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LAGRANT
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ÉLIT
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OVEMBRE
2009V
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Victoire de l’AÉÉDCOcontre la Fédération étudiante de l’UdO !
 L’AÉÉDCO s’entend avec la FÉUO pour redistribuer au Service dulivre la cotisation versée à l’Agora
S TIEMANELLIO T T
S.E.N.C.R.L.
,s.r.l.A VOCA TS
MENTOR 2009/2010
Catherine Blanchard
cblan016@uottawa.ca
Un étudiant de l’Université d’Ottawa paie 18,64 $par année afin de financer l’Agora, la librairie de laFédération étudiante de l’Université d’Ottawa(FÉUO). Chaque étudiant en droit civil débourseaussi ces frais, même si l’Agora ne vend aucun livrede droit. En effet, ce service est dispensé par leService du livre de droit civil de l’Outaouais. Bref,c’est 11 852 $ que l’ensemble des étudiants de droitcivil déboursent chaque année pour un service qu’ilsn’utilisent pas.Selon Bruno Gélinas-Faucher, président del’Association des étudiants et étudiantes en droitcivil de l’Outaouais (AÉÉDCO), la situation estinacceptable. « L’Agora, explique-t-il, reçoit environun demi-million de dollars par année en cotisations,alors que le Service du livre s’autofinance. Lesemployés doivent parfois payer des factures avecleur propre carte de crédit, parce qu’il n’y a pas defonds de roulement. Le Service du livre ne peut com-mander trop de manuels, de peur de devoir payer lesfrais de retour ou de se retrouver avec des itemsinvendus. Lorsqu’on prend tout ça en considération,conclue le président, on se rend compte que c’est leservice offert aux étudiants de droit civil qui estaffecté. »En mars dernier, les étudiants de la section avaientvoté en faveur du rapatriement de cette cotisation. Leprésident de l’AÉÉDCO a donc décidé d’agir dès ledébut de son mandat en mai dernier. « Nous avonsdemandé un avis légal à la FÉUO afin de voir com-ment l’application pratique serait possible. »Mais Gélinas-Faucher s’est rendu compte quel’obtention de l’avis serait plus compliquée queprévu. Effectivement, il s’est écoulé 5 mois entre lademande et la réception de l’avis. « J’avais souventl’impression qu’il n’y avait pas de désir de bouger dela part de la FÉUO. On tardait à retourner les appels,à répondre aux courriels. Il fallait pousser les chosespour que ça arrive, qu’on prenne nous-mêmes lesinitiatives », explique-t-il.
Contorsions constitutionnelles
Le référendum de mars dernier n’a pas été recon-nu par la Fédération étudiante. Par conséquent, récu-pérer simplement la cotisation aurait été une viola-tion de la Constitution de la FÉUO. Or, comme ellereconnaît que le rapatriement constitue le désir clairdes étudiants de trouver un moyen de corriger cettesituation jugée injuste, elle a accepté de trouver unmoyen d’agir, sans contrevenir à sa Constitution.L’avis légal présentait donc la possibilité d’uneentente commerciale selon laquelle l’Agora verseraitle montant équivalent aux cotisations des étudiantsde droit civil au Service du livre.
Face à face
Le 16 octobre dernier, les représentants del’AÉÉDCO, du Service du livre et de la FÉUO serencontraient dans le but de tracer les grandes lignesde l’éventuelle entente commerciale.Elle prendra la forme d’un partenariat. Commel’explique Seamus Wolfe, président de la FÉUO, « ilne s’agit pas d’un simple transfert d’argent. Nousvoulons bâtir des liens avec les étudiants et nous tra-vaillons à ce qu’ils aient accès à tous les services. »C’est pourquoi l’entente inclura de la cross promo-tion, le Service du livre acceptant de faire de la pro-motion pour les services de l’Agora, et vice versa.« Nous sommes prêts à faire de la publicité pourl’Agora, en installant des affiches ou des dépliants,mais rien qui dénaturera notre service », explique leprésident de l’AÉÉDCO.La conclusion de ce partenariat stipulerait que lacotisation serait transférée trois fois par année, auxsessions d’automne, d’hiver et d’été. Cette entente àlong terme serait renouvelable aux 5 ou 10 ans, avecpréavis pour rouvrir les négociations. Le Service dulivre s’engage aussi à donner accès à ses états finan-ciers à la FÉUO.
 Accentuer le fossé ?
Les étudiants de droit étant déjà considéréscomme « à part » sur le campus, cette situationentraînera-t-elle une accentuation de cette division ?
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Crédits Catherine Blanchard
 
Le Flagrant Délit
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Nouvelles
Rédacteur en chefGABRIEL QUERRYRédacteur en chef adjointPHILIPPE CORDISCOMaquettisteMERISSA LICHTSZTRALSection NouvellesGABRIELLE FORTIER-COFSKYSectionVieCampusSIMONLABATSectionArts et CultureMARIKA BOYKO
Journal étudiant de la Faculté de droit Section de droit civil
le flagrant lit
CorrecteursGEORGE BALABANIANHAYDEN BERNSTEINCARLA KORZINSTONERACHÈLE ROBERTSELINASFORZA
Novembre, 2009
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flagrant@uottawa.ca
Section SportsISAAM BAKHTI
Claude Robinson
OU COMMENT SE DÉFENDRE SEUL SUR SON ÎLE
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OSSIER 
 ANIFESTE SUR L
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 ACCÈS À L
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 AIDE JURIDIQUE 
Première rencontre de la CADED
Gabrielle Fortier-Cofsky
gfort099@uottawa.ca
Claude Robinson a été traid’illuminé lorsqu’il s’est attaqué en1995 à la boîte de production multi-millionnaire Cinar, l’accusant d’avoir  plagson œuvre « RobinsonCuriosités ». Après une bataille de 14ans durant laquelle il a enquêté seul, laCour supérieure lui a enfin donné rai-son en août, condamnant Cinar à 5,2millions de dollars de dommage.Durant les années 1980, ClaudeRobinson est bien connu dans lemonde de la publicité et du designquébécois. En 1986, naît chezRobinson une idée de série pour enfants, dont le personnage principalest inspiré de sa propre personnalité,voire de son propre visage. Il appellecette série « Robinson Curiosités ».Créateur acharné et visionnaire, il ima-gine sa création exportée partout dansle monde. C’est ainsi qu’il rencontreRonald Weinberg et MichelineCharest, couple à la tête de Cinar Productions. Leur collaborationn’aboutit pas. Robinson rencontre éga-lement Christophe Izard, producteur àCannes. Cette rencontre n’aboutit pasnon plus. « Robinson Curiosités » estdès lors mis au placard.En 1995, Claude Robinson aperçoitun personnage étrangement familier àla télévision : Robinson Sucroé.Reconnaissant sa propre œuvre de plu-sieurs années plagiée par Cinar etChristophe Izard, il envoie une mise endemeure à ces derniers. C’est ainsi quedébute une bataille juridique non seu-lement pour que justice soit faite, mais pour retrouver sa dignité et son estime.Pendant 14 ans, Robinson a rassem- blé plus de 5000 documents pour prou-ver la supercherie montée par Cinar,France Animation, Ravensburger FilmTV, RTV Family Entertainment etChristophe Izard. S’élevant seul contreune machine de production multi-millionnaire, il a rencontré un lourdfardeau de preuve à satisfaire pour gagner sa cause.D’abord, le créateur devait démont-rer par preuve prépondérante l’accèsde Cinar à l’œuvre et ensuite les simi-litudes entre « Robinson Curiosités »et « Robinson Sucroé ». En plusd’avoir démontré l’accès et lesditessimilitudes, Robinson a égalementdéterré un autre scandale concernantCinar : celui des prête-noms. Robinsons’est rendu compte que certains des producteurs et scénaristes de« Robinson Sucroé » n’existaient pas.En effet, il semble que Cinar ait utilisédes prête-noms ayant de fausses identi-tés canadiennes, dans le but d’obtenides subventions et des crédits d’impôtsfédéraux et provinciaux.Après 40 témoins, 20 765 pages dedocuments divers, 23 interrogatoiresdéposés au préalable, 4 expertises, plusde 53 heures de visionnage d’épisodesdivers et une commission rogatoire enFrance, la Cour supérieure a donné rai-son à Robinson en condamnant Cinar et autres à payer 5,2 millions de dol-lars. Ces dommages-intérêts englobentla facture d’avocats de 1,5 million dedollars accumulée par Robinson duranttoutes ces années, les droits d’auteur dont il a été privés, les profits encais-sés par Cinar et d’autres producteurs,ainsi que le préjudice moral.Finalement, un million a été accordéen dommages exemplaires.Il semble que tout soit bien quifinisse bien pour Claude Robinson, quia eu gain de cause le 26 août 2009. Par contre, n’en soyons pas si certains : enseptembre, Cinar, Ronald Weinberg,Christian Davin de France Animation,Christophe Izard et les compagniesFrance Animation et Ravensburger ontdécidé de porter leur cause en appel.
Catherine Blanchard
cblan016@uottawa.caLa Coalition pour l’accès à l’aide juridique est un mouvement créé enautomne 2007. Il regroupe diffé-rents membres de la communauté juridique, syndicale et communau-taire qui militent en faveur delaugmentation du seuild’accessibilité à l’aide juridique.Actuellement, pour qu’une person-ne seule puisse y avoir accès, sonsalaire annuel doit être égal ou infé-rieur à 12 149 $, ce qui représenteun montant inférieur à un revenuannuel au salaire minimum.En mars dernier, les étudiants dela Section de droit civil avaientdonné à l’Association des étudiantset étudiantes de droit civil del’Outaouais (AÉÉDCO), par voieréférendaire, le mandat de partici- per à la rédaction d’un manifeste pour appuyer la Coalition. Ceci seferait conjointement avec les autresassociations étudiantes de laConfédération des associationsd’étudiants en droit civil (CADED).Le OUI l’a emporté avec 170 voixcontre 11.Afin de mettre ce projet en bran-le, les représentants des différentesassociations étudiantes de droitcivil se sont rencontrés le 17 octob-re dernier à la Faculté de droit del’Université McGill. « C’étaitcomme un méga brainstorming,affirme Alik Angaladian, v.-p.externe de l’AÉÉDCO. Nous avons bâti un plan d’action conjointe-ment. »Compte tenu de son caractèreconfidentiel, la v.-p. externe n’a pas pu révéler davantage sur le pland’action. « Nous devons encoredévelopper le contenu du manifesteet la façon dont nous voulons le présenter. Certaines associationsétudiantes doivent aussi recevoir l’approbation d’instances supérieu-res avant de pouvoir définitivementagir. » Elle ajoute aussi que lemanifeste sera publié dans les diffé-rentes facultés afin que les étu-diants puissent en prendre connais-sance. « Ce que les membres de laCADED veulent, c’est que le projetsoit uniforme. Si une associationfait face à un refus, on va se ras-seoir pour voir comment on peutmodifier les choses tous ensem- ble », ajoute-t-elle.Angaladian affirme aussi que la présentation du Manifeste à laministre de la Justice, KathleenWeil, est un projet fortement sou-haité. « Nous désirons la rencont-rer, s’il y a ouverture de sa part. »La v.-p. externe a mentionnéqu’elle était optimiste face au suc-cès du projet. « Nous espérons pou-voir finaliser le tout lors de notrerencontre du 13 novembre pro-chain. Nous voulons que tout soit bien planifié et organisé pour mett-re toutes les chances de notrecôté. »Une piste à suivre…
 
A GRA NDÉ  I    ,A VRI  2   0   0   9  - 3  
Le Flagrant Délit
Page 3Novembre, 2009
« C’est une lame à double tranchant, explique le président del’AÉÉDCO. Si tout se déroule comme prévu, ça montrera auxétudiants en droit que la FÉUO est ouverte. » Seamus Wolfe,quant à lui, voit là une « opportunité de mieux servir les étu-diants en droit, d’avoir plus de présence parmi eux. »Rappelons que l’AÉÉDCO avait entamé l’an dernier des dis-cussions avec l’Association des étudiants de la faculté des Artsafin d’aborder une éventuelle désaffiliation de la FÉUO. BrunoGélinas-Faucher affirme que l’idée pourrait resurgir en cas denon-coopération de la part de la FÉUO.
Officialisation à venir
La conclusion officielle de l’entente, prévue pour la finnovembre, agira de façon rétroactive pour cette année. Ainsi, leService du livre recevra les cotisations de la session en cours enplus de celles de la session d’hiver 2010.« Je suis extrêmement content des résultats auxquels noussommes arrivés », commente Gélinas-Faucher. « Cette cotisa-tion nous permettra d’assurer un fonds de roulement et nouspermettre plus de liberté dans les commandes », ajoute MathieuBrunet, président du Service du livre.Le Conseil d’administration de la FÉUO devra entérinerl’entente pour l’officialiser. Cela est prévu pour décembre ou janvier prochain.
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Nouvelles
Marika Boyko
mboyk104@uottawa.ca
The Russians launched Sputnik, and theAmericans put a man on the moon, but nei-ther, it seems, will win the ultimate glory.Space travel, once financed by governmentsfor scientific missions, has moved into a newage: the age of the space tourist. No longer restricted to the astronaut, space travel has become accessible to people like GuyLaliberté, willing and able to fork over thecash necessary to be projected into another orbital. The legal framework, however, of such activity is not without ambiguity.According to Professor Claude Emanuelli,rules regulating private commercial activitiesin space have not been well established ininternational law. At the dawn of the spaceage, the primary focus of legal regulation wasto establish, between nations, equal access tothe natural resources of space. Top prioritieswere preventing appropriation for nationalinterests, maintaining the peaceful use of space and eventually, liability for damage andthe safety of astronauts.The Outer Space Treaty of 1967 containsthe founding principles of space law. In the body of the first article, it is written: “Theexploration and use of outer space… shall becarried out for the benefit and in the interestsof all countries”. But countries are not alonein space. If in 1967, it was unfathomable that private financing would play a role in thespace race, it looks today like the private sec-tor is bringing home the trophy!The private sector’s activities in space areincreasing in all areas: from satellites tospace tourism. Laliberté’s flight on theRussian Soyuz spacecraft to the InternationalSpace Station was Space Adventures' seventh private spaceflight. The private space explo-ration company intends to expand the indus-try over the next decade. According to itswebsite, the company will “fly more peopleto space than have made the journey since thedawn of the Space Age”.Such a bold statement conjures images of  private citizens boarding spacecraft in dro-ves, departing from busy “spaceports”, allterms used by the company to describe their anticipated infrastructure. It should be noted,however, that roughly 500 people have beenin space to date. Thus, Space Adventure’sdevelopment projects may not actuallyencompass that many people even if they doachieve their lofty goal. Nonetheless, another space travel company, Virgin Galactic,intends to send several thousands of people just past the Kármán line, at an altitude of 100 km above sea level. The ticket price for aspot in their “SpaceShip two” is currently setat US$200,000.Regardless of the companies’ respectivesuccesses, one thing remains clear: interna-tional law must further evolve. According toProfessor Emanuelli, the main concern to beaddressed is liability. Currently, the countryto which a spacecraft is registered is liablefor the damages it causes. A State can claimdamages against the flag country for injury toone of its citizens. What about the privatelyfinanced ships that these companies plan onlaunching?The legal status of some private activitiesin space is yet unclear. This is not to say thata legal framework does not exist, but the gui-ding principles surrounding these activitiesmust be elaborated. With the advent of spacetourism, an abundance of new legal, ethicaland philosophical issues for the ambitiouslaw student to tackle!
Man on the Moon?Clown in Space!
Crédits NasaCrédits Catherine Blanchard

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