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Fiche 2 - Les Mutations Des Conflits

Fiche 2 - Les Mutations Des Conflits

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05/14/2014

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I.Un effondrement de la conflictualité dans les sociétés industrielles ?
A.Les caractéristiques du conflit dans les sociétés industrielles
Depuis que les sociétés sont entrées dans la modernité, depuis le 18
ème
 siècle environ, l’essentiel des conflits sociaux s'est déroulé sur le terrain du travail et de l’emploi. Les conflits opposent alors ouvriers et patrons conformément à l’analyse de arx !cf fic"e 1 # $"ème 1% Les analyses t"éoriques des classes&
1.Les acteurs : les syndicats
 
Définition du syndicat : association assurant l’organisation et la défense des salariés pour la reconnaissance et le respect de leurs droits professionnels, économiques et sociaux
Rappel historique
 Les corporations sont dissoutes par la loi d’(llarde, en 1)*1. La m+me année la loi Le "apelier interdit toute association en vue de défendre les intér+ts communs car l’association des travailleurs est considérée comme une entrave au fonctionnement du marc"é. Les syndicats demeurent interdits en -rance durant la maeure partie du 1*ème siècle. Le droit de /rève n’est lé/alisé qu’en 180. 2t il faut attendre encore 34 ans !18*5& avant que le droit syndical ne soit reconnu en -rance. Le syndicalisme s’est donc développé tardivement par rapport à la révolution industrielle. 6l faut attendre 1*40 pour que la 7$ fixe ses principes d’action dans la c"arte d’(miens
Constat :
 éanmoins le syndicalisme aura des difficultés à s’implanter en -rance  il conna9tra deux :/es d’or 
les /randes /rèves de ;0
les années 54 durant lesquelles selon ( <euve%ery  = le syndicalisme a le vent en poupe. >e syndiquer est alors la norme. Dans une -rance à reconstruire, à l’éc"elon local dans une usine, ou une administration, les syndicats sont une structure d’accueil, un lieu de formation et d’éducation ?. Le taux de syndicalisation en -rance était dà peu près 18@ dans les années 54 à )4
2.Les moyens
Les syndicats disposent de plusieurs moyens d’actions.
La né/ociation  les syndicats peuvent né/ocier avec l’Atat ou les employeurs afin de défendre les droits et les intér+ts de leurs ad"érents.
 
La grève : Arrêt du travail par les salariés d’une entreprise ou d’un service pour la défense de leurs intérêts communs
. Le droit de /rève, a été étaBli par la loi de 180
la manifestation  la /rève s’accompa/ne /énéralement d’une manifestation destinée à faire conna9tre à l’opinion les motivations du conflit. ais des manifestations existent é/alement "ors des périodes de /rèves !ex  défilé traditionnel du 1er ai, au cours duquel les /randes centrales syndicales font conna9tre leurs revendications maeures&.
L’information des salariés au sein des entreprises et en%de"ors des entreprises les syndicats disposent de divers moyens d’action tels que le droit de réunir les salariés, le droit à l’affic"a/e de documents et de tracts syndicaux...
66 # 6nté/ration, conflit, c"an/ement social
iche 2! La mutation des conflits
"ociolo#ie
3%1 % la conflictualité sociale pat"olo/ie, facteur de co"ésion ou moteur du c"an/ement social(cquis de première  conflit  otions  onflits sociaux, mouvements sociaux, ré/ulation des conflits, syndicats
 
$.Les re%endications
Les revendications sont d’aBord matérielles et immédiates  demandes d’au/mentation de salaires, ournée de 8 "eures, etc.
2lles peuvent aussi +tre plus lar/es et concernaient les proBlèmes sociaux  retraite, >écurité >ociale
&.'ers la disparition des conflits du tra%ail?
1.Constat
Le taux de syndicalisation passe de 34 @ en )5 à )%* @ auourd’"ui
Le nomBre de C6$ !Cournées 6ndividuelles on $ravaillées& pour fait de /rève a été divisé par plus de 3 entre )5 et 3448 !de ;.5 millions à 1.5 millions&
2.()plications
es évolutions relève d’une crise du syndicalisme qui s’explique par plusieurs facteurs
a.Une inadaptation con*oncturelle
la croissance du c"ma/e  Les salariés pensent que les entreprises licencient d'aBord les syndiqués, ils vont donc "ésiter d'ad"érer à un syndicat par peur du c"ma/e. Les syndicats défendent d'aBord le salarié de la ré/ulation fordiste !cf. t"éorie insider%outsider&, ce qui leur fait perdre toute lé/itimité aux yeux des c"meurs.
Le développement des emplois atypiques  la maeure partie des c"meurs, mais aussi des salariés en DD et en intérim considèrent donc soit que les syndicats ne s'intéressent pas à eux, soit se sentent exclus de la société et vivent leur c"ma/e comme une "onte !cf. c"ap. travail et lien social&. 6ls refusent dès lors de revendiquer leur statut de c"meur et donc d'ad"érer à des syndicats ou des associations défendant leurs droits.
des syndicats sur la défensive Eendant les périodes de croissance les syndicats avaient oBtenus de nomBreuses avancées sociales pour les salariés. (u contraire, en période de crise les entreprises n'ont plus de surplus à répartir et au contraire remettent en cause les acquis précédemment accordés. Les revendications syndicales éc"ouent donc souvent, ce qui détermine une perte d'audience et de confiance des salariés toute réforme sociale est ainsi vue comme une ré/ression
+.Une inadaptation structurelle
la crise des Bastions traditionnels  la crise détermine une restructuration en profondeur des tissus productifs des pays développés. Les puissantes fédérations que représentaient les mines, la sidérur/ie, la métallur/ie, le textile sont condamnées et sont victimes de destruction massive de l'outil de production. Le modèle de l'ouvrier de métier implanté dans une ré/ion caractérisée par une mémoire ouvrière ancienne et vive est en voie de disparition. La nouvelle classe ouvrière ne possède pas cette mémoire. Le syndicalisme traditionnel se révèle incapaBle de moBiliser les ouvriers plus qualifiés, eunes et féminisés dans les industries nouvelles.
la montée des E2 et de la sous%traitance Depuis l'entrée en crise on oBserve un mouvement d'extemalisation, c'est%à%dire que les /randes entreprises licencient une partie de leur personnel et font appel à des entreprises sous%traitantes afin de réaliser les t:c"es les plus simples. Fr l'on sait que le taux de syndicalisation est fortement décroissant avec la taille des entreprises
La tertiarisation de l'économie omme l'explique C -ourastié, la tertiarisation est une évolution inéluctaBle vers laquelle se diri/ent tous les pays développés .Fr le secteur tertiaire est traditionnellement !si l'on excepte les fonctionnaires& réticent au syndicalisme qui moBilisait plus facilement dans le monde industriel !auquel son discours de lutte des classes était mieux adapté&.
les nouvelles formes d'or/anisation du travail  $outes les nouvelles mét"odes que l'on rassemBle sous le terme de mana/ement participatif qu'il s'a/isse des /roupes semi%autonomes ou des mét"odes d'ori/ine aponaises !cercle de qualité,...& tendent à faire appel davanta/e à la participation des salariés et à court%circuiter les syndicats.
Gn modèle syndical inadapté  2tre ad"érent à un syndicat ne si/nifiait pas seulement cotiser à une or/anisation H il fallait surtout accepter d'inté/rer une communauté vivant en mar/e de la société !le prolétaire est celui qui est exclu&. Le syndicat représentant une contre%société développant une contre%culture. 2n se concevant comme une cellule préfi/urant
 
l'avènement d'un nouvel ordre économique et social, le syndicat à travers le myt"e de la /rève /énérale, visait à préparer la révolution. (uourd'"ui une telle conception de l'ad"érent !qui n'a d'ailleurs amais re/roupé qu'une minorité de salariés& est dépassée, est vide de sens. L'ad"érent est devenu un simple cotisant qui refuse de se fondre dans le syndicat, d'en accepter la culture
la montée de l’individualisme : le paradoxe d’Olson :
Mancur Olson montre que l’existence d’un groupe non organisé d’individus aux intérêts communs, dotés de moyens d’action et conscients de leurs intérêts n’implique pas automatiquement, contrairement aux intuitions de type marxiste, l’apparition d’une action collective. En effet, quand le produit obtenu par une telle action est un bien ou un service collectif ex : une augmentation de salaire pour tous! et lorsque le groupe est asse" large pour que des pressions ne s’exercent pas sur les individus afin de l’inciter # l’action, alors se produit le p$énom%ne du passager clandestin Olson construit son analyse dans une perspective libérale puisqu’il adopte le mod%le de l’$omo&oeconomicus égoiste et rationnel! :
o
'$aque individu va se dire que puisqu’il peut profiter de l’action sans avoir # agir lui&même,
o
il aura intérêt # laisser les autres dépenser de leur temps et de l’énergie pour se procurer les biens publics.
'eci doit, selon Olson, permettre d’expliquer l’absence de mouvements collectifs : en (rance et en )llemagne, les résultats de l’action de la gr%ve s’appliquent # tout le monde syndiqués et non syndiqués! * il est interdit de faire une discrimination, ce qui n’est pas une incitation # la syndicalisation.
+our que la syndicalisation se développe, il faut que les syndicats offrent # leurs membres des incitations sélectives
o
soit pénaliser le refus de participation # l’action  ex : dans un petit groupe , rompre la solidarité peut entraner une mise # l’écart ! .
o
soit accorder des avantages spécifiques : protection -uridique du salarié, postes dans l’organisation, ...
,our les plus moti%és : le mod-le d/+ershall
on analyse se situe explicitement dans la perspective de celle d’Olson mais elle est enric$ie par une approc$e sociologique qui c$erc$e # définir quelles sont les conditions sociales susceptibles de favoriser l’émergence de mouvements sociaux au sein d’une collectivité.Obers$all croise deux dimensions pour expliquer la probabilité d’une organisation et d’une mobilisation d’un collectif :
+remi%re dimension : la dimension $ori"ontale qui renvoie # la nature des liens sociaux existant au sein de la collectivité, c’est&#&dire la co$ésion sociale du groupe. Obers$all distingue / cas :
relation de type communautaire : famille, village, clan, comme dans les sociétés traditionnelles.
 relation de type associatif : groupe professionnel, religieux, économique comme dans les sociétés industrielles.
 contrairement au troisi%me cas o0 les relations sociales sont peu développées.1emarque : 2ans ces 3 premiers cas, le sentiment de solidarité du groupe et son potentiel de mobilisation sont élevés
2euxi%me dimension : la dimension verticale renvoie au degré d’intégration sociale et politique entre les différents groupes. 4l est possible de mesurer ce niveau d’intégration par l’étendue des liens entretenus avec les groupes supérieurs au sein de la pyramide sociale et politique. 3 types sont alors distingués :
dans les sociétés segmentées o0 les groupes sont peu intégrés, l# o0 la mobilité ascendante est faible, les groupes devront compter sur eux&mêmes pour faire entendre leur voix , leurs revendications . 5a segmentation est donc propice # la mobilisation.
dans les sociétés o0 l’intégration est forte, les groupes peuvent faire entendre leurs voix qui seront prises en compte, ce qui réduit la probabilité de la mobilisation.

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