Compétition
édition du samedi
31 octobre 2009
3
et
poursuit
ses
soins
en
France
BOUGHERRA
DE NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE EN FRANCE : ASMA H. A.
Dans cette première partie del'entretien que nous aaccordé Madjid Bougherra,ce dernier nous parle de sarééducation qu'il est en traind'effectuer en France où nouslui avons rendu visite jeudi. Ledéfenseur des Verts insistebeaucoup sur l'apport dessupporters de l'EN qui, pour lui, sont la source demotivation de nos capés. Pour lui, nos supporters sont toutsimplement magnifiques etc'est pour eux qu'il se bat.
- Vous êtes là en France depuisquelques jours poureffectuerune rééducation suite à votreentorse au genou, savez-vousque ce sont 30 millionsd'Algériens qui s'inquiètentpourvous en Algérie ?
- Franchement, ça me fait trèsplaisir et je suis très flatté que toutle monde s'inquiète pour moi,comme c'est le cas en ce moment.Je ne vous cache pas que mêmemes parents se sont fait beaucoupde soucis et c'est d'ailleurs eux quim'ont fait savoir qu'en Algérie, tousles fans demandent de mes nouvel-les. Vous savez, j'étais le premier àêtre hyper inquiet pour ma blessu-re. Et quant au fait de jouer ou nonle match face à l'Egypte, on verrabien comment les choses vont évo-luer au cours des prochains jours.Mais pour l'instant, je demeureincertain pour la confrontation du14 novembre prochain, car je nesuis toujours pas certain de disputercette rencontre. Ce qui est sûr, jefais de mon mieux et je donne lemaximum pour que je puisse reve-nir Incha Allah.
- Dites-nous franchement, avecdu recul, il y a un an environ,pensiez-vous un moment quevous alliez devenirun élémentaussi important en équipenationale au point où les sup-porters disent que vous êtesirremplaçable et que votreabsence serait une catastrophecontre l'Egypte ?
- Je vous avoue que cette annéeest allée très vite pour moi. Maispour vous dire la vérité, je dirai quedepuis que je suis aux GlasgowRangers, mon image a changé, car j'avoue que j'ai beaucoup progressédepuis que j'évolue au sein de ceclub. Maintenant pour ce qui est del'équipe nationale, j'avouerai quenotre force, c'est celle de tout legroupe et de tous les joueurs qui sebattent sur le terrain. Il y a Karim(il parle de Ziani) et tous mes aut-res coéquipiers qui, à mon sens, ontun grand mérite, peut-être mêmeplus que moi. Nous sommes uneéquipe homogène et on se donnetous à 200% sachant que tout lemonde fait bien son boulot. C'estpour cette raison que lorsqu'on meparle de mes performances, jepense toujours à l'équipe et je saisqu'en fait, nos supporters sontcontents de toute l'équipe.
- Achaque sifflet final de l'arbi-tre, quand on vient vous voirpourrecueillirles déclarationsd'après-match, vous êtes telle-ment essoufflé que vous n'arri-viez même pas à placerun mot.C'est pourdire que vous vousbattez jusqu'à l'ultime secondede la rencontre et c'est l'une deraisons pourlesquelles les fansvous aiment beaucoup…
- Franchement, avec ce mer-veilleux public, vous n'avez pasd'autres choix que de vous surpas-ser en vous donnant à 200%, car jene cesse de le répéter : nos fans,c'est notre plus grande force. Pourrevenir à votre question, il est toutà fait vrai qu'à la fin de chaque ren-contre, je suis très essoufflé, car j'essaye tout simplement de donnertout ce que j'ai en puisant au plusprofond de moi-même pour trouverl'énergie qu'il faut lors de chaquerencontre. Mais comme je viens devous le préciser, ce sont nos sup-porters qui nous motivent et quifont qu'on se batte comme on l'afait jusque-là. S'ils n'avaient pas étélà, à mon avis, il n'y aurait pas eucette immense motivation qui a faitque nous ne sommes qu'à un pointdu Mondial.
- Justement, parlons de ces sup-porters. Après le match contrel'Egypte, vous étiez surpris devoirun grand nombre d'entreeux marcheren pleine autorou-te pourrentrerchez eux et vousnous aviez déclaré : "Imaginezun peu leurdésarroi si nousavions perdu ?"
- Eh bien déjà El Hamdoullah,on a gagné, mais il est clair que sinous avions perdu, ça aurait étévraiment horrible pour eux, car jevoyais des gens marcher des cen-taines de kilomètres et c'était vrai-ment hallucinant. Mais bon, jepense que le fait d'avoir gagné, çales a motivés et ils n'ont pas trop dûsentir la distance. Franchement, cessupporters, il faut les remercierchaque jour que Dieu fait, car ilssont vraiment spéciaux et c'est çace qui nous motive quotidienne-ment, y compris dans nos clubs, caron a aussi envie de jouer poureux…
- En tout cas, les fans de l'équi-pe nationale vous suivent à cha-cune de vos sorties que ce soiten championnat ou en couped'Europe ?
- Tous, comme on est, joueursalgériens évoluant à l'étrangersavons que nos supporters sont der-rière leurs écrans en train de suivrenos performances et je les remerciedu fond du cœur. J'espère aussi quequoi qu'il arrive, ils seront toujoursderrière nous.
- Vous savez qu'il y a près de150 demandes de visas parjourpourl'Egypte à Alger?
- C'est vrai ?
- Oui c'est le cas, et ceux quin'ont pas les moyens de voya-gerparavion, ils se déplacerontpourLe Caire parroute ?
- Je suis certain que si lesEgyptiens nous avaient accordé80 000 places pour le match contrel'Egypte au Caire, il y aurait 80 000Algériens au Cairo Stadium le 14novembre prochain. Franchement,là-dessus, je n'ai aucun doute etc'est vraiment magnifique. Voussavez, quand vous croisez des gensdans la rue, en Algérie, et que vousdites Incha Allah on se qualifiepour la Coupe du monde, ils vousdiront : on partira en Afrique duSud. Les gens n'ont pas de travail,ils n'ont rien et je me pose la ques-tion : comment ils vont faire pourpartir aussi loin ? Mais non, je saispertinemment et je suis même sûrqu'ils trouveront un moyen pour sedéplacer et qu'ils seront là-bas der-rière nous pour nous supporter. Jevous l'ai dit, ces fans sont vraimentspéciaux et on leur doit beaucoup.Donc, notre devise, c'est donnertout sur le terrain pour leur procu-rer de la joie.
- Et on imagine bien que c'estpourtous ces supporters algé-riens que vous vous battez icien France pouressayerd'êtresurpied pourla rencontre faceà l'Egypte ?
- Dans un premier temps, il fautd'abord que je sois prêt pour monclub, car c'est lui mon employeur etc'est lui qui me paye. Aussi etcomme je vous l'ai déjà dit, foot-ballistiquement parlant, c'est grâceaux Glasgow Rangers que j'aiatteint ce niveau et que mon imagea changé au cours de ces derniersmois. Honnêtement, s'il n'y avaitpas eu ce match face à l'Egypte, jen'aurais pas fait cette rééducation.J'ai la chance d'avoir des dirigeantstrès corrects qui ne me mettent pastrop la pression, même quand jesuis blessé, puisqu'on me laisserevenir tranquillement. Mais unerencontre comme celle d'Egypte, jene peux pas la rater. Il est vrai qu'àl'heure actuelle, je suis incertain,car il faut savoir qu'une grosseentorse exige entre quatre et sixsemaines de repos. Là, ça fait àpeine quinze jours. Je suis un peudégoûté, car je ne suis toujours pascertain de jouer.
A. H. A.
Asuivre dans notre édition de demain
«Je me bats pour vous, pour être prêt le 14»
«Si on nous avait donné 80 000 places,il y aurait autant d'Algériens au Cairo Stadium»
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