sé son escouade en avant, sans se préoccuper de rester seul.(Combat du 30 juin.)40
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bataillon de chasseurs. – M. le capitaine Delanney,pour avoir poussé la chaîne qu’il commandait jusqu’à 200mètres de l’ennemi, sans riposter, et, après quelques feux biendirigés, l’avoir résolument chargé à la baïonnette. (Combat du30 juin.)10
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escadron de chasseurs d’Afrique. – MM. le lieutenantCorbumel, pour avoir défendu avec ses hommes à pied une desfaces du camp et avoir, par son sang-froid, arrêté l’ennemi qui leprenait d’écharpe (combat du 29 juin) ; le maréchal des logisMillet, le brigadier Clavere, pour avoir très vigoureusement se-condé leur officier de peloton, qui défendait avec ses hommes àpied une des faces du camp. (Combat du 29 juin.)16
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batterie. – M. le capitaine Chamblay, pour avoir, aprèsune longue marche de jour et de nuit, amené sa batterie au com- bat, en triomphant de tous les obstacles du terrain et avoir réus-si à éteindre par son feu celui de l’ennemi. (Combat du 30 juin.)Le maréchal des logis Lesage, pour avoir montré unegrande énergie dans la conduite de sa pièce et le réglage du feu,donnant à tous le meilleur exemple de sang-froid et de bra- voure. (Combat du 30 juin 1895.)D’autre part, l’état-major du corps expéditionnaire com-munique la note suivante, relative au ravitaillement et à l’étatsanitaire des troupes :Le corps expéditionnaire étant échelonné sur la route qu’ildoit suivre, on peut se demander comment il ne marche pas enavant alors que la distance de Tananarive ne demanderait pasplus d’un mois pour être franchie. C’est qu’il n’existe encore làque des sentiers de bœufs ; il faut donc créer de toute pièce uneroute, et celle-ci est terminée aujourd’hui de Majunga à Suber- bieville ; mais elle a rencontré des difficultés énormes qui nesont d’ailleurs que des jeux d’enfants à côté de celles qu’on trou- vera au col d’Ampasiry et aux Ambohiménas.
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