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Le journal indépendant de l’Université d’OttawaÉdition du 23 novembre – Volume LXXVII N
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ARTS ET CULTUREACTUALITÉS
GSAÉD
1848
Cabaret francophile
Photo Mathieu LangloisPhoto Mathieu Langlois
Troubles inhabituels
Le programme de hockey masculin est le plus vieux programmesportif à l’Université d’Ottawa. La saison 2009-2010 marque d’ailleursses 120 ans. En eet, la première saison des Gee-Gees a eu lieu en1889-1890. Il y a forcément eu de nombreux changements en 120années : beaucoup de bons joueurs et d’excellents instructeurs ontarboré le Gris et Grenat et ont utilisé l’équipe comme tremplin pour joindre les niveaux supérieurs de compétition.
P.14-15
120 ans de hockeyà l’Université d’Ottawa
 
Actualités
Ariane MarcotteIsabelle Laroseactualites@larotonde.ca
le 23 novembre 2009actualites@larotonde.ca
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www.larotonde.ca
 Philippe Teisceira-Lessard 
 Alors que deux membres sur cinq del’exécutif de l’Association des étu-diants diplômés (GSAÉD) ont toutrécemment remis leur démission,les membres du Bureau de l’organi-sation veulent la tête de Tansy Etro-Becko, l’actuelle commissaire à la vie étudiante.Selon Jordan Birembaum, prési-dent d’assemblée pour l’Association,les membres présents au Bureau(l’instance politique qui contrôle etsurveille l’exécutif) ont voté à l’una-nimité, mardi le 17 novembre, unedouble motion sommant Etro-Beckode se retirer de son poste et la mena-çant d’une motion de destitution sielle ne s’exécutait pas. Quelques heu-res après cette réunion, elle aurait
contacté Birembaum afin de lui si-gnifier officiellement sa démission.
Or, Etro-Becko a rappelé Birem- baum dès le lendemain, alléguantavoir été soumise à ce que le prési-
dent d’assemblée a qualifié de « pres-
sions injustes ». Celui-ci aurait alorsaccepté de passer l’éponge sur lacommunication de la veille et consi-dère présentement la commissaire àla vie étudiante comme étant toujoursen poste. Etro-Becko aura toutefois àconfronter une motion pour lui reti-rer son siège mardi soir prochain, àl’occasion du conseil de la GSAÉD.
« J’ai appelé dans un bureaugouvernemental [afin de connaî-
tre ses droits] et j’ai raconté ce quise passait. Je leur ai dit que je necroyais pas avoir quoi que ce soit àme reprocher au niveau du travail. Alors ils m’ont dit que je ne devraispas démissionner », a raconté Etro-Becko après coup.Jointe par
 La Rotonde
, DésiréeLamoureux, directrice des électionset membre du Bureau de la GSAÉD,
explique que cette action est « liée à
plusieurs faits et gestes qui ont fait ensorte qu’après un an et demi [le man-dat d’Etro-Becko], le Bureau est passéà l’action. On parle de problèmes bud-gétaires, de problèmes au café Nos-talgica ». Un détournement d’argent?
Des vols? « Non, pas de vol, non, pas
de fraude », a répondu Lamoureux.Elle avance aussi qu’au moins unedes deux autres démissions serait liée
à un « environnement de travail toxi-
que » créé par Etro-Becko.Pour sa part, la commissaire à la vie étudiante défend ardemment son
 bilan, rejetant la faute des conflits
internes sur des personnalités in-
compatibles. « Oui, c’est difficile de
travailler avec moi. Oui, je peux êtrede mauvaise humeur. Oui, il resteencore plein de travail. Quand je suisentrée à la GSAÉD, le café Nostalgicaavait 50 000 $ de dettes au gouver-nement, on était incapable de payerla paie de vacances des employés.J’ai fait ce que j’ai pu et je pense quemon travail parle pour moi », plai-de-t-elle. Tout au long de l’entrevue,elle souligne que c’est à sa personnequ’on en veut, et pas à son bilan.Le Bureau de la GSAÉD dit prépa-
rer actuellement un « dossier », pour
reprendre le terme employé par la di-rectrice des élections, qui expliqueraaux étudiants des cycles supérieurspourquoi leurs représentants veulent voir la commissaire à la vie étudiantequitter ses fonctions. Il contiendrades informations budgétaires, desarticles de la constitution et un texteexplicatif. Ce document sera envoyéélectroniquement sous peu.Les deux autres membres exécu-tifs qui quittent leur poste respectif sont Breanna Roycroft, commissaireà l’interne, et Myriam Hebabi, res-ponsable des affaires universitaires.En outre, la situation de confu-sion rapportée plus tôt jeudi a étécausée par une erreur de DésiréeLamoureux, qui avait inscrit le pos-te de Gaétan-Philippe Beaulière surla liste des postes vacants, laissantainsi croire qu’il s’ajoutait à la listedes démissionnaires. Ce n’est toute-fois pas le cas.
Les démissions et les tentatives de destitution viennent briser l’habituel calme de la politique étudiante à la GSAÉD.
Tempête politique aux cycles supérieurs
GSAÉD
Désirée Lamoureux, en arrière plan et Tansy Etro-Becko lors des dernières élections générales de la GSAÉD.
Photo Mathieu Langlois
« Oui, c’est di cile detravailler avec moi. Oui, je peux être de mauvaisehumeur. Oui, il reste encoreplein de travail. Quand jesuis entrée à la GSAÉD,le café Nostalgica avait50 000 $ de dettes augouvernement, on étaitincapable de payer la paiede vacances des employés.J’ai fait ce que j’ai pu et jepense que mon travail parlepour moi. »
- Tansy Etro-Becko
 
Actualités
actualites@larotonde.cale 23 novembre 2009
www.larotonde.ca
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 Ariane Marcotte
Selon Claude Giroux, directeur du Servicede protection de l’Université, il en coûteen moyenne 150 000 $ par année rien quepour l’entretien des équipements de sé-
curité. « Nous recevons aussi à l’occasion
des fonds provenant du Comité consulta-tif sur la sécurité personnelle, qui, lui, re-çoit 50 000 $ par année du gouvernement
provincial afin d’améliorer la sécurité de
notre campus », ajoute-t-il.
Que retrouve-t-on sur le campus?
Une multitude de systèmes de sécu-rité sont installés sur le campus. Il aurasans doute été remarqué que les fameuxtéléphones d’urgence munis d’une lu-mière bleue sont bien présents un peupartout sur le campus. On n’en retrouvepas moins de 75 et lorsqu’ils sont ac-
tionnés, une caméra filmant les lieux est
automatiquement activée en plus d’aler-ter la centrale de sécurité.Également, plus d’une trentaine desalles de bain pour femmes situées dans
certaines zones qualifiées de plus isolées
sur le campus sont équipées de boutonspanique et l’on en compte plus de 150autres pour les laboratoires de sciences.
« La plupart des équipements de sé-
curité tels que les téléphones d’urgence,les caméras et les systèmes de carte d’ac-cès sont installés et payés à même desprojets de construction et de rénovationsur le campus », précise le directeur duService de protection.Un autre service méconnu et pourtantoffert gratuitement (et exclusivement)aux étudiantes sont les cours d’autodé-fense du Service de protection. Le pro-gramme “Rape Aggression Defense,” ouRAD, aurait formé, depuis sa création,plus de 200 étudiantes. Il est dispensé àraison de quatre fois par année.
Sujet tabou
 Alors que l’Université d’Ottawa pu- blie sur son site Internet les donnéesqualitatives sur l’équipement de sécu-rité qu’elle possède, il semble impos-
sible de connaître les coûts réels re-
liés à cette protection. Les personnescontactées par
 La Rotonde
à ce sujetont été peu bavardes.Il s’est avéré tout aussi impossibled’obtenir des réponses quant aux sta-tistiques liées à la criminalité sur lecampus, données qui pourtant explique-raient la présence de cet imposant sys-tème de protection. L’Université McGill,quant à elle, publie ces informations enformat numérique dans la section duservice de protection de son site web.
Des milliers de dollars sont injectés annuellement dans le système de protection del’Université d’Ottawa et pourtant, peu d’étudiants connaissent les équipements enplace pour assurer leur sécurité sur le campus. Saviez-vous que pas moins de 900caméras de vidéosurveillance filment vos déplacements?
Rien n’échappe aux camérasde sécurité du campus
SURVEILLANCE VIDÉO
Que pensez-vous du fait qu’il y a 900caméras de surveillance sur le campus?
David Kwuzera – Sciences de la santé, troisième année
Je trouve que c’est suffisant. Je ne me suis jamais senti en dan-
ger, ni trop observé.
Slimani Zakaria – Biologie, première année
Pour la sécurité, je ne vois pas d’inconvénient, sauf si c’est misdans des endroits comme les toilettes. Il ne faut pas que ça brime la vie privée.
Kafia Barkat – Biomédical, première année
Neuf cents caméras, c’est beaucoup. Je ne crois pas qu’il soitnécessaire d’avoir des caméras sur tout le campus. Il seraitmieux de cibler les endroits plus problématiques, comme der-rière le pavillon Tabaret.
Steeve Mbanda – Gestion, première année
C’est une bonne chose, car il y a des endroits assez mal éclairésqui peuvent être épeurants, particulièrement près du pavillonColonel By et en arrière de Tabaret.
Camille Goulet – Communication, première année
C’est rassurant, mais 900 caméras, c’est beaucoup. Personnel-lement, je ne me suis jamais sentie en danger sur le campus etc’est peut-être de l’argent qui aurait été mieux investi ailleurs.
Paul-Rémi Poulin – Arts, première année
Je ne savais pas qu’il y en avait autant. En tant que gars, c’estpeut-être moins un problème pour moi, mais je sais que cer-
taines filles ne se sentent pas toujours en sécurité le soir.
Larissa Faustin – Biochimie, troisième année
Je crois que le nombre de caméras est correct. Ça fait trois ans que jesuis à l’Université et je n’ai jamais rien eu à reprocher à la sécurité.
SURVEILLANCE »VOX-POP
 Afin de connaître l’opinion des étudiants sur la présence de
nombreuses caméras de sécurité sur le campus,
Isabelle La-rose
est allée recueillir les commentaires de certains.Photos:
 Mathieu Langlois
Il en coûte en moyenne 150 000 $ par année pour entretenir les équipements de sécurité du campus.
Photo Archives
La Rotonde
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