I, latéralité, des/as-cension
“ Voici encore, en cette matière, ce que je veux te faire connaître. Les atomesdescendent en ligne droite dans le vide, entraînés par leur pesanteur. Mais il leur arrive, on ne saurait dire où ni quand, de s'écarter un peu de la verticale, si peu qu'à peine on peut parler de déclinaison. Sans cet écart ils ne cesseraient de tomber àtravers le vide immense, comme des gouttes de pluie ; il n'y aurait point lieu àrencontres, à chocs, et jamais la nature n'aurait rien pu créer. (...)« C'est pourquoi, je le répète, il faut que les atomes s'écartent un peu de la verticale,mais à peine et le moins possible. N'ayons pas l'air de leur prêter des mouvementsobliques que démentirait la réalité (...)” (2)
“I feel cold today”
, 2007neige, cendres, nuées, retombées, manne?la blancheur du phénomène , sa prolifération, la force inexpugnable de laconcrétion, l’énergie cinétique de l’aggrégat, relentlessness......pour les “singes nus” ce qui vient du ciel fut toujours annonciation etévénement, condition et horizon, la terre puisque le ciel, appel au dépassementet rappel à la dissolution, “sturm und drang”, sublime de/et terreur......mais ici, du ciel seulement ses effets vus depuis un “dedans”, un intérieurtertiaire désaffecté, au design connoté, un avatar de la carapace dont le “singenu” s’est paré face aux éléments et ainsi décupler ses capacités de résistance,de faire, de transformer, de consommer, et peut-être un jour de s’enfuir, des’enfouir?...s’il a habité un jour l’a-t’il fait en poète?l’a-t’il deserté en berger?a-t’il su pré-voir?y-a-t’il un ciel ou une terre pour les créatures non humaines?replié dans sa tannière, hibernant, même disparu, l’animal lui, de-meur(t)e....des particules diverses circulent, se déposent, s’aggrègent, poussées par unebrise aussi omniprésente qu’invisible, les rideaux en pans rectangulaires encoreretenus à leur tringle, livrés à des mouvements à la fois gracieux et grotesques,du papier volant, des revues, des meubles, peu à peu engloutis, ici le désert adéjà avancé.cela sans observateur identifiable, hormis un objectif de caméra-sonde,instrument d’une tomographie sans objet cerné, sans territoire purementvertical, ici tout est horizontalité, sans pathos ni projet, documentant quelquechose de l’absence, sa propre fonction.peut-être celle de dresser la topographie d’une réalité qui à la fois précède,succède et se superpose à celle qui nous sert de référent.
Leave a Comment