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BULLETIN
ÉLECTRONIQUE
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OMMUNAUTÉ
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INLANDAISE
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RÉALISÉE
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INCENT
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EFRANÇOIS
- 2006
| VER 1.4
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EGARDS
CROISÉES
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ÉPUTÉS
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ARLEMENTAIRES
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ÉNATEURS
Pourriez-vous nous dire ce qui vous afait embrasser une carrière politique?
A l’âge de 12-13 ans, je voulais déjà êtreDéputé, on m’avait demandé de faire untravail sur les bâtiments remarquables dela capitale. En découvrant l’AssembléeNationale et en apprenant que c’était letemple de la démocratie, j’avais alors évo-qué le souhait d’être député. Mon père aété élu Maire au début des annéessoixante.J’ai été bercée longuement par la vie pu-blique. Après m’être installé à Thionvillecomme médecin et y avoir exercé en libé-ral pendant une quinzaine d’année, l’occa-sion m’a été donné de me présenter auConseil Général dans le canton de Thion-ville-Ouest, nouvellement créé.J’ai été élu Conseiller Général, à l’arraché,en 1985. Puis en 1986, Pierre MESMER,Ministre des Armées du Général deGAULLE et Ancien Premier Ministre deGeorges POMPIDOU m’a fait l’honneur deme mettre sur sa liste lors des électionslégislatives, alors à la proportionnelle, en1986. J’ai été pour la première fois éluDéputé, je le suis encore sans discontinui-té. Ma circonscription est attenante auGrand Duché du Luxembourg,Depuis 1995, je suis également Maire deThionville et depuis 2004 Président de lanouvelle Communauté d’Agglomération« Portes de France – Thionville »
Quels sont, à votre avis, les avantageset les inconvénients de votre fonctionde Député?
Depuis que je suis parlementaire, l’actuali-té politique et législative m’a conduit àtravailler sur des sujets que je connaissaispeu ou auquel je n’avais pas été amené àm’intéresser.Membre de la Commission des Affairesétrangères, je suis aussi membre de l’Of-fice Parlementaire d’Evaluation des ChoixScientifiques et Technologiques(OPESCT) au sein duquel je me suis par-ticulièrement intéressée aux problèmes detransport. J’ai, pour exemple, été co-auteur d’un rapport sur « les réponsesoffertes par les nouvelles technologies detransport aux problèmes de la saturationdes axes Nord-Sud ».L’examen des questions mises à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale, au sein soitdes Commissions permanentes, soit desoffices parlementaires, des groupes d’étu-des ou d’Amitié, représente autant d’occa-sions de travailler sur une grande variétéde sujets et d’accéder, de cette façon, àune information considérable.Au-delà du fait que cela offre la possibilitéd’effectuer certains voyages d’études, c’estune formidable ouverture sur le monde,particulièrement enrichissante sur le planintellectuel.Par ailleurs, être député permet de ren-contrer de nombreux acteurs socio-économiques et de nouer des contactsimportants, cela permet d’être mieux« armé » pour défendre les projets dignesde valoriser le territoire auquel nous som-mes tous très attachés. J’ai rencontré despersonnalités exceptionnelles, parmi les-quels le Commandant COUSTEAU.Sur le plan National, cela permet de s’im-pliquer dans le débat concernant les orien-tations politiques à prendre pour répondreaux besoins de nos concitoyens et réfléchir aux évolutions de notre société dans uneperspective européenne et dans uncontexte global de mondialisation.L’inconvénient majeur c’est que tout celaprend beaucoup de temps. Outre l’examendes dossiers, il est indispensable de rester disponible et à l’écoute de ses conci-toyens. Bien malheureusement, me consa-crer pleinement à ma vie d’élu laisse troppeu de place à sa vie personnelle et fami-liale.A la réflexion, toutes les situations difficilesque j’ai eu à gérer n’ont fait que renforcer mon tempérament que certains qualifientde combatif.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l'expa-triation. On la présente soit comme unechance pour le pays soit comme une
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menace (fuite des cerveaux et du savoir faire). Quel regard portez sur l'expatria-tion des Français ?
Parmi les personnes expatriés, il me sem-ble que la motivation peut-être très diffé-rente selon les cas. Il y a ceux qui quittentla France pour des raisons personnelles :suivre la personne aimée ou plus simple-ment vivre l’aventure de l’étranger, et ceuxqui pour des raisons professionnelles s’ex-patrient en espérant décrocher à l’étranger l’emploi qu’ils ne trouvent pas en France,phénomène communément appelé « fuitedes cerveau ».Dans tous les cas, je salue le courage deceux qui se déracinent pour relever le défide l’inconnu. Cela me paraît témoigner d’un goût du risque, d’une grande forcemorale et d’une capacité à s’adapter, au-tant de qualités que j’apprécie.Quant à la fuite des cerveaux, il est vraiqu’elle peut - à première vue - paraîtredommageable. Cependant, ce qui meparaît le plus fâcheux c’est les difficultésde notre pays à retenir ses talents.D’une manière évidente les deux millionsd’expatriés participent au rayonnement dela France à l’étranger, et ce dans une mul-titude de domaines où l’on sait exceller.Par ailleurs, ceux d’entre vous qui rentrentaprès de longues années passées hors denos frontières sont riches d’une expériencequ’ils aiment, en général, partager avecleur entourage lui ouvrant ainsi des pers-pectives nouvelles extraordinaires.
Si vous aviez la possibilité de vousexpatrier, quelle région du monde etquelle durée pourriez-vous choisir ?
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