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Klein EdwardL'arrêt d'assemblée du Conseil d'Etat Caisse primaire « aide et protection » du13 mai 1938 reconnaît qu'un organisme privé peut être chargé d'un servicepublic en dehors d'un système contractuel, en vertu de dispositions législativeset règlementaires aménageant le statut et les fonctions de l'organisme. Maisles textes précisent rarement que de tels organismes ont une personnalité dedroit privé, ni qu'ils assurent un service public. Sur ces deux points la jurisprudence a du donner des critères et l'arrêt Commune d'Aix en Provencedu 6 avril 2007 se positionne dans la prolongation de celle-ci.Par des délibérations du Conseil municipal d'Aix en Provence en date des 12février et 26 mars 1998, une subvention d'un montant respectif de 6 et 2million a été allouée à l'association pour le festival international d'art lyrique etl'académie européenne de musique d'Aix en Provence. Monsieur et Madame As'opposent à cette délibération et reprochent à la commune d'accorder dessubventions à des personnes privées sans aucun rapport contractuel etdemandent leur annulation pour exs de pouvoir devant le tribunaladministratif de Marseille. Déboutés de leurs demandes, ils interjettent alorsappel devant la Cour administrative d'appel de Marseille qui accueille leursarguments et annule les libérations litigieuses. Le commune d'Aix enProvence forme alors un pourvoi devant le Conseil d'Etat. Elle demande lacassation de l'art d'Appel en arguant que vu la nature de l'actividesassociations et aux conditions particulières dans lesquelles elle exerce, lapassation d'un tel contrat pouvait être exclue.Le Conseil d'Etat est ainsi amené à répondre à la question suivante: l'exerciced'une mission de service public par une personne privé donnant droit à dessubventions de la part d'une personne publique doit-il nécessairement sefonder sur un rapport contractuel entre les deux parties ? Le Conseil d'Etatrépond par la négative et à travers cet arrêt pédagogique rappelle les critèrespermettant d'identifier les personnes privées dispensées d'un tel rapportcontractuel.I- La distinction parmi les personnes privées chargées d'une mission de servicepublic entre celles nécessitant un contrat et celles pour lesquelles celui-ci n'estpas requis.A- La nécessité d'un rapport contractuel en principe1)Intérêt du rapport contractuel
Mise en concurrence: économies pour les collectivités, transparence de lavie économique
Encadrement du « cahier des charges » de la mission (la personne privéeest tenue en vertu de ce contrat a des obligations strictes et toutmanquement entraine une résiliation de ce contrat
Soumission aux prérogatives de puissance publique et à des clauses
 
exorbitantes de droit commun (CE, Société des granites porphyroïdes desVosges 1912)2)Les formes de ce rapporta) Contrat de délégation de service public
la rémunération est substantiellement liée aux résultats de l'exploitation
Convention de délégation de service public encadrée par le législateur par laloi du 29 janvier 1993 inspiré par l'arrêt époux Bertin du 20 avril 1956.b) Marché de service public
(si la muration n'est pas substantiellement lié aux sultats del'exploitation).B) Exception: dispense d'un rapport contractuel lorsque la personneprivée « ne saurait être regardée comme un opérateur sur unmarché concurrentiel»1)Les différentes manières d'assurer directement la gestion d'un servicepublica) La régie simple Tabac et allumettes...b) la régie disposant d'une autonomie financière et d'une personnalité juridiqueproprec)Organismes dont l'objet statutaire exclusif est de gérer un service publicexercé sous le contrôle de l'administration et disposant de financementsadministratifs2)Les associations en cause semblent appartenir à la troisième catégoriea) Objet Statutaire: Elles exercent une mission de service public (organisationd'un festival culturel), b) Création par l'administration: elles ont été crées en1996 par l'Etat, la gion PACA, le partement, et la commune d'Aix enProvence.c) application de la jurisprudence Narcy 28 juin 1963, mission d'intérêt général,prérogatives de puissance publique et contrôle de l'administration, en l'espèce,l'arrêt est silencieux sur les éventuelles prérogatives de puissance publiqueconfiées à cette personne privée.
Faut il y voir un caractère facultatif de cecritère ?
Cependant ces deux critères ne sont pas suffisants, le CE procède à la rechercede faisceaux d'indices permettant de constater le degré d'implication del'administration dans le fonctionnement et dans le financement de cespersonnes privées. Deux indices semblent alors fondamentaux, le contrôle par
 
l'administration et le financement par celle-ci.II- Les critères fondamentaux dégagés par le CE afin de dispenser d'un rapportcontractuel: un contrôle administratif et des financements publicsA- Le critère du contrôle de l'administration1)La situation de l'espècea) Composition du bureau de l'associationL'association se compose d'un nombre significatif de personnes publiques enson sein: trois représentants de l'ETat, 4 des CT et personnes nommées par lemaire d'Aix et le ministre de la culture.b) Cooptation des membres actifs et bienfaiteurs Toute demande d'adsion doit être agrée par le bureau donc par lespersonnes publiquesc)La composition du conseil d'administrationOnze personnes sur quinze sont désignées par les Collectivités Publiques2)Qualification de la situationIl ressort des faits de l'esce que l'administration exerce un contrôleconsidérable sur la « vie » de l'association car ses membres sont soit desfonctionnaires ou soit des personnes nommées par l'administration.Le droit de regard de l'administration sur le fonctionnement de l'associationparaît évident et les collectivis publiques peuvent ainsi être regardéescomme gérant directement le service.B- Le critère de la dépendance financière1)Les faits de l'espèce- Les subventions versées par les collectivités publiques représentent la moitiédes ressources de l'association
l'association bénéficie d'avantages en nature de la part de la commune:mise à disposition des locaux2)Qualification des faits de l'espèce
les modalités de financement de ce service public présente un caractèreadministratif du fait du caractère substantiel de leur montant, un grandedépendance économique apparaît entre l'association et la commune3)Précision quant à la qualification de ces subventionsElles ne sauraient être regardée comme des aides apportées à des entreprisesdu fait du caractère exclusif de l'activité de gestion du service public de
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