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03 mar - Divers Le dernier numéro du
magazine “Management
nous propose un dossier spécial sur 
les habitudes de travail deNicolas Sarkozy avec celles à reprendre, et surtout celles à éviter pour la délégation du travail, le managementde ses collaborateurs, la gestion de son temps, le brainstorming, la négociation et la communication.
Voici donc un
résumé des 19 pages qui composent ce dossier 
avec les éléments clés à retenir qui peuvent êtreadaptés à l’entreprise, et ceux que vous devez éviter ou corriger dans votre propre attitude.1 – Savoir s’entourer et déléguer 
A imiter 
: fréquenter des personnes d’horizons différents (vous pouvez faire le tour de vos anciens collègues de facs,amis d’enfance, ex-collègues… mais rechercher le contact avec des individus brillants issus de tous horizons), accorder de la confiance à ses subordonnés pour obtenir d’eux de la loyauté (éventuellement prendre des débutants…), ne pass’entourer de clones ou de “serviteurs” qui disent Oui à toutes vos interrogations…
A éviter 
: se fonder trop sur l’affectif dans la gestion de ses relations, laisser trop d’autonomie sans définir clairement lepérimètre fonctionnel de chacun (ce qui peut entrainer des problèmes de conflits, d’égos, de blocage car lesdécisionnaires n’ont pas été impliqués…), ne pas donner de limites écrites dans ses ordres de mission tout endemandant des résultats et en poussant ses subordonnés à plus de performances, monter une équipe de caractères fortssans insuffler un esprit d’équipe, donner des responsabilité à des novices sans leur accorder plus de suivi et d’attention(ce qui peut provoquer des dérapages du à l’inexpérience ou à une méconnaissance des habitudes de l’entreprise).2- Manager ses collaborateurs
A faire :
Avoir peu d’interlocuteurs autour de soit et privilégier le contact direct (avoir son “comité de direction” restreint oùtoutes les forces clés de l’entreprise sont réunies et où chacun peut donner son avis), mettre en place des comitésspéciaux sur des questions stratégiques ou exceptionnelles, savoir se “mettre en colère” lorsqu’une erreur est faite maisaprès s’excuser et avoir des paroles d’encouragement, travailler sur les sujets clés pour interroger les responsables duprojet afin de s’assurer qu’ils ont bien analysés la problématique sous tout ses angles et en profondeur, motiver sestroupes en les incitant à se surpasser en leur rappelant qu’ils vivent des moments exceptionnels et qu’ils sont en train de“faire l’histoire”, expliquer clairement et sans ambigüité sa manière de travailler de la manière dont un dossier doit êtretraité …
A ne pas faire :
vouloir tout résoudre tout de suite en privilégiant l’action à la réflexion long terme, travailler 7 jours / 7 et24h sur 24 et demander à ses collaborateurs de faire de même, diriger la réflexion de ses conseillers sur les dossiers (”àvotre place je…”), mettre en compétition ses équipes tout en refusant de se poser clairement en arbitre avec des règlesclaire (et sans favoritisme), donner en direct des ordres sans passer par le responsable du service ce qui court-circuite lahiérarchie et expose aussi le dirigeant aux critiques directes.3 – Gérer son temps
 
A copier :
donner de la flexibilité à son agenda en fonction des priorités (30% de l’agenda de N. Sarkozy serait bousculéchaque semaine), prendre le temps d’aller sur le terrain pour donner l’impulsion de projets clés et faire passer desmessages, travailler tôt (8h30) mais finir tôt (20h) pour concilier travail et vie de famille (éviter le maximum de dîners proinutiles ou qui ont uniquement pour but de se montrer, éviter les abus d’alcool…) et si nécessaire retravailler sur sesdossiers après le repas de famille, se réserver des plages de temps libre dans son agenda pour sa famille / le sport / leplaisir, faire des micro-siestes durant les temps morts (dans les transports, pendant les moments d’attentes…),s’aménager un bureau chez soit pour délimiter les espaces de travail et la famille…
A prohiber :
enchainer trop de déplacement courts (préférer dormir une nuit sur place plutôt que d’enchainer ledéplacement et le retour à la maison dans une journée), éviter de faire trop de choses en même temps ce qui peutdonner l’impression de ne pas accorder suffisamment d’attention à son interlocuteur (ex: lire un SMS au Vatican)…4 – Trouver des idées.
A dupliquer :
rencontrer des personnes d’horizons différents (ex: planifier un déjeuner 1 fois / semaine “hors sujet”),obtenir des remontées directement de la base (ex: lire tous les recommandés de l’entreprise, ou obtenir une synthèsedes emails envoyés à l’email générique de l’entreprise) et contacter directement ceux qui les ont écrits, monter descomités de réflexion avec des experts sans aucun à priori sur la fonction ou les opinions, faire du benchmarking avec lesentreprises étrangères du même secteur… et bien entendu avoir le flair pour identifier les bonnes idées !
A fuir :
Trop faire confiance aux études et aux sondages (si Sony avait fait cela, le Walkman n’aurait jamais étécommercialisé), tester les réactions en annonçant un projet et le retirer si les réactions son négatives…5 – Négocier efficacemen
tA appliquer 
:travailler ses dossiers sur le bout des doigts pour impressionner ses partenaires et aborder un sujet demanière sereine (et si possible avec déjà des propositions et de scénarii alternatifs), mettre dès le départ en place unclimat de confiance et de convivialité (faire une ou deux blagues, discuter de manière informelle…), récapituler les pointsoù l’on est d’accord et pas d’accord et commencer par les points qui font consensus, savoir jouer du donnant/ donnant enne lâchant rien sans rien obtenir en échange, maîtriser le tempo de la négociation (demander une décision rapide lorsquel’on est en position de force, ou faire trainer lorsque l’on est en mauvaise posture), s’informer en direct sur le terrain pour montrer son expertise et faire parler “la base” (ou pour éventuellement donner un autre “son de cloche” qui va déstabiliser son adversaire), veiller à ne pas faire dévier l’ordre du jour avec des questions annexes (ou sans rapports) et si le débatdérape dans des questions à ne plus finir alors reporter le débat pour se donner le temps de la réflexion et prendre encompte tous les tenants et aboutissants, dire clairement ce que l’on souhaite faire et où l’on veut aboutir afin que lespersonnes en face clarifient leurs positions (ce qui est négociable ou pas, les points clés…), ne pas ridiculiser sesadversaires même s’ils présentent des chiffres erronés, partager entre tous les membres en présence les bénéfices decette négociation (communiqué de presse, réunion interne…)…
A rejeter 
: Faire trop “copain-copain” à tel point que cela devient totalement hypocrite (ex: proposer à un membre d’unsyndicat de police de passer vous voir pendant vos vacances), vouloir toujours avoir raison quand on est convaincu deson bon droit, montrer physiquement et nerveusement son énervement…6 – Savoir communiquer 
A calquer 
: utiliser des mots simples qui parlent à se auditoire, répéter les mots clés de sa communication pour fairepasser son idée, faire passer un message fort et compréhensible par tous plutôt que de faire passer beaucoup de petitsmessages qui résument une idée (il présenter une idée phare qui sera la locomotive du discours), créer un climat deconnivence avec ses auditeurs (je vais vous dire…), relire le texte avec plusieurs personnes afin de s’assurer qu’il n’yaura pas d’incompréhension, savoir écouter le public et lire les émotions pour éventuellement rebondir quand une idée dene passe pas (je vois que le monsieur dans la foule avec l’écharpe rouge dans la foule n’est pas convaincu…), s’assurer que le message le plus important du discours sera relayé dans tous les autres endroits de communication (sur pupitre,sur bannière derrière la scène…), avoir une voix posée mais faire varier le ton pour mettre en exergue les idées clés(faire un silence, accompagner son discours de gestes, hausser le ton…), faire passer un message en racontant unehistoire et en personnifiant le message, utiliser les “fausses” questions pour obtenir l’adhésion de son public (”Est-ce quec’est normal qu’une…. Moi je ne trouve pas cela normal”), faire des phrases courtes et scander ses accroches cléscomme des slogans…
A écarter 
: trop personnaliser son discours en mettant sa crédibilité en avant (Je vais changer…) car vous serez ainsi leresponsable si cela ne fonctionne pas, ne pas dire tout le temps “je” mais dire Nous et Vous afin de faire adhérer le publicà son idée et leur demander d’y participer.
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