix millions par année. Le Fonds sert à lacréation de projets par des jeunes de milieux défavoriséset vise la réinsertion socialeet le retour à l’emploi.
Stigmatisation et école ducrime
Les professeures de droit pénal à l’Universitéd’Ottawa, Marie-ÈveSylvestre et Rachel Grondin,sont en profond désaccordavec la proposition conserva-trice.« Non seulement dévoiler le nom d’un jeune criminelaura comme conséquence dele stigmatiser, mais il peutégalement y avoir un effet devalorisation du jeune par desgroupes criminalisés qui vonttenter de le recruter », estimeMme Sylvestre.La professeure Grondinabonde dans le même sens,soulignant du même coup quele nombre de crimes commis par de jeunes contrevenants adiminué au Québec depuis lesdernières années.« Souhaite-t-on attacher lecrime au jeune toute sa vie? Ilest prouvé que les pays quioffrent des peines plus sévè-res affichent un taux de crimi-nalité plus élevé. Etn’oublions pas que la prisonest la meilleure école ducrime », argumente MmeGrondin.La juriste Sylvestre nemanque pas de souligner quecette proposition est à sonavis inconstitutionnelle. Elleestime qu’elle renverse le far-deau de preuve (actuellement,le procureur qui souhaiteexposer le jeune contrevenantà une peine pour adulte doiten faire la preuve), ce qui vaà l’encontre d’un jugement dela Cour suprême rendu cetété, l’arrêt Reine c. D.B..Rappelons également quele constitutionnaliste derenom Henri Brun a jugé quecette mesure serait inconstitu-tionnelle. Le ministre provin-cial de la Justice, JacquesDupuis, a aussi critiqué leschangements envisagés.(1) (2) Citations tirées duquotidien La Presse
Philippe B. Coderre
 pbour083@uottawa.ca
Le premier ministre StephenHarper a causé toute une sur- prise en annonçant la mise encandidature de Thomas A.Cromwell pour pallier ledépart de Michel Bastaracheà la Cour suprême duCanada. Si l’ancien juge, quis’est d’ailleurs joint à titred'avocat-conseil au cabinetd'avocats Heenan Blaikie àMontréal, était plus conserva-teur, le nouveau venu est unhomme de centre qui faitl’unanimité au sein de lacommunauté juridique du pays.« Plusieurs s’attendaient àun juge plus conservateur etstrictement anglophone, maisce n’est visiblement pas lecas, se réjouit le doyenadjoint de la faculté de droitcivil de l’Universitéd’Ottawa, Pierre Thibault. M.Cromwell est parfaitement bilingue et il adopte une idéo-logie plus centriste. »Sa collègue, la doyenne Nathalie Des Rosiers, a cor-roboré ses propos.« C’est un juge très connuet très respecté au Canada. Ilest un grand expert de lacommon law et il est très bonen ce qui a trait à la réconci-liation des jurisprudences, précise-t-elle. Je me souviensnotamment d’une cause où ila fait preuve d’une vision très progressiste au chapitre dudroit autochtone. »Thomas A. Cromwell, 56ans, siège actuellement à laCour d’appel du Nouveau-Brunswick. Ayant étél’adjoint administratif du jugeen chef Antonio Lamer, il aune certaine expérience de laCour suprême. Son curricu-lum s’étend même jusqu’aux bancs d’école de l’Universitéde Dalhousie où il a enseignéle droit pendant douze ans.Le candidat mis de l’avant par Stephen Harper n’entreratoutefois pas en fonctionimmédiatement. Il devrarépondre aux questions d’uncomité parlementaire quil’interrogera et qui remettraensuite ses recommandationsau premier ministre.Bien que cette étape soit plus symboliquequ’arbitraire, la nominationdes juges se faisant par legouverneur en conseil envertu de la Constitution, elleest importante au niveau du principe de la transparence du processus de sélection des juges. La période électoraleretarde cependant la mise enapplication de tout ce chemi-nement politique.
P
LATE
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FORME ÉLECTORALE DU
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ARTI CONSERVATEUR
SERRER LA VIS AUX JEUNES DÉLINQUANTS
Le premier ministre Stephen Harper 
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E PRÉSUMÉ REMPLAÇANT DE
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ICHEL
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ASTARACHE FAITL
UNANIMITÉ

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