Compétition
édition du dimanche
1
er
novembre 2009
3
Dans cette deuxième partie del’interview que MadjidBougherra nous a accordée enFrance dans son hôtel, il évoquele match face aux Egyptiens le14 novembre estimant que çaserait une grosse erreur de secantonner en défense. Ledéfenseur du club championd’Ecosse affirme aussi qu’il ne jouera pas la rencontre de Liguedes champions mercredi, mais ilprécise qu’il finira la saison aux Glasgow Rangers. Entretien.
- Depuis votre blessure, lesGlasgow Rangers encaissentbeaucoup de buts, et WalterSmith ne cesse de déclarerquesans vous, sa défense perd tous sesrepères, ce discours doit vousfaire certainement très plaisir?
- J’aurais aimé que ça se passemieux pour mes coéquipiers, maisbon, il est clair que ça me fait superplaisir, même si j’avoue que je suisassez gêné d’entendre ce genre decompliments, car je pars du principequ’il faut toujours penser à l’équipe. Ilfaut savoir aussi que siça ne marchepas trèsfortpournousaucoursde cesderniè-res semai-nes, c’estparce qu’on a eubeaucoup de blessés, notamment descadres dans les différents postes. On adonc été rarement au complet et c’estce qui explique un peu le déséquilibreau niveau de nos trois lignes.
- En fait, c’est en ChampionsLeague que vous peinezbeaucoup?
- En championnat, je dirai que ça vaun peu, car on arrive quand même àrester collés au Celtic. Nous étionspremiers, mais bon, ils ont réussi àrevenir. Mais il est vrai que c’est enLigue des champions qu’on a fait unpeu n’importe quoi. Ce mercredi,nous disputerons une rencontreimportante en Roumanie et il faudraimpérativement s’imposer pour gar-der nos chances et espérer nous quali-fier au prochain tour.
- Allez-vous jouerce match?
- Non, il m’est impossible de dispu-ter cette rencontre, car comme je vousl’ai déjà dit, une entorse exige auminimum quatre semaines de repos,et là, j’en suis qu’à ma deuxièmesemaine. Donc, je peux vous dire que je ne serai pas du voyage pour laRoumanie, car je ne récupérerai pas àtemps. Mais je serai de tout cœur avecmes coéquipiers et j’espère vraimentqu’ils reviendront avec un bon résul-tat de Roumanie.
- Revenons à l’équipe nationale,
d’abord, personne ne nous voyaitécarterle Sénégal au premiertour,et là, on surprend tout le monde,puisque nous ne sommesqu’à un point ou unedéfaite parun but d’écartdu Mondial. Rendez-vous comptede l’exploit que vous avez réalisé jusque-là?
- Et bien, notre force c’est toutnotre groupe, car tous les joueurs sebattent et se donnent à 200% sur leterrain et c’est ce qui explique notrepremière place actuelle. Maintenantpour ce qui est de la rencontre del’Egypte, la chose est simple: avecou sans moi, nous irons au Caire pour jouer notre jeu, et Incha Allah, ça vabien se passer. Je dirai aussi quecomme lors du match aller, je suis cer-tain que cette confrontation sera trèsfair-play et que tout se passera biensur le terrain ou même en dehors. Entout cas, pour notre part, on donneratout ce qu’on a dans le ventre pourarracher cette qualification.
- Juste après la rencontre duRwanda, vous nous aviez déclaréque deux buts dans un match defootball, ça va très vite…
- Oui, bien sûr, unerencontre de foot-ball, c’est 90’etdeux buts çapeut allertrès vite. Enfait, il fau-dra tout sim-plement jouernotre jeu et sur-tout ne pas changernotre façon de jouer…
- Vous pensez donc qu’il faudraadopterle même système de jeuque lors des précédentes rencont-res, c’est-à-dire 3-5-2?
- Pour ce qui est du schéma tac-tique, c’est au coach d’en décider. M.Saâdane est un entraîneur qui a beau-coup d’expérience et franchement, là-dessus, je ne me fais aucun souci.Maintenant pour ce qui est de l’attitu-de, je le redis encore une fois, il nefaudra absolument rien changer, carça ne serait pas normal d’évoluertoute une année d’une certaine façonet lors du dernier match, changer ça.Franchement, on ne peut pas se per-mettre de le faire. Donc, il faudra jouer pour gagner et non pas se dépla-cer au Caire pour défendre en restantcantonnés derrière.
- Tous les spécialistes estiment quela grande force de notre équipeactuellement, c’est que le dangerpeut venirde n’importe qui, lesdéfenseurs comme vous, AntaretBelhadj, bien sûrles attaquants etaussi les éléments du milieu deterrain…
- Il est clair que nous avons ungroupe très homogène. On est dange-reux sur les coups de pied arrêtés etaussi dans les phases de jeu, puis-qu’on peut à n’importe quel momentdu jeu faire la différence avec la qua-lité des joueurs dont nous disposons,et cela au niveau de tous les compar-timents du jeu. Tout ce que je souhai-te, c’est qu’on soit tous présents et quenous puissions récupérer à temps pourcette rencontre. Après, sur le terrain,ne vous inquiétez pas.
- Justement, pource qui est desblessés, c’est vraiment la poisse,caril y a d’abord Meghni qui seblesse, vous, Ziani et récemmentMansouri qui ressent un point auniveau du mollet…
- Que voulez-vous, c’est le mek-toub, on ne peut absolument rien yfaire. Peut-être que c’est dû au fait quenous avons beaucoup enchaîné lessaisons sans oublier que cette périodedu mois d’octobre et novembre esttoujours très délicate.Personnellement, en ce qui concerneles autres joueurs avec qui je suis encontact, notamment Karim, j’aiconfiance en eux et je suis certainqu’ils seront présents. Mais bon, onn’est à l’abri de rien, notammentd’une rechute, c’est pour cette raisonqu’il faudra se préparer tranquille-ment chacun dans son coin et on verrabien le jour du match qui sera là et quine le sera pas.
- Justement, l’avantage desEgyptiens, c’est qu’ils peuvent sepermettre d’arrêterle champion-nat comme ils viennent de le faireet se préparerpendant quinze jours, chose qu’on ne peut pas sepermettre de faire, vu le nombrede joueurs professionnels. Qu’enpensez-vous?
- En toute franchise, j’estime que lefait qu’on dispose de six jours pourpréparer cette rencontre, alors que lesEgyptiens auront deux semaines nechange absolument rien du tout pourune rencontre aussi capitale. C’est la-dedans (il fait un geste pour nousmontrer qu’il fait allusion à la tête)que ça se jouera.
- Beaucoup d’anciens joueurs,notamment ceux quiont disputé lefameuxmatch de1989,esti-mentque siontientbondurant les20 premièresminutes, la qualifica-tion sera à notre portée. Etes-vousdu même avis ?
- Il est vrai qu’au fur et à mesureque les minutes défileront, on acquer-ra de la confiance, mais vous allezvoir que ça va se jouer sur tout lematch. Comme je vous l’ai déjà dit,deux buts ça va vite. Dans les arrêtsde jeu, on peut tout prendre et c’estpour cette raison qu’il faudra restersuper vigilants de la première secon-de jusqu’au coup de sifflet de l’arbit-re…
- Mais on a les moyens aussi demarquerau moins un but?
- Oui, bien sûr, c’est pour cette rai-son que je dis qu’il ne faudra paschanger notre façon de jouer. Aussi,garder le même esprit de combativitédont on a fait preuve lors de nos der-nières prestations et vous avez bienvu que les résultats étaient là.
- Après le match nul 0 à 0 à Kigaliface au Rwanda, vous étiez tousabattus, carvous estimiez quevous aviez raté la victoire. Aquelques jours du match face auxEgyptiens, ne regrettez-vous pas
ces deux points perdus?
- Vous savez dans le football, lapire des choses, c’est d’avoir des reg-rets. On peut refaire le match 50millions de fois, on n’y changeraabsolument rien, c’est le mektoub.On verra bien qu’est-ce que le BonDieu aura décidé: est-ce que ça seranous ou est-ce que ça seral’Egypte qui passe-ra? On ne lesaura que le 14novembre.
- Ces derniers jours au niveau devotre club des Glasgow Rangers,une information dit que votreclub rencontre de grands soucisfinanciers, et qu’à cet effet, vousseriez certainement transféré auprochain mercato, vu que vousêtes l’un des joueurs les plus chersdu club. Le confirmez-vous?
- Mon discours n’a pas changé parrapport à la saison dernière, à savoirque je reste à Glasgow et que je fini-rai la saison au sein de ce club…
- Malgré les problèmes finan-ciers du club?
- Personnellement, je suis très bienaux Rangers et je suis certain qu’ilstrouveront un investisseur, et leschoses s’arrangeront. Comme jeviens de vous le dire, je me senssuper bien à Glasgow, et en plus, ilme faut de la stabilité, carc’est l’une des clés dela réussite et de laprogression,surtout à laveille d’uneCAN etd’uneCoupe dumonde InchAllah.
- Justement, onparle beaucoup dela Coupe du monde,mais pas assez de la CAN quireste une compétition trèsimportante?
- En coupe d’Afrique, il faudraaller pour réussir quelque chose. Jene vais pas jusqu’à dire que nousallons gagner la CAN, mais fairetout pour essayer d’aller le plus loinpossible. Au minimum, passer lepremier tour et une fois les quarts definale, ça peut aller très vite. Amonavis, finir au moins parmi les quatrepremiers.
A. H. A.
BOUGHERR A :
DE NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE EN FRANCE : ASMA H. A.
« S i o n s e r a t o u s l à , A l g é r i e n s n e v o u s i n q u i é t e z p a s ! »
«Surtout jouernotre jeu et ne passe cantonner endéfense»
«C’est sûr, jefinirai la saison auxGlasgow Rangers»
Pour des raisons indépendantes denotre volonté, l’édition d’hier n’a pasété distribuée au Centre. Voir notresite www.competition.dz pour lapremière partie de l’entretien.
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