conseillers intimes de la reine auraient été achetés ; ils em-pêchent d’approcher du palais tous ceux qui pourraient, à sonavis, lui donner d’utiles conseils avant qu’il ne soit trop tard.Les basses intrigues des cours orientales fleurissent ici. De vieilles femmes qui approchent la reine et que quelques dollarspeuvent corrompre exercent une immense influence sur les af-faires de l’Etat : la nourrice de la reine, par exemple. C’est à cesinfluences qu’il faut attribuer le fait que des officiers, ridicule-ment incompétents, ont été placés à la tête des troupes qui oc-cupent les premières lignes de la défense, alors que des hommesqui ont reçu une éducation militaire anglaise sont totalementnégligés, simplement parce que tout ce qui est anglais présenteun caractère offensant aux yeux du parti de la cour.D’après M. Knight, l’inutilité de la résistance éclate à tousles yeux. Malgré toutes les menaces, les chefs de l’armée n’ontfait aucun préparatif pour s’opposer à l’envahissement du pays ;les fabriques de poudres et de cartouches si bien montées pardes ingénieurs anglais restent inoccupées et les soldats hovasmanquent de munitions ; la fièvre et la faim sévissent dans lescamps et ceux qui fuient sont brûlés vivants, selon l’ancienne loimalgache
.26. – Rasanjy, secrétaire du premier ministre, adresse aucommandant des forces hovas la lettre suivante qui fut trouvée,le 30 juin, dans une tente du camp pris par nos troupes.Tananarive, 26 juin 1895.Rasanjy à Rainianjalahy, 14
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Honneur, et Ravenya,10
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Honneur (écrit de la main même de Rasanjy).
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Bien que cette correspondance, datée de Tananarive, parle avecquelque sans gêne de l’apathie du gouvernement malgache, il ne convientpas d’accepter sans réserve les renseignements qu’elle fournit. La facilitémême avec laquelle une lettre aussi compromettante a pu être expédiéede Tananarive, suffit pour nous mettre en défiance.
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