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Introduction a l'Etude de La Semiologie 1

Introduction a l'Etude de La Semiologie 1

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INTRODUCTION A L’ETUDE DE LA SEMIOLOGIE1
 
 
LA SEMIOLOGIE
I-
QU’EST-CE QUE LA SEMIOLOGIE ?1/ GénéralitéLa
sémiotique
est l'étude dessignes et de leur signification. En français, le terme
est souvent utilisé, avec la même signification.
(voir l'article  sémiologie )
. A tort puisque le principe sémiotique se différencie de la sémiologie à partir deharles Sanders Peirce. En effetcelui-ci élabore un principe sémiotique fonctionnant sur un système triadique, quand lasémiologie fonctionne, elle, selon un système binaire. La sémiotique étudie le processus designification c'est-à-dire la production, la codification et la communication de signes.Elleconcerne tous les types designesou desymboles, et non seulement lesmots, contrairement à lasémantique. Même un geste ou un son sont considérés comme des signes. Même desimages, desconcepts, des idées ou des pensées  peuvent être des symboles. La sémiotique fournit les outils nécessaires à l'examen critique des symboles et des informations, dans desdomaines divers. La faculté de manipuler dessymbolesest une caractéristique de l'êtrehumain et permet à celui-ci d'utiliser bien mieux les relations entre idées, choses, concepts etqualités que les autres espèces vivantes. Actuellement, depuisCharles W. Morris
 , ondistingue trois "dimensions" de la sémiotique :
lasémantique : la relation entre les signes et ce qu'ils signifient (relations internes entre signifiant et signifié ou relation externe entre le signe global et le référent).Travaux du logicien Alfred Tarski, deRoland Barthes.
lasyntaxe: les relations entre signes. Travaux des philosophesGottlob Frege, Bertrand Russell, Rudolf Carnap, Richard Montague.
la pragmatique: la relation entre les signes et leurs utilisateurs. Travaux deCharles  Peirce,William James, George Herbert Mead,John Dewey, Charles W. Morris. La sémiotique, qui plonge ses racines dans l'épistémologie, la philosophie des sciences, la logiqueformelle, et, pour Saussure, dans la psychologie, prend de plus en plus d'importance au regard des sciences et de la technologie.
La sémiotique ou théorie du sens
]
Toute pensée s'effectue à l'aide de signes. Un signe est une triade: un représentamen (signe matériel) dénote unobjet (un objet de pensée) grâce à un interprétant(une représentation mentale de la relation entre le représentamen et l'objet). Le représentamen est premier (une pure possibilité de signifier), l'objet est second (ce qui existe et dont on parle), mais ce processus s'effectue en vertu d'un interprétant (un troisième qui dynamise la relation designification). L'interprétant est aussi un signe susceptible d'être à nouveau interprété, ainsiindéfiniment. Je vous parle d'un chien. Le mot « chien » est le représentamen, l'objet est cequi est désigné par ce mot, et le premier interprétant est la définition que nous partageons dece mot: le concept de chien. Ce premier rapport, Peirce le nomme le fondement
(ground)
dusigne. Mais le processus sémiotique continue, car à partir de ce signe il est possible que je mereprésente mentalement un certain chien, dont je vous parle ensuite, faisant naître en votreesprit d'autres interprétants et ce jusqu’à l'épuisement réel du processus d'échange (ou de la pensée, qui est un dialogue avec soi-même). Penser et signifier sont donc le même processusvu sous deux angles différents. Ce processus se nomme lasémiosis.
 
Les signes se distinguent d'abord en qualisigne (la pure possibilité du signe), sinsigne (cesigne-là) et légisigne (la loi qui régit la grammaire du signe). Puis, au plan de la significationon aura l'icône(un signe par ressemblance avec l'objet), l'indice(un signe relié comme un symptôme à son objet) et le symbole (un signe doté d'une signification abstraite). Enfin, au plan pratique, on aura lerhème (un nom, un verbe, un adjectif), le dicisigne (une proposition verbale ou visuelle, par exemple) et l'argument(une règle d'inférence). Toute pensée ou signification aboutit donc à uneinférence, à unraisonnementélémentaire. Revenant à la théorie logique, Peirce distingue lesabductions(abduction: inférence qui mène à la découverte d'une hypothèse plausible), lesinductions (induction: raisonnement statistique) et les déductions(déduction: raisonnement parfaitement logique où de prémisses vraies on tire une conclusion certaine). Les trois formes de l'inférence jouent un rôleimportant dans la découverte et la justification scientifique. C'est par l'inférence que lesymbole acquiert sa pleine force en menant à un jugement.Lesénoncésdu premier type n'établissent que l'existence d'un sujet derelation: « x » existe (priméité). Les énoncés du deuxième type établissent une relation à deux termes: « Claudeaime Louis » ("x" entretient la relation « aimer » avec « y »; secondéité). Mais il faut aussiconsidérer les relations à trois termes, comme dans « Julie donne un verre de vin à Claudine »("x" entretient la relation « donner... » « z » « à... » « y »; tiercéité). Ainsi, Peirce reproche-t-ilàKantde s'être arrêté aux seules catégories et d'avoir négligé l'élément le plus important de la pensée: l'établissement du jugement à travers les inférences.Ceformalismepermet de penser une multitude de phénomènes de pensée et de signification,de l'expression artistique à la démonstration d'un théorème, de l'analyse d'un circuitinformatique à la communication quotidienne, de l'établissement d'un diagnostic médical àl'expérience esthétique ou éthique. Son formalisme logique est le garant de sa généralité. La position de médiateur de l'interprétant permet de dépasser les conceptions statiques etdualistes de l'empirisme, mais la place de l'objet ancre fermement son concept dansl'expérience pratique, dans l'habitude de pensée et surtout dans le processus de changementdes croyances, qui ne sont rien d'autre que des habitudes de pensée.La philosophie de Peirce trouve son plus grand achèvement dans sasémiotique, car « l'homme est un signe » écrit-il à la fin de sa vie. Dans la mesure où il n'y a pas de penséesans signe, dans la mesure où « l'intelligence est une action finalisée », la théorie sémiotique permet de répondre à la grande question kantienne, ou du moins d'indiquer une direction pour  la réponse à cette question : « qu'est-ce que l'homme ? » Pour Peirce, avant beaucoup d'autres,l'être humain est un animal symbolique. Sa caractéristique propre est l'intelligence, c'est-à-direl'action réfléchie, où il fait œuvre de lui-même ensignifiant.En donnant un sens à sa vie à travers différents univers symboliques, l'être humain accomplit et dépasse sa forme de sujet endevenant créateur et interprète de ses signes et des signes qu'il découvre dans le monde. Il ne peut faire cela que dans la mesure où il est congénitalement un être social et historique. Car la pensée comme la signification sont des processus communautaires et non des processus que le prétendu penseur accomplirait seul « dans sa tête ».2/Sémiotique ou Semiologie

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