________________________________________________________________________________ Seul le prononcé fait foi
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C’est la mise en mouvement de l’ensemble des secteurs industriels européens avec :
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la révision de la directive ETS sur les échanges de quotas d’émission ;
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l’inclusion des activités aériennes dans le système d’échanges de quotas ;
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l’accord sur le règlement dit «du CO2 des voitures» qui fixe un objectif d’émissionsde 130 gCO2/km en 2012 et de 95 gCO2/km en 2020 et qui concernepotentiellement 18 millions de véhicules neufs mis sur le marché européen ;
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avec aussi le retrait programmé de 4,2 milliards d’ampoules à incandescence…C’est encore hier la signature à Bonn, par 75 pays du monde, du traité fondateur del’IRENA, qui est la première agence internationale exclusivement dédiée à la diffusion et àla coopération en matière d’énergies renouvelables.Ce moment charnière de notre histoire, c’est également le président Barack OBAMA qui,dans son discours d’investiture censé fixer le cap de la Nation américaine pour les quatreannées à venir, affirme devant des centaines de millions de téléspectateurs, que
«Les Etats-Unis ne peuvent plus consommer les ressources planétaires sans se soucier des conséquences»
et que
«le monde a changé».
Un président américain massivement élu sur un programme qui place le développementdes énergies renouvelables, la sobriété en carbone et les nouvelles technologies del’environnement, au cœur de la stratégie économique de la première puissance mondiale.C’est enfin la Chine qui se fixe comme objectif d’atteindre 1/3 de véhicules faiblementémetteurs à un horizon de dix ou quinze ans.Mais comment ne pas voir que ce moment charnière que nous vivons actuellement, estégalement marqué par un monde en plein désarroi ou en plein doute ; un monded’incertitudes et d’inquiétudes face à l’effondrement des deux plus grands dogmes qui ontstructuré la pensée du siècle dernier, à savoir le communisme et le capitalisme financier,l’effondrement de ces deux murs que sont le mur de Berlin et WALL STREET ; un mondequi prend conscience, progressivement, et dans la douleur de la crise économique, que le21
ème
siècle ne sera pas une simple répétition du siècle précédent à quelques ajustementsprès, mais un siècle radicalement nouveau. Un monde à la recherche d’une nouvelleespérance et d’une nouvelle stabilité autour d’un capitalisme assaini et re-légitimé. Aufond, la crise à laquelle nous sommes aujourd’hui confrontés, n’est pas qu’une criseéconomique, écologique et financière : elle est le prolongement, la face visible ouémergée, d’une crise beaucoup plus profonde, du sens et des consciences. L’homme du21
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siècle est orphelin de ses dogmes et de ses illusions, orphelin de ses certitudes.Et face à la violence et à la rapidité des changements qui nous étaient demandésd’accomplir, nous avions, nous, économie classiquement industrialisée, deux chemins oudeux voies possibles.Soit, nous décidions d’imposer une mutation d’en haut, de façon totalement verticale etnon concertée, dans la précipitation, les convulsions et les crispations, au risque debloquer toute la société et de dresser les différents membres du corps social les unscontre les autres. Soit, nous choisissions, comme l’a souhaité le Président de laRépublique, de poser le débat autrement, en sortant des affrontements réducteurs etfaciles, en refusant les anathèmes et le mépris de l’autre, pour élaborer, avec tous lesacteurs de la société, un diagnostic à la fois réel, sincère, et sans concession, afin detrouver les moyens acceptables par tous d’assumer cette transition.
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