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L'Homme qui paya Churchill pour tuer le mauvais cochon (L. Arnoux, 2002)

L'Homme qui paya Churchill pour tuer le mauvais cochon (L. Arnoux, 2002)

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L’Homme qui paya Churchill pour « tuer le mauvais cochon » - par Léon Arnoux - Libre Journal no 268 du 21 juin 2002 – p. 18–19.
L’Homme qui paya Churchill pour « tuer le mauvais cochon » - par Léon Arnoux - Libre Journal no 268 du 21 juin 2002 – p. 18–19.

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L’Homme quipaya Churchillpour« tuerle mauvaiscochon»
par Léon Arnoux 
Libre Journal 
n
o
268 du 21 juin 2002 – p. 18–19
Dans une intervention étrangement prophétique à la Chambre descommunes le 24 mars 1938, Churchill déclara :
Si aujourd’hui une catastrophe venait à s’abattre sur notre nation et notre empire, dans mille ans les historiens seraient encore en peine d’élucider les raisons qui conduisirent à cette débâcle. Ils ne comprendraient pas comment une nation hier encore victorieuse et avec en sa possession tout ce qui esnécessaire au maintien de son rang a pu être abattue, perdant ainsi le bénéfice des récents sacrifices et de sa victoire.
 Aujourd’hui,celuiquifaitdesrecherchessurl’époquequivitl’Empirebritannique au sommet de sa grandeur et compare les déclarationsanglaises s’affirmant menacées par les projets hitlériens avec desdocuments allemands correspondants reste confondu. Les affirmationsdiffusées par le Foreign Office paraissent être provoquées par la hainedel’Allemagne,inspiréesdesprétenduesatrocitésallemandescommisesen 1914–18. Même les légendes qu’on a soi-même diffusées, par leurscharmes maléfiques polluent toujours l’histoire, même si l’on ne peutretrouver de ces légendes nulle trace dans les archives ou sur le terrain.Le flamboyant Churchill de l’époque pariait gros sur les probabilitésd’une attaque aérienne allemande sur Londres. Malheureusement, lesarchivesallemandesneconfirmentpascesspéculations.Ellesmontrent,au contraire, les soucis allemands à propos du récent accord entrePragueetMoscouquipermettaitauxRusses,dansuneéventuelleguerre,d’opérer à partir des aérodromes tchèques.
Idem 
pour les documentsadressés par le ministre de l’air Erhard Milch à Goering qui lui font
 
part des difficultés qu’il aurait, en cas de guerre, à atteindre les objectifsmilitaires assignés en France avec les effectifs limités dont il disposait.En Grande-Bretagne s’était constitué un groupe occulte réunissantdes hommes politiques de tous bords; également, des hommes depresse, responsables syndicaux et tous ceux qui pouvaient avoir uneinfluence sur l’opinion publique. Fonctionnant un peu comme uneannexe maçonnique, cette structure secrète s’était appelée «
The Focus 
».Les buts déclarés étaient : «
For peace and freedom 
».
Paix et Liberté 
, celane vous rappelle rien?Le financement de l’organisation était assuré par des organisations juivesetsionistes.Fatalement,etsouscouvertdeluttecontrelefascismeet l’Allemagne nationale-socialiste,
Focus 
était amené à défendre lesintérêts juifs bien compris. «
Judea déclares war on Germany 
» n’étaitpas une affirmation à la légère. Le souci principal des organisations juives était la destruction de l’Allemagne nationale-socialiste, mêmesi le conflit à venir devait entraîner la fin de l’Empire britannique,même si une guerre mondiale contre l’Allemagne impliquait la fin del’influenceeuropéenne.Deshommespolitiquesavaientbiencomprislesdangers que cette politique faisait peser sur leurs pays respectifs, mais lalutte contre le national-socialisme avait des obligations plus puissantesencore et ce sont elles qui devaient prévaloir. À Londres, ces gens s’agitaient beaucoup. Ils diffusaient tous azimutsleurs craintes et donnaient en particulier sur la puissance aérienneallemande et ses capacités d’actioncontre Londres des chiffres qui, pourn’être ni rigoureux ni prouvés, inquiétaient beaucoup l’opinion.Contre cette agitation, Hitler ne pouvait pas grand-chose. En vainrépétait-il qu’il n’avait aucun désir de chercher querelle à l’Angleterre. Au cours de l’été 1935, il avait même naïvement autorisé Goering àfournir aux Anglais le chiffre réel de la puissance aérienne allemande,avec pour seule condition que cette communication reste entre desmains anglaises. En décembre, il répéta l’offre, mais le Foreign Officedécida de la refuser.En juillet 1936, court-circuitant le Foreign Office, le général Milchs’adressa à Lord Swinton (ministre de l’air) en personne et renouvelal’offre. Lord Swinton, quelques jours plus tard, informa le
Committee of Imperial Defense 
de cette proposition et de ses conditions : pasde diffusion devant le Parlement. Le comité décida d’accepter l’offre.Les chiffres donnés par Milch coïncidaient avec ceux de l’
Intelligence 
2
 
 Air Service 
: un objectif de 1 500 appareils de première ligne pour leprintemps de 1937.Encouragé, le ministre de l’air anglais envoya en janvier 1937 unemission conduite par l’Air Vice-marshall C.C. Courtney. Les archivessecrètes du Reich prouvèrent plus tard que l’on avait communiqué àla délégation des chiffres exacts, et le ministre de l’air Milch, ayantinvité Courtney dans ses appartements privés, lui montra même uneprojectiondesproductionsaéronautiquesallantjusqu’àl’automne1938.De son côté l’Amirauté britannique recevait des informations précisesde la part de sa contrepartie allemande et aujourd’hui on sait que cesinformations étaient
bona fide 
. Mais si les motifs de diffusion de faussesrumeurs par les organes du Foreign Office restent obscurs, ceux quimotivaient Churchill étaient parfaitement clairs : il était tout à la foispoussépardesraisonsd’ambitionpersonnelledejouerunrôlepolitique,et d’autres, très préoccupantes aussi, qui étaient
financières 
. N’oublionspas que c’est l’époque où il aurait été contraint de mettre en ventesa coûteuse demeure Chartwell sans l’intervention du financier sud-africain Sir Henry Strakosch qui épongea toutes ses dettes sur trois ans.On sait bien que – sauf dans les contes de fées – ce genre d’interventionne se fait pas sans contrepartie.
The Times of London 
du 1
er
février 1944 révéla d’ailleurs que, partestament, ce juif autrichien avait transformé en don un prêt à intérêtde vingt mille guinées consenti précédemment à Churchill.Politiquement Churchill était au plus bas depuis l’expédition catas-trophique de Gallipoli dont il avait été le préconisateur.De toutes les alliances que ces nécessités l’avaient forcé à nouer, laplus importante fut celle qui le lia aux sionistes. En raison même de lacontribution financière des juifs à
Focus 
, il aurait été extraordinaire qu’ilne fût pas un actif soutien de la cause sioniste. Il n’écrivit rien cependantqui pût laisser deviner ses sentiments vis-à-vis de la cause d’Israël, etChaïm Weizmann, qui fut plus tard le premier président de l’État juif,s’étonna en 1948 de ce silence curieux dans l’ouvrage qu’il venait depublier :
La Deuxième Guerre mondiale 
. « Il n’y a pas le moindre motconcernant le sionisme, la Palestine ou les négociations diverses qu’il apu avoir avec moi au cours des années sur le sujet. Il n’y a pas de doutepourmoi:c’estuneomissionsoigneusementétude»,écrivit-ildanssesmémoires. Pourtant, trois ans plus tard Weizmann reçut de lui une lettrequi disait : «Les succès merveilleux d’Israël en cette période difficile nepeuvent que réjouir un vieux sioniste comme moi.»3

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