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140607 Conférence de Presse Du Ministre de l’Information Lambert Mende

140607 Conférence de Presse Du Ministre de l’Information Lambert Mende

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Published by tonybus
Les sujest mentionnés sont :
1) l'opération de désarmement des FDLR
2) la troisième liste d'amnestiés
3) les propos de Russel Feingold au sujet du calendrier éclectoral et la violation de la constitution
Les sujest mentionnés sont :
1) l'opération de désarmement des FDLR
2) la troisième liste d'amnestiés
3) les propos de Russel Feingold au sujet du calendrier éclectoral et la violation de la constitution

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07/27/2014

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Conférence de presse du Ministre de l’information Lambert Mendele samedi 7 juin 2014 20:50 I. SUR LE DÉSARMEMENT VOLONTAIRE DES FDLRJe reviens de Goma et Kanyabayonga où je me suis rendu sur instruction du Président de la République pour prêter main forte au nom du Gouvernement de la République aux préposés en charge de la mise en œuvre de l’opération de désarmement volontaire de la force négative FDLR.On sait que depuis le 30 mai dernier, ce groupe armé a pris l’initiative de procéder à ce désarmement en réponse à l’ultimatum lancé à plusieurs reprises par le Président de la RDC donnant à tous les groupes armés la possibilité de déposer volontairement les armes, au risque de faire face aux désagréments d’un désarmement forcé par les FARDC.Ainsi que l’a déclaré le Chef de l’Etat, notre pays, la RDC, a pris souverainement l’option de donner une chance à cette offre de désarmement volontaire. Des émissaires représentants les pouvoirs publics congolais ont été envoyés sur place. Ils ont pris acte pour le compte du Gouvernement de l’offre des FDLR avant d’assister à la remise de plusieurs dizaines d’armes et de munitions de tous calibres. En inspectant le stock des armes remises par la première compagnie des FDLR qui s’est désarmée, des armes qui ont été confiées à la garde de nos partenaires de la MONUSCO à Kanyabayonga, je me suis rendu compte que ce stock dépassait de loin le ratio habituel d’une compagnie normale même dans une force armée régulière. Ce fait à lui seul donne une idée de l’opportunité du choix de donner une chance à la proposition faite par les rebelles du FDLR en écho à l’ultimatum lancé à l’endroit de tous les groupes armés par le Président Kabila. Certes, nos troupes sont toujours prêtes à faire leur devoir lorsque celui-ci implique une offensive. Mais dans le cas d’espèce, l’ordre ne leur a pas été donné d’exercer une pression militaire sur ce groupe armé irrégulier étranger qui a décidé de déposer les armes, de se démobiliser et de quitter notre pays en bon ordre. Le gouvernement de la RDC est parfois obligé d’avoir la main lourde sur des groupes armés irréguliers réfractaires au désarmement volontaire qui a sa préférence mais il n’est nullement friand de sang humain. Chaque fois que cela est possible, notre gouvernement a privilégié et privilégiera des solutions qui font l’économie des vies humaines, qu’elles soient amies ou ennemies. Il doit être bien entendu que pour le gouvernement de la République, l’option du désarmement forcé reste sur la table au cas où le désarmement volontaire ne s’effectuerait pas dans un délai raisonnable dont la fixation est en cours entre leurs représentants et nos experts assistés par nos partenaires notamment de la MONUSCO et de la SADC. Le Gouvernement de la RDC, qui apprécie à sa juste valeur le soutien logistique apporté par la force MONUSCO à l’opération, reconnaît en outre l’importance de l’apport de la SADC dont une mission politique et militaire de haut niveau séjourne depuis hier au Nord Kivu en vue d’évaluer avec nos services la contribution attendue de la part de cette organisation régionale pour le plein succès de cette opération de désarmement forcé. Le Gouvernement se félicite de l’implication effective de la SADC dans la bonne fin du désarmement d’une force négative dans la région des Grands Lacs qui est une illustration de
 
l’appropriation par l’Afrique de la recherche des solutions à ses propres problèmes. Les émissaires des FDLR que ma délégation a rencontré à Kanyabayonga ont réitéré leur engagement à mettre un terme à leur rébellion armée. Le gouvernement de la RDC leur a redit sa disponibilité à faciliter leur désarmement et ses suites, de concert avec la communauté internationale et leur pays d’origine, le Rwanda. Au sujet de ce programme de désarmement volontaire, de rapatriement et/ou de relocalisation à l’étranger des combattants FDLR et de leurs dépendants, toutes sortes de fausses informations sont répandues au sein de la population comme pour entraver le bon déroulement de ce programme que le gouvernement considère comme une chance donnée à notre pays pour en finir avec le fléau des groupes armés. De bonne foi sans doute, quelques associations s’opposent à la mise en œuvre des étapes de cette opération devant se dérouler sur le territoire de la RDC. Il faudrait, si on les écoutait se limiter à (i) arracher aux combattants FDLR les armes qu’ils détiennent et (ii) les reconduire, eux et leurs dépendants (familles) « chez eux au Rwanda ».Le gouvernement voudrait attirer l’attention sur le fait que l’option dans laquelle s’inscrit cette action est celle d’un désarmement volontaire qui est du reste en cours. Arracher les armes, c’est-à-dire désarmer par la force des combattants qui acceptent de rendre lesdites armes ne nous paraît pas être la meilleure chose à faire si nous voulons préserver des vies humaines. Il convient en outre de noter que la reconduite de tout ce monde au Rwanda ne peut se faire que suivant un protocole et des procédures bien codifiées en droit international. Celles-ci impliquent une tripartite (RDC-Rwanda-Communauté Internationale représentée par le HCR) au cours de laquelle seront identifiés les volontaires au rapatriement, les autres étant orientés vers un pays de relocalisation autre que la RDC. Il s’agit également de vérifier la nationalité de chacun car parmi les dépendants. Il y a notamment pas mal de personnes congolaises dont on doit s’assurer qu’elles choisissent librement de suivre leurs conjoints au Rwanda ou ailleurs.On ne voit très pas bien par quelle alchimie ces actions préalables pourraient être utilement conduites d’un coup de baguette magique en quelques heures pour satisfaire ceux qui prétendent que la RDC ne devrait plus tolérer même un mois de plus des gens désarmés et en attente de départ sous le contrôle de nos forces de sécurité alors qu’elle les avait subi armés et offensifs pendant ces 20 dernières années. C’est tout simplement insensé. II. LIBÉRATIONS AU TITRE DE LA LOI D’AMNISTIE (voir texte de la Justice)III. SUR LES PROPOS DE RUSSEL FEINGOLD AU SUJET DU CALENDRIER ÉLECTORAL ET LA VIOLATION DE LA CONSTITUTIONLe 31 mai, recevant les Ambassadeurs et le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies accrédités en RDC, le Président Joseph Kabila s’était insurgé contre la tendance de certaines chancelleries à se comporter dans notre pays come en territoire conquis. Il a particulièrement fustigé la multiplication par ces missions diplomatiques d’initiatives
 
unilatérales sur des matières de souveraineté qui relèvent exclusivement des institutions publiques dont les Congolais se sont démocratiquement dotés. Trois jours plus tard, le Chef de l’Etat a reçu un groupe d’Envoyés spéciaux de l’ONU, des USA, de l’UE et de l’UA chargés du monitoring de l’Accord cadre d’Addis Abeba qui est un accord entre Etats de la CIRGL et non un arrangement entre partis ou factions congolaises. Venus faire rapport de leur évaluation du processus de normalisation dans la région des grands lacs. En marge de cette évaluation qui constituait l’objet de l’audience, le Chef de l’Etat a réitéré cette préoccupation tout en rappelant que « la République Démocratique du Congo est un État souverain et pas un pays sous - tutelle ». Précisant le fond de sa pensée Il a stigmatisé les tentatives récurrentes observées au niveau de certains diplomates à ressusciter le défunt Comité international d’appui à la transition (CIAT) mis en place en 2003 à l’issu du Dialogue inter congolais dans le but de faciliter la réunification du pays écartelé alors entre plusieurs administrations rivales. Pour le Président et pour le Gouvernement, sept ans après les élections générales de 2006 qui ont mis fin à ce type de relations entre la communauté internationale et les institutions publiques congolaises, rien ne peut justifier la réactivation d’un mécanisme de type CIAT comme on s’évertue à le faire par défi en organisant unilatéralement des réunions de type institutionnel et en déclinant des oukases à exécuter par nos institutions. Il doit être bien entendu que nous ne faisons pas aux diplomates le reproche de recevoir et d’échanger avec des Congolais quels qu’ils soient. Ce que nous réprouvons, c’est l’interventionnisme débridé de certains dans les domaines relevant des prérogatives des institutions congolaises. Il n’est pas admissible qu’un émissaire étranger se permette d’enjoindre à notre CENI de revoir la nomenclature du cycle électoral en considérant que les élections locales sont moins importantes que les autres. C’est le lieu d’affirmer que le Gouvernement soutiendra mordicus l’organisation d’élections libres, transparentes et démocratiques uniquement parce que tels sont la volonté et l’intérêt du peuple congolais auquel nous devons d’être au pouvoir jusqu’en 2016.En appelant les uns et les autres à respecter l’indépendance de la CENI et cesser d’interférer dans ses attributions, le Président n’a fait que jouer son rôle constitutionnel de garant du bon fonctionnement des institutions de la République. Ceux qui s’époumonent à demander au Président de « ne pas violer la Constitution » tout en lui déniant le pouvoir que lui attribue la même Constitution de défendre l’intégrité des attributions des institutions nationales de la RDC donnent à cet égard l’impression de vouloir en même temps une chose et son contraire. Le pauvre argument qui fonde cette curieuse mise en garde sur les soupçons d’une éventuelle manipulation de la constitution en marge de l’élection présidentielle prévue pour 2016 est arcbouté sur un procès d’intention et n’a donc aucune forme de pertinence. Il appert assez clairement que l’Envoyé spécial américain fait chorus avec une frange de l’opposition connues pour ses thèses extrémistes et nihilistes mais on ne voit pas très bien à quel acte du Président Kabila ses propos désobligeants répondent. Ce n’est pas parce que le Président de la République exige, conformément à la Constitution,

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