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Arrêts du GAJA

Arrêts du GAJA

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Séance 1 – Présentation du Droit administratif 
La dualité de juridiction :
Cass 1
ère
civ. 23 janvier 1987, CONSEIL DE LACONCURRENCE :
 
La séparation des ordres prévue par la loi des 16 et 24 août n’estpas un PFRLR et donc n’a pas de valeur constitutionnelle. En revanchela réserve de compétence au profit du JA s’agissant des REP et desRPC est un PFRLR.
«
Relève en dernier ressort de la compétence de la juridictionadministrative l’annulation ou la modification des décisions prises
 
parles autorités administratives »
(autorités exerçant le pouvoir exécutif, leursagents, les collectivités territoriales de la République ou les organismes publicsplacés sous leur autorité ou leur contrôle).
Le CE est compétent pour connaître des actes qui sont imputables auxpersonnes morales de droit public français
.Normalement les actes des agents publics sont de la compétence des jugesadministratifs. Mais lorsque la faute est privée, le juge judiciaire devientcompétent. Egalement le juge administratif est compétent pour connaître desactes adoptés par des personnes privées. Le juge administratif est compétentpour juger des affaires qui concernent une fonction administrative ; tout ce quiest fonction législative, parlementaire ou gouvernementale échappe à sacompétence. Les actes de gouvernement lui échappent également. 
La formation du droit administratif :
TC 8 février 1873, BLANCO :
Une enfant avait été blessée par un wagonnet d’une manufacture detabacs exploitée par l’Etat ; les parents ont donc saisi les tribunaux judiciairesd’une action en dommages et intérêts contre l’Etat comme civilementresponsable. A l’époque, pour déterminer la compétence du juge administratif et du juge judiciaire, on se basait sur le critère d’acte d’administration. Ondistinguait ainsi deux types d’actes : les actes d’autorités = ce que prenaitl’Etat en vertu de ses prérogatives de puissance publique c-a-d ceux quimettent en œuvre des pouvoirs que n’a pas un simple particulier (ex :l’expropriation). Ces actes relevaient de la compétence du juge administratif.Au contraire, les actes de gestion, c-a-d ce qu’un simple particulier pouvaitproduire, relevaient de la compétence du juge judiciaire. De ce fait, beaucoupd’actes échappaient à la juridiction administrative.Question de l’arrêt :
de quel juge relève la réparation d’un préjudice nédu fonctionnement d’un service public ?
L’arrêt BLANCO considère que
c’est un régime de responsabilité quine relève pas du code civil. Ainsi, la responsabilité de l’Etat doit êtrerégit par un droit spécial
. Ce droit sera le droit administratif.
De cet arrêtest donc né le droit administratif 
.
 
Cet arrêt va également faire du
service public la « pierre angulaire » duDA
. C’est un arrêt très fondateur car il
engage pour la première fois laresponsabilité de l’Etat.
CE 13 décembre 1889, CADOT :
 
Porte le
 
coup de grâce à la théorie du ministre-juge et en faisant duCE le juge de droit commun du contentieux administratif 
.La ville de Marseille ayant supprimé l’emploi d’ingénieur à M. CADOT, celui-cidemande réparation en dommages et intérêts. La municipalité ayant refusé defaire droit à cette réclamation, il en saisit les tribunaux judiciaires qui sedéclarent incompétents. M. CADOT se tourna alors vers le ministre del’intérieur qui se déclare incompétent lui aussi (à l’époque il existait la théoriedu ministre-juge : l’administration était compétente pour juger des litiges doncelle était juge et partie en même temps !). C’est ce refus que le sieur CADOTdéféra au CE.Le CE décida que le ministre avait eu raison de s’abstenir de statuer sur desquestions « qui n’étaient pas de sa compétence », et qu’il appartenait au CE deconnaître du litige né entre la ville de Marseille et le sieur CADOT.Cet arrêt a marqué en réalité une étape capitale dans l’évolution ducontentieux administratif, en
portant le coup de grâce à la théorie duministre-juge et en faisant du CE le juge de droit commun ducontentieux administratif 
.Les lois des 16 et 24 août 1790 et 16 fructidor an III avaient eu pour butd’interdire aux juges de se mêler des affaires de l’Etat. Mais peu à peu s’étaitdéveloppée une véritable juridiction administrative. Doté seulement, au début,d’un pouvoir consultatif, le CE n’avait pas tardé à devenir un organe juridictionnel. Pendant longtemps, il ne possédait que des pouvoirs de justice« retenue » et la décision appartenait encore en principe au chef de l’Etat ; cedernier ayant pris l’habitude de suivre les avis du CE, celui-ci reçut le pouvoirde justice « déléguée » lui permettant de prendre des décisions en son proprenom.Aujourd’hui c’est une séparation qui a été consacrée par le ConseilConstitutionnel dans une décision du 22 juillet 1980 qui porte validation d’actesadministratifs. Cette décision rappelle l’indépendance de l’autorité judiciaire.Cette indépendance est citée dans l’art 64 de la Constitution. Elle rappellel’indépendance de la juridiction administrative et cette indépendance estassise sur un principe fondamental reconnu par les lois de la République (loi du24 mars 1872) (lois de la République = principes cités par le ConseilConstitutionnel qui rentrent dans le bloc de constitutionnalité).
La répartition des compétences entre le juge judiciaire et le juge administratif :
TC 16 juin 1923, SEPTFONDS :
 
 
 
Le juge judiciaire est compétent pour interpréter les actesrèglementaires mais pas les actes individuels.
Un acte administratif règlementaire pose une règle générale.Un acte administratif individuel modifie la situation juridique d'une ou deplusieurs personnes nommément désignées.
TC, 8 avril 1935, ACTION FRANCAISE :
Le JJ est seul compétent pour juger les voies de fait.
Le préfet de police avait fait saisir le journal L’Action française chez tousles dépositaires de ce périodique à Paris et dans le département de la Seine. Lasociété du journal ayant engagé une instance devant les tribunaux judiciairescontre le préfet de police, le conflit avait été élevé. Le Tribunal des conflitsconsidéra que la mesure incriminée constituait une voie de fait et que lestribunaux judiciaires étaient donc seuls compétents pour statuer sur cetteaffaire.
Une voie de fait correspond à une mesure ou une actiongravement illégale de l'administration, qui porte atteinte à une libertéindividuelle ou au droit de propriété et qui de ce fait perd soncaractère administrastif.
TC 27 mars 1952, Préfet de la Guyane :
 
Le TC décida que les actes relatifs à l’organisation du service publicde la justice c'est-à-dire le fonctionnement d’un tribunal, relevaient dela compétence de la juridiction administrative.
Certaines juridictions de la Guyane ne purent fonctionner pendant un certaintemps parce que les magistrats nécessaires à leur constitution n’avaient pasété nommés en temps utile. Lésés par cette situation, les officiers ministérielsde Cayenne intentèrent une action en indemnité contre l’Etat devant les juridictions civiles. Le préfet éleva le conflit.
Séance 2 – Les personnes morales de droit public
La notion de personne publique :

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