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Chapitre mobilité sociale 2007-2008

Chapitre mobilité sociale 2007-2008

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CHAPITRE : LA MOBILITE SOCIALE
 
PARTIE I : DEFINITIONS ET METHODOLOGIE
INTRODUCTION : document 1 p 126
Remarque 1 :
la mobilité sociale est un thème qui intéresse autant les profanes que les sociologues :
les profanes
: le désir de réussir, de grimper dans l’échelle sociale est un des thèmes favoris de la mythologie populaire.
les sociologues
: la mobilité sociale remet en cause l’idée d’un strict déterminisme qui pèserait sur les destinéesindividuelles. Mais cette mobilité est-elle réelle ?
Remarque 2 :
La mobilité sociale est une idée moderne : C.Bouglé oppose deux modèles de sociétés :
dans le premier 
, l’identité est assignée à la naissance
, comme dans les anciennes civilisations de castes etd’ordre.
Dans le second
, l’identité est acquise
et modifiable comme dans les sociétés modernes.
Remarque 3 : Pour les sociétés traditionnelles
on peut distinguer deux types dominants :
les castes
présentent un système hiérarchique rigide ( les différents groupes sont inégaux en droit ), clos (chaquegroupe est replié sur lui-même: homogamie stricte); le statut social est héréditaire (il se transmet de génération engénération.
Le système d’ordres
est de même nature mais il y a une différence de degré : il peut y avoir mobilité sociale,limitée et contrôlée par l’Etat (anoblissement, achat de charge).
Ce sont donc des sociétés rigides dans lesquels la mobilité sociale est soit inexistante soit marginale. Le statutsocial est assigné à l’individu par la société.
Remarque 4 : Au contraire, les sociétés modernes sont des sociétés fluides
:
la Révolution française a aboli le principe de transmission héréditaire du rang social.
Tous les hommes naissent libres et égaux en droit : leur statut d’arrivée dépend donc de leurs capacitésindividuelles mais aussi de leur milieu d’origine. Le statut social est donc acquis par l’individu
 
I ) LES DIFFERENTS TYPES DE MOBILITE (définitions p 126)
 
A ) MOBILITE VERTICALE ET HORIZONTALE
On peut distinguer différentes formes de mobilité sociale :
la mobilité horizontale
: Les individus peuvent changer de position socialesans se déplacer dans la hiérarchie sociale.
la mobilité verticale :
les individus se déplacent dans la hiérarchie sociale enmontant ou descendant On pense généralement à la mobilité sociale verticale,mais cette dimension est insuffisante : le développement de la mobilité verticaledépend des occasions de mobilité, et par conséquent de l’ensemble des formes demobilité. La mobilité sociale est le changement de position sociale ; elle peut êtreascendante ou descendante.
 
B) DISTINCTION MOBILITE INTERGENERATIONNELLE - MOBILITEINTRAGENERATIONNELLE
.
On distingue deux types de mobilité
 
la mobilité intragénérationnelle
: on compare la position professionnelle d’unindividu aujourd’hui aux positions professionnelles qu’il a occupé antérieurement,par exemple à l’entrée dans sa vie active. C’est une mobilité professionnelle plutôtque sociale.
la mobilité intergénérationnelle
: on compare la profession du fils avec celledu père.
 
C ) MOBILITE STRUCTURELLE - MOBILITE NETTE ( 4 et 5 p 127-128)
Cette distinction , introduite par R.Aron , peut inciter à dissocier :
les causes économiques ( la mobilité structurelle résulte du changement de lastructure sociale , c’est-à-dire l’évolution de la répartition des professions ) ,
des causes sociales ( la mobilité nette s’explique par une plus grande fluidité de lasociété ) .
A.Touraine différencie alors la mobilité dont : « l’initiative n’est pas venue del’individu lui-même , mais résulte d’une contrainte externe ( mobilité structurelle) ,(…) de la mobilité où l’individu qui quitte son milieu social d’origine , est dirigée par une volonté ou une perspective d’ascension »Cette distinction est importante pour l’évaluation qu’on peut faire des flux de mobilité :
En effet , si la distribution sociale des positions ne changeait pas , il n’y aurait pasde mobilité structurelle ; toute la mobilité observée serait nette . Dans ce cas etseulement dans ce cas , une immobilité totale est possible .
La mobilité nette suppose que les flux s’équilibrent : si quelqu’un connaît unemobilité sociale ascendante , un autre connaît une mobilité sociale descendante
Tandis que , si la distribution des catégories a changé , il est nécessaire qu’unequantité minimale de mobilité , dite structurelle , se soit produite .
Dans la mobilité structurelle , il n’ y a pas forcément de compensation : touspeuvent avoir une mobilité sociale ascendante ou descendante
. 
D ) MOBILITE ABSOLUE ET RELATIVE
La distinction entre mobilité structurelle ( ou mobilité forcée ) et mobilité nette ( oupure ou de circulation) consiste à envisager la mobilité totale comme la somme de 2composantes :mobilité totale = mobilité structurelle + mobilité netteCette idée qu’il existerait 2 types de mobilité est contestable . Une nouvelle distinctiona donc été établie qui considère que les phénomènes de mobilité sociale doivent êtreétudiés selon 2 points de vue différents et complémentaires :-celui des taux absolus de mobilité, encore appelés mobilité observée consiste àanalyser la mobilité telle qu’elle est affectée par l’évolution de la distributionsocioprofessionnelle des fils comparativement à celle des pères-celui de la fluidité sociale ou taux relatif de mobilité vise à étudier la force du lienentre l’origine et la position sociale indépendamment de l’évolution de la distributionsocioprofessionnelle des fils comparativement à celle des pères . Afin de mesurer lafluidité sociale , les sociologues calculent le rapport des chances relatives ( ou oddsratios) : supposons que sur 100 fils de cadres , 80 deviennent cadres et 20 ouvriers ,que sur 100 fils d’ouvriers , 75 deviennent ouvriers et 25 deviennent cadres , alors : le rapport des chances relatives = 80 / 20 = 12
 
25 / 75Cela signifie que les fils de cadres ont 12 fois plus de chances de devenir cadresqu’ouvriers que les fils d’ouvriers . 
E) DISTINCTION MOBILITE INDIVIDUELLE - MOBILITE COLLECTIVE .
Les changements sociaux qui affectent les effectifs des groupes , interfèrentnécessairement avec la mobilité des individus et ont aussi des effets sur le classementsocial des groupes :
D’une période à l’autre , la signification sociale de l’appartenance à une catégoriesociale donnée peut varier sensiblement .
Ex : les instituteurs étaient des notables sous la III° République . Avec lagénéralisation de l’enseignement secondaire et la forte croissance des autresprofessions supposant un niveau de diplôme équivalent au leur , ces groupesprofessionnels ont vu décliner leur prestige et leur place relative dans l’espacesocial.
Dès lors , on doit se demander si , dans l’analyse de la mobilité individuelle , ilconvient de tenir pour immobile , par exemple , un professeur fils de professeur , oupour mobile ascendant un professeur fils ou petit-fils d’instituteur .
 
II ) METHODOLOGIE : CONSTRUCTION ET LECTURE DES TABLES DEMOBILITE
 
( DIAPORAMAS EN COURS ET DOSSIER DU LIVRE p 135-138)
 
Document 2 p 126: Première ligne de chaque CSP
 
A ) DES DONNES BRUTES A LA TABLE DES DESTINEES
Document 2 p 126 : troisième ligne de chaque CSP
 
B ) DES DONNEES BRUTES A LA TABLE DE RECRUTEMENT.
Document 2 p 126 : deuxième ligne de chaque catégorie 
C ) LES LIMITES DES TABLES DE MOBILITE
Du fait de leur construction les tables de mobilité comportent certaines limites :
elles ne comprennent que les hommes, or la moitié de la population est composée de femmes. Cela se justifiaitcertes par le passé quand la majorité des femmes était inactive, cela l’est beaucoup moins aujourd’hui. Pour tenir compte de cette évolution , les statisticiens ont établi des tables de mobilité comparant la CSP des filles à celle deleur père , mesure imparfaite car la structure des emplois féminins est différente de celle des emplois masculins ,mais seule mesure dont in puisse disposer aujourd’hui , en raison du faible taux d’activité des mères
on ne retient que les individus de 45 à 59 ans , car on considère que le statut social est à cet âge définitif . C’est ,en réalité , trop simpliste , en particulier dans une société dans laquelle , contrairement à celle des années 50 , lesqualifications et les professions évoluent rapidement , et le taux de chômage élevé .
nominativement , les CSP ne changent pas , mais qualitativement , l’image voire le prestige social des CSPévoluent . Ainsi , un fils d’instituteur devenu professeur connaît , d’après les tables , une mobilité ascendante , passant des professions intermédiaires aux professions intellectuelles supérieures . Qu’en est-il en réalité ?
les tables sont établies à partir d’enquêtes au cours desquelles on interroge les fils sur la profession de leur père aumême âge , mais certains métiers ont disparu , certains enfants ne peuvent définir avec précision la profession deleur père , d’où un flou peu compatible avec la rigueur statistique

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