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05/12/2014

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󰁏󰃹 󰁥󰁮 󰁳󰁯󰁭󰁭󰁥󰁳󰀭󰁮󰁯󰁵󰁳 ?
 
Le terme rétablissement est la traduction française de « recovery ». Derrière ce mot se cache plusieurs concepts. La philosophie du rétablissement. A partir de sa propre expérience de la schizophrénie, Deegan, une professeur de droit américaine résume ainsi le rétablissement : «
Un processus, pas un  point final ou une destination. Le rétablissement est une attitude, une  façon d'aborder le quotidien et les défis que je rencontre. Être en processus de rétablissement signifie que je sais que  j'ai certaines limitations et des choses que je ne peux pas faire. Mais plutôt que ces limitations soient une occasion de désespérer et d'abandonner c’est en apprenant ce que je ne peux pas faire, que j'ai aussi découvert les possibilités de toutes les choses que je peux faire
 ». à travers ce témoignage, le rétablissement est défini un peu comme un parcours, un voyage. Il ne s’agit pas d’une expérience linéaire mais d’un mouvement avec des ajustements constant. The recovery movement (le mouvement  pour le rétablissement). Dans les années 80 aux USA, en réaction avec un système de soin en parfaite contradiction avec la philosophie du rétablissement et for de l’expérience de certains groupes d’auto support comme les 12-step  program (alcooliques anonymes)s’appuyant la philosophie du rétablissement, des groupes d’ex-patients se sont réunis sous le nom de « psychiatricsurvivors » (les survivants de la psychiatrie) pour demander que les soins proposés par les centres de santé mentale soient orientés autour du rétablissement des personnes. C’est donc un mouvement citoyen qui est à l’origine des recommandations admises dans de nombreux pays à travers le monde. Les soins ou l’accompagnement orientés autour du rétablissement. Cette approche qui met l’accent sur la capacité des personnes à se rétablir  pourrait se résumer pour les équipes qui tenteraient de l’appliquer en 5 points : 1. Promouvoir le réveil du pouvoir des  personnes 2. Orienter les décisions vers le choix des personnes 3. Baser l’accompagnement sur les espoirs et les rêves 4. Le professionnel doit s’adapter au contexte et à la vie des personnes et non l’inverse 5. Avoir comme objectif d’augmenter les capacités et la qualité de vie des  personnes
󰁒󰁡󰁰󰁡󰁨󰁥󰁬
󰁆󰃩󰁶󰁲󰁩󰁥󰁲 2014
 Septembre
󰁎󰁵󰁭󰃩󰁲󰁯 1
 
󰁌󰁡 󰁦󰁥󰁵󰁩󰁬󰁬󰁥 󰁤󰁥 󰁣󰁨󰁯󰁵
󰂫 D󰁵 󰁣󰃴󰁴󰃩 󰁤󰁵 󰁣󰁨󰁥󰁺󰀭󰁳󰁯󰁩 󰂻
󰁓󰁯󰁭󰁭󰁡󰁩󰁲󰁥 :
A󰁵 󰁦󰁡󰁩󰁴 󰁪󲀙󰁡󰁩 󰁵󰁮 󰁣󰁨󰁥󰁺󰀭󰁭󰁯󰁩
󰁏󰃹 󰁥󰁮 󰁳󰁯󰁭󰁭󰁥󰁳󰀭󰁮󰁯󰁵󰁳?
󰁔󰃩󰁭󰁯󰁩󰁧󰁮󰁡󰁧󰁥 : C󰁯󰁮󰁴󰁲󰁥󰁲 󰁬󰁡 󰁳󰁣󰁨󰁩󰁺󰁯󰁰󰁨󰁲󰃩󰁮󰁩󰁥 󰁰󰁡󰁲󰁡󰁮󰁯󰃯󰁤󰁥 󰁥󰁮 6 󰁰󰁯󰁩󰁮󰁴󰁳
󰁒󰁥󰁧󰁡󰁲󰁤 󰁣󰁲󰁯󰁩󰁳󰃩󰁳 : 󰂫 󰁊󰁥 󰁴󰁲󰁯󰁵󰁶󰁥 󰁣󰁡 󰁬󰁯󰁵󰁣󰁨󰁥 󰂻
󰁓󰁯󰁲󰁴󰁩󰁲 󰁤󰁥 C󰁨󰁥󰁺󰀭󰁳󰁯󰁩
E󰁮 󰁤󰁥󰁨󰁯󰁲󰁳 󰁤󰁵 󰁣󰁨󰁥󰁺 󲀓󰁳󰁯󰁩: 󰁌󰁡  󰁢󰁲󰁩󰁣󰁯󰁴󰁨󰃨󰁱󰁵󰁥
󰁌󰁡 󰁲󰁥󰁣󰁥󰁴󰁴󰁥 : 󰁇󰃢󰁴󰁥󰁡󰁵 󰁡󰁵 󰁣󰁨󰁯󰁣󰁯󰁬󰁡󰁴 󰁤󰁥 󰁎󰁡󰁤󰁩󰁡
E󰁤󰁩󰁴󰁯 󲀔 󰁌󰁡 󰁒󰃩󰁴󰁡󰁢󰁬󰁩󰁳󰁳󰁥󰁭󰁥󰁮󰁴 󰁣󲀙󰁥󰁳󰁴󲀦 C󰁯󰁭󰁭󰁥 󰁥󰁮 󰁶󰁡󰁲󰁡󰁰󰁰󰁥, 󰁣󲀙󰁥󰁳󰁴 󰁤󰁥 󰁲󰁥󰁴󰁲󰁯󰁵󰁶󰁥󰁲 󰃠 󰁬󲀙󰁡󰁩󰁤󰁥 󰁤󰁥 󰁳󰁯󰁮 󰁣󰁯󰁲󰁰󰁳 󰁥󰁴 󰁤󰁥 󰁳󰁥󰁳 󰁭󰁵󰁳󰁣󰁬󰁥󰁳 󰁵󰁮 󰃩󰁱󰁵󰁩󰁬󰁩󰁢󰁲󰁥 󰁮󰃩󰁣󰁥󰁳󰁳󰁡󰁩󰁲󰁥 󰃠 󰁬󰁡 󰁰󰁯󰁵󰁲󰁳󰁵󰁩󰁴󰁥 󰁤󰁥 󰁬󰁡 󰁶󰁯󰁩󰁥. 󰁕󰁮 󰁶󰁯󰁹󰁡󰁧󰁥 󰁱󰁵󰁩 󰁰󰁥󰁲󰁭󰁥󰁴 󰁤󰁥 󰁳󰁥 󰁳󰁥󰁮󰁴󰁩󰁲 󰁭󰁩󰁥󰁵󰁸 󰁤󰁡󰁮󰁳 󰁬󰁥󰁳 󰁳󰁥󰁮󰁴󰁩󰁥󰁲󰁳 󰁤󰁥 󰁬󰁡 󰁶󰁩󰁥. 󰁌'󰃩󰁶󰁯󰁬󰁵󰁴󰁩󰁯󰁮 󰁤󰁵 󰁰󰁳󰁹󰁣󰁨󰁩󰁳󰁭󰁥 󰁤󲀙󰁵󰁮󰁥 󰁰󰁥󰁲󰁳󰁯󰁮󰁮󰁥 󰁴󰁥󰁮󰁤󰁡󰁮󰁴 󰁤󰁵 󰁭󰁡󰁬󰀭󰃪󰁴󰁲󰁥  󰁪󰁵󰁳󰁱󰁵󲀙󰁡󰁵 󰁢󰁩󰁥󰁮󰀭󰃪󰁴󰁲󰁥. 󰁒󰁥󰁴󰁲󰁯󰁵󰁶󰁥󰁲 󰁵󰁮 󰁢󰁩󰁥󰁮󰀭󰃪󰁴󰁲󰁥 󰁰󰁳󰁹󰁣󰁨󰁩󰁱󰁵󰁥 󰁥󰁴 󰁭󰁯󰁲󰁡󰁬. 󰁒󰁥󰁴󰁲󰁯󰁵󰁶󰁥󰁲 󰁤󰁵 󰁲󰁥󰁳󰁰󰁥󰁣󰁴 󰁥󰁮󰁶󰁥󰁲󰁳 󰁬󰁥󰁳 󰁡󰁵󰁴󰁲󰁥󰁳 󰁭󰁡󰁩󰁳 󰁡󰁵󰁳󰁳󰁩 󰁥󰁮󰁶󰁥󰁲󰁳 󰁳󰁯󰁩󰀭󰁭󰃪󰁭󰁥 󰁥󰁴 󰁣󰁲󰁯󰁩󰁲󰁥 󰁱󰁵󰁥 󰁬󲀙󰁯󰁮 󰁥󰁳󰁴 󰁣󰁡󰁰󰁡󰁢󰁬󰁥 󰁤󰁥 󰁲󰃩󰁡󰁬󰁩󰁳󰁥󰁲 󰁳󰁥󰁳 󰁲󰃪󰁶󰁥󰁳.
󰁌󰁡 󰁲󰃩󰁤󰁡󰁣󰁴󰁩󰁯󰁮 󰀺 󰁐󰁡󰁢󰁬󰁯, 󰁒󰁡󰁰󰁨󰁡󰃫󰁬, 󰁃󰁬󰃩󰁭󰁥󰁮󰁴, 󰁇󰁵󰁩󰁬󰁬󰁡󰁵󰁭󰁥, 󰁌󰁩󰁶󰁩󰁡, 󰁍󰁯󰁵󰁲󰁡󰁤, 󰁃󰃩󰁬󰁩󰁡, 󰁔󰁯󰁮󰁹,  󰁁󰁵󰁤󰁲󰁥󰁹, 󰁎󰁡󰁤󰁩󰁡, 󰁋󰁡󰁲󰁩󰁭, 󰁉󰁳󰁡󰁢󰁥󰁬󰁬󰁥
 󰁍󰁥󰁮󰁥󰁲 󰃠 󰁢󰁩󰁥󰁮 󰁮󰁯󰁴󰁲󰁥 󰁥󰁮󰁴󰁲󰁥󰁰󰁲󰁩󰁳󰁥 󰁥󰁴 󰁮󰁯󰁴󰁲󰁥 󰁳󰁣󰁩󰁥󰁮󰁣󰁥
A󰁵 󰁦󰁡󰁩󰁴, 󰁪󲀙󰁡󰁩 󰁵󰁮 󰁣󰁨󰁥󰁺󰀭󰁭󰁯󰁩 !
󰂫
 󰁁󰁶󰁯󰁩󰁲 󰁵󰁮 󰁣󰁨󰁥󰁺󰀭󰁳󰁯󰁩, 󰁰󰁯󰁵󰁶󰁯󰁩󰁲 󰁶󰁩󰁲󰁥󰁲 󰁴󰁯󰁵󰁴 󰁬󰁥 󰁭󰁯󰁮󰁤󰁥 󰁱󰁵󰁡󰁮󰁤 󰁬󰁥󰁳 󰁧󰁥󰁮󰁳 󰁤󰁥󰁶󰁩󰁥󰁮󰁮󰁥󰁮󰁴 󰁴󰁲󰁯󰁰 󰁣󰁯󰁮󰁳 (󰁣󰁨󰁯󰁳󰁥 󰁩󰁭󰁰󰁯󰁳󰁳󰁩󰁢󰁬󰁥, 󰁰󰁡󰁲 󰁤󰃩󰁦󰁩󰁮󰁩󰁴󰁩󰁯󰁮, 󰁤󰁡󰁮󰁳 󰁬󰁡 󰁲󰁵󰁥 󲀦) 󰁇󰁵󰁩󰁬󰁬󰁡󰁵󰁭󰁥
 
󰁌󰁥 󰁲󰃩󰁴󰁡󰁢󰁬󰁩󰁳󰁳󰁥󰁭󰁥󰁮󰁴, 󰁣󲀙󰁥󰁳󰁴 󰁱󰁵󰁯󰁩 󰀿
 
2. Sortez régulièrement, 45-60min par jour ; 3. Ayez des activités (sport(s), dessin, lecture…), ça favorise la concentration et donc la paix intérieure ; 4. Le traitement est
indispensable
 au rétablissement, ne l’oubliez pas même en cas d’amélioration ; 5. Surtout, n’oubliez pas que vous avez le droit de vivre, comme tout le monde, et que votre vie a de la valeur ; 6. Ayez des amis (potes, copine / copain…), indispensables à un bon rétablissement, c’est le  plus important avec le traitement. Voilà, j’espère que mon témoignage vous sera utile. Bonne chance ! Tony Contrer la schizophrénie paranoïde en 6 points (aussi effrayante soit-elle cette maladie a des faiblesses) : 1. Si une crise se fait sentir, éteignez tout (nuisances sonores : TV, radio…) ;
󰁄󰁥󰁳 󰁣󰁨󰁩󰁦󰁦󰁲󰁥󰁳 󰁥󰁴 󰁤󰁥󰁳 󰁬󰁥󰁴󰁴󰁲󰁥󰁳
󰁔󰃩󰁭󰁯󰁩󰁧󰁮󰁡󰁧󰁥
󰁃󰁯󰁮󰁴󰁲󰁥󰁲 󰁬󰁡 󰁳󰁣󰁨󰁩󰁺󰁯󰁰󰁨󰁲󰃩󰁮󰁩󰁥 󰁰󰁡󰁲󰁡󰁮󰁯󰃯󰁤󰁥 󰁥󰁮 6 󰁰󰁯󰁩󰁮󰁴󰁳 󰁃󲀙󰁥󰁳󰁴 󰁱󰁵󰁩 󰁱󰁵󰁩 󰁡󰁲󰁲󰁯󰁳󰁥 󰁬󰁥󰁳 󰁰󰁬󰁡󰁮󰁴󰁥󰁳 󰀿
󰁌󰁡 󰁶󰁯󰁩󰁥 󰁤󰁵 󰁣󰁯󰁳󰁭󰁯󰁳
󰂫D󰁥 󰁰󰁡󰁲 󰁴󰁯󰁮 󰁧󰃩󰁮󰁩󰁥 󰁣󰁲󰃩󰁡󰁴󰁥󰁵󰁲, 󰁴󰁯󰁵󰁴󰁥󰁳 󰁴󰁥󰁳 󰁦󰁡󰁵󰁴󰁥󰁳 󰁴󰁥 󰁳󰁯󰁮󰁴 󰁰󰁡󰁲󰁤󰁯󰁮󰁮󰃩󰁥󰁳. 󰁉󰁬 󰁴󰁥 󰁳󰁵󰁦󰁦󰁩󰁴  󰁪󰁵󰁳󰁴󰁥 󰁤󲀙󰁡󰁣󰁣󰁯󰁲󰁤󰁥󰁲 󰁵󰁮󰁥 󰁰󰁡󰁲󰁣󰁥󰁬󰁬󰁥 󰁤󰁥 󰁶󰃩󰁲󰁩󰁴󰃩 󰁤󰁵 󰁴󰁯󰁵󰁴 󰁰󰁵󰁩󰁳󰁳󰁡󰁮󰁴 󰁡󰁵󰁸 󰃩󰁣󰁲󰁩󰁴󰁳 󰁳󰁵󰁲 󰁬󰁡 󰁲󰃩󰁡󰁬󰁩󰁴󰃩 󰂻
󰁐󰁡󰁢󰁬󰁯
Journée pour tous du 28/11/13 au théâtre Daki Ling. En tout de 20 à 30 participants à cette journée. Après un café convivial,  présentation des chiffres relatifs au programme et témoignages, avant de déguster un splendide couscous puis d’enchainer l’après-midi avec des ateliers de réflexion sur l’emploi et sur la  participation. Une journée instructive, constructive qui nous a montré un peu les tenants et les aboutissants de ce que nous faisons ici, à Marseille.
󰁌󰁥 󰁧󰁯󰁵󰁶󰁥󰁲󰁮󰁥󰁭󰁥󰁮󰁴 󰁡 󰁡󰁣󰁴󰃩 󰁲󰃩󰁣󰁥󰁭󰁭󰁥󰁮󰁴 󰁱󰁵󰁥 󰁬󰁥 󰁰󰁲󰁯󰁧󰁲󰁡󰁭󰁭󰁥 󰁵󰁮 󰁣󰁨󰁥󰁺 󰁳󰁯󰁩 󰁤󲀙󰁡󰁢󰁯󰁲󰁤 󰁳󰁥 󰁰󰁯󰁵󰁲󰁳󰁵󰁩󰁴 󰁰󰁯󰁵󰁲 󰁬󰁥󰁳 2 󰁡󰁮󰁳 󰃠 󰁶󰁥󰁮󰁩󰁲, 󰁡󰁶󰁥󰁣 󰁤󰁥󰁳 󰁦󰁩󰁮󰁡󰁮󰁣󰁥󰁭󰁥󰁮󰁴󰁳 󰁩󰁤󰁥󰁮󰁴󰁩󰁱󰁵󰁥󰁳 󰁡󰁵󰁸 󰁡󰁮󰁮󰃩󰁥󰁳 󰁰󰁲󰃩󰁣󰃩󰁤󰁥󰁮󰁴󰁥󰁳.
󰁏󰃹 󰁥󰁮 󰁳󰁯󰁭󰁭󰁥󰁳󰀭󰁮󰁯󰁵󰁳 ? (󰁳󰁵󰁩󰁴󰁥)
Rencontre nationale Housing First, Paris. J’ai été invité, le 13 novembre 2013, pour assister à la rencontre nationale du programme Housing First. Quatre ateliers étaient mis en place : Emploi, Formalisation, Participation et médiateurs de santé / travailleurs pairs. J’ai tout d’abord participé à l’atelier sur l’emploi, table ronde très intéressante d’infos et d’échanges sur le sujet de l’insertion professionnelle (CV, lettre de motivation, RQTH, Emmaüs Défi, Club Houses…). J’ai ensuite assisté à l’atelier formalisation, où je me suis interrogé sur la raison du travail en binôme pour les visites à domicile : est-ce une mesure de sécurité ? Je  prévois pour mon prochain séjour de rendre visite à ces associations et creuser le sujet. L’utilisation du terme « Usagers » de la part de  professionnels m’a dérangé, pour moi c’est un terme qui renvoie à l’usage de drogues, fortement connoté. Cette rencontre m’a permis de mieux comprendre le fonctionnement du programme Housing First, ainsi que des différents projets des différentes villes. Je regrette cependant que cette rencontre fût trop brève.
 
󰁒󰁥󰁧󰁡󰁲󰁤󰁳 󰁣󰁲󰁯󰁩󰁳󰃩󰁳
 
󰂫 󰁊󰁥 󰁴󰁲󰁯󰁵󰁶󰁥 󰃧󰁡 󰁬󰁯󰁵󰁣󰁨󰁥 󰂻
󰁌󰁥󰁳 󰁣󰁯󰁮󰁳󰁥󰁩󰁬󰁳 󰁡󰁶󰁩󰁳󰃩󰁳
󰂫 󰁕󰁮 󰁵󰁳󰁡󰁧󰁥󰁲 󰁤󰁥 󰁤󰁲󰁯󰁧󰁵󰁥 󰃠 󰁬󰁡 󰁲󰁵󰁥 󰁮󲀙󰁥󰁳󰁴 󰁰󰁡󰁳 󰁵󰁮 󰁴󰁯󰁸󰁩󰁣󰁯 󰁭󰁡󰁩󰁳 󰁵󰁮󰁥 󰃢󰁭󰁥 󰁰󰁥󰁲󰁤󰁵󰁥 󰂻 󰁉󰁳󰁡󰁢󰁥󰁬󰁬󰁥 󰂫 󰁏󰁮 󰁮󰁥 󰁰󰁥󰁵󰁴 󰁰󰁡󰁳 󰁲󰁥󰁭󰁥󰁴󰁴󰁲󰁥 󰁥󰁮 󰁣󰁡󰁵󰁳󰁥 󰁬󰁥 󰁣󰁨󰁡󰁵󰁤 󰁥󰁴 󰁬󰁥 󰁦󰁲󰁯󰁩󰁤 󰂻 󰁎󰁡󰁤󰁩󰁡 󰂫 󰁊󰁡󰁭󰁡󰁩󰁳 󰁩󰁮󰁴󰃩󰁧󰁲󰃩 󰁴󰁯󰁵󰁪󰁯󰁵󰁲󰁳 󰁩󰁮󰁴󰃨󰁧󰁲󰁥 󰂻 󰂫 󰁔󰁯󰁵󰁪󰁯󰁵󰁲󰁳 󰁥󰁮 󰃩󰁱󰁵󰁩󰁬󰁩󰁢󰁲󰁥  󰁪󰁡󰁭󰁡󰁩󰁳 󰁰󰁡󰁲 󰁴󰁥󰁲󰁲󰁥 󰂻 󰁋󰁡󰁲󰁩󰁭
󰁌󰁥 󰁲󰁥󰁧󰁡󰁲󰁤
V
ivre en logement, c’est avoir des clés  pour choisir. Des clés  pour être libre d’entrer ou de sortir, d’être dedans ou d’être dehors, d’être seul(e) ou entouré(e). C’est avoir le droit d’avoir le choix. Vivre en logement, c’est  pouvoir inventer un espace rien qu’à soi,  poser des meubles pour ne pas entendre l’écho des pièces vides, se remplir de soi pour mieux se (ré. Vivre en logement, c’est se permettre l’intimité qui permet la reconnaissance. Ou bien la connaissance de soi. Tout simplement. Pouvoir sortir des rangs sans regards inquisiteurs. Vivre en logement, c’est aussi soi et quatre murs  parfois. Soi tout seul, quand la rue ou les lieux collectifs ont toujours rythmé la vie de quelques un(e)s. Alors difficile, le chez-soi tout seul,  parfois. Vivre en logement, c’est aussi être tout seul avec soi-même. Se regarder en face. Sans concessions. Sans négociations. Ca  pète à la tronche parfois, alors qu’on n’avait pas  prévu ça. Vivre en logement, c’est  pas juste quatre murs, une clé et une porte. C’est pas juste un toit sur la tête. C’est pas juste de la tapisserie et quelques meubles. C’est d’abord une rencontre imprévue avec soi. Une quête peut-être. Alors, pour vivre en logement, peut-être que  parfois, pas toujours, on a  besoin de ne pas être seul(e). De sentir que là, tout  près, quelques personnes constituent des ressources. Au cas où. Juste au cas où.
Q
uand on est à la rue, on a les ongles noirs. On a le regard des autres qui pèse sur nous, comme une lourdeur qui nous détruit. Etre à la rue, c’est ne plus avoir d’identité, ni de repères. On s’accroche, mais on s’accroche à quoi ? Essayer d’être quelqu’un qui n’a plus d’identité, c’est un chemin sans fin, on perd nos réalités. On n’a aucun soin, on  pète les plombs, on use de  produits illicites, ce qui permet de s’évader mais dure est à la réalité. Partir en psychiatrie ; on avale des cachetons, on a un toit mais tout ça ne dure pas. J’ai eu la chance de tirer la bonne enveloppe, un appartement m’a été donné, je me suis remontée. Avoir un appart, c’est quoi ? C’est pouvoir se gérer, se reconstruire, avoir le goût du propre, pouvoir cuisiner, pouvoir se doucher, aller de l’avant, être quelqu’un dans la société. Comme Pierre, Paul ou Jacques. On peut boire de l’alcool sans être regardé, on est à l’abri, on n’a plus froid, c’est plus un squat. C’est notre appart. On regagne notre dignité, on refait notre identité, on va chez le médecin, on s’occupe de soi, on devient un-e citoyen-ne dans la société qui, à un moment, nous a lâché. Avoir le plaisir de manger à toute heure, de  pouvoir se doucher, d’être comme tout le monde, avoir un voisinage sans un regard  bizarre, faire ses commissions, refaire ses papiers, avoir enfin une identité. La réalité est un plaisir comme la rue en été, mais l’hiver, la  précarité… Où aller pour bien squatter ? Donc avoir un chez-soi, c’est un cheminement droit. On se sent enfin revivre, on part plus à la dérive. Quel plaisir d’avoir un toit. On reçoit ou on ne reçoit pas. Avoir ses clés, c’est se dire « j’ai un chez-moi, j’ai le droit de vivre ». Quand la vie prend un tournant tel que la mort à tout instant, on a la peur au ventre, on est mal. On a  beau crier notre mal-être, nul ne s’y intéresse. Quand on a un appart, on rencontre des gens qui restent anonymes sauf par leur nom. Tel ou tel voisin ou voisine, avec le respect, on  peut tirer à n’importe quel moment la sonnette d’alarme car nous ne sommes plus seuls. Isabelle

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