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Elfor Georges Robert - La Garde Du Diable ; Des SS en Indochine

Elfor Georges Robert - La Garde Du Diable ; Des SS en Indochine

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Published by Nunusse
Elfor Georges Robert
La garde du Diable ; des SS en Indochine
Un peloton de Nord-Africains a demandé son chemin à des femmes
occupées à distiller du sucre de canne. Elles leur ont fait prendre une
piste qui se perdait dans le marais. Neuf hommes y ont péri enlisés.
D’ « innocents non-combattants » ont enfoncé dans la vase ceux qui
se débattaient encore, en utilisant de longues perches de bambou.


Lien à venir
__________

Georges R. Elfort est un canadien d’origine hongroise. Zoologue de son métier, il est appelé à voyager beaucoup.
Il a publié de nombreux ouvrages scientifiques ainsi que trois romans, dont deux sont des romans historiques.

L’auteur de ce récit est zoologue de son métier. Au cours de ses travaux en Extrême-Orient, il a rencontré, dit-il, toutes sortes de gens, dont certains exceptionnels, tel Hans Josef Wagemüller, le héros de La Garde du diable. Partisanjaeger SS — chasseur de partisans en Russie pendant la Seconde Guerre mondiale — ce dernier a passé plus de cinq ans en Indochine française, dans la Légion étrangère à se battre contre « le même ennemi sous un uniforme différent ». L’histoire de Wagemüller et de ses compagnons, anciens nazis comme lui et comme lui légionnaires en Indochine française, a inspiré à George Robert Elford le récit d’aventures, écrit à la première personne, que nous publions aujourd’hui en français.
___________
La nouvelle de la capitulation allemande nous parvint par radio au cœur des montagnes de Tchécoslovaquie, à l’est de Liberec.
Nous étions là depuis presque un mois, tenant un col important et attendant l’arrivée des Russes. Mais les jours passaient, rien ne menaçait nos positions et les partisans locaux eux-mêmes se gardaient de nous attaquer. Un silence insolite pesait sur les pics et les vallées — la sorte de tranquillité maussade qui, au lieu de détendre les esprits, accroît leur tension. Si étrange que cela puisse paraître, après cinq ans de guerre et des centaines d’engagements avec l’ennemi, soldats réguliers ou insurgés, nous n’étions pas en état de supporter le calme de la paix. De toutes les fonctions naturelles qui avaient jadis été les nôtres, nous semblions n’avoir conservé que celles qui étaient indispensables à notre survie immédiate : manger, dormir, guetter les bois — et presser la détente.
Aucun d’entre nous ne doutait que la fin fût proche. Berlin était tombé et Hitler était mort. Les communications militaires étaient depuis longtemps coupées, mais nous pouvions encore capter les radios étrangères .et notamment celles des Alliés victorieux. Nous savions aussi que notre saga ne s’achèverait pas avec la capitulation de la Wehrmacht, qu’il n’y aurait pas de retour au foyer pour les guerriers fatigués de l’armée vaincue. Nous ne serions pas démobilisés mais mis hors la loi. Les Alliés n’avaient pas combattu seulement pour remporter une victoire militaire : leur principal objectif était la vengeance.
La dernière dépêche que nous avions reçue de Prague, huit jours plus tôt, nous avait ordonné de tenir nos positions en attendant de nouvelles instructions — qui ne nous parvinrent jamais. Nous avions vu venir à nous, à leur place, de petits groupes de soldats allemands hagards, des hommes mal rasés et aux yeux cernés qui avaient appartenu à toutes les armes, Wehrmacht, SS, Luftwaffe et SD (Service de sécurité). Il y avait parmi eux les survivants d’une brigade d’infanterie motorisée décimée, un groupe de servants de la Luftwaffe, un escadron blindé à qui ne restaient que deux chars en ordre de marche cinq camions d’un bataillon d’intendance et un peloton de Feldgendarmes. Les débris d’un bataillon d’Alpenjaeger avaient fait retraite depuis le Caucase jusqu’à nous. Nous attendions tous un dernier ordre raisonnable — l’ordre d’évacuer la Tchécoslovaquie et de rentrer en Allemagne — au lieu de quoi nous reçûmes celui de cesser les hostilités.
Pour nous, enfoncés en territoire ennemi, la nouvelle de la capitulation équivalait à une sentence de mort.
Elfor Georges Robert
La garde du Diable ; des SS en Indochine
Un peloton de Nord-Africains a demandé son chemin à des femmes
occupées à distiller du sucre de canne. Elles leur ont fait prendre une
piste qui se perdait dans le marais. Neuf hommes y ont péri enlisés.
D’ « innocents non-combattants » ont enfoncé dans la vase ceux qui
se débattaient encore, en utilisant de longues perches de bambou.


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Georges R. Elfort est un canadien d’origine hongroise. Zoologue de son métier, il est appelé à voyager beaucoup.
Il a publié de nombreux ouvrages scientifiques ainsi que trois romans, dont deux sont des romans historiques.

L’auteur de ce récit est zoologue de son métier. Au cours de ses travaux en Extrême-Orient, il a rencontré, dit-il, toutes sortes de gens, dont certains exceptionnels, tel Hans Josef Wagemüller, le héros de La Garde du diable. Partisanjaeger SS — chasseur de partisans en Russie pendant la Seconde Guerre mondiale — ce dernier a passé plus de cinq ans en Indochine française, dans la Légion étrangère à se battre contre « le même ennemi sous un uniforme différent ». L’histoire de Wagemüller et de ses compagnons, anciens nazis comme lui et comme lui légionnaires en Indochine française, a inspiré à George Robert Elford le récit d’aventures, écrit à la première personne, que nous publions aujourd’hui en français.
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La nouvelle de la capitulation allemande nous parvint par radio au cœur des montagnes de Tchécoslovaquie, à l’est de Liberec.
Nous étions là depuis presque un mois, tenant un col important et attendant l’arrivée des Russes. Mais les jours passaient, rien ne menaçait nos positions et les partisans locaux eux-mêmes se gardaient de nous attaquer. Un silence insolite pesait sur les pics et les vallées — la sorte de tranquillité maussade qui, au lieu de détendre les esprits, accroît leur tension. Si étrange que cela puisse paraître, après cinq ans de guerre et des centaines d’engagements avec l’ennemi, soldats réguliers ou insurgés, nous n’étions pas en état de supporter le calme de la paix. De toutes les fonctions naturelles qui avaient jadis été les nôtres, nous semblions n’avoir conservé que celles qui étaient indispensables à notre survie immédiate : manger, dormir, guetter les bois — et presser la détente.
Aucun d’entre nous ne doutait que la fin fût proche. Berlin était tombé et Hitler était mort. Les communications militaires étaient depuis longtemps coupées, mais nous pouvions encore capter les radios étrangères .et notamment celles des Alliés victorieux. Nous savions aussi que notre saga ne s’achèverait pas avec la capitulation de la Wehrmacht, qu’il n’y aurait pas de retour au foyer pour les guerriers fatigués de l’armée vaincue. Nous ne serions pas démobilisés mais mis hors la loi. Les Alliés n’avaient pas combattu seulement pour remporter une victoire militaire : leur principal objectif était la vengeance.
La dernière dépêche que nous avions reçue de Prague, huit jours plus tôt, nous avait ordonné de tenir nos positions en attendant de nouvelles instructions — qui ne nous parvinrent jamais. Nous avions vu venir à nous, à leur place, de petits groupes de soldats allemands hagards, des hommes mal rasés et aux yeux cernés qui avaient appartenu à toutes les armes, Wehrmacht, SS, Luftwaffe et SD (Service de sécurité). Il y avait parmi eux les survivants d’une brigade d’infanterie motorisée décimée, un groupe de servants de la Luftwaffe, un escadron blindé à qui ne restaient que deux chars en ordre de marche cinq camions d’un bataillon d’intendance et un peloton de Feldgendarmes. Les débris d’un bataillon d’Alpenjaeger avaient fait retraite depuis le Caucase jusqu’à nous. Nous attendions tous un dernier ordre raisonnable — l’ordre d’évacuer la Tchécoslovaquie et de rentrer en Allemagne — au lieu de quoi nous reçûmes celui de cesser les hostilités.
Pour nous, enfoncés en territoire ennemi, la nouvelle de la capitulation équivalait à une sentence de mort.

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Published by: Nunusse on Jun 30, 2014
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11/03/2014

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original

 
Au cours d'un séjour en Asie du Sud-Est, l'auteur rencontre un an-cien officier SS, Hans Wagemüller, qui accepte de lui raconter son histoire. Surpris par la défaite en Tchécoslovaquie, Wagemüller et ses hommes réussissent à gagner la Bavière, d'où ils passent en Suisse, puis en France. Ils s'engagent dans la Légion. Leur science de la guerre et leur endurance leur valent très tôt de l'avancement. Transportés en Indochine, ce sont des chas-seurs d'hommes, qui ont pour mission d'éliminer le plus grand nombre possible de guérilleros du Viêt-minh, de rendre coup pour coup. Pendant cinq ans, ils livre-ront une lutte sans merci aux parti-sans de Hô Chi Minh, utilisant tous les moyens de la guerre moderne, n'épargnant rien ni personne. Combats, embuscades, destruc-tions se succèdent dans un climat de violence inouïe.L'auteur n'a voulu être que le porte-parole objectif de son héros. Ici,' pas de compromis, pas de faux-fuyant.
 La Garde du diable
est un livre dur, puissant, d'une intensité remarquable. C'est une évocation saisissante sur l'état d'esprit de ces légionnaires allemands pour qui la guerre d'Indochine n'était que le prolongement d'une autre guerre, qui avait abouti à la défaite de leur pays.
 
GEORGE ROBERT ELFORD
LA
 
GARDED
 
DIABLE
des S. S. en Indochine
Traduit de l’anglais par
C󰁬󰁡󰁵󰁤󰁥 E󰁬󰁳󰁥󰁮
FAYARD

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