Welcome to Scribd, the world's digital library. Read, publish, and share books and documents. See more
Download
Standard view
Full view
of .
Save to My Library
Look up keyword
Like this
12Activity
0 of .
Results for:
No results containing your search query
P. 1
Les Rats maudits - chapitre 2

Les Rats maudits - chapitre 2

Ratings: (0)|Views: 1,211 |Likes:
Published by Nicolas Mx
Chapitre 2 des Rats maudits, histoire du mouvement étudiant nationaliste en France.
Chapitre 2 des Rats maudits, histoire du mouvement étudiant nationaliste en France.

More info:

Published by: Nicolas Mx on Nov 14, 2009
Copyright:Attribution Non-commercial

Availability:

Read on Scribd mobile: iPhone, iPad and Android.
download as PDF or read online from Scribd
See more
See less

01/13/2013

pdf

 
Le GUDet Ordre NouveauCroix noires et rats celtiques
GRANDES MANOEUVRES GROUPUSCULAIRES
Voil
à
donc Occident fauch
é
en plein essor. Le coup
é
taitpr
é
visible, mais il fait mal. Le mouvement n'avait pas de journal,pas de structure de repli, pas d'alli
é
, pas un sou, rien. S'il avait
é
t
é
dissous en juin, il aurait pu profiter de l'
é
t
é
pour r
é
fl
é
chir auxinconv
é
nients de l'activisme et trouver une solution de rechange.Cette dissolution arrive au pire moment.La droite nationale, ou ce qu'il en reste, est plut
ô
t satisfaited'
ê
tre d
é
barrass
é
e d'une bande de g
ê
neurs. Ni fleurs ni couronnessur la tombe d'Occident. Les crachats, eux, abondent. Et lesragots. On accusait autrefois le mouvement d'
ê
tre manipul
é
par lapolice, on insinue maintenant que ses survivants sont sous lacoupe d'organisations li
é
es au r
é
gime.II est vrai que les apparences jouent contre Occident. Lesrelais dont il disposait dans les syndicats
é
tudiants lorgnentd
é
sormais qui vers les giscardiens, qui vers les CDR (Comit
é
s deD
é
fense de la R
é
publique, li
é
s au SAC gaulliste). La d
é
sertion deMadelin exerce un effet d
é
moralisant. Il reste pourtant descentaines de jeunes r
é
solus
à
poursuivre le combat.Une grande part va se disperser entre les organisations d
é
 j
à
existantes, et celles qui se cr
é
ent alors. L'ann
é
e scolaire1968/1969 sera celle des grandes man
œ
uvres groupusculaires.La Restauration Nationale, qui avait nagu
è
re dans lesuniversit
é
s une implantation en peau de chagrin, touche lesdividendes de ses contre-manifestations de mai. Elle prend uncoup de jeune, appara
î
t comme un dynamique recoursantimarxiste. Patrice de Plunkett est entour
é
de lieutenantsbrillants. La pens
é
e de Maurras retrouve un lustre inattendu. Sonattraction s'exerce alors aussi bien sur des chr
é
tiens de gaucheque sur des nationalistes bon teint, d'o
ù
les dissensionsult
é
rieures.L'
Œ
uvre Fran
ç
aise, fond
é
e peu avant mai 1968, permet
à
Pierre Sidos de retrouver une certaine audience. II parvient le 28mai 1969
à
r
é
unir trois cent cinquante personnes dans la petitesalle de la Mutualit
é
mais
é
choue dans sa tentative de sepr
é
senter
à
l'
é
lection pr
é
sidentielle de juin. Le style particulier deson mouvement exerce peu d'attrait sur les jeunes. Quelquesrescap
é
s d'Occident y feront un petit tour et puis s'en iront.Le MJR (Mouvement Jeune R
é
volution) a eu une histoireparall
è
le
à
celle d'Occident, mais ses racines sont tout autres.Elles se situent principalement dans l'aile catholique du milieuOAS, celle qui d
é
nonce la croix celtique comme l'embl
è
me del'Ant
é
christ et que r
é
vulse le
«
r
é
alisme biologique >d'Europe-Action. Fond
é
en d
é
cembre 1966 par trois anciens del'OAS-M
é
tropole Jeunes, G
é
rard Bouchet, Jean Caunes et
’ 
AF est puissante au lendemain de mai 68. Incapable de suivre une politique coh 
é  
rente, elle g 
â 
chera consciencieusement ce potentiel.
 
Nicolas Kayanakis, le MJR recrute parmi les d
é
mobilis
é
s duComit
é
Tixier, r
é
unit des militants parmi lesquels on ne tarderapas
à
remarquer Francis Bergeron, Alain Boinet, Jean-PierreFabre, Philippe (et Sylviane) Lemoult, Olivier Morize, Jean-Pierre Stirbois. Au contraire d'Occident, le MJR dispose denombreux relais dans la droite nationale (Bernard Antony,Christian Baeckeroot, Yves Gignac, etc.) et ses cadres ferontpreuve d'une remarquable continuit
é
dans leur militantisme.Apr
è
s s'
ê
tre affirm
é
nationaliste, le MJR optera pour un
«
solidarisme
»
indistinct,
«
ni
à
droite ni
à
gauche > , tout en ser
é
clamant du parrainage du capitaine Sergent, le plus prestigieuxdes exil
é
s de l'OAS. S'il est un peu tard pour d
é
fendre l'Alg
é
riefran
ç
aise, il prolonge cette th
é
matique en plaidant pour l'
«
Eurafrique
»
. Le MJR ne comprend gu
è
re qu'une centained'adh
é
rents, organis
é
s en cellules cloisonn
é
es et entretenus dansla croyance en l'existence d'une vaste organisation souterrainepr
ê
te
à
passer
à
l'action lorsque sonnera l'heure H. Il n'exercequ'une attraction pratiquement nulle sur les anciens d'Occident,qui n'ont que sarcasmes pour ces
«
conspirateurs thomistes
»
, enqui ils voient une man
œ
uvre de Georges Bidault, voire, supr
ê
meinjure, une
«
secte soustellienne
»
. Les deux mouvements ontcoop
é
r
é
dans le cadre du Front Uni de Soutien au Sud-Vietnam,non sans se tirer abondamment dans les pattes.Les Jeunesses Patriotes et Sociales (JPS), fond
é
es par RogerHoleindre au lendemain de mai 68, exploitent le filon des d
éç
usdu tixi
é
risme. Le mouvement dispose d'un journal, de l'appuid'une
é
quipe d'adultes et du support logistique qu'offrent leslocaux du Cercle du Panth
é
on, rue Quincampoix. Le bar, o
ù
Jean-Marie Le Pen vient r
é
guli
è
rement r
é
galer l'assistance decommentaires goguenards sur l'actualit
é
politique, est leprincipal rendez-vous des nationaux
à
Paris. La ligne des JPS estcelle d'un patriotisme sans complication, rigidement antigaullisteet anticommuniste. Son simplisme rebute les
é
tudiants.Le groupe Militant, lanc
é
au lendemain de l'
é
chec du REL,poursuit imperturbablement la tradition du MNP, mais ne groupeque des adultes. Parmi les jeunes rest
é
s jusqu'au bout fid
è
les
à
laligne Europe-Action, les intellectuels ne vont pas tarder
à
seretrouver au GRECS, dont la s
é
duction s'exercera bient
ô
t sur desex-Occident revenus de l'activisme et de la politique en g
é
n
é
ral.En fait, les jeunes d'Occident vont essentiellement affluer versles quatre organisations suivantes.L'Action Nationaliste est une cr
é
ation de Jean-GillesMalliarakis, qui montrera toujours une certaine vocation
à
assurer l'int
é
rim durant l
é
s p
é
riodes creuses. Organis
é
autourd'une
é
quipe bas
é
e
à
Sciences-Po, ce groupement appara
î
tinitialement en mesure de recueillir l'h
é
ritage d'Occident,notamment gr
â
ce aux talents de plume et de tribune de sonleader, qui publie un petit hebdomadaire bien trouss
é
et
à
sonsens de la provocation, illustr
é
par la c
é
l
é
bration tonitruante ducinquanti
è
me anniversaire de la fondation par Mussolini des
Fasci Italiani di Combattimento 
. Toutefois, l'orientationid
é
ologique de Malliarakis (elle se ram
è
ne alors
à
unmaurrassisme non royaliste), analogue
à
celle de Sidos qu'il afr
é
quent
é
vers 1966-67, limite l'impact. L'Action Nationaliste ne
Page de couverture typique du journal des JPS de Roger Holeindre. Un positionnement relativement peu apte 
à 
é  
duire le milieu universitaire.Entre autres talents, J.G. Malliarakis avait celui, rest 
é  
rare, de publier un fanzine 
é  
tudiant d 
é  
 pourvu de fautes 
’ 
orthographe.
 
rassemblera jamais que quelques douzaines de militants.
L
É 
lite Europ 
é  
enne 
est une revue mensuelle, appuy
é
e sur descomit
é
s de diffusion. La r
é
daction est domin
é
e par des anciensd'Occident,
à
commencer par Philippe Asselin et Xavier Raufer.Les th
è
mes abord
é
s se situent dans la droite ligne du mouvement.Les hommages rendus
à
Brasillach et Jos
é
Antonio sont des motsde passe que le public nationaliste comprend au quart de tour. Lacroix celtique est mise en avant, et Ph. Asselin publie enfeuilleton une histoire du mouvement Occident. En provinceparticuli
è
rement, L'
É
lite est accueillie comme la l
é
gitimeh
é
riti
è
re du courant nationaliste.Jeune Europe (Denis Daude, Patrick Saint-Bertais, YannBeuzec, Jean-Pierre Richaudeau, G
é
rard Rouqui
é
, NicolasTandler) reprend le nom de la structure lanc
é
e nagu
è
re enBelgique par Jean Thiriart et qui a surtout connu le succ
è
s enItalie o
ù
elle vient de briller de ses derniers feux. Ce mouvementrallie celle des tendances d'Occident rest
é
e la plus directementinfluenc
é
e par Europe-Action. Sa doctrine est un ethnisme tr
è
s
ö 
lkisch 
du meilleur aloi. Nonobstant sa pr
é
dilection pour tout cequi est celtique, Jeune Europe sera la premi
è
re organisationnationaliste en France
à
nouer des relations significatives enItalie, avec les jeunes du MSI. De l
à
viennent ses affiches enstyle n
é
o-r
é
aliste, d
é
marqu
é
es de mod
è
les transalpins. Une autreimportation italienne dont Jeune Europe a eu l'initiative est leslogan
«
Europe, Jeunesse, R
é
volution !
»
, destin
é à
fairelongtemps fureur.Tous les groupes ci-dessus
é
num
é
r
é
s ont
à
c
œ
ur de publierun journal dont ils attendent qu'il consacre leur sup
é
riorit
é
intellectuelle et organisationnelle
: Le Soleil 
de Pierre Sidos,
Jeune
é  
volution, Le Contrepoison 
des JPS,
Militant,L'Action Nationaliste, L
É 
lite Europ 
é  
enne, Pour une JeunEurope,
etc. Sans oublier
Action Nouvelle 
(J. Reimbold),
Les Cahiers de la Lanterne 
(H. Biucchi),
Le
é  
fi 
(Cl. Joubert, P.Sergent),
Notre Europe 
(M. Fredriksen)... Jamais l'extr
ê
medroite n'a eu une presse aussi riche. Et comme,
à
travers lestransfuges, les fichiers circulent d'un mouvement
à
l'autre, lesbo
î
tes
à
lettres des nationalistes d
é
bordent de sp
é
cimens deprospection.Cet effort
é
ditorial, sans rapport avec la dimension dumarch
é
vis
é
, ne fera qu'
é
puiser les faibles moyens desgroupuscules.Reste encore
à
pr
é
senter un sous-groupuscule : le GUD.Contrairement aux autres mouvements, il ne se pr
é
occupepas de remobiliser cette extr
ê
me droite plus exsangue que jamais, mais va s'attacher en premier lieu
à
toucher descouches nouvelles.
É
CLOSION DU GUD
Le GUD na
î
t d'une initiative d'Alain Robert et d'un doubleconstat- La loi d'orientation dite Edgar Faure pr
é
voit la mise enplace de conseils
é
lus dans les universit
é
s. Le multipartismeva s'y introduire : c'est toute la donne syndicale traditionnellequi est chamboul
é
e. Les magouilles au sein de l' UNEF et dela FNEF, c'est fini.
’ 
Elite Europ 
é  
enne, initialement pla
é  
e dans le sillage d 
’ 
Occident, fut quelques mois duran 
’ 
organe officieuxavant de prendre ses distances 
.
Jeune Europe : des affiches latines pour un mouvement nettement ermano-celtisant.

Activity (12)

You've already reviewed this. Edit your review.
1 hundred reads
1 thousand reads
Vlad Tepes liked this
Alix Dumoulin liked this
Alain Gaschet liked this
Alain Gaschet liked this
asistematico liked this
SCHLASSE liked this
maknho liked this

You're Reading a Free Preview

Download
/*********** DO NOT ALTER ANYTHING BELOW THIS LINE ! ************/ var s_code=s.t();if(s_code)document.write(s_code)//-->