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Serpent Fabre d Olivet

Serpent Fabre d Olivet

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12/26/2014

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text

original

 
Du Serpent selon Fabre-d'Olivet issu de « Cosmogonie de Moyse », Sepher Bereshith, chapitre 3.
 
מאֹוםִהֹלֱאהָההָשָע ֲאה דָַהתַַחלֹכִמםָעהָָהָחָנהו
 
ֽָגַהץֵעלֹכִמלְאֽֹתאֹלםיִהֹלֱארַמ־יֽִכףהָשִאָה־לֶא
Wa-Nahash ha
 î 
ah haroum mi
è
chol ha
 î 
ah ha-sadeh
â
sher hashash YHVH-Elohim, wa-i
â
omer el-ha-A
ï
shah, aph
è
ch
 î 
-
â
mar Elohim lo
â
-th
â
o
è
helou mi-
è
hol hetz ha-gan.Or l'Ardeur-cupide (l'int
é
r
ê
t, l'envie, l'
é
go
ï
sme)
é
tait une passion g
é
n
é
rale (un principe aveugle) parmi toute l'animalit
é
 de la Nature-
é
l
é
mentaire laquelle avait faite avant IOAH LUI-les-DIEUX : et elle dit (cette passion)
à
 A
ï
shah (la facult
é
 volitive d'Adam)
à
 cause de quoi d
é
clara LUI-les-DIEUX, non-pas-vous-vous-alimentez de-toute substance de-l'enceinte-organique ? 
!
ה
"
, Or-l'Ardeur-cupide... On sait assez que les h
é
ll
é
nistes, et Saint J
é
r
ô
me, sur leurs traces, n'ont vu ici qu'une couleuvre, un serpent proprement dit :
à
 la v
é
rit
é
, selon les premiers, un serpent tr
è
s prudent,
οφις φρονιμωτατος
, et selon le second, un serpent tr
è
s fin et tr
è
s adroit, « serpent callidor ». Cette mis
é
rable interpr
é
tation para
 î 
t remonter jusqu'
à
 l'
é
poque de la captivit
é
 de Babylone, et co
ï
ncider avec la perte totale de la langue h
é
bra
ï
que : du moins est-il vrai que le paraphraste chalda
ï
que l'a suivie. Il dit
י
 אי
"
,
une couleuvre des plus captieuses
. Je ne sais m
ê
me si l'on peut tout-
à
-fait disculper l'auteur de la version samaritaine : car, quoiqu'il emploie le mot
h
#
x
n
, qui r
é
pond
à
 l'h
é
breu
!
; il est tr
è
s douteux qu'il ait exactement compris, n'ayant pas su rendre le mot suivant
ם
"
רע
, ainsi que je le dirai plus loin.Mais toutes ces autorit
é
s, sur lesquelles s'appuie l'erreur, ne doivent point emp
ê
cher de voir la v
é
rit
é
. Le mot
!
, tel qu'il est employ
é
 dans cette circonstance, ne veut pas dire
un serpent 
. C'est une ardeur cupide, envieuse, int
é
ress
é
e,
é
go
ï
ste, qui serpente bien, il est vrai dans le coeur de l'homme, et l'enveloppe de ses replis; mais qui n'a rien d'une couleuvre que le nom qu'on lui donne quelque fois par m
é
taphore. Ce n'est qu'en restreignant de plus en plus cette expression figur
é
e que le peuple ignorant a pu l'amener au point de ne signifier qu'un serpent. Les h
é
ll
é
nistes ont suivi cette indication grossi
è
re; mais pouvaient-ils faire autrement ? Si, par d
é
licatesse de sentiment ou par respect pour Moyse, ils eussent voulu soulever le voile en cet endroit, que devenait le jardin, l'arbre, la c
ô
te, etc. ? Je l'ai dit : dans le parti qu'ils avaient pris, ils devaient tout sacrifier
à
 la crainte d'exposer leurs myst
è
res.Examinons le mot
!
 
avec l'attention qu'il m
é
rite. Voyons quelle est sa racine, en appelant en t
é
moignage sur le sens qu'elle renferme, et tous les idiomes analogues qui la poss
è
dent, et sa composition hi
é
roglyphique elle-m
ê
me.Cette racine est
, qui, comme je l'ai dit en expliquant le mot
#
,
les t 
é 
n
è
bres
, indique toujours une ardeur interne, un feu centralis
é
, qui s'agite d'un mouvement violent, et qui cherche
à
 se distendre. Le chalda
ï
que en d
é
rive une foule d'expressions, qui toutes ont rapport
à
 l'anxi
é
t
é
,
à
 l'angoisse,
à
 la douleur, aux passions p
é
nibles. C'est, au propre,
 une torr 
é 
 faction
, au figur
é
,
une ardeur cupide
, dans l'arabe .
C'est une souffrance
,
une passion douloureuse
, dans le syriaque
 $%
 
ou
 &%
. C'est enfin, une agitation turbulente, dans l'
é
thiopien , (housh).
ሐወሠ
Cette racine verbalis
é
e dans l'h
é
breu
"
, peint l'action de se pr
é
cipiter, de se porter avec
 
v
é
h
é
mence vers une chose. Les verbes analogues ont le m
ê
me sens en arabe, en
é
thiopien, en syriaque. Il n'y a rien l
à
 qui nous restreigne
à
 l'id
é
e d'un serpent. L'analyse hi
é
roglyphique va nous donner peut-
ê
tre la clef de ce myst
è
re. Si le lecteur me suit avec l'attention que demande une composition aussi difficile, il aura remarqu
é
 sans doute que  j'ai pos
é
 
à
 plusieurs reprises, deux racines diff 
é
rentes,
רא
 
et
א
, pour d
é
signer
é
galement le premier Principe, le principe
é
l
é
mentaire, le principe inconnu des choses. Le moment est arriv
é
 de lui dire la diff 
é
rence importante que les Pr
ê
tres
É
gyptiens concevaient entre ces deux racines, et de quelle mani
è
re ils l'exprimaient.Ils attachaient
à
 l'une et l'autre, l'id
é
e du mouvement; mais ils consid
é
raient la premi
è
re
רא
 
comme le symbole du mouvement propre, rectiligne, et la seconde
א
 
comme celui du mouvement relatif, circulaire. Le caract
è
re hi
é
roglyphique qui r
é
pondait
à
 ces deux mouvements
é
tait
é
galement
un serpent 
 : mais tant
ô
t droit et passant par le centre d'une sph
è
re, pour repr
é
senter le principe
רא
; tant
ô
t repli
é
 sur lui-m
ê
me et enveloppant la circonf 
é
rence de cette sph
è
re pour repr
é
senter le principe
א
. Lorsque ces m
ê
mes Pr
ê
tres voulaient indiquer la r
é
union des deux mouvements ou des deux principes, ils peignaient un serpent debout, se d
é
ployant en ligne spirale, ou bien deux serpents entrela
ç
ant leurs mobiles anneaux. C'est de ce dernier symbole qu'est venue le fameux caduc
é
e des Grecs.Quant
à
 la nature de l'un et de l'autre de ces principes, j'ai assez dit qu'ils la taisaient. C'
é
tait m
ê
me avec assez d'indiff 
é
rence qu'ils employaient les radicaux
רא
 
ou
א
 
pour caract
é
riser le principe
é
th
é
r
é
, ign
é
, a
é
rien, aqueux, terreux, min
é
ral, etc. : comme s'ils eussent voulu faire entendre qu'ils ne croyaient pas ces choses simples et homog
è
nes, mais compos
é
es. Cependant, au milieu de ces significations diverses, celle qui se pr
é
sentait le plus souvent
é
tait celle du feu. Dans ce cas, ils envisageaient le principe sous ses diff 
é
rents rapports sensibles ou intelligibles, bons ou mauvais, et modifiaient le mot radical qui le repr
é
sentait au moyen des signes. Ainsi, par exemple, le primitif
ריא
, l'
é 
clat intelligible
, etc. Si l'on durcissait la voyelle initiale, il prenait un caract
è
re de plus en plus v
é
h
é
ment.
רה
, repr
é
sentait
 une exaltation
, tant au propre qu'au figur
é
,
ר
,
un foyer ardent 
,
רע
,
une ardeur passionn
é 
e, ardisante, d 
é 
sordonn
é 
e, aveugle
. Il en
é
tait
à
 peu pr
è
s du m
ê
me du primitif
א
. Le mouvement seul distinguait encore les deux principes, soit qu'ils
é
levassent, soit qu'ils abaissassent. Le mouvement rectiligne inh
é
rent au primitif
ר
, emp
ê
chait de confondre ses d
é
riv
é
s avec ceux du primitif
א
, o
ù
 dominait le mouvement giratoire. Les deux radicaux
ר
 
et
 
repr
é
sentaient bien
é
galement
un foyer 
; mais dans le premier
ר
, il
é
tait un foyer d'o
ù
 le principe ign
é
 rayonnait avec violence; tandis que dans le second
, c'
é
tait un foyer, au contraire, o
ù
 ce m
ê
me principe, mu circulairement, se concentrait de plus en plus et se d
é
vorait lui-m
ê
me.Tel
é
tait le sens hi
é
roglyphique de cette racine que j'ai d
é
 j
à
 examin
é
e sous ses rapport idiomatiques. Cette co
ï
ncidence ne doit point laisser de doute au lecteur. Or le signe qui la gouverne dans le mot
!
, est celui de l'action passive, individuelle et corporelle; en sorte que l'ardeur d
é
vorante exprim
é
e par la racine
, devient, au moyen de ce signe, une ardeur passive, froide dans sa v
é
h
é
mence, renferm
é
e, astringente, compressive. C'est, au propre, tout corps dur et r
é
fractaire, toute chose
â
cre, coupante et corrodante, comme
 le cuivre
, par exemple, que ce mot signifie, dans un sens tr
è
s restreint; c'est au figur
é
 tout sentiment p
é
nible, resserrant, farouche, comme
l'envie
,
l' 
é 
go
ï 
sme
,
la cupidit 
é 
 ,
c'est en un mot
le vice
.Voil
à
 la vraie signification du mot
!
. J'ai d
é
 j
à
 
é
t
é
 oblig
é
 d'
é
tendre mes preuves plus qu'
à
 l'orginaire; mais son importance le commandait. On voit bien qu'il ne signifie pas simplement un serpent. Moyse qui a tant parl
é
 de la vie reptiforme au commencement de Bereshith, s'est bien gard
é
 de l'employer. Le mot
ץר
, dont il fait usage, est celui, dans son idiome, indique v
é
ritablement
un

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