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29 NOVEMBRE 2007 AU 16 JANVIER 2008 VOLUME 52, NUMÉRO 05
FAcEBOOk : NOtRE pIRE ENNEMI? p. 2LA VALEUR dE FAcEBOOk sELON UN ExpERt p. 3
W   W   W    A  E  H  E  C  C  O  M  
Faeboo :
le aou e le érive
LA gUERRE dEs sItEs p. 5ENtREtIEN AVEc JOsEph FAcAL p. 10
 
0|
29 NOVEMBRE 2007 AU 16 JANVIER 2008
|
VOLUME 52, NUMÉRO 05
Joral
L’Intérêt 
, HEC Motréal
3000, chemin de la Cte-Sainte-CatherineMontréal, (Québec), H3T 2A7
Local RJ-718tél. : (514) 340-6105Directer :
 
Mark Larance-Fugère
Rédacter e chef
 
:
Bruno Asseo
Chefs de pupitre
:
Caroline Pailliez et
Margaux Delattre
VP logistie :
Sébastien Tremblay
VP etere :
Julien Perronneau
VP promotio :
Grégoire Massy
Trésorier :
Marc-Antoine Dumais-Lampron
Correcter :
Mark Larance-Fugère
Graphiste :
Jonathan Poirier
jolabine@mail.om
et Marie-Ève Bissonnette Charland
Collaboraters :
Dominique Carrié, Vicki Marcoux, Alexandra Coudray,Jean-Pierre Lévesque-Sergerie, Philippe Lang, Luis Camacho, AbrahamAlvare, Edda Piati, Jean Trudel, Jean-François St-Pierre, Mickaël Pages,Marcel J.B. Tardi, Federico Pasin, Camille Nantois, Service de gestion decarrière, HumaniTERRE, Centre d’entrepreneurship HEC-Poly-UdeM
Distribter :
RC Graphic
Aget pblicitaire :
Accès Média (Edgar Donelle)
Rédactio :
redaction.interet@hec.ca
L’Intérêt 
est le journal des étudiants de HEC Montréal et il est publié parl’AEHEC. Il est membre des Presses canadiennes universitaires et duUniversity-Wire.Le contenu de ce journal est indépendant de la direction de HEC Montréalet des associations étudiantes. Les textes n’engagent que l’auteur etne relètent en aucun cas l’opinion de l’École, de l’AEHEC ou des autrescollaborateurs du Journal. Le matériel contenu dans
L’Intérêt 
peut trereproduit avec mention de la source.
CRÉDITS
(FACEBOOK)
SOMMAIRE
nOtrE pirE EnnEMi ?
HEnRI CASALLISMARGAux DELATTRE
Vou ouvez y rouver e roue allane « I ae deelle »  « My irlrien ijealou aue I u hEc everyay » (larauion ii ne emble a néeaire).Aini, Faeboo reréene le nouveaumoyen e ommuniaion e éuian.Bien lu qu’un imle ie Inerne, eréeau erme au
HECiens 
e arleran onraine e libremen. pour lejournal, il ’ai alor l ’un onurrenéroe e aarné uique le éuian’erimen ar e nouvel inerméiairee ourraien rè vie raner
L’Intérêt 
aulaar. ceenan, avan e mere lejournalie au ômae, il y a luieuroin que nou ouaierion élairirur e nouveau énomène.
Guillaume, étudiant en première année à HEC. Le nombred’heures que celui-ci passe sur Facebook par jour est d’environ3, ce qui équivaut à une perte totale de temps dans sa journéed’environ 18 %. Soit, 3 h pendant lesquelles il aurait pu suivre encours (puisque nous sommes des « étudiants bien branchés ») ouvoir ses amis en chair et en os. Or, celui-ci choisit Facebook! Notrepremière question sera donc de savoir si nous sommes tous devenus« Facebook addict ». En eet, il est légitime de se demander que aitréellement Guillaume sur Facebook. Comme nous tous, il se tient aucourant des évènements à venir, observe les photos que ses amispublient quotidiennement et scrute attentivement les nouveauxarrivants. Il s’inscrit à diérents groupes tels que « numéro 1 encalage de bière » ou « si ce groupe atteint 6 milliards de personnesalors tout le monde sera dedans ». Et joue inlassablement auxnombreuses applications telles que « avec quelle célébrité tesvous compatible? ».Ce site mérite-t-il donc qu’on lui consacre autant d’attention?Eh bien notre réponse est NON. Mme si Facebook possède desaspects sociaux intéressants, il ne aut pas que nos relationsdeviennent avant tout virtuelles. Pour beaucoup, la « messe »quotidienne de Facebook est là pour combler un manque d’excitationau quotidien. C’est parce qu’on s’ennuie que l’on passe autant detemps sur Facebook. Dès lors, le seul moyen de se désintoxiquer duphénomène serait de trouver des occupations plus stimulantes etenrichissantes. Facebook, oui, mais à petite dose...Les rumeurs récentes montrent que Facebook devient peu à peula proie des publicitaires. En eet, depuis septembre, les publicitésà la droite des prols sont achées en onction du sexe, de l’âge, dela localisation de l’utilisateur en plus de son établissement scolaireet de son type de relation. Ce nouveau pas montre à quel pointles inormations ournies sur les prols sont exploitées et qu’ellespourraient l’tre à des ns malveillantes, et d’usurpation d’identitésnotamment. De ait, de plus en plus de personnes ont accès à notrecarte d’identité virtuelle. Que ce soit une entreprise ou un particulier,les « acebookiens » se dévoilent inconsciemment et livrent sanshésiter des inormations précieuses aux publicitaires.À cela s’ajoute le ait que Facebook représente une véritablemine d’or pour les employeurs. Pour trouver de plus amplesinormations sur une uture recrue, rien de plus simple que de secréer un prol sur Facebook et de taper le nom du candidat. Il existeune orte probabilité que votre prol soit visible à tous et donc àvotre utur employeur. Ceci est un gain de temps apprécié par lesentreprises et l’immense base de données que constitue Facebooksera surement exploitée à des ns de recrutement dans un uturproche. En eet, à l’inverse de sites comme MySpace, Facebook estun site très structuré où les recherches sont simples.De plus, le site Facebook sera très prochainement annexé parle moteur de recherche Google. Votre page personnelle sera doncautomatiquement achée lorsque l’on tapera votre nom dans lemoteur de recherche. Évite donc d’acher les photos de votre dernier4 à 7 ou de vos dernières tes souvent très compromettantes…Ou encore de vous inscrire sur un groupe trop politique. Il aut quevotre Facebook représente une valeur ajoutée. On pourra bienttrechercher des gens selon leurs qualications, leur employeur ouleur titre proessionnel. Et ça vous mène directement au candidat.De ait, mme si aujourd’hui trouver un emploi sur Facebook paraitrisible, cela pourrait devenir une réalité très prochainement.Finalement, si Facebook est à coup sûr un nouveau Big Brotheren puissance, c’est aussi le nouvel endroit à la mode pour notrenouveau moi virtuel. Il acilite nos rencontres et devient une activitésociale à part entière. Tout ce que nous devons aire, c’est surveillerl’évolution du site. Aaire à suivre!
La folie Facebook 
s’est emparée desétudiants de HEC. En effet, plus de 75 % d’entre eux y possèdent un compte, et une centaine de groupesFacebook retracent tous les aspects de la vie étudiante.
[SECTIONS]
FAcEBOOk
-Facebook : notre pire ennemi?
 
p.02
-La valeur de Facebook selon un expert
p.03
-Et vous, quel est votre groupe?
p.04
-La guerre des sites
p.05
-Qui tes-vous chère inconnue?
p.05
AFFAIREs
-Haciendo negocios en la Aldea Global
p.06
-Hollywood - Grève des scénaristes
p.06
-Erratum - Entrevue avec Federico Pasin
p.07
-Discours du an
p.07
-La parole aux employeurs
p.08
-Chronique HumaniTERRE
p.09
-Entretien avec Joseph Facal
p.10
-Portrait des employeurs
p.11
-La déchéance de l’empire américain
p.12
-Chronique du Centre d’entrepreneurship
p.13
ActUALItÉ
-Un style sauvage pour un hiver animal
p.14
-Article du Service de gestion de carrière
p.16
-Les rais de scolarité : HEC se déend
p.16
-Sondage - services de la bibliothèque
p.17
LEctUREs
p.18
chRONIQUE
-Le soap HEC
p.19
-Ma vie au centre d’appels
p.19
 
VOLUME 52, NUMÉRO 05
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29 NOVEMBRE 2007 AU 16 JANVIER 2008
|0
 
(FACEBOOK)
FACEBOOK à 15 MilliArds?
lA vAlEur dE FACEBOOK sElOn un ExpErt
BRunO ASSEO
bruno.asseo@hec.ca
EnTRETIEn AVEC PASCAL FRAnçOIS
PROFESSEUR AGRÉGÉ EN FINANCE À HEC MONTRÉAL
CE quE FACEBOOk A à VEnDRE(à PART LA PuBLICITÉ)
« Facebook a créé une
mailing list 
et peut vendre un servicemarketing. C’est une manière de segmenter le marché. C’estaussi un accès privilégie à une certaine cible marketing qui, si onréléchit bien, peut tre intéressante pour beaucoup d’entreprises.N’oublie pas qu’à l’origine, Facebook a été créé par des diplmésde Harvard qui ont utilisé la liste des anciens élèves de leur école.Et durant les deux premières années, Facebook était réservé à uneclientèle d’anciens élèves universitaires, c’est-à-dire des gensjeunes, diplmés, donc probablement avec un revenu intéressant,peut-tre encore sans ou avec peu d’enants et dans une phase deconsommation asse active. Et c’est une asse grande diérenceavec MySpace, par exemple, qui a une clientèle plus adolescente etdonc peut-tre un peu moins intéressante que celle de Facebook. Il ya aussi la capacité de développer des applications. Il en existe déjàpour échanger des photos et de la musique. »
LA REnTABILITÉ DE FACEBOOk
« Facebook génère des revenus, ce qui est déjà une grandediérence avec beaucoup de
startups 
. Il ne audrait pas aire unparallèle avec les types d’entreprises qu’on a pu voir pendant labulle technologique, au sens où pour ces entreprises de hautestechnologies, il n’y avait encore aucun revenu qui était généré,donc le marché essayait principalement d’évaluer des options decroissance, soit ce qui peut expliquer éventuellement des erreursd’évaluation. Alors que dans le cas de Facebook, le modèle d’aairesest clairement identiié, on sait pourquoi cette entreprise vaut del’argent. Facebook aiche un chire d’aaires de 100 millions dedollars en 2006 et des revenus estimés de 200 millions pour l’année2007. Donc on passerait du simple au double de l’année 2 à l’année3 d’existence. Cela montre aussi toute l’incertitude qu’il y a sur lacroissance de cette entreprise. »
LA PRISE DE POSITIOn DE MICROSOFT DAnS LECAPITAL DE FACEBOOk
« La prise de position de Microsot dans le capital de Facebook aprobablement été réalisée pour empcher Google de aire de mme.On sait que Facebook a déjà eu des ores par le passé; on a parléde Google, de Viacum et de Yahoo en 2006. D’une certaine manière,c’est l’aichage d’une prise de position : quand Microsot prend 1,6 %du capital de Facebook, c’est autant de capital que Google n’aurajamais. Cela conorte le signal que Facebook n’a pas l’intention dese aire acheter, ce qui explique cette petite prise de participation,mais cela envoie aussi le signal que Facebook se donne pourl’instant une priorité à collaborer avec Microsot. Finalement, cepourcentage, en étant petit, laisse la place à d’autres surenchères,à d’autres alliances et je pense que l’on est à peine au début d’unedynamique où les droits de propriété peuvent s’échanger dans lesannées à venir. »
L’ÉVALuATIOn DE FACEBOOk
« On a aaire à une entreprise privée. Typiquement, la théorieinancière est moins bien armée pour évaluer ce genre d’entreprise,essentiellement à cause du peu d’inormations disponibles. Dansl’absolu, pour évaluer une entreprise, il aut avoir une idée desrevenus uturs et essayer de les actualiser avec un taux pertinent.En l’absence d’inormations, on peut toujours essayer d’évaluerune entreprise avec la méthode des multiples. Donc, l’idée est deprendre un agrégat comptable et de lui appliquer un multiple quiserait cohérent avec des entreprises comparables. On peut s’amuserà aire cet exercice si vous prene le ratio “valeur de l’entreprise/chire d’aaires d’entreprises comparables”. J’ai pris par exempleles entreprises dans le secteur Internet Inormation Providers dusite Yahoo, où l’on trouve Google, Yahoo, Baidu, Expedia, et AkamaiTech. Évidemment, dans les pondérations, Google a un point énorme,donc c’est un indice qui est déjà très déséquilibré. Et si vous prenele ratio qui nous intéresse, cela va de 3,32 à 53,91, laissant ainsi dela marge… Si vous prene ne serait-ce qu’un multiple de 10, ce quià mon avis n’est pas déraisonnable, et que vous aites coniance aux200 millions de dollars de chires d’aaires pour l’année 2007, onarrive à 2 milliards. On pourrait penser que l’on est loin du compte.Une remarque à propos de cette méthode : elle onctionne mieuxquand l’entreprise est dans un état stable. Le problème est que cetteentreprise est jeune, n’a pas d’historique, et si l’on prévoit qu’elledoublera encore son chire d’aaires pour les deux prochainesannées, on arriverait en appliquant naïvement la méthode desmultiples à 4 milliards puis 8 milliards, donc beaucoup plus près del’évaluation. Par conséquent, le ait de dire que cette entreprise estlargement surévaluée est très hâti.De manière plus importante, quand on dit que l’entreprise a étéévaluée à 15 milliards, on calcule ce montant à partir des 1,6 % desparts de Facebook évaluées à 246 millions de dollars. Mon pointde vue est qu’il s’agit d’une extrapolation dangereuse. Parce quequand Facebook et Microsot ont négocié leur entente, ils n’ont pasprocédé par l’évaluation de Facebook pour ensuite s’entendre sur leprix de 1,6 %. Ils ne sont pas partis du total pour ensuite découperla part qu’ils voulaient. Je pense que d’emblée et pour des raisonsstratégiques, Facebook n’a jamais été intéressé par une grosse prisede position dans son capital et que donc les négociations ont tout desuite débuté sur combien Microsot pourrait payer un petite partiede l’entreprise. Mon point est aussi que quand Microsot ore 246millions de dollars, elle aurait tout aussi bien pu orir 220 ou 280millions, ce qui n’aurait guère changer grand-chose pour Microsot.Mais du coup, cela aurait changé de beaucoup la valeur extrapoléede Facebook.Il aut donc comprendre que d’une part la négociation n’a pas portésur l’ensemble de la valeur de Facebook mais sur une très petitepartie. Et que d’autre part, cette ore de Microsot a été aitedans un contexte de concurrence entre les oreurs, et c’est ce quel’on appelle la malédiction du gagnant. Il est évident que dans laproposition de Microsot, il y a la volonté de remporter l’ore etdonc de surenchérir quitte à payer trop cher – ce qui a surement étéle cas. Mais pour eux, cela était d’importance moindre que l’alliancestratégique et technique qui allait en résulter. De plus, quandl’oreur a les “poches proondes”, ce n’est pas très grave de payerun peu plus cher. Ces deux aspects expliquent donc peut-tre quequand nous extrapolons, nous arrivons à chire de 15 milliards.Je conclurais en disant deux choses. S’il y a surévaluation, elle nedoit pas tre si énorme que cela parce que nous avons aaire à uneentreprise dont le potentiel de croissance est évident. Ensuite, ces15 milliards sont une valorisation virtuelle, car personne n’a payécette somme. Il n’y aura une évaluation iable que lorsque Facebookpassera par un vrai processus d’analyse inancière avec un grandnombre d’investisseurs en réelle concurrence entre eux. C’estl’introduction en Bourse qui crée ce contexte. Ainsi, tant qu’il n’y apas d’introduction sur le marché boursier, on pourra toujours douterde la réelle évaluation de Facebook.
MIcROsOFt pRENd 1,6 %dU cApItAL dE FAcEBOOk,c’Est AUtANt dE cApItALQUE gOOgLE N’AURAJAMAIs.
of 00

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