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actualites@larotonde.cale 11 mars 2008
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» CE QU’ILS DISENT SUR LA FCÉÉRENAUD-PHILIPPE GARNERDEAN HALDENBYJOESEPH WESLEY RICHARDS II
bien-être étudiant. Moi-même, quand je dis que je ne veux pas être traitécomme un numéro, je fais référenceà cela pris en considération M. Wolfeest dans la même position que MlleBrisson, il a été réélu. Je pense queM. Wolfe était en train de promouvoirl’adhésion de l’Université d’Ottawa àl’association nationale, alors je croisque justement c’était quelqu’un quiétait sensibilisé au fait qu’on a intérêtà se joindre à d’autres universités etqu’on n’a pas avantage à faire cava-lier seul. Quant à Mlle Dubois, je doisadmettre qu’il me semble seulement
avoir vu son affiche et non pas une
présentation en personne. J’aimeraism’abstenir de faire des commentai-res très larges sur ce qu’elle propose,on ne peut pas beaucoup apprendre
d’une affiche.
L
a FÉUO gère actuellement unbudget d’environ 13,6 millionsde dollars. Croyez-vous que laFédération devrait chercherà couper dans le gras, à revoir sonbudget à la baisse et à améliorer sone cacité ?
D.H.
: Il y a des personnes qui voient13.6 millions comme beaucoup d’ar-gent. Mais dans ce montant, il y a àpeu près 6 millions de dollars en tantque chiffre d’affaires de nos commer-ces. Il y a aussi notre régime de san-té; encore 3.5 millions. Si l’on enlèveces deux montants, il reste un budgetd’environ 3,6 millions. Une partie decela va à nos corps fédérés, une autreà notre service et cela inclut aussi nosobligations contractuelles. Je diraisqu’on a à peu près un million de dol-lars d’excédent, parce qu’on a besoind’argent pour être capable d’avoir un
cashflow
, comme c’est le cas de
La Rotonde
! On garde l’excédent pourquelques années, et ensuite il faut lerevoir. Il faut absolument revoir lesfrais; c’est évident. Mais je ne pensepas que l’on doive aller vers un autreextrême et éliminer des frais et fer-mer des commerces. Il faut prendrele temps d’améliorer nos commercesavant de réduire les frais. Personnene peut négocier avec un monopole[faisant référence à la librairie duCentre universitaire] et c’est ce qui va arriver si on élimine l’Agora.
J.W.R.II
: Oui, on devrait tout re- voir. On voit que la Fédération de- vient si bureaucratique, que c’est unpeu insupportable, et l’on voit queles étudiants ne sentent pas que laFédération lutte vraiment pour leursintérêts parce qu’elle est si grande.C’est une institution comparableà l’Université. On devrait veiller àréduire les dépenses. Mais nous de- vons être réalistes en même temps; beaucoup du budget est déjà déter-miné par toutes les cotisations. Mais je pense que nous devrions adopterune approche conservatrice quandnous établirons notre budget pourl’année prochaine.
R.-P.G.
: Je pense que cela importe beaucoup moins que l’on ait 130 000dollars ou 13 millions, la questionc’est où sont dépensés ces fonds.’ Jecrois en partie que c’est une gestionéthique de l’argent qui compte leplus. Les êtres humains sont rare-ment irrationnels avec l’argent. Je nepense pas qu’on soit en train de fairedes dépenses fulgurantes, bien quecertaines doivent être à revoir, mais je crois que c’est une question de cequi serait responsable, ce qui seraitredevable envers les étudiants. Sinous avons un excédent, où devrait-il être dépensé ? Vers la Fédérationou vers quelque chose pour les élè- ves? […] Moi je m’opposerai à vou-loir abolir les fonds [des services], ilfaudrait d’abord conduire une étudeextensive pour savoir qui fait quoiet que ces gens-là nous présententleurs services pour comprendre cequ’ils offrent.
C
royez-vous que la FÉUO devraitêtre politisée ou devrait-elleplutôt se limiter à informer lesétudiants et à défendre leursdroits?
D.H.
: Je pense qu’on est capablede prendre des positions. On est élupour les étudiants. Mais il ne faut pasoublier qu’on doit écouter la voix desétudiants. Comme François Picard l’amentionné, on a besoin d’une assem- blée générale. J’avais l’intention decontinuer avec cette idée; je pense quec’est important. J’étais étonné quand j’ai appris qu’on n’avait pas d’assem- blées générales à la Fédération. Il y aun parallèle ici : si on a une assembléegénérale, on pourra demander auxétudiants ce qu’ils pensent d’une tellecampagne et cela pourrait changer lafaçon dont on fait les choses dans lecomité des campagnes. Il faut élargirle nombre de personnes qui prennentces décisions.
J.W.R.II
: Je pense que l’un va avecl’autre. Si on défend les droits desétudiants, on doit lutter pour les en- jeux qui sont importants pour eux.Par exemple, la réforme du systèmede scrutin [lors des élections onta-riennes], sur laquelle j’ai travaillé beaucoup durant la campagne, étaitimportante pour les étudiants. Alorssi c’est important pour eux, nous de- vons avoir une position claire. Nousdevons décider de la politique quenous aimons. Je ne pense pas quel’on devrait se limiter et ne pas fairede commentaires sur les enjeux po-
litiques. Mais à la fin de la journée,
on doit toujours veiller à l’intérêt desétudiants; si c’est bien ou si c’est malpour eux. Si c’est pour diminuer lesfrais de scolarité, il y a différentes po-sitions. Et si l’une est meilleure quel’autre, je vais me prononcer.
R.-P.G
: Les étudiants ne sont-ilspas aussi des citoyens? La Fédéra-tion doit-elle demeurer silencieusequant aux questions qui affectent lesétudiants mais qui prennent nais-sance hors de l’Université? Je croisfermement que la Fédération ne perdaucune indépendance à soutenir unecause importante pour les étudiants.Un bâillon n’est pas une liberté. Tou-te personne doit pouvoir défendre sesintérêts et ses valeurs, si la volonté
générale des étudiants s’identifie à
une cause, c’est au représentant detraduire cela en action ! Il est ridiculede parler de politisation, c’est déjà dela politique, mais prendre la défensedes intérêts para-universitaires deses électeurs, c’est au contraire unehumanisation de la FÉUO.
C
haque année, on est confrontéà un nouveau référendum quidemande une nouvelle cotisationpour la Fédération étudiante.Devrait-on cesser d’augmenter les fraisque déboursent les étudiants à la FÉUO ?
D.H.
: Je pense que c’est une bonnequestion pour notre assemblée géné-rale ! Si les étudiants veulent proposerun référendum, ils doivent être capa- bles de le faire. C’est comme pour laquestion de notre quorum. Il est ac-
tuellement fixé à 5%. Est-ce qu’on de-
vrait le changer ? On doit le demanderà notre assemblée générale. On doit voir combien d’étudiants viendraientà cet évènement. Avec la communi-cation qu’on va avoir cette année, cene sera pas un problème. Je penseque Julie va être en mesure de biencommuniquer le désir de notre CA etde l’exécutif de tenir des assembléesgénérales.
J.W.R.II
: C’est l’un des axes cen-traux de ma campagne. Je veux pro-mettre que je ne vais pas appuyerl’année prochaine un référendum qui va augmenter les frais des étudiants.L’année passée, nous avons eu des ex-cédents de 500 000 $. Comment est-ce qu’on peut encore augmenter lesfrais? J’étais vraiment supris quand j’ai regardé le budget et que j’ai vu l’ex-cédent. On ne dirait pas que c’est unecroissance viable. On doit se concen-trer sur les services qui sont absolu-ment nécessaires, comme le centrede bilinguisme, le centre pour les étu-diants handicapés, ou le bureau desrecours, de la représentante; ce sontdes services vraiment essentiels. Si ondéveloppe une culture de responsa-
bilité fiscale, on peut faire des écono-
mies ici et là et avoir un budget équi-libré et non un excédent de 500 000$suivi d’un référendum pour demanderencore plus.J’ai regardé la mission initiale del’Agora que l’exécutif de 1990 s’étaitdonnée, c’est-à-dire créer une librai-
rie capable de s’autofinancer et dontles profits peuvent être utilisés pour
diminuer le prix des livres. Je me de-mande pourquoi il y a deux ans, on aencore eu un référendum pour aug-menter la cotisation à l’Agora. Cela veut dire que l’Agora n’est pas renta- ble. Je vais donc considérer toutes lesoptions, y compris la fermeture de lalibrairie. Mais avant de prendre toutedécision, je veux entamer des discus-sions avec l’Université pour voir s’il y aurait moyen de faire baisser les prixdes livres à la librairie du Centre uni- versitaire.
R.-P.G
: Je crois qu’il est surprenantque l’on doive augmenter incessam-ment les cotisations, alors qu’il existetoujours un excédent budgétaire. Si lasituation était précaire, nous n’aurionspas d’excédent, si nous avions un ex-cédent budgétaire c’est que nos ser- vices sont déjà assurés. La questionn’est pas de savoir si une augmenta-tion des cotisations est juste, mais sielle est nécessaire. Faut-il réellementplus d’argent à la Fédération si elle ac-cumule toujours un excédent ?
« Je pense qu’on doitcommencer par êtremembre éventuel.Ensuite, les étudiantsauront leur chancede voter. »« Je ne pense pasqu’il y ait de bonnesraisons de se tenir àl’écart et de jouer lesisolationnistes. »« Personnellement jesuis contre la FCÉÉ,mais je ne suis pasopposé à avoir unréférendum sur la question. »
Les débats, page 4
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