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GÉNÉRALITÉS : NOTION DE SECTEUR INFORMEL ET DE MICRO-ENTREPRISE
Contexte général de l’apparition des micro-activités
Devant la crise de l’emploi que connaît le monde, plusieurs mesures ont étéessayées avec plus ou moins de succès un peu partout dans des pays à niveaux dedéveloppement très différents. Pratiquement tous les gouvernements parlent depriorité quand il s’agit de résoudre le problème du chômage.Si l’on considère les pays en voie de développement (PVD), le problème esttellement pesant qu’il entrave sérieusement les efforts de décollage des économiesde ces pays en provoquant à la fois un réel désappointement dans la gestion desdépenses publiques et des séquelles sociales très profondes. En effet, lesgouvernements des PVD se sont vus obligés de se désengager au maximum desentreprises publiques (sous la pression des instances monétaires internationales) quipermettaient la résorption de la majeure partie des lauréats des différentes filiales deformation. Paradoxalement, elles continuent à produire des diplômés voués presqueinévitablement au chômage. Ainsi, une bonne part des dépenses engagée, dans lesdomaines de l’enseignement et de la formation professionnelle, le sont vainement. Etune nouvelle catégorie de sans emplois se trouve additionnée à ceux qui sont sansdiplôme ni qualification professionnelle.Socialement, les sans emploi ne peuvent compter que sur leur proches parents ousur eux-mêmes pour subvenir à leur besoins les plus fondamentaux. Car, faut-il lesignaler, il n’existe pas d’allocations chômage dans la plupart des PVD.Devant cette situation, on a assisté à effort sur effort et réforme sur réforme en vuede promouvoir la création d’entreprises (les P.M.E. notamment) par les jeunes. Maisplusieurs facteurs ont fait que les démarches entreprises ont buté sur beaucoupd’écueils, dissipant ainsi les espoirs des pouvoirs publics de trouver chaussure àleur pied sur ce sentier des P.M.E.En outre, comme tout le monde n’était pas éligible pour bénéficier des mesuresencourageant la création des P.M.E., bon nombre de sans emplois ont préféré seprendre le destin en main. La solution «miracle» n’était autre que «se débrouillercomme on peut pour gagner sa croûte». C’est ainsi qu’on a assisté à unemultiplication de micro-activités pour l’essentiel de subsistance. Le phénomène a ététel que même les organisations internationales s’y sont intéressées de très près (BIT,OCDE, ONUDI…).On le savait déjà, les micro-activités en milieu rural (sous forme de très petitesexploitations agricoles) existaient depuis des décennies, voire des siècles. C’est enmilieu urbain qu’elles n’ont connu une véritable prolifération que très récemment. LeBureau International de Travail (BIT) a été le premier à introduire un concept pourqualifier ces entités, à savoir le «secteur informel». D’autres qualificatifs étaient (et lesont encore) d’usage courant, tels «secteur non structuré», «économie souterraine»ou «économie non officielle».
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