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Plaisir, bonheur et béatitude

Plaisir, bonheur et béatitude

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Published by Pierre-Albert Hayen
"Le plaisir est animal, le bonheur est humain et la félicité est divine. Le plaisir t'attache, c'est un esclavage. Le bonheur te donne un peu plus d'espace, de liberté, mais juste un peu plus. La félicité, c'est la liberté absolue..."
"Le plaisir est animal, le bonheur est humain et la félicité est divine. Le plaisir t'attache, c'est un esclavage. Le bonheur te donne un peu plus d'espace, de liberté, mais juste un peu plus. La félicité, c'est la liberté absolue..."

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Published by: Pierre-Albert Hayen on May 06, 2014
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05/07/2014

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PLAISIR, BONHEUR ET BÉATITUDE
OSHO
Question
 : Maître bien-
aimé, qu’est
-ce que le bonheur ?
Osho
: Jayananda, cela dépend ! Cela dépend de toi, de ton état de conscience
ou d’inconscience, si tu es ‘’endormie’’ ou ‘’éveillée’’. On peut diviser les hommes et
les femmes en deux types : les
‘’endormis’’ et les ‘’éveillés’’ –
 et bien sûr, une petite partie entre les deux.
Le bonheur dépendra d’où tu te situes dans ta conscience. Si tu es ‘’endormie’’,
alors le plaisir est le bonheur. Le plaisir veut dire la sensation, vouloir atteindre quelque chose par le corps, qui est inatteignable par le corps, forcer le corps
à atteindre quelque chose qu’il ne peut
pas. Les gens essayent par tous les moyens possibles
d’atteindre le bonheur par
le corps. Le corps ne peut te procurer que des plaisirs momentanés et chaque plaisir se solde par une douleur équivalente en quantité et en degré. Chaque plaisir est suivi par son opposé, parce que le corps existe dans le monde de la dualité, tout comme le jour est suivi par la nuit, la mort est suivie par la vie et la vie est
suivie par la mort. C’est un cercle vicieux. Ton plaisir sera suivi
par la douleur, ta douleur sera suivie par le plaisir. Et tu ne seras jamais à
l’
aise
: dans l’état de plaisir, tu auras peur de le perdre
et
cette peur l’empoisonne. Et
lorsque tu seras perdue dans la douleur, bien entendu, tu souffriras et tu feras tous les efforts possibles pour en sortir
 –
 pour y retomber. Bouddha appelle cela la roue des naissances et des morts. Nous tournons sur cette roue, nous nous accrochons à cette
roue…et la roue continue.
Parfois le plaisir vient, parfois la douleur et nous sommes broyés entre ces deux rocs.
 
Et
la personne ‘’endormie’’ ne connaît rien d’autre. Elle ne connaît que quelques
sensations corporelles
 –
 la
nourriture et le sexe. C’est son monde
 : elle continue
de passer de l’un à l’autre. Ce sont les deux extrémités du corps
 : la nourriture et le sexe. Si elle réprime le sexe, elle devient accro à la nourriture et si elle réprime la nourriture, elle devient
accro au sexe. L’énergie
effectue un mouvement de balancier. Et tout ce que tu appelles plaisir est tout au mieux le simple
soulagement d’un état de tension. L’énergie sexuelle se rassemble,
 elle
s’accumule,
tu deviens tendue et engorgée et tu veux la relâcher.
Pour celui ou celle qui est ‘’endormi(e)’’, sa sexualité n’est rien d’autre qu’un soulagement, comme un bon éternuement. Cela ne te procure rien d’autre qu’un certain soulagement. Il y avait une certaine tension, qui n’est plus là maintenant,
mais
qui va se reformer. La nourriture ne t’offre qu’un peu de saveur sur la
langue,
ce qui n’est
 pas grand-chose pour quoi vivre, mais beaucoup de gens ne vivent que pour manger. Il y a très peu de personnes qui mangent pour vivre.
L’histoire de Colomb est bien connue. C’était un long voyage.
Trois mois durant,
ils n’ont rien vu, sauf de l’eau. Et puis un jour, Colomb guettait l’horizon et il a
aperçu des arbres. Et si tu penses que Colomb était heureux de voir des arbres, tu aurais dû voir son chien
! C’est
la raison pour laquelle les chiens sibériens sont les plus rapides du monde : parce que les arbres sont si éloignés les uns des autres !
Mais c’est le monde du plaisir.
Le chien peut être pardonné, mais pas toi. Pour leur tout premier rendez-
vous, un jeune homme qui voulait s’amuser demanda
à la jeune demoiselle si elle aimerait faire un bowling et celle-ci lui répondit
qu’elle n’aimait pas trop le bowling. Il lui suggéra alors d’aller voir un film, mais elle répondit qu’elle n’aimait pas le cinéma. Tout en essayant de trouver autre
chose, il lui proposa un
e cigarette, qu’elle déclina. Il lui demanda alors si elle
voudrait aller danser et boire un verre à la nouvelle discothèque, mais elle refusa
en disant que ces choses ne l’intéressaient pas. Au comble du désespoir, il lui
demanda de venir chez lui pour un
e nuit d’amour et à sa grande surprise, elle
accepta joyeusement
, elle l’embrassa passionnément et elle dit
 
: ‘’Tu vois, tu n’as pas besoin d’aucun de ces trucs pour passer du bon temps
 
!’’
 Ce que l
’on appelle le bonheur dépend des gens. Pour la personne ‘’endormie’’, les sensations agréables sont le bonheur. Elle passe d’un plaisir à l’autre. Elle s’affaire d’une sensation à l’autre. Elle vit pour de petites excitations. Sa vie est
très superficielle
: elle n’a aucune profondeur, elle n’a aucune qualité.
Elle vit dans le monde de la quantité.
 
Puis, il y a les personnes qui sont entre les deux, qui ne sont ni endormies, ni éveillées, qui sont justes dans les limbes, un peu endormies, un peu éveillées. Tu as parfois cette expérience au petit matin : toujours ensommeillée, mais tu ne peux pas dire que tu es endormie, car tu peux entendre les bruits de la maison, ta femme qui prépare le thé, le bruit de la cafetière ou celui du facteur à la porte
ou les enfants qui s’apprêtent pour l’école.
Tu peux entendre tout cela, mais
néanmoins, tu n’es pas encore éveillée. Ces sons te parviennent vaguement, confusément, comme s’il y a une grande distance entre toi et tout ce qui se
passe autour de toi.
On dirait que cela fait encore partie d’un rêve, mais cela n’en
fait pas partie : tu te situes entre les deux. La même chose se produit, lorsque tu commences à méditer. Celui qui ne médite pas
‘’
dort
’’
 et
‘’
rêve
’’
, tandis que le méditant commence à émerger
de son sommeil et à s’éveiller. Il est dans un état de
transition. A ce moment-là, le bonheur a un sens tout à fait différent : de plus en plus, il devient une qualité et de moins en moins une quantité ; il est plus psychologique et moins physiologique. Il apprécie plus la musique et la poésie. Il aime créer. Il aime la nature, sa
beauté. Il aime le silence. Il aime ce qu’il n’avait jamais aimé auparavant et c’est beaucoup plus durable. Même si la musique cesse, quelque chose s’attarde en toi... Et ce n’est pas un soulagement
 !
La différence entre le plaisir et ce bonheur, c’est que ce n’est pas un soulagement, c’est un enrichissement.
Tu deviens plus complète, plus débordante. En écoutant de la bonne musique, quelque chose est touché dans ton être, une harmonie se fait jour en toi
 –
 tu deviens musicale. Ou en dansant, soudain, tu
oublies ton corps, ton corps n’a plus de poids. L’emprise de la gravité a disparu.
Tu te situes dans un espace différent
: l’ego n’est plus aussi solide et la danseuse se fond dans la danse. C’est nette
ment supérieur, beaucoup plus profond que la joie que tu tires du sexe et de la nourriture. Il y a une profondeur. Mais
ce n’est pas encore l’ultime. Le suprême, c’est quand tu es pleinement ‘’éveillée’’, quand tu es un Bouddha, quand tout le ‘’sommeil’’ et tous les ‘’rêves’’ ont été
évacués, quand tout ton être est rempli
de lumière, quand il n’y a plus d’obscurité
en toi.
Toute la noirceur a disparu et avec cette noirceur, l’ego
est parti. Toutes les tensions ont disparu, toutes les angoisses, toutes les inquiétudes. Tu te situes dans un état de contentement absolu. Tu vis dans le présent. Plus de passé, plus de futur. Tu es pleinement ici et maintenant.
Cet instant est tout. Maintenant est l’unique temps et ici
 le seul espace. Et puis, tout à coup, le c
iel entier se dépose en toi. C’est la félicité
 !
C’est le bonheur

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