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LAGRANT
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MENTOR 2009/2010
STIKEMAN ELLIOTT S.E.N.C.R.L, s.r.l.
CHEZ NOUS, VOUS SEREZ UNIQUE.
La Campagne R2EDo You Know Where Your Money is Going?
Carla Korzinstone
ckorz049@uottawa.ca
Selina Sforza
ssfor037@uottawa.caOn November 1st 2009,a motion was passed toaffiliate the StudentFederation of theUniversity of Ottawa(SFUO)/Fédération Étu-diante de l’Universitéd’Ottawa (FEUO) with thePalestinian Right toEducation (R2E)Campaign. This campaignwas proposed by theSolidarity for PalestinianHuman Rights (SPHR)organization of theUniversity of Ottawa, astudent-run, non-profitorganization which aims toadvocate for the rights of the Palestinian people.The campaign obligesthe SFUO to support affi-liations to the R2E cam- paign as well as the R2Ecall for international actionagainst violations of the basic right to education inthe disputed Palestinianterritories. Tactics to fulfillthis mandate include sup- porting efforts to buildconnections withPalestinian Universities,students and faculty,through solidarity links or academic exchange as wellas assisting with “raisingawareness about issuesfacing Palestinian studentsunder occupation.”Bien que l’objectif pour-suivi par la proposition dela SPHR soit noble, soncontenu comporterait des propos offensants àl’endroit des Israëliens.C’est pourquoi, lors de sonadoption, plusieurs étu-diants se sont présentés sur les lieux pour protester, aumotif que la plateforme dela campagne irait àl’encontre de l’esprit de laConstitution de laFédération étudiante1.C’est que dans son préam- bule, la FÉUO se déclarecomme l’instrument poli-tique de la population étu-diante du premier cycle ets’engage à épouser « lesidéaux de notre société » età « abolir les inégalités et promouvoir le progrèssocial ». Pour remplir sonobjectif, la Fédération croiten « l’énonciation des pré-occupations étudiantes àtous les groupes représen-tés ou non sur le campus ».De surcroit, dans sa sec-tion concernant les campa-gnes, la Fédération sereconnaît le devoir de« fournir une atmosphèreaccueillante, sans juge-ments et sans préjugés pour tous les étudiants peuimporte leurs croyances politiques ». Malgré le faitqu’il n’y ait pas d’article précis qui prohibe laFÉUO de supporter unetelle campagne, ce qui pré-cède dénote que le but pre-mier de la Constitution estde représenter l’ensemblede la communauté étudian-te, de sorte à prévenir lesatteintes aux croyancestant politiquesqu’individuelles.As a result, those whocontested the proposal sug-gested non-discriminatoryamendments that wouldcontinue to fulfill the cha-ritable objective of theSPHR group without inci-ting hatred. The principlesof the proposal to upholdthe R2E Campaign descri- be “military roadblocksand the construction of anillegal wall” which preventmany “students and tea-chers from reaching their educational institutions,”as well as “intimidation,assault and arbitrary arrest by Israeli authorities.”This opinionated termino-logy reflects discrimina-tion against a particular group, whereas more gene-ral wording would main-tain the same goal withouthaving this effect. Studentswho challenged the propo-sal did not disagree with
suite à la page 3L’université de Birzeit, financée par la campagne palestinienne pour le droit à l’éducation
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Le Flagrant Délit
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Nouvelles
Décembre, 2009
Le sommet de Copenhague s’annonce chaud
Gabrielle Fortier-Cofsky
gfort099@uottawa.caEncembreserouleraleSommetdeCopenhague qui souhaite donner suiteau Protocole de Kyoto, prenant fin en2012. Malgré l’urgence du réchauffe-ment climatique et de la mise en œuvrede mesures de protection del’environnement, plusieurs pays sontencoreticentsàagirdanslesensd’unecoopérationinternationale.Le Sommet de Copenhague a pour objectif de donner suite au Protocole deKyoto, adopté en 1997 et ratifié par 184 pays, dont le Canada. L’ONU a vouluréunir plus de 100 pays pour établir un planconcret.Toutefois,l’environnementinternational étant fidèle à lui-même,cela s’annonce plus complexe que prévu. L’ONU pense déjà au-delà duSommet en organisant des discussions post-Copenhague. En effet, les activités pré-Sommet montrent déjà des diver-gencesassezprofondesentrelespays.LeCanadanesemblepasfairebonnefigureàl’approcheduSommet.Entroisans, les Conservateurs ont reporté troisfoisl’adoptiond’unplanlégislatifcontreles changements climatiques. Ceux-ciavaient promis de le faire avantCopenhague,maislecadreréglementai-reneserapasprêtavant2010.Ilsemble-rait que le gouvernement attende unaccord mondial avant de détermine un plan interne. Que ce soit vrai ou non, ilarriveratoutdemelesmainsvidesauSommet, montrant une faible intentiondecoopérer.Quant au sauveur Obama, il semble-rait que ses bonnes intentions se soientheurtées à la réalité de la politique amé-ricaine.EnarrivantàlaMaisonBlanche,celui-ciapounprojetdeloivoulantdiminuerde80%duniveaude1990lesgaz à effets de serre d’ici 2050.Aujourd’hui, son projet de loi demandeune baisse de 17 % du niveau de 2005d’ici2020.Le processus d’adoption de loi auxÉtats-Unis étant très complexe, le votesur le projet de loi devant le Sénat ne sefera qu’en 2010. Obama rencontre éga-lementbeaucoupdesistancedelapartdes Républicains en parti-culier. La grande majoritéd’entre eux ne se sont tou- jours pas mis à l’évidencedes changements clima-tiques. La crise financière ade plus détourné l’attentiondelacriseenvironnementa-le. Les Américains se pré-occupent moins de lamenace climatique. Nosvoisins du Sud risquentdonc aussi d’arriver lesmains vides au Sommet deCopenhague.La Chine et l’Inde sont maintenantdespaysayantleplushauttauxdegazàeffets de serre, notamment par l’utilisation du charbon comme sourced’énergie pour leur croissance écono-mique.Pourtant,ellesrestentréticentesàdiminuer leurs effets de serre.L’économie montante veut le droit de polluer, comme les pays industrialisésl’ontfaitavantelles.De son côté, l’Union européennetente de mettre ses 27 pays sur la mêmevoie. Cela est loin d’être facile, surtoutsur la question du financement à fournir aux pays en voie de développement pour lutter contre les changements cli-matiques.Il semblerait donc que la plupart des pays poussent pour un accord politique plutôt que pour un traité légalementcontraignant. Est-ce que cela sera suffi-sant?Difficileàdire,maisunechoseestcertaine, c’est que les négociationsseronttrèsserrées.
Gabriel Querry
Rédacteur en chef gquer073@uottawa.caLe 7 novembre est paru dans leOttawa Citizen un éditorial qui cri-tiquait la décision des aides-ensei-gnants, des tuteurs et des supervi-seurs d’examens de l’UdO de main-tenir une politique requérant que lesmembres de la direction du syndi-cat soient bilingues. Le bilinguismen’est pas un fardeau, a répliqué leCommissaire aux langues officiel-les, Graham Fraser, le 13 novemb-re. Bien que ces deux articless’inscrivent dans le cadre d’unequestion légitime, c’est-à-dire la place du bilinguisme au sein del’institution canadienne, les com-mentaires d’internautes anglopho-nes étaient loin d’être civilisés.Selon ces commentaires, le bilin-guisme coûterait trop cher auCanada, serait à l’origine de poli-tiques d’embauche discriminatoiresà l’endroit des unilingues anglo- phones ou serait illogique, puisquele langage universel
de facto
seraitl’anglais. D’autres ont même pré-tendu qu’il serait plus pertinentd’adopter le mandarin oul’espagnol comme deuxième langueofficielle.Or, une langue officielle n’est pas une variable dépendant d’unsimple poids démographique.Parlez-en aux Romanches, enSuisse, qui ont depuis longtempsété surpassés en nombre par lesimmigrants arabophones. Une lan-gue officielle est plutôt un choix politique, voire démocratique, ratta-ché à l’histoire et à l’identité d’un pays. Plus les unilingues ignorerontcette réalité, plus ils alimenteront lalégende urbaine des deux solitudescanadiennes.D’un point de vue constitution-nel, le bilinguisme est si important pour la cohésion du Canada quel’administration Trudeau a refuséd’étendre la clause dérogatoire dela Charte aux droits linguistiques.Quant aux allégations de discrimi-nation, citons l’arrêt récent de laCour suprême du Canada dansl’affaire
Desrochers c. Canada
il a été reconnu qu’une lecturecombinée des art. 16(1) et 20(1) dela Charte imposait au Parlementune obligation d’offrir des services publics de qualité égale dans lesdeux langues officielles. Si les bilingues de langue maternellefrançaise sont mieux qualifiés pour remplir ces exigences au sein del’administration fédérale, il revientaux unilingues anglophones de sedoter d’une bonne connaissance del’autre langue.Sauf qu’il appert que certainsd’entre eux voient dans le françaisune langue déchue et dans le bilin-guisme une corvée, voire unefaveur accordée auxfrancophones.À l’opposé, le multilinguisme batson plein en Europe où la maîtrisede plus de trois langues est chosecommune. En France, les « tendan-ces d’évolution » pour avoir un poste de fonctionnaire de l’Étatrequièrent la maîtrise de l’anglaisou d’une langue étrangère. EnSuisse, certains postes demandentmême la maîtrise de deux languesofficielles en plus de l’anglais.Dans l’Union européenne, onencourage les candidatsd’accompagner leur curriculumvitae d’un passeport de langues oùleur polyglottisme est scruté à laloupe. C’est dire que le multilin-guisme est venu à bout d’une plura-lité d’unilinguismes parallèles quicloîtraient chaque langue derrièreles frontières de son pays d’origine.Loin d’être une langue déchue,le français compte plus de 600millions de locuteurs à travers lemonde contre 1 milliard de locu-teurs anglophones. Du coup, un bilinguisme anglo-francophone estune recette gagnante qui permetnotamment aux Canadiens de sedémarquer sur plusieurs fronts sur la scène internationale. Dans lamodernité, il est « brillant des plusgrands exploits », comme le témoi-gnent les langues de rédaction dutraité de Versailles ou encore leslangues de travail du Secrétariat del’ONU. Le
Flagrant Délit 
, le seul journal étudiant d’une faculté dedroit civil canadienne à être bilin-gue, puise dans le bilinguisme deses journalistes une richesse inouïe.Les unilingues parlent defavoritisme et de discrimina-tion? La deuxième langue offi-cielle serait l’espagnol qu’ils se plaindraient des mêmes « injus-tices ». Les unilingues anglo- phones ne peuvent se plaindreque de leur propre indolence etdoivent se résoudre à s’ouvrir sur le monde.
    P    h   o    t   o   :    M   a   x    i   m   e    R    i    t   c    h   o    t
À ces unilingues séparatistes
Éditorial 
 
Le Flagrant Délit
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Nouvelles
Décembre, 2009
De Fauteux à La Haye
L’ambassadeur Eugenio Matos Gómez
Khalil Mara
imara024@uottawa.caConseiller spécial et responsable de la section dela presse et de la culture à l’ambassade de laRépublique Dominicaine à Ottawa, M. EugenioMatos Gómez, étudiant à la Section de droitcivil, a été nommé ministre conseiller àl’ambassade aux Pays-Bas. Si vous nel’avez pas rencontré très souvent dans lescouloirs de Fauteux, c’est que cet étudiantde 3e année est très occupé par ses fonc-tions.Comme le dirait Romain Rolland, un écri-vain français, « [p]eu importe le succès, ils’agit d’être grand, non pas de le paraître »,ce qui est assurément le cas pour EugenioMatos Gómez qui possède des talents horsdu commun.Diplomate de profession depuis plusieursannées, M. Eugenio Matos Gómez en est àsa dernière année de droit civil àl’Université d’Ottawa. En plus d’être repré-sentant du gouvernement de la Républiquedominicaine depuis 1986, il occupe lesfonctions d’attaché militaire des forcesaériennes de son pays au Canada, deDirecteur de l’office du tourisme et de conseiller de l’aviation civile de la République dominicai-ne à Montréal. Bien avant cela, il était un pilotediplômé au Québec et est devenu par la suiteinstructeur dans les forces armées de son pays.Le Flagrant délit a eu l’honneur de s’entretenir avec le nouveau ministre conseiller àl’ambassade de la République Dominicaine à LaHaye aux Pays-Bas à son domicile. Était présen-te la famille de M. Gómez, son fils Eugene Jr.Paul et sa femme Mayelinne De Lara, quid’ailleurs fut couronnée Miss RépubliqueDominicaine en 1984.Le curriculum universitaire de M. Gómezferait plus d’un jaloux. Il possède un doctorat endroit civil de la République dominicaine, unemaîtrise en administration publique del’Angleterre ainsi qu’une maîtrise en diplomatiede l’Italie.Si vous aimez la musique classique, vous par-tagez peut être la même passion qu’Eugenio.Violoniste professionnel depuis plusieursannées, il est entré au National Conservatory of Music de Santo Domingo très jeune. Il y a effec-tué ses études avec succès. De plus, il a eu le privilège de performer avec des violonistes amé-ricains de grande renommée au Conservatory of Music de San Juan, Puerto Rico. Il s’est égale-ment produit à Ottawa en présence d’ambassadeurset de diplomates.Interrogé sur sa réactionsuite à sa nomination, M.Gómez s’est dit ému.Selon lui, elle est surve-nue juste au bon moment,alors qu’il terminait sondiplôme de droit civil. Ilnous a confié qu’unesemaine après sa nomina-tion, il s’est rendu à LaHaye pour prendre contactavec le personnel del’ambassade et pour visi-ter la ville. Il est tout desuite tombé sous le char-me de cette « belle ville, propre et avec une tempé-rature agréable ». Auxdires du nouveau ministre conseiller, elle abriteune culture riche qui sied à merveille aux ama-teurs de musique classique. On y retrouve égale-ment des tribunaux internationaux, comme laCour pénal internationale et la Cour internatio-nale de Justice. Pour couronner le tout, M.Eugenio Matos Gómez aimerait se spécialiser endroit international aérien.the base notion that educa-tion is a fundamentalhuman-right that is criticalto the freedom of everysociety, but rather opposedthe manner in which it was presented.As Harley Kruger, aCommon law student whoattended the campaignscommittee meeting pointsout, “amendments to remo-ve terms that paint Israelas an enemy while uphol-ding the right toPalestinian educationwould be preferred.” After the motion to adopt theR2E campaign, it was suc-cessfully passed by a voteof 74 to 52. Those whovoted against the motionsuggested a more general perspective to the Right toEducation by stating that“the conflict in the MiddleEast prevents Palestinianand Israeli students fromaccessing their full right toeducation.” Those modifi-cations were rejected. Nonobstant les inten-tions honorables véhicu-lées par la Campagne R2E,l’implication de la FÉUO,un syndicat étudiant, dansce contexte politique,requiert des étudiantsqu’ils suivent les mandatsoctroyés par des groupesactivistes externes. Selonune étudiante de deuxièmeannée droit civil, CindyHo, « il n’est pas normalque, sans notre consente-ment, il soit possible pour notre Fédération étudiantede nous lier à des idées politiques qui peuvent êtrecontraires à nos valeurs personnelles ». Après tout,il est vrai qu’une portiondes frais annuels des étu-diants de premier cyclesont alloués au support dela Campagne R2E sanstoutefois qu’il y ait possi- bilité de se retirer de celle-ci. « Personnellement, jene crois pas qu’il est justeque notre fédération étu-diante s’engage dans ledomaine de l’activismeétudiant et qu’ils nousimposent ses vues sansnous consulter officielle-ment», continue Ho. Celaétant dit, est-il nécessaireou acceptable pour un syn-dicat étudiant de prendre part à un tel militantisme,alors qu’il a pour mandatde représenter l’ensemblede la population étudiante? Now that the motion has been successfully passed,the SFUO CampaignsCommittee is bound to theR2E Campaign for at leastone year, at which point itcan be reviewed. First andforemost, this proposal is problematic because itcontravenes the preambleto the Student Federation’sConstitution. Secondly, asrespectable a goal as the“fundamental human rightto education” is, the discri-minatory and anti-Israelrhetoric does not have a place within the Universityof Ottawas StudentFederation’s purposewhich is to govern, rather than implicate itself in political activism. AsRandi Korzinstone, 3rdyear Civil Law studentremarked, “the SFUOshould focus on more uni-versal matters that impactthe entire student body,rather than supporting political campaigns.”En l’espèce, l’enjeun’est pas de savoir si noussommes pour ou contrecette proposition. Il s’agit plutôt de se questionner sur la validité non seule-ment du processus suivi par la FÉUO, mais égale-ment sur la légitimité del’existence en elle-mêmed’un Comité de Campagneétudiant qui va àl’encontre de l’essence dela Constitution et quiimplique les étudiantsfinancièrement sans leur consentement.
suite de la page 1
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