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Réponses DSP Eau_47p

Réponses DSP Eau_47p

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05/27/2014

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1
Réponses à l’avis relatif à l’attribution de la délégation du service public de l’eau potable :
III.1.1. Sur la procédure consultative et le choix par l’assemblée délibérante de recourir à une délégation de service public
La Chambre considère que «
le Conseil de Communauté a donné son accord de principe du recours à une délégation de service public puis aux orientations du cahier des charges sans procéder à aucun débat sur la durée du futur contrat 
  et fait valoir qu’à «
aucun moment, il n’a été fait clairement état du montant des investissements mis à la charge du futur délégataire, du moment où ses investissements seraient réalisés et de la durée de leur amortissement, en vue de déterminer en conséquence la durée de la délégation
 ! "utre que la critique n’est #uridiquement pas fondée$ cette affirmation est ine%acte! &n premier lieu$ et en droit$ il importe de souligner que rien n’imposait d’organiser un débat sur la durée du contrat au stade de la délibération sur le principe de la délégation de service public$ délibération dont la portée doit 'tre relativisée d’un point de vue #uridique! ( cet égard$ on rappellera que : )
 
selon les dispositions de l’article L!1*11)* du C+C,$ l’assemblée délibérante se prononce « au vu d-un rapport présentant le document contenant les caractéristiques des prestations que doit assurer le délégataire  sans que le législateur n’ait plus précisément défini les informations devant 'tre portées à la connaissance des membres de l’assemblée délibérante . )
 
la délibération de principe «
n'a pas pour objet d'arrêter définitivement 
  les caractéristiques et modalités de mise en /uvre ultérieure de la délégation ou des prestations 0C&$ * #uillet 21$ (ssociation 3(R& sud$ req! n4562768 . )
 
la durée de la délégation de service public ne figure pas au nombre des éléments devant obligatoirement 'tre définis et donc débattus au stade de la délibération de principe$ la  #urisprudence imposant seulement que cette durée soit portée à la connaissance des candidats dans le dossier de consultation suffisamment t9t avant le dép9t des offres 0voir en ce sens C(( arseille$ ; mars 227$ n4 2*(22*1$ Cne de <rian=on c> ?té d’e%ploitation du casino de <rian=on8! @lus encore$ le Conseil d’&tat a admis que le cahier des charges puisse simplement stipuler$ sans plus de précisions$ que la durée du contrat dépendra de la nature des investissements à réaliser par le délégataire 0C&$ 5 mai 22A$ n452;165$ usée Rodin8!
 
"r en l’espèce$ la collectivité est allée bien au)delà des obligations #uridiques qui s’imposaient ainsi à elle :
 
la délibération du Conseil de Communauté du A #uillet 211 approuvant le principe de la délégation de service a été adoptée au vu d’un rapport qui comportait des informations sur la durée envisagée de la future délégation$ alors m'me que cette information ne rev'tait pas un caractère obligatoire .
 
?ans qu’une nouvelle délibération ne s’impose #uridiquement$ le Conseil de Communauté a ensuite été invité à se prononcer sur « les orientations du cahier des charges de la délégation de service public $ permettant ainsi au Conseil de Communauté de débattre et d’approuver la durée e%acte de la délégation fi%ée à 16 ans ainsi que la nature précise des travau% qui seraient confiés au délégataire . &n deu%ième lieu$ et surtout$ la Chambre ne peut sérieusement affirmer que la nature et le niveau des investissements à mettre à la charge du futur délégataire et corrélativement la durée de la délégation n’auraient pas fait l’ob#et d’un débat politique! &n effet l’élaboration du cahier des charges a fait l’ob#et de nombreuses présentations à la commission (+&R et notamment$ sur le su#et de la détermination des travau% et de l’adéquation de la durée de la délégation de service public$ des présentations spécifiques les 1A avril 21 et 5 mai 21 0@B n4 et @B n458! (u surplus$ lors de la Conférence des aires du 1; mars 21$ il a été décidé de la mise en place d’une commission (+&R élargie au% aires de huit Communes pour travailler sur les ob#ectifs et les orientations des Cahiers des Charges des délégations de ?ervice @ublic de l’&au et de l’(ssainissement! Cette Commission (+&R élargie s’est réunie à si% reprises! e ces réunions et du travail conduit sous l’autorité du pouvoir délégant$ il ressortait un besoin de réalisation de travau% à inclure dans le périmètre de la délégation de plus de 62>;2 millions d’euros : @our optimiser le rendement du réseau$ sectorisation et régulation de pression :
environ 10 M€.
 @our optimiser la qualité du service rendu au% usagers et la connaissance du service par @ déploiement de la télé)relève sur le territoire de @ :
environ 30!0 M€.
 @our renforcer le contr9le par @ et sa connaissance du service$ évolution du ?Dstème d’information d’e%ploitation vers plus d-interopérabilité 0référentiel EF?@ER&8$ de sécurité 0référentiel R+?8 et d-accès par @ au% données natives :
environ " M€.
 @our renforcer le pilotage du service 0propriété @8$ odernisation et renforcement de centre de pilotage du service sur l-usine ?ainte arthe 0abandon de ontfuron$ qui est propriété d-une ?CE de la ?&$ et renforcement du centre dé#à e%istant sur ?te arthe$ qui est un GcloneG de ontfuron8 :
environ " M€.
 
 
5 El apparaHt donc$ contrairement à ce qu’indique la Chambre$ que tant la durée que le contenu et le montant des travau% ont bien fait l’ob#et d’un débat politique$ alors m'me que #uridiquement un tel débat ne s’imposait pas! ! &nfin$ la Chambre fait référence pour la durée des contrats à l’avis du Conseil de la Concurrence du 12 mai 1II* relatif au% activités de diversification d’&3)+3! La durée de 12 ans préconisée dans cet avis concerne les contrats d’entretien professionnels$ ce qui n’a rien à voir avec le secteur concerné! «
n mati!re d'affermage ou de concession avec les collectivités locales, la durée des contrats peut varier selon les secteurs et les intervenants en fonction de l'importance des investissements initiaux et de la durée de l'amortissement" n mo#enne, les contrats de concession ont une durée de trente ans, les affermages, privés une durée de dou$e ans et les affermages mixtes %comprenant quelques investissements complémentaires d'ouvrage& ont une durée mo#enne comprise entre quin$e et vingt ans" e Conseil de la concurrence a déjà eu l'occasion d'indiquer qu'une clause restrictive de concurrence  pouvait être admise à condition que l'interdiction de concurrence soit limitée dans l'espace et dans le temps" (lus précisément, ces clauses peuvent tomber sous le coup de la prohibition édictée par l'article ) de l'ordonnance de *+- lorsqu'elles ont une portée manifestement disproportionnée avec l'objectif poursuivi, notamment en ce qui concerne leur durée %voir, par exemple, Commission de la concurrence, avis du ./ février *+) et Conseil de la concurrence, avis du .+ mai *+-&" 0utant il est  possible d'admettre des concessions relativement longues %une vingtaine d'années& d!s lors que le concessionnaire a l'obligation de réaliser des investissements lourds, autant il est légitime de s'interroger sur la compatibilité avec les r!gles de l'article ) de l'ordonnance de contrats d'entretien  professionnels avec les collectivités locales d'une durée de dix ans"
  L’avis du Conseil de la Concurrence ne porte donc$ et e%pressément$ que sur les contrats d’entretien! La Chambre ne saurait faire une interprétation abusive de la #urisprudence du Conseil!
III.1.#. Sur la publicité et la mise en concurrence
La Chambre fait valoir qu’elle estime que @ a fait «
 peser une contrainte financi!re sur les candidats puisqu’ils devaient présenter une offre par nature co1teuse à élaborer au regard de l’importance de chaque 23(, avant même d’être assurés qu’ils pourraient bien candidater 
 ! La Chambre indique en outre que selon elle$ «
ce choix n’est pas cohérent avec la volonté affichée par la Communauté urbaine de favoriser une concurrence la plus large possible
 ! La délégation de service public de l’adduction et de la distribution de l’eau potable constitue en ordre d’importance nationale$ le deu%ième marché en volume distribué! Cette dimension économique$ connue de tous les opérateurs du secteur$ conduit naturellement ces derniers à analDser leurs capacités techniques$ financières et humaines à réaliser les prestations envisagées! El serait illusoire de croire que n’importe quel opérateur soit en mesure de candidater utilement pour une délégation de service public de cette envergure$ comme il serait illusoire de croire que les candidats potentiels ne se préparent pas très longtemps à l’avance en vue de la compétition à venir!

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