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Conference Ief2009 Francard

Conference Ief2009 Francard

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Forum « Innover en français » Bucarest, 21 mars 2009
L’enseignement du français langue seconde et étrangère :quels enseignants pour quels enjeux ?
1
Chers Collègues,Mesdames, Messieurs,Je suis honoet ravi de me trouver aujourd’hui parmi vous, et j’en remerciel’Ambassade de France, la Délégation générale Wallonie-Bruxelles, le Ministère del’Éducation et l’Association roumaine des professeurs de français, qui ont permis cetterencontre. Je suis honoré de prendre la parole devant une assemblée composée de personnes dont j’expliquerai, dans quelques instants, pourquoi elles représentent à mesyeux un des meilleurs atouts pour l’avenir du français. Ravi de m’exprimer dans ceforum « Innover en français », thème qui sera un des fils conducteurs de mon exposé.Ravi aussi de le faire dans une ville où je viens régulièrement, et dans un pays quientretient avec le mien, la Belgique, des relations très fortes, de solidarité, d’échange, quise sont manifestées à diverses reprises de notre histoire.Je voudrais partager avec vous quelques réflexions, à la fois sur l’enseignement dufrançais et sur les personnes qui en ont la responsabilité au quotidien. J’évoqueraid’abord, comme le précise le titre de mon exposé, quelques enjeux à rencontrer, puis jevous soumettrai quelques pistes de réflexion sur les enseignants qui ont à relever cesdéfis. Nous réserverons une partie du temps qui m’est dévolu pour dialoguer en direct,l’essentiel n’étant pas de m’entendre, mais de nous écouter mutuellement.
1
Texte de support pour l’intervention orale lors du Forum « Innover en français » 2009, non aménagé pour une communication écrite.
 
Permettez-moi un rappel, pour situer l’ancrage de mon propos. Le français estaujourd’hui une langue minorisée, comme toutes les langues du monde qui subissentl’hégémonie de l’anglais. Cette situation est la conséquence d’une progressive perted’influence du monde francophone – et singulièrement de la France – sur d’autresterrains, qu’ils soient politiques, économiques et culturels.Récemment, l’UNESCO a publié une étude sur l’état de santé des langues du monde etn’a pas inclus le français dans la liste des langues vulnérables. Pourtant, tout observateur lucide constate des signes avant-coureurs d’une marginalisation progressive du français.Qu’il s’agisse de ces conférences internationales qui se tiennent exclusivement enanglais ; ou du monde de la technologie et des sciences les plus avancées qui ignoresuperbement la diversité linguistique de ses propres contributeurs ; ou encore de cesforums économiques où il est plus sérieux de faire du business en anglaisSanscompter la présence massive de l’anglais dans les médias, sur le net et dans les canauxculturels mondialisés.Vous connaissez mieux que moi l’ampleur de ce phénomène de marginalisation dufrançais en Europe centrale et orientale et, plus spécifiquement, dans le pays le plusfrancophile de cette région. Il faut être prudent avec les estimations chiffrées qui, enmatière de pratiques linguistiques, sont souvent difficiles à établir et à interpréter. Mais il paraît acquis qu’aujourd’hui le français n’est plus la première langue étrangère apprise par les Roumains – il a cédé le « leadership » à l’anglais – et que l’allemand apparaîtcomme un rival de plus en plus sérieux.Ce n’est pas à vous qu’il faut rappeler la disparition progressive des périodiques et des journaux en français, à l’exception du
 Bucarest Hebdo
, ni l’écrasante suprématie deschaînes TV en anglais. Ce n’est pas vous qu’il faut convaincre de ce que le français enRoumanie est une langue vulnérable. Et bien d’autres pays présentent une situationcomparable.2
 
Vous me direz sans doute que le poids démographique des pays francophones restesuffisant pour garantir à long terme l’avenir du français. Que peut craindre une langue parlée par plus de cent millions de francophones natifs (ou assimilés), chiffre qui monte àquelque 200 millions lorsqu’on y ajoute les francophones « occasionnels » (chiffresfournis par l’OIF,
 La Francophonie dans le monde 2006-2007 
) ?Sans doute, mais l’on observe aujourd’hui une autre vulnérabilité, liée à lamarginalisation du français, et dont l’impact pourrait être plus ravageur encore. Il s’agitde la perte de confiance progressive des francophones eux-mêmes en l’avenir de leur langue. De petites lâchetés en démission pure et simple, nombre de francophones – en particulier parmi les plus influents – ont cessé de revendiquer l’usage de leur languecomme un droit dans certaines circonstances de communication.Savez-vous qu’une déclaration conjointe des syndicats allemands, français, italiens etquébécois, qui dénoncent l’hégémonie de l’anglais sur les lieux de travail et réclament pour les salariés le droit de travailler dans leur langue nationale, a fait récemment lestitres de la presse internationale ?Savez-vous que des associations d’étudiants de l’enseignement supérieur doivent, dansdes pays francophones, défendre le principe d’un enseignement accessible dans la languede l’étudiant quel que soit le cursus choisi ?Le droit de travailler dans sa langue, le droit d’être enseigné dans sa langue : même dansdes pays francophones « de souche », ces droits sont menacés.Vous l’aurez compris, il est sans doute préoccupant de constater que le poidsdémographique du français diminue, mais l’enjeu n’est pas d’être la langue la plus parléeau monde (ce que n’est pas l’anglais… dépassé par le mandarin). Il est par contre plus préoccupant de constater le changement de statut du français, progressivement exclu decertains domaines, moins soutenu par ses propres locuteurs : ce n’est pas le français qui3

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