I
NTERVIEW
RÉALISÉE
PAR
V
INCENT
L
EFRANÇOIS
- 2006
L
E
M
ALIN
P
ETIT
C
ANARD
L
E
BULLETIN
ÉLECTRONIQUE
DE
LA
C
OMMUNAUTÉ
F
RANCO
-F
INLANDAISE
Pourriez-vous nous dire ce qui vousa poussée à devenir enseignante?
Depuis mon enfance, je voulais êtreinstitutrice, j'aimais bien apprendre etapprendre aux autres me paraissaitagréable, j'aimais bien l'école, lescontacts avec les autres. Je trouvaisqu'il y avait une certaine égalité, qu'onpouvait parler et s'exprimer et discuter avec les autres. J'aimais mes profes-seurs et ils m'ont donné envie de fairela même chose. Étant timide, ce mé-tier était un bon moyen d'apprendre àm'exprimer et de communiquer avecles autres. L'école, c'était une ouver-ture sur d'autres pays, d'autres cultu-res, plus larges que le monde familial.
Dans quel type de structure ensei-gnez-vous?
Une Université
Qu'aimez-vous dans votre profes-sion?
Le contact avec les autres, l'échangeet aussi l'obligation de transmettre desidées, également le fait de faireconnaître de nouvelles choses auxautres et d'apprendre d'eux.La liberté dans le travail, le travail doitêtre organisé par soi-même en-dehorsdes heures de cours. On découvresans cesse de nouvelles choses.
Et quels sont les inconvénients decette profession?
Aucun !! Mais bien sûr, cela demandede l'énergie et parfois c'est un peufatigant de parler beaucoup.
Avez-vous le sentiment que les Fin-landais s'intéressent particulière-ment à laFrance età la lan-gue fran-çaise?
Oui. Peut-être moins qu'avant l'entréede la Finlande dans l'UE.
Avez-vous remarqué, dans votreétablissement, une évolution en cequi concerne le nombre d'étudiantsqui choisissent le français?
C'est toujours à peu près le mêmenombre, car il y a un examen d'entrée.
En général, quelle image de laFrance et des Français vos élèves/étudiants ont-ils?
Une image positive mais aussi assezréaliste, car ils y sont allés. Ils aimentl'atmosphère, la nourriture, la culturemais sont aussi conscients des problè-mes sociaux de ce pays.
Vos élèves/étudiants considèrent-ils la langue française particulière-ment comme une langue difficile?
Assez difficile je pense, mais le niveauest déjà très bon à leur entrée dansnotre département. Des difficultés deprononciation bien sûr et de syntaxe(les temps du passé par exemple).
Quelles difficultés principales, liéesà l'apprentissage du français, lesélèves/étudiants finlandais ren-contrent-ils?
la prononciation, ils n'ont pas toujoursla possibilité de pratiquer suffisam-ment le français oral, les temps desverbes, les prépositions, le manque devocabulaire pour pouvoir discuter
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NTERVIEW
A
NNE
PAPART
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NIVERSITÉ
DE
H
ELSINKI
Quelles sont, d'après vous, les dif-férences fondamentales entre lessystèmes éducatifs français et fin-landais?
Le système finlandais assure à toutela population un niveau d'éducationbon mais où les étudiants les plusdoués ne peuvent pas s'exprimer suffi-samment : c'est une éducation pour lamajorité. L´éducation française privilé-gie davantage le développement de lapersonnalité, du débat, l'analyse detextes, la remise en question, lessciences humaines. L'éducation finlan-daise donne une bonne culture géné-rale et privilégie les langues, les scien-ces et les techniques. L'histoire, lalittérature, la philosophie restent se-condaires.Le système d'organisation des horai-res est meilleur en Finlande : moinsd'heures, plus de sport.
Quels sont les points forts du sys-tème éducatif finlandais?
le soutien des élèves jusqu'à la fin ducollège : pas de redoublement (trèsrare), la souplesse du travail par pério-des, les exposés, la modernité desoutils d'enseignement (internet, power point)
Et quelles sont ses faiblesses?
Le manque d'analyse et débat, laculture et l'art sont délaissés, un ensei-
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AROLES
DE
PROFS
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