/  5
 
Dossier de conception d’un projet e-learning en langues :
 partie didactique
Légèrement adapté d’un document original de
Christian Degache
, enseignant chercheurà Grenoble 3
Présenter le projet
Cette partie doit :
Présenter le public cible ;
Présenter la finalité de formation ;
Décrire les situations et les tâches de référence visées par le dispositif de formation : ils’agit ici, conformément aux dispositions du chapitre 4 du CECR (2001 :40), « d’examiner etd’exposer[…]ce que [vous attendez] que les apprenants dont [vous avez] la responsabilité soientcapables de faire avec la langue en question et ce qu’ils devraient savoir pour être capables d’uneactivité langagière » (appuyez-vous sur la grille « mettre en pratique le CECR » pour passer enrevue les différentes catégories) ;
Présenter le dispositif de formation envisagé dans ses grandes lignes ;
Présenter son contexte d’utilisation.D'une
longueur maximale de 2 à 3 pages
, cette partie doit permettre de posséderune vue d’ensemble du projet et de ses finalités. Le ton doit être relativement neutre, ledestinataire de référence est un spécialiste du domaine (expert didactique) qui connaît bien leCECR, mais pas forcément le public ciblé, ses besoins, etc.
 
Préciser l’architecture didactique
L’objectif est ici de faire visualiser la structure du module/cours et la logique de cettestructuration.
comment se présentent les éléments du dispositif 
: conception en unités, sous-unités,modules, volets… ?
qu’est-ce qui justifie la répartition des éléments
: y a-t-il un principe de répartition ouprincipe organisateur/unificateur ? la combinaison de plusieurs principes sans dominanteparticulière ?
notionnel/fonctionnel (actes de parole, savoir-faire communicatifs) ;
centres d’intérêt du public ciblé ;
situations de communication (exercices de plusieurs actes de parole) ;
une métaphore particulière : par ex. le centre de langues virtuel, l’immersion, le séjourlinguistique, le guide touristique … ;
vocabulaire, par ex. les expressions idiomatiques, les différents champs lexicaux d’undomaine (ex : le sport, la gastronomie) ;
points de grammaire, de phonétique (les difficultés phonologiques des francophones enanglais…), de morphologie ("un fait de langue") ;
textes et documents (en relation avec l’exercice d’une habileparticulre, lacompréhension orale ou écrite par exemple)?;
la nature des éléments tout simplement, répartis en rubriques ;
autre...
y a-t-il un principe de progression ?
si oui, quel est-il ?
graduation de la difficulté ;
logique de scénario (voyage, projet commun...) ;
logique interne et à partir de quoi : d’une évaluation diagnostique, des choix del’utilisateur (cas particulier des systèmes arborescents [apparemment] complètementouverts…) ;
analyse de la langue (couvrir un aspect donné) ;
quel est le
type d’architecture retenu
: linéaire, hiérarchique (arborescente), ou en réseau(dispositif “ouvert”) ?
 
Sélectionner et caractériser les sources langagières ou documentssupports
Selon la façon de procéder retenue, vous serez soit en situation de partir de documentsexistants, soit de devoir les chercher, soit de devoir les créer. Dans tous les cas il est nécessairede les caractériser.Pour chaque document (ou type de document), il est bon de préciser :
les
modalités de collecte
des sources/documents ;
les
modalités de réalisation
des documents à créer : , qui, comment (pertinencedidactique de la qualité de l’enregistrement, des bruits de fond, des consignes données auxlocuteurs, etc.).La caractérisation doit faire apparaître pour chaque document (ou type de document) lespoints suivants :
durée
,
volume
;
caractère
authentique/fabriqué/hybride
;
genre textuel, genre du document
: liste non-finie, par exemple pour l’oral : conversationsradiophoniques speakers-auditeurs, conversations informelles, conversations téléphoniques,infos radiophoniques, tables rondes radiophoniques, discours officiels, interview préparée ,micro-trottoirs, interview non-préparée, chansons, poèmes, publicités, visites guidées,messages par haut-parleur, messages sur répondeur, messagerie vocale, prévisions météo,commentaire sportif en direct, récits de vie, textes littéraires oralisés, autres... ;
type(s) de discours
: liste finie : narratif, expositif, injonctif, descriptif, argumentatif,épistolaire, dialogal ;
caractéristiques discursives
, liées aux conditions et contraintes de production : physiques,sociales, temporelles, cognitives (contexte mental dans CECR, dépendant de la nature de lacommunication réelle ou simulée, spontanée ou non), psychoaffectives (stress, fatigue,prédispositions et intentions – empathie, sympathie, antipathie, agressivité –, attentes…cf.CECR) ;
Au vu de ces caractéristiques, le code oral est-il accompagné (doit-il être accompagné) des
marques du discours oral
ou de
celles du discours écrit
? Même question pour le codeécrit. Quelles sont ces marques ? Feront-elles l’objet d’une focalisation pédagogique ? ;
caractéristiques
pragmatiques
(actes de parole représentés dans le document) ;
caractéristiques
linguistiques
(grammaire, vocabulaire, phonétique, prosodie…) ;
caractéristiques
sociolinguistiques
;
caractéristiques
culturelles
et
civilisationnelles
;
niveau de difficulté
dans une progression donnée ;
perspectives d’exploitation
.En considérant l’ensemble des documents sélectionnés :
selon le niveau, comment conçoit-on l’évolution, quels sont
les choix de progression
(cf. ci-dessus) ?
représentativité de la
diversité de la langue-cible
(variétés régionales, sociales, registres,âge...)

Share & Embed

More from this user

Recent Readcasters

Add a Comment

Characters: ...

uploaded a new revision for this document (#3)

11 / 13 / 2009

uploaded a new revision for this document (#2)

11 / 13 / 2009

uploaded a new revision for this document (#1)

11 / 13 / 2009