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Georges Courteline
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TABLEAU
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ROMAN
 
DE
 
LA
 
VIE
 
DE
 
BUREAU
 
C
ONTRAT
 
DE
 
LICENCE
— É
DITIONS
 
DU
B
OUCHER 
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fi
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N
OTE
 
DE
 
L
ÉDITEUR 
Le texte reproduit est celui de l’édition Marpon & Flammarion, publiée à Parisen 1893. En tête de cet ouvrage figurait l’avertissement qui suit :
 L’auteur de
Messieurs les Ronds-de-Cuir
ne présente pas ce livre au public comme un roman proprement dit, mais comme une succession de tableaux imperceptible- ment reliés les uns aux autres, où évoluent de petites marionnettes autour d’une action quasi nulle. Ce sont là de simples croquis ; des charges d’atelier, & rien de plus, crayonnées à la bonne fortune du moment, sans autre prétention que de donner à sourire. L’Éditeur
©
 
2006 — Éditions du Bouchersite internet :www.leboucher.comcourriel: contacts@leboucher.comconception & réalisation : Georges Colletcouverture :
 ibidem
ISBN : 2-84824-072-5
 
M
 ARCEL
S
CHWOB
3
 Essai de paradoxe sur le rire
 Edgar Poe a écrit dans un conte que personne n’a voulu traduire:«Savez-vous qu’à Sparte (qui est aujourd’hui Paléochori), à l’ouest de la citadelle, parmi un chaos de ruines à peine visibles, émerge un socle où on peut encore lire les lettres
LASM
? C’est évidemment la mutilation de
GELASMA
. Or à Sparte mille temples et autels étaient consacrés à mille divinités diverses. N’est-il pas étrange que la stèle du
 RIRE
ait survécu à toutes les autres?» J’imaginerais volontiers que la lointaine postérité ne retiendra, au milieu des décombres littéraires de notre temps, que deux ou trois excellentes plaisanteries. On ne retrouve plus sur les rives de l’Eurotas cette lourde et lugubre monnaie de fer dont les Lacédémoniens se ser- vaient pesamment. Leurs dieux ont disparu et il devait y en avoir de fort célèbres. Sans doute les offrandes que les Doriens firent au dieu Rire étaient payées avec ces pièces graves. Semblablement de quelle grosse monnaie de romans aurons-nous acheté les petits livres qui émergeront peut-être de notre océan de papier noirci. Quand les dieux septentrionaux se seront écroulés, quelques milliers d’années après les dieux de Grèce et d’Italie, on ne retirera même pas de nos ruines le socle du dieu Rire, et il faudra s’en aller en Chine pour admirer l’idole en bois de la Miséricorde.
* **
 Le rire est probablement destiné à disparaître. On ne voit pas bien pourquoi, entre tant d’espèces animales éteintes, le tic de l’une d’elles persisterait. Cette grossière preuve physique du sens qu’on a d’une cer- taine inharmonie dans le monde devra s’effacer devant le scepticisme
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