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RŽseau du patrimoineanglophone du QuŽbec
Les fermiers de Dunham étaient des innovateurs en matière deproduction alimentaire au Québec. La première fromageried’envergure de la province ouvrit ses portes ici en 1865.Pendant plus d’un siècle, les producteurs canadiens etaméricains de sirop d’érable se procurèrent de l’équipementfabriqué sur la rue Main par la compagnie Small Brothers. LesSmall, une famille de descendance écossaise, firent commercedans le vieil Hôtel Seeley. Ce haut bâtiment de briques rougesavec sa porte cochère abrite aujourd’hui des restaurants et desboutiques.Le climat particulièrement clément de la région de Dunham luivaut depuis peu le titre de la capitale de l’industrie vinicole duQuébec.Les jeunes écolières anglicanes du Canada associaient le nom deDunham au St. Helen’s College, un pensionnat privé construiten 1878 et ce, jusqu’à ce qu’il ferme en 1972. Le Quebec Women’s Institue fut fondé à Dunham en 1911. Un point derepère en pierre, sur la rue Main, commémore cet événement.
STANBRIDGE EAST
(pop. 400)
2
Colonisé en 1801 par des habitants de la Nouvelle-Angleterre,Stanbridge East devint un centre industriel et agricole. Dans lesannées 1830, le village comptait désormais un bureau de poste,une banque, une tannerie, une usine de briques, une fonderieet un moulin à provende.Les premiers colons aménagèrent la rivière aux Brochets afin demoudre leur maïs et leur sarrasin en farine. Le moulin Cornell(1830) abrite aujourd’hui le musée Missisquoi, qui possèdel’une des meilleures collections du patrimoine rural etd’archives. Le moulin fait partie d’un groupe de muséescomprenant également le magasin Hodge et une grange, quiexpose de la machinerie agricole antique.Le village fut jadis un foyer de rébellion. Au début du 19esiècle, plusieurs villageois se joignirent aux Patriotes quiluttaient contre le contrôle exercé par les Britanniques sur leparlement du Bas-Canada. En 1834, ils fondèrent leMissiskoui Post, un journal prônant la réforme. Les troupesbritanniques jetèrent leur presse à imprimer dans la rivière lorsde la Rébellion de 1837.Les divers styles architecturaux qui composent le village et sesenvirons sont très évocateurs de la Nouvelle-Angleterre rurale.La société d’histoire a publié un guide de visite pédestre duvillage qui est disponible au musée. Ce document porte sur unetrentaine de points d’intérêt, dont une ancienne école (env.1820) au 13, rue Maple, où le père du président américainChester Arthur enseigna.Retournez maintenant sur la route 202 et suivez les indicationsvers Bedford, la plus grande colonie urbaine figurant au circuit.
Musée et Société d’histoire de Missisquoi (450) 248-3153 
SAINT-ARMAND
(pop. 1 202)
7
La dernière bataille au sud du fleuve Saint-Laurent de laRébellion de 1837, s’est déroulée à ce carrefour, aussi appeléMoore’s Corner, le 6 décembre 1837. Un groupe de 80 rebellesPatriotes qui s’étaient réunis à Swanton, au Vermont, futintercepté et mis en déroute par 300 miliciens volontaires deMissisquoi.Certains de ces Patriotes furent capturés après s’être réfugiésdans la vieille demeure de Hiram Moore, une maison blanchequi se trouve en face de l’hôtel de ville, à l’angle des cheminsBradley et Saint-Armand. Une plaque commémorative a étéplacée sur le balcon de cette bâtisse, qui est classée monumenthistorique.C’est au cimetière des pionniers de Nigger Rock, endroit peuconnu, que reposent les premiers Noirs de la région. Desrecherches se poursuivent afin de déterminer s’il s’agit d’esclavesayant fui du sud ou de domestiques des premières famillesloyalistes qui s’installèrent ici. Pour visiter le cimetière prendrerendez-vous auprès du Centre historique de Saint-Armand.
Centre historique de Saint-Armand, 166, rue Quinn (450) 248-3393 
PIGEON HILL 
(pop. 40)
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 Autrefois appelé Sagerfield, ce hameau qui surplombe unecolline offre de magnifiques exemples d’architecture de laNouvelle-Angleterre et un très beau panorama du montPinnacle, surtout du cimetière derrière l’église Saint-James(1859). Lorsque les premiers colons arrivèrent dans la région, ilsy trouvèrent une source abondante de nourriture grâce aux
a baie Missisquoi, sur le lac Champlain, abrita des réfugiés pendant la Révolutionaméricaine. En effet, pendant les années 1770 et 1780, ils vinrent au Québec par milliers, surtout des vallées du haut des rivières Hudson et Mohawk de l’état de New York.
Ces émigrés arrivèrent en sol britannique près d’unvillage indien abénaquis traditionnel, à l’embouchurede la rivière Missisquoi, région qui formait alors uneseigneurie très peu peuplée appelée Saint-Armand.Nombre de ces pionniers étaient des soldats loyalistesde l’Empire, dont les terres avaient été saisies durant laguerre et qui furent ensuite expulsés des États-Unis. Ilsdemandèrent au gouvernement colonial du Canada deles dédommager en leur accordant les titres de terressituées au nord de la frontière.L’exode américain se poursuivit vers le nord, le long dela rivière Richelieu et du fleuve Saint-Laurent, mais uncertain nombre de familles demeurèrent sur les lieux,défrichant les champs et s’établissant sur les rivesfertiles de la baie.Les colons de Missisquoi abattirent des arbres ettaillèrent le bois avec de grosses haches pour construireleurs cabanes rudimentaires. Ces tout premierspionniers furent à l’origine de l’exploitation des terresagricoles des Cantons-de-l’Est du Québec.Les cabanes de bois rond cédèrent peu à peu leur placeaux fermes, et les villages meuniers solitaires du comtéde Missisquoi se transformèrent en de bruyantes villes,attirant des colons britanniques et éventuellement, desCanadiens français. Ce circuit parcourt les colonieshistoriques des Cantons qui affichent fièrement cepatrimoine diversifié.
COMMENT S’Y RENDRE
Les visiteurs arrivant du Vermont ou de New York pourront débuter leur circuit à Philipsburg, juste aunord du poste frontalier de l’Interstate 89. Si vousarrivez de Montréal, suivez l’autoroute 10 Est, sortez àSaint-Jean-sur-Richelieu et prenez la route 133 Sud.De Sherbrooke, il faut suivre l’autoroute 10 Ouest etsortir à la route 139 en direction de Cowansville, puisvers le sud, sur la route 202.
DUNHAM
(pop. 3 344)
1
Thomas Dunn, seigneur de Saint-Armand etadministrateur colonial principal dans le Bas-Canada,obtint les titres du Canton de Dunham en 1796, avec34associés. Ce village se développa en tant quecarrefour social, commercial et administratif du comté.
BEDFORD
(pop. 2 750)
3
Le quartier résidentiel historique de Bedford possède deremarquables demeures de style victorien qui témoignent de ses jours de gloire en tant que carrefour ferroviaire et centremanufacturier. Tournez sur la rue Clayes depuis la route 202(ch. de la Rivière), juste avant la rue du Pont, et explorez cequartier délimité par les rues Dutch et Rix et par l’avenuePhilipsburg. Au tournant du 20e siècle, 90 pour cent des résidents deMissisquoi se disaient de descendance anglaise ou américaine etles maisons et les églises qu’ils construisirent reflètent lestraditions anglaises de l’époque. Parmi les premiers colons, oncompte Abram Lampman, un pionnier germano-américain quiconstruisit un barrage et des moulins ici.Sur la rue Principale, on aperçoit également de nombreuxbâtiments patrimoniaux, dont l’édifice Cyr (1894), quicomprend une partie d’une salle de réunion beaucoup plusancienne, connue sous le nom de salle Victoria.L’église anglicane Saint James (1832), sur la rue du Pont,célèbre pour ses vitraux, arbore un style d’architecturenéoclassique simple que favorisaient de nombreuxconstructeurs loyalistes de la région. Cette simplicité contrastegrandement avec la splendeur de l’église catholique Saint-Damien (1911), sur la rue de l’Église. Notre circuit les croisetoutes deux et la route 235 vous mène ensuite de l’autre côté dupont, vers Mystic.
MYSTIC
(pop. 63)
4
La grange aux 12 côtés de ce hameau est la seule en son genre.Bâtie en 1882 par un inventeur et manufacturier local du nomd’Alexander Walbridge, cette grange possède un mécanismerotatif central hydraulique.M. Walbridge habita à Mystic à partir des années 1860 jusqu’àsa mort, en 1897. Ses héritiers ont créé une fondation pourpréserver ce site historique unique.Prenez le temps d’admirer l’école modèle de Mystic, surmontéed’un clocher, qui fut bâtie en 1886 par M. Walbridge. Il a aussiconstruit l’église United Church et repose dans le cimetièreadjacent. L’ancien magasin général, construit en 1865 etrénové en 1920, abrite maintenant l’Auberge l’Oeuf, un hôtel-restaurant à l’angle des rangs Walbridge et Saint-Charles. Autrefois appelé Stanbridge Centre, Mystic fut colonisé vers1830. Un moulin fut érigé en 1836 sur la rivière aux Brochetspar Benjamin Hauver, un loyaliste de descendance allemande.Suivez maintenant le rang Saint-Charles; traversez la voie ferréeet éloignez-vous du village pour faire une courte promenade encampagne.
   C  o  u  v  e  r  t  u  r  e   b  a  s   é  e  s  u  r   S  t  u   d  y   f  o  r   S  u  n  s   h   i  n  e  a  n   d   S   h  o  w  e  r   (   1   8   7   0   ) ,  t  a   b   l  e  a  u  p  a  r   A   l  a  n   E   d  s  o  n .   M  u  s   é  e   d  e  s   b  e  a  u  x  a  r  t  s   d  u   C  a  n  a   d  a   /   N  o .   1   8   4   4   2
PONT COUVERT DES RIVIÈRES
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Ce pont historique traversant la rivière aux Brochets etconstruit par William Howe faisait partie d’un noyau decolonisation disparu portant le nom de Des Rivières, siège del’ancienne seigneurie française de Malmaison.L’impressionnant manoir se dresse encore derrière une pineraie, juste au sud du pont sur le chemin des Rivières.Le domaine de 31,000 acres appartint à James McGill,fondateur de l’Université McGill, jusqu’à sa mort en 1813, et leterrain fut alors transmis à la famille Des Rivières.En 1842, Henri Des Rivières construisit un barrage sur larivière et ouvrit deux moulins à scie actionnés à l’eau. L’un deces bâtiments existe toujours sur la rive est du cours d’eau.Le premier pont couvert à cet endroit fut construit en 1843 parM. Des Rivières, mais il fut emporté par une inondationprintanière en 1883. La structure actuelle fut bâtie en 1884pour le remplacer.Traversez le pont et tournez à gauche sur le chemin Des Rivièresqui mène à la route 133 près du village de Pike River.Maintenant, suivez la route 133 Sud, en tournant à gauche surle chemin Champlain, qui vous mènera à Philipsburg, au bordde la baie Missisquoi.
PHILIPSBURG
(pop. 245)
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Plusieurs familles de pionniers arrivèrent au Québec en passantpar ce peuplement frontalier, sur le lac Champlain. Établi audébut des années 1780 en tant que camp pour réfugiésloyalistes, Philipsburg fut le premier véritable village de laSeigneurie de Saint-Armand.C’est à Philipsburg que plusieurs familles de la Nouvelle- Angleterre s’établirent et jouèrent plus tard un rôle importantdans le développement des Cantons-de-l’Est, dont celle deGilbert Hyatt, fondateur de la ville de Sherbrooke.Quantité de loyalistes de descendance allemande s’installèrentégalement à Philipsburg, notamment Christian Wehr, un chef de la colonie de Missisquoi.Le village peut être fier de posséder quelques-uns des plus vieuxbâtiments des Cantons, dont une cabane en pièce sur pièceconstruite par Simon Lyster en 1784. La maison rénovée setrouve au 22, chemin Champlain. L’église méthodiste enmarbre de Philipsburg (1819) est une autre importanteattraction patrimoniale. Durant la Rébellion de 1837, la milicelocale se barricada dans la chapelle allemande de style palatin etl’utilisa comme arsenal. Ses murs furent plus tard couverts demortier pour les protéger des balles des Patriotes.Durant les années 1860, des esclaves fuyant le sud des États-Unis en route vers la liberté au Canada, trouvèrent refuge dansdes maisons à Philipsburg et Saint-Armand.Les visiteurs peuvent s’arrêter au cimetière protestant dePhilipsburg, sur le chemin South, avant de poursuivre le circuit.millions de tourtes voyageuses perchées sur la colline.Pigeon Hill fut le site d’une bataille militaire, le 7 juin1866, lorsque des envahisseurs Fenians furentrepoussés par la milicecanadienne locale après avoirpillé les communautés avoisinantes de Frelighsburg etde Saint-Armand.
FRELIGHSBURG
(pop. 1 078)
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Peu de villages du sud du Québec peuvent rivaliseravec ses bâtiments historiques originaux et sonpanorama époustouflant. Ce village fut colonisé pardes gens de la Nouvelle-Angleterre qui y bâtirent unmoulin sur la rivière aux Brochets vers 1790. Il estcélèbre par son mélange de maisons en bois et en pierrede style américain du 19e siècle.La colonie tient son nom d’Abram Freligh, unmédecin de descendance hollandaise venu de New  York qui acheta le moulin en 1800. Son fils Richard enbâtit un second en 1839, plus grand et fait de pierres,qui fut exploité jusqu’en 1964. Le moulin Freligh futclassé monument historique en 1973, puis restauré parses propriétaires.En 1870, la milice locale appelée les Red Sashes,repoussa une seconde invasion de Fenians à EcclesHill, tout près de là. Un imposant point de repère aété érigé sur le site, à environ deux kilomètres àl’extérieur du village. Le chemin Eccles Hill vous y mènera.
La série des circuits patrimoniaux est presentée par le Reseau du Patrimoine Anglophone du Québec grâce à l'aide financière fournie par le Departement du Patrimoine Canadien et le Développement Économique du Canada. Le manque d'espace ne permet pas la  publication exhaustive des sites. Remerciements à Heather Darch, Pamela Realffe et Judy Antle de la Société historique de Missisquoi. Vous pourriez nous rejoindre au (819) 564-9595 ou sans frais au 1-877-964-0409 ou encore visiter notre site web au www.qahn.org.
Canadian PatrimoineHeritage canadien
MISSISQUOIMISSISQUOI
CIRCUITPATRIMONIALCIRCUITPATRIMONIAL
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