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Soc 12 Juin 2014 Arrêt 1167

Soc 12 Juin 2014 Arrêt 1167

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06/25/2014

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SOC.CH.B
COUR DE CASSATION
 ______________________  Audience publique du
 12 juin 2014
RejetM. LACABARATS, président Arrêt n
o
 1167 FS-P+BPourvoi n
o
 P 12-29.063
R É P U B L I Q U E F R A N Ç A I S E
 _________________________  AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS _________________________ LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendul'arrêt suivant :Statuant sur le pourvoi formé par M. Joseph Besnard, domiciliéLe Champs des Landes, 35133 Beaucé,contre l'arrêt rendu le 3 octobre 2012 par la cour d'appel de Rennes(7e chambre prud'homale), dans le litige l'opposant :1
o
/ à M. Olivier Massart, domicilié Le Saint-Louis, 10 squareVercingétorix, 35000 Rennes, agissant en qualité de mandataire liquidateur de la société Votre Bureau,2
o
/ à l'AGS-CGEA de Rennes, dont le siège est immeubleLe Magister, 4 cours Raphaël Binet, CS 96925, 35069 Rennes cedex,défendeurs à la cassation ;Le demandeur invoque, à l'appui de son pourvoi, le moyenunique de cassation annexé au présent arrêt ;
 
11672Vu la communication faite au procureur général ;LA COUR, composée conformément à l'article R. 431-5 ducode de l'organisation judiciaire, en l'audience publique du 13 mai 2014, oùétaient présents : M. Lacabarats, président, M. Ballouhey, conseiller rapporteur, M. Bailly, conseiller doyen, MM. Chollet, Ludet, Mallard, Frouin,Mmes Goasguen, Vallée, Guyot, Aubert-Monpeyssen, Schmeitzky-Lhuillery,conseillers, M. Alt, Mme Mariette, M. Flores, Mmes Wurtz, Ducloz,M. Hénon, Mme Brinet, M. David, conseillers référendaires, M. Beau, avocatgénéral, Mme Piquot, greffier de chambre ;Sur le rapport de M. Ballouhey, conseiller, les observations deMe Haas, avocat de M. Besnard, de Me Ricard, avocat de M. Massart, l'avisde M. Beau, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à laloi ;Sur le moyen unique : Attendu, selon l’arrêt attaqué (Rennes, 3 octobre 2012), queM. Besnard a été engagé le 21 mai 1986 par la société Votre bureau, enqualité de VRP, qu’un contrat écrit a été établi le 30 juillet 1999 suivi deplusieurs avenants relatifs à la rémunération ; que l’employeur lui a notifié le28 octobre 2005 une baisse de son taux de commissionnement ; que le25 mars 2009, le salarié a dénoncé une modification du contrat de travail eta saisi la juridiction prud’homale d’une demande en résiliation judiciaire ducontrat de travail aux torts de l’employeur ; que par jugement du25 janvier 2012, M. Massart a été désigné mandataire liquidateur de lasociété ; Attendu que le salarié fait grief à l’arrêt de le débouter de sesdemandes de résiliation judiciaire du contrat de travail, dedommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse,d’indemnité de préavis, d’indemnité de clientèle et de rappel de salaire fixeet de rappel de commissions sur fournitures et ordre pris, alors, selon lemoyen :
1
o
 / que la résiliation du contrat de travail aux torts del’employeur est prononcée lorsque sont retenus à sa charge un ou plusieursmanquements suffisamment graves pour la justifier ; qu’en subordonnant lebien-fondé de la demande de résiliation judiciaire du salarié à ladémonstration d’un manquement rendant impossible la poursuite de larelation contractuelle, la cour d’appel, qui a ajouté à la loi une conditionqu’elle ne prévoit pas, a violé l’article 1184 du code civil ;
 
11673
o
 / que le défaut de paiement d’un élément de rémunération peut être utilement invoqué à l’appui d’une demande de résiliation judiciairedu contrat de travail quand bien même le salarié ne demande pas le rappel de salaire correspondant ; qu’en tenant pour inopérant, du point de vue dela résiliation du contrat de travail, le moyen pris du défaut de paiement decertaines commissions dès lors que le salarié n’avait pas formulé, en parallèle, une demande de rappel à ce titre, la cour d’appel a violél’article 1184 du code civil ;3
o
 / que le mode de rémunération contractuel d’un salariéconstitue un élément du contrat de travail qui ne peut être modifié sans sonaccord ; qu’en considérant qu’à défaut d’avoir signé le projet d’avenant quelui avait soumis l’employeur au titre de la période postérieure au1er juin 2001, le salarié n’était pas en droit d’obtenir le maintien de sesconditions de rémunération qui lui étaient applicables jusqu’à cette date, lacour d’appel a violé les articles 1134 du code civil et L. 1221-1 du code dutravail ;4
o
 / que le mode de rémunération contractuel d’un salariéconstitue un élément du contrat de travail qui ne peut être modifié sans sonaccord ; qu’en considérant que la baisse du montant de l’avance sur commission versée mensuellement au salarié ne constituait pas unemodification du contrat de travail, la cour d’appel a violé les articles 1134 ducode civil et L. 1221-1 du code du travail ;
o
 / que la stipulation contractuelle qui enferme dans un délai dedeux mois suivant la réception du bulletin de paie la réclamation que lesalarié peut formuler au titre du montant de ses commissions ne peut avoir  pour effet d’interdire à ce dernier de demander en justice, jusqu’à l’expirationdu délai de prescription, le paiement des commissions qui ne lui ont pas étéversées et de se prévaloir de ce défaut de paiement à l’appui d’une demandede résiliation judiciaire du contrat de travail ; que, dès lors, en se fondant sur l’inobservation du délai de réclamation contractuel pour débouter le salariéde ses demandes, la cour d’appel a violé les articles L. 1411-1 et L. 3245-1du code du travail, ensemble les articles 1134 et 1184 du code civil ;
o
 / qu’en déboutant le salarié de l’ensemble de la réclamationqu’il avait formulée au titre du rappel de commissions sur les ordres prisaprès avoir relevé que, sur ce point, l’employeur s’était engagé, le8 juillet 2009, à lui verser une somme globale de 387,98 euros, la cour d’appel, qui n’a pas tiré les conséquences légales de ses propresconstatations, a violé l’article 1134 du code civil ;
o
 / que la modification unilatérale par l’employeur du mode derémunération du salarié justifie, à elle seule, le prononcé de la résiliation

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