Le Soird’Algérie
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Jeudi 19 novembre 2009 - PAGE
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P h o t o : N e w P r e s s
24 ans ont suffi.L’Algérie a pris son billetpour une troisième partici-pation au Mondial de sonhistoire. Hier, àOmdurman, au stade d’El-Merrikh, les Verts ontrejoint le Panthéon desgrands. Des meilleurs. EnAfrique du Sud, l’Algériefera son devoir de seulreprésentant arabe à ceMondial. Les frères égyp-tiens qui clamaient leurfoncière arabité ont com-pris hier que RabahSaâdane et ses guerriersn’ont rien de nains…
Réussir un matchd’hommes pour ne rienregretter
Saâdane a donné laconsigne aux joueurs pen-dant ce match couperet.Presser les Egyptiens dansleur zone était la tactiquedu coach, tant pour lesmilieux de terrain que pourles joueurs de couloirs.Gagner des duels, tous lesduels si possible.Lematch commencerapar un léger ascendantégyptien. Sur deux retraits,Chaouchi, le gardien algé-rien, sortira vainqueur àchaque fois. Pendant lesvingt premières minutes,les Verts ont mis la pres-sion.Ala 14’, suite à un coupfranc de Ziani à gauchedes bois d’El-Hadary, Yahiaavait le but au bout du pied.Le défenseur Gomaâdégagera le tir du défen-seur de Bochum in extre-mis. L’ensemble égyptienatenté de réagir en usantde balles latérales.Les Verts ne faiblis-saient pas et, à la 27’, unautre coup franc, à partirde la droite, botté parBelhadj, oblige El-Hadary àsauter sous la barre etdévier en corner.Les Pharaonspréparaient leur riposte,mais elle fut mal concluepar Aboutrika, effacé, parailleurs, qui reprendra uncentre au cordeau deMouadh (30’).Le latéral droit, El-Mohammadi, aurait pucréer la surprise en exécu-tant, dans les 11mètres,un pointu dévié par le por-tier algérien (33’). La pres-sion change alors decamp. Djelloul, l’adjoint deSaâdane, demandera àMansouri, le capitained’équipe, de replacer ses jeunes coéquipiers.Message reçu cinq surcinq puisque Ziani, quis’est fait oublier,réappa-raît. Son altruisme coutu-mier aurait pu faire la diffé-rence s’il avait remis uneballe en or, suite à undouble crochet, à Ghezzalou Saïfi, mieux placés enpointe (37’).Il sera imité une minuteaprès par Meghni dont le tirpasse complètement àcôté, lui qui avait le cadreen face.L’essai de la Lazio nefera qu’annoncer la tangue.On joue la 40’quand sur unlong retrait de Ziani, Yahia,se démarque dans les sixmètres pour reprendre deplein fouet. Sous la lucar-ne.El-Hadary, le pharao-nique gardien égyptien,succombe. La barre luitombe dessus. L’Algérieavance vers Johannesburgsous la flammed’Omdurman.
Chaouchi, un hérovenu d’ailleurs
Une flamme bénie etque les Algériens ont tenuàentretenir durant les qua-rante-cinq minutes à venir.Dure épreuve pour lestroupes de Saâdane quivoulaient contenir la furiades vieux Pharaons.Mais hier, un autrehomme a surgi de là-bas,du monde des grands.Chaouchi, Monsieur plus, atronqué son blouson bleupour casser les vedettesdes Pyramides.Le seigneur d’un soirmémorable à Omdurman.Le gardien algérien a toutstoppé. Même les ardeursfolles des Egyptiens quimultipliaient les assauts.Sans pouvoir le tromper.Cette seconde mi-temps, hautement tactique,les Algériens l’ont abordéeen guerriers. Ils avaientfaim d’une revanche.Sportive celle-là. Rien àvoir avec les agressions,les humiliations et les har-cèlements du CairoStadium.Ghezzal avait la balledu KO lorsqu’il reprendraun centre parfait de Yebda.Sa reprise de la tête estrepoussée par El-Hadarysur la ligne (60’). Depuis,l’Egypte se ressaisit enassaillant le camp deChaouchi.Infranchissable. Malgréles quelques bavures denos défenseurs et les bles-sures de Yahia, Bougherraet Halliche, Motaeb, celuiqui a redonné une autreexistence aux Pharaons,puis la vedette Aboutrika,un vrai gentleman, n’ont puavoir raison du portier desVerts(61’et 71’).Le temps additionnel,ce facteur qui avait, un 14novembre au stade de lahonte, qui a été fatal auxAlgériens, nous a donnéque des sueurs froides.L’arbitre, autre élément quinous a été, sur une petitemais cruciale erreur, défa-vorable en Egypte, a étéfidèle à son sifflet d’or.Rarement, il laissera lesEgyptiens l’intimider.Enfin, le public, nosvaleureux supporters quiont voyagé sans savoir ceque leur réserverait le sort,afait le reste.L’Algérie ira au Mondialsud-africain. Grand bon-heur lui fasse. Ceux qui ontdouté d’elle, de ses joueurs, de son peuple, onteu la réponse. Gijon etMexico sont lointains.La plupart de ces joueurs n’étaient pasencore nés lorsque lesBelloumi, Madjer et autreAssad crucifiaient la RFAou tenaient tête à laSeleçao de Zico, Socrateset autre Falcao au stadeaztèque.Le passage de témoin,c’est désormais fait !
M. B.
Ya Rabah Ya Saâdane, Yahia l’Algérie Fel Mondial
RABAH SAÂDANE(ENTRAÎNEUR NATIONAL):
«C’est la victoire du peuple»
«Nous étions super motivés pour arracher cette qualifi-cation. Al’entrée du stade, nous avions eu la chair de pouleàla vue de ces milliers de supporteurs qui sont venusd’Algérie. Le match était tactique et le but est venu au bonmoment.Nous avons su gérer la rencontre. Nous avons eud’autres occasions pour tuer la rencontre. Je remercie les joueurs leur courage et pour avoir battu les doubles cham-pions d’Afrique.»
KARIM ZIANI (JOUEUR) :
«Nous étions prêtsàmanger le gazon»
«Je ne croie pas que je suis mondialiste. Nous aurionspu nous qualifier en Egypte, n’était-ce le plan diaboliquedes Egyptiens.Dieu merci, nous avons pu se rattraper en terre souda-naise, qui nous a porté chance. Pour parler de cette ren-contre, je dirai que nous avons joué avec les tripes. Nousétions prêts à manger le gazon. Dieu merci, nous sommesmondialiste. Je dédie cette victoire à tout le peuple algé-rien.»
FAOUZI CHAOUCHI(GARDIEN DE BUT) :
«Je n’ai faitque mon devoir»
«Nous étions super motivés et décidés à arracher cettevictoire. La présence de ces milliers de supporteurs algé-riens nous a poussé à nous surpasser.»
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