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La responsabilité du banquier
Source :Business FilDate de mise à jour : 22/09/2009
En tant que professionnel, le banquier est responsable vis-à-vis de ses clients et vis-à-vis destiers. Il est tenu d'une obligation générale de prudence, de diligence et de sécurité. Lestribunaux ont précisé l'étendue et les conditions de mise en œuvre de cette responsabilité.
I - Lors de l'ouverture du compte
 A l'occasion de l'ouverture d'un compte, le banquier doit être prudent afin d'éviter que soncomportement ne nuise aux tiers. Il doit à ce titre vérifier l'identité, la capacité, les pouvoirs,l'honorabilité et la situation financière du nouveau client. Le banquier doit rapporter la preuvede l'exécution de ses vérifications (Cass. Com, 11 janvier 2000, n° 97-11584). Si unmanquement dans les vérifications a causé un dommage à autrui, la banque est condamnée àréparer le préjudice. C'est le cas si elle a permis, par sa négligence, à un voleur, d'encaisser unchèque (Cass. Com., 12 mars 1996, n° 94-14546).
II - Le secret professionnel
 Le banquier est tenu au secret professionnel. Ce secret est conçu pour protéger le client. Il esten conséquence inopposable au client lui-même. En revanche, il est opposable aux tiers.Ainsi, dans le cadre d'un procès civil, le secret est maintenu.Cependant, le banquier ne peut pas opposer le secret professionnel dans le cadre d'une procédure pénale. Il ne peut pas l'opposer non plus à la Commission bancaire et à la Banquede France (article L 511-33 du Code monétaire et financier).
III - Le devoir d'information et de conseil du banquier
 Le banquier est tenu d'un devoir d'information envers son client. Comme tout professionnel, ildoit, avant la conclusion du contrat, mettre le consommateur en mesure de connaître lescaractéristiques essentielles du bien ou du service (article L 111-1 du Code de laconsommation). Il doit informer son client des conséquences possibles des conventions qu'il passe avec lui. Il doit aussi informer les personnes se portant caution, dans le cadre del'exigence générale de bonne foi. La banque ne doit pas tromper la caution sur la situationfinancière du débiteur cautionné (Cass. Civ. 1re, 15 février 2000, n° 97-21167).En revanche, le banquier ne commet pas de faute quand il ne recherche pas l'origined'opérations apparemment régulières, réalisées par le titulaire du compte (Cass. Com., 25 janvier 1977 D. 1977 IR page 158) ou encore si, ayant exercé son devoir de conseil, le client amaintenu des instructions ne tenant pas compte de ses conseils (Cass. Com., 24 mars 1980,Gaz. Pal. 1980, 2, pan. 317).
IV - Les opérations de crédit
 Dans le cadre du crédit, le banquier doit consentir des prêts à bon escient. La responsabilité du banquier peut être retenue lorsqu'il consent un crédit de manière imprudente au regard de lasituation financière de l'emprunteur. Si la responsabilité de la banque est reconnue, elle estcondamnée à réparer le préjudice subi.De plus, le banquier est aussi responsable en cas de rupture abusive de crédit. Toute concoursà durée indéterminée, non occasionnel, doit, pour être résilié, faire l'objet d'une notificationécrite et d'un préavis.
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