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N,
27
PRIERE
DE
FAIRECIRCULER
CE
JOURNAL
15
JANVTER
1e42
Ln
Lmffiffiffi
ffinl0nuE
OUVELLESERIE
DE
GUERRE
FONDÉE
LE
I
5
AOUTI94O
REDACTION
ET
ADMINISTRATION
:
EDITEUR
RESPONSABLE
OBERFELDKOMMANDANTUR,
I,
PLACE
DU
TRONE,
BRUXELLES
:
PETER PAN,
JARDIND,ECMONT,
BRUXELLES
J'ai
Íoi
dansnos
destinées.
[In
pays
quí
défend
s,impose
au
Íêspect
de
tous.
Ce
paysne
peÍrt
pfc.
Djc:rseraavecnousdans
cette
cÉu.e
j(rstc.
ALBËR'f.
Rci
des
Delges.
Àcceptons.
ptovisoirementles saciÊces
qui
noussont
imposés
et
attendons
patiemnrentI'heure
ce
laréparation'.À.
MAX.
Eavgrs
les
personnes
quidomiíent_par
Íorce
Èiljtàirenotre
pa),s,
ayons
les
égards
que
commande
I'intérêtgénérai.
Respectons
les Íinlcmenrsqu,elles
cour
imfosent
aussi
longteinps
qu'ils
ne
portent
atteinte
ni
à
la
llbertède
nos
.onsccnce.
chr.i;.,rnes,
nr
à
notiedigqité patriotique,
Entre,le..sacri.ffce,et
le
déshonneur,
le
Belge
de
1940
n,hésire
pas piusque
celui
de
1914,
La lutte
ser3 r.lure,
*ais
nul
r
est
pure.
Avec l'aide
cre
Dieu,xiili"tÏL*ïï:ï"".t'succës6oal
La
cause
de
l"
Bclgiq'€LEOPCLD.Quellequesoit
la
durée
de
j,éoreuwe
à
subir,
tou!
Ies
Belges
coi\€ir
êvcrr
fcur
mot
d'ordre
"
F'ors
le
Roi,
lul
"ers,.F.-}.
VANDE MFIILËBRO|K.
Satsdorte
est-il
nécessaire
de
ieconnaitre
le pouvoir
oc(upant
conFe
fnFo!\,cir
de
fait
et
de
lui
obéií
aussi
dans
les
'imites
a"s
?r*tior"-rli"ro.ti.nrt"r,
nrais
IaIletrie
elge
continue
à
exisrer
et
tous
ser
enfartr
I"t-;";;;-;jal;;à
er
às"ii:rance.
Monseigreur
Mf.iCIER,
W
ihiiÍsë;..ï$:"rir:,i.l",.*;ï:,i
''.k
r.- '*,'i
l-,nrlkfÈfiïà,rËhrhu**.,il
nlifinrrpc nnrrr lo nrÁo.
R?ïf'ïï:;"ï,ï:"5,:".ï'#,'";ïi*i:,".!
,W'-ffiffit
iyk[:ÍTlïíiJ:*'diï":fp'"*Êï:
il*:tr"'''.**.:*:[,{;$l;l
f'
Wffi"*,;----ffi
1
"":.'t$:*i
ft-"fd
ï-ï.ï
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ji?"lï:,;Ë
ï,'is::.lil,.o'ii
t'i
i"
ffimh.*-
ffi ffi i
;bí+f^*:-i
ij
r'pre
ma'In'oe
'sesam'Is
'Ies
p'Ius
rra-
i""'
tr\;.
k-'ffiw.ffifu
i
,,.nïïjrij,i!':*#;#3.Ïiii:t=
ernels.
,
4lt1yé
là,
un.
homme.
a
vraiment
le
i,:.
illiliU:l.tii;ir.lr,,,';*:ru;'
",,.,,j,i.',ffi
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1
Y
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ËË.iï::';f,',:,:.jdït,.,'ï?ïilflË:
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lËlfËil:;ë"í:.tlr*i'ja'l':gl'l'xj']EWry"iflilïï,ï."'ïJ,:ï'ïï:il'J'x'..ï|?',13J"".
solitude
à
laquelle
il
s'est
condámnó.i.'tí|
I
uuD
D^,,-
+.,:- e^..r
^^r^
t^
-t,
-rn,i
Vous
êtes
f
...
.Pour
fuir
tout
cela
le
Chef
a
ordon-
1q'qi
r"Ë'ffiià'iËtii
cerèbre
la
dé-i
Envovez
ce
qui
reste
devos
divi-rarre
oe
son
dernrerennemi
à
r'Est.I
:':"t^P]ilg:ï
9^t:
ltltl:*.à
laThra-
u,à
roË
l;;,Ë';;;
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II
::r,..1:i:l:_'
,Í:.^:li:fï
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_
l
'
Ët-'fu
fête
s'épanouit.
Autour
dui
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:.:,I li:t:i
ii"ïriJJ'ïJïrii'oïi'.JïLïàïuli,in''"0.'iI
l:.:i:-gil-':l^lg:-it3ïq9
q!99s
ou
uL
urqrruruEr
'rtrrutdrrl
Lrrr
ue5
i,-.,"...---
.---*-","'.*"*-.*.,-
br0lantsdu
désastre,
vos'horiímes
sotrt
egards
tout
puissants''l-*^-*-*
uses,
votre
peuple
n,aplus
lafoi,
tout
ó;
dó;.,
rappottera
,Bibre,,commc
"Et
la
slande
o"t*.#,ïï,i:"d""*d lentement
ttaïï,?ru;,t
avez
volé
est
dépensé.
en
ces
temps-là.
Nabuchodonosol.,
La
traite
est
là.Le
monde
entier
iihrer
des
Bábvlohiens
et
maïtre
du
,^:Lr^
..-^
*^j- ,r_
vous
la
présente.
Un
homme
suf
cinq
onde.savourait
sa
puissancedésormais
invincibleune
main
dans
I'Univers
est
enguerreavec
vous.
mystérieuse
.
tra_qa
tniis
mots
sur
Ie
mur
ou
s'attardait
son
-.p;ie;'i-
regard
jamais
detendu
:
,,
trráne
r
rhécer
!
pharès
!
>
,"h?:l''',':'r'ï,"."#oï1il3ft?t3:ïr"L'r"uïï'iflËï';r:ï3ffi:ïï?
Uos
heures
sonÍllcompÍées...
,"
!Ë:!nËï,iiïiijil.ï:;ï'?J$ïfi,Ë:l.i#.à*?..i,1,ïii',,?ii
En
ces
temps-rà
,.
.onou*L
riuta
et,considéraavec
satis-
tïï#Ï:1:i.'T.oJ;ÍÏ:rJ"rX;'1,[*i.ï*,".'S;:;i'.ï:'jï*ï
faction
son
èuvredeniort.
L'écrasement
d'un
cónii"èni-óit
ptotent,
tes
arsenaux
sont.vides.tr,t
de
partout,
telsrats
en
il'l':::
.",'ï"'ïïï31;n:ï'iïtolïï,."ï,.''ïï:3
**,:*
ipl;Ï:
:Sl'**
*,'*t'*-*hïll,:
;:;'"'Ï":'ii'é
trahison
des
de
la
mervous
ne
rencontrêriez
que**fr;;;*;.::":-:*:'"""
sáni'aoG-'ll.
Hiler
s,est-it,
tuieu_ples
domptés,
races
réduites
-enffi ffi
W
ffi ffi'.ffi W,
rrrssi
eeenrÁé
lae
n'ar^,,^^
È^,,_^^
r^
*ffii.yjï*$ïffi
ffiffiwwww
ffiffffi
êmes,
mis
hors
la
loi
ïl'ïï"r'o'::,'i''t"'l,iË1,,
.'"ï'i'."J'lïf;
i
j
souplesse.
Le
nouveau
Maitre
a
trouvé
au
sein
'.
Monscigneur
VliN
i.ClEy
 
lsrg
<
Mané
!
Thécel
!
Pharès
!
>
I[
nevousreste
aucune
issue.
La
poursuitese
regserre.
Une après
l'autrevos
conquêtes
vontvous
échapper,
les
peuples
opprimés
parvotre botte
retrouve-
ront
leur liberté
et
s'en
servirontpour
assouvir
les
haines
que
vous
avez
accumulées
contre
vou3.
Personne
n'v
manquera.
à
ce
rendez-vous.
Personne,
au
iour
àeta
Vengeance.
Ni
lesorphelins,
ni
les
veuves,
ni
les mutilés,
ni
les martyn-
ses,
ni
les otages,
ni
lesprisonniers,
ni
les
civils,
ni
les soldats...
Tous, nousserons
pourvous
voir
crouler,
pour
hàter
votreeffondrement,
pourvous
descendre
sur
le
chemin
devotre
fuite
etpour
entonner
sur vos
dépouilles les Brabanqonnesde Ia Déli-
vrance.
$"orsque
[es Allemands
réouYrenÍ leséslises
en
Rusrie
Notre
presse
a
cité
comme
un haut
fait
la
réouverture
parlesarmées
d'invasion de
diverses
églises.iermées
parle
pouvoirsoviétique.
M.
Roosevelt
dans un récent discours
a fait
allusion
à
des
documents
en
sa
possession
tendant
à
établir
que
le
na-
zismeessayait
de
créer^unenouvelle
religion.
Le
Reich
a
de-
menTl.
Voici
comment René
Pavot
dans
le <
Iournal
deCenève>
du
2
et
3
novembresynthétióe
te
débat.
< Le
second document se
rapporte
à
l'éliminationen
Allema-
gnedeséglises existantes
età la
création
d'une religion
nou-
velle, Iondée
sur
les
dogmes
du
national-socialisme.
C'est
une
question
qui
intéresse
leschrétiens
du
monde entier
et
qui
dé-
fasse
le
-cadre
d'une simple
polémique
germano-améiicaine.
Aussi regrette-t-onque
M.
Roosevelt
n'ait
pasrévélé
l'origine
dutexte
qu'il
possède
afin
qu'on
puisse
I'examiner avec l'atten-
tionqu'il
mériterait
s'il
avait
un
caractère authentioue.
En
refu-
sant
áe
le
produire,
il
Íait
le
jeu
de
ses
contradicteurs.
Les
Alle-
mands
répliquent
en
effet,que
le
président
américain
a
eu
entre
lesmains un
tractqui
fut
jeté
sur
le
Reich
parles
avions
britanniques.Nous
ne
saurions
dire
si
ce texte
quenous
pos-
sédons
est
tombé
du
ciet,
s'il
vient
d'ailleurs,
et
si
c'est
celui
qu'a-Íegu
M,
Roosevelt,-Il
se,rapporte à-la ereation
drune
Eglise
nationaleallemande
et
définit
en trentearticles son
caractèrc
et
son
but.
CetteEglise
n'aurait
évidemment
rien
de
commun
avec les Eglisesprotestantes
et
catholiquespuisqu'elle
remplace
la
Bible
par
<
Mein
Karnpf
>>
et
la
croixdu
Christ
par
la
croixgammee.
Cedocument
estdaté
de
Stettin,
an
cinq
du
calen-
drier
nationa[-socialiste.
>
Mais
il
a
étépublié
en
Allemagne d'autres
études
du
mê-
me
genre,
notamment
un
ouvragd
de
M.
Schmidt,
I'un
des
chefs
de I'institut
créé
par
M.
Rbsenberg
pour
développer
la
culture-socialiste.
La <
Liberté
>>,
de
Fribourg,
qui
analyse
cei
ouvrage
intitulé
le<
Reichcommemission
>,
relève
qu'ilcombat
le
christianisme
et
veutl'extirper de
l'Europe,
pour
lui
substituer
une
nouvelle idéologiefondée
sur
la
notionde
race
et
de
peuple.
Il
existe
d'ailleurs,
en
Allemagne,
trois
millions
d'individus
qui
srintitulent
<
Gottglàubige
>et
dont
la
revue
<
Nordtand >
vient
depublier
la
plofessionde
foi;
on
ylit
que
le divin
sou.s
sa
Íorme
la
plus
élevée
est
personniÍié
dans
le
peuple,
d'oÈ
it
découle
que
le
triple
service
du
Ftihrer,
du
peuple
et
de
la
patrie
constitue
un
service
divin.
Enfin,.pour
ne
citerqu'un
dernier
exemple,
dans
leurlettre
du
26
juin
les
évêques
àilemands
réunis
au. tombeau
de
Saint-Boriifas,
à
Fulcie,
déclaraientque,dans
un
livre
tiré à
plusieurs
centaines
de
milliers
d'exemplaires,
il
était
dit
que
Íes Allemands devaient
choisir entre
le
Christ
et
le
peuple
allemand.
Nous
protestons,
ajoutaient-ils,contre
la
sommation
d'avoir
à
faite
pareil
_choix..
<<-
Nous
sommes convaincus,disaient-ils,
quenous
rendons
à
>>
notre cher
peupleallemand
le
service
le
plus
signalé
en
lut
>)
conservant
le
Christ
et
sa
doctrine
>.
..
Les
croyantsde toutesreligions
peuvent
donc être
tranquilles
lls
y
passeront
tous,
a
molns...
[.'Àngleterre
est
enÍin
aÍfamée
Le.lournalde
Genèvedans
son
numéro
du
30-10.1941publie
un
ariicle intitulé
<
L'alimentationdes Anglais
en
temis
de
guerre>. Nous n'avonspas
voulupriver
noslecteurs
de
quel-
ques
extraits
de
cejournal
neutre
qui
prouvent
nettement
cbmbien
le
blocus coritinental
est
effeCtif
et
qu'Hitlerest
sur
le
point
de
gagner
la
guerre
en
affamant
ies
ploutocrates
anglals.
à Au
bout
de
cent
treize
semaines
de
guerre,
la
Grande-
Bretagne
est.
probablement
le seul
pays.
d'Europe
la.situa-
tion
alimentaire
ne donne
lieu
à
aucuneinquiétude.
En
fait,
il
a
été
établiqu'à
l'heureactuelle,
les
stocks
de
vivres
soni
plus
importants
qu'audébut des
hostilités.
Il
n'est
personne
qui
puisseiaisonnablement
se
plaindre
de
n'avoir
pas
assez
a
man$er
ou d'en
être
réduit à
une
nourriture
debilitante...
>...
ontrouve
engrandequantitédes
pommes
de terre,
deu
carottes,
des
choux,-
des
navets,
des
betteravesrouges,
des
rutabagas,
destomates,despois
et
des haricots
veíts et
secs
vendus
à
des
orix
fixes très
modestes.
Les articles
de
charcu-
terie sont
très-variés
s'ilssont
médiocres.
Les
petits
lapins
de
gaÍenne
sont
nombreux,
le
céleri,
les
salades
abondants.
"
>
Quant
au
pain,
il
estblanc
ou
brun,
d'excellente
qualité'
Il
n'a
jamais
été
rationné
et
si
les
pàtisseries,brioches
et
cakes
óont
devenus
moins
appétissants,
c'est
uniquement
.a
cause
du
manque,
non de Íarine
qui
demettre.parfaite,
mals
de
sucre,
de
grais'se
et
de lait. Car
le lait
est,
lui
aussi,
sagement
continsentè,
par
souci
d'en
assurersuffisamment
aux
enfants,
aux feámes
én
état
de
grossesse,
aux
ieunesmamans,aux
éco-
liers,
aux
malades.
>
-Lepublic
n'a
certainement
paslieu
de
grommeler,
car
.il
a
touiouis
la
possibilitéde seprocurer
partout
du
poisson,
de
s'o{Íriï
despláts
de
viandequánd
il
le
desire
atl
restàurant,
et
même
de
leê
arroser
encore
de
vin,
dontpourtant
le
prix,
com-
me ceuxdes alcools,
augmente
alorsque
la
qualité
baissera-
oidement.
'
>
Le
ravitaillement
à
Londressembleraitencorequasi
nrira-
cLrleux
auxyeux
d'une
grande-
majorité
des
.continentaux.
Ily-
a
quelque
teïrps,on
sedemandaitávec apprehensionquelle
se-
raii
la'situatiohI'hiver
prochain.
Le
mauvaistemps
persistant,
lesoluies
continuelles
juilletet
d'aofit
faisaientcraindre
des
récoltes
désastreuses,
alorsque
des centaines
de mille
hectares
suoolementaires
de
terrains
àvaientete
cultives
surle
conseil
orèàsant
du
gouvernement.
Danscertains
comtés,
les
mois-àons
ont
éteíaitesdansdes conditions
déplorables.
Dans
bien
des
cas.
le
rendementen
ceréales
a été
au-dessous
de
la
moyen-
ne
escomptée
etle
blé,les
avoines,
I'orge
ont
fermenté
en
tas'
D'une
fa{on
générale,.toutefois,
la
pro-duction
a
été
relative-
ment
satisfaisante.
>>
La
farinene
manquera
pas,
caroutre
la
récolte
du,pays,des
ouantités
considerables
degrainssont
venues
et
continuent
d'arriver
des
Dominions
et
de
l=Amgrique.
La
récolte
despom-
mes
tle
terre
s'annonce
médiocre,
à
càuse
de
la
maladie,qui
nepermettra pasdelesgarder longtemps,maisles
betteraves
à
sïcre
et
le!
autresraëinesfourragères
sont
si
abondantes
ou'ondevrait
normalement
être
assuré
d
un
approvlslonne-
àent
raisonnable
en
lait et
en beurrejusqu'au printemps
pro-
chain.
>
II
parait
donc bienqu'etant
donne
une
telle
situation
et
surtout'si
le
cours
de
la
bataille
de
I'Atlantique
continue
à
se
áeuêfàppétÍavorablement
poul
l'Angleterre,-
il
sera
possible
de franóhir
l'hiver
sans
unréel
inconvénient
en
ce
qul
concerne
les vivres.
Sil'on
ajouteque
le
ministèredes Vivres
appltque
actuellement
unepoiitique
visant
à
assurer.aumoins
un
repa.s
óórpi.i
substantiel
par'jour
à
chaque
ouvrier
età
des centai-
nes
'de
milliers
d'enfánts-
des
écoles,
que-par
sessoins
et
avec
t'áiAe
Oes
autoritéslocales
et
des organisations
volontaires,-
le
nómUrà
des
cantines
s'est
multiplié
à-l'infini,
on
auraune
idée
de
l'e{fort
fait
enGrande-Bretagne'non
seulement.pour.entre-
tenir,mais
aussi
pour
fortilier
la
sante'
pa-r conseouent oour
ióuiénii
re
moraláeru
náiión-,,.
-
Jean
MENNESSIER
Heureusement
pour
nous
le
rationnement
allemand
veille
à
ceque
la
pauvre Belgique
nesoit.pas
soumise
à
u.n
régime
aussi
débiliiant,
remeicións
une
fois
de
plus
nos
cherspro-
tecteurs.
DocumeffiSs
dus
procèl
en
AllGEnegne
BELGES,VOUSN'OUBLIEREZ
PAS
Etat
Eénéral.
-
Nóusavons
le
devoird'apporter
au
-Jury
de
I'Histoirë
Nationale
les
donnéeS
qui
lui
permettront
deformuler
son
verdict.
Ce
devoirestparÍois
pénible.Nousdevons
cependantI'ac-
complir
ici
en
touteirnpàrtialité'C'estpourquoi
nous
devons
ieuéiei
à
nos
lecteurs
le^reàultaide
travàux
scientifiques,dont
I'origine
garantitl'impartialité
et
qui
sont
a.ccablants
Poyí
l'3y;torité
occlpante:
il
s'agit
des rapports
plesentesenJurn
l94t
il'à;p*t;fr;"i
meà.cinïet
Hygiène
du'
Co,mité
Exécutif
Cen-
iàt-áï
Sèiours
d'Hiver
par
éo"n
ComitéMédical
Consultatif?niesiAent-
Prof.
Dr
C.
Hèvmans)
etdu
RapportGénéralpré'
iË"te,
i.
't8
decembre
194t,
au
Conseil
d
Administration
de
fGuíre
Nationale
belge
de
Défense
contre
la
Tuberculose'
Íais
rappelons
toutï'abord
quelques
vérités
essentiellesque
 
r
r
fhabitu.de
pourraitestomper
:le
peuplebelge
a
faim;
il
a
froid.Jo.n.sot"ne
suïïlsaltpas
à le
nourrir
avant
la
guerre.
Son
sous_
sol
lul
ïoumlssaltamplement
dequoi
le
chauffer.
.
Loccupatlo.n
t'a
pnvènon
seulement
du
supplément
nutritil
rmporté.de.J'étrangcr,.
mais
encore
la
maigrepióvende
qui
sub_
sistedoit-elle
suffire
à
alimenterunc
armée
d'occupation
mani_
festementexagerée
-_
on
peutdireen
fait
une
párti.
àe
iui,
méeallemande.
EIle
doit
nourrirles
innombrables
civils
alle-
mands
qui
gravitentautour
de
cette
armée.
Du
surplus.
ce
qu.r
ne.part
paspour.l'Allemagneest
parcimonieusement
dis_
tÍrDue
a
notre
populatlon.
Quant
à
notr"e'charbon,
ce
scrait
faireinjure
au
sens
d,ob-
servation
de
nos
compatriotes
que
de
leur"
exposer
ce
qu'i1..
savent
tous
:
il
va
alimenterles
usines
et
lesïoyers
allemands,
pendantquenous
grelottons.
Nousn-evoquerois
pas
ici
les
conventionsinternationales
:
lescours de
justice.des
Alliésvictorieux
s,enchargeront.
Ce
quenous
voulons,
c'est
prendre
date
et
marquer
d-ès
à
r:re_
sent
le
degré.de
souffrance,
de
privation,
de
àegra<íation
'qur
les
abussystématiqucs
de
nos
.i
protecteurs
>
-nous
ont
im-poses
-
souffrance
qui_
atteint
si
profondement
notre
popula-
tion.qu'íl
estd'oÍes
ct
déjàétabli
qu'elleen
pàtira
penáant
de
nombreusesannées
apres
la
guerre.
,
Le.s.deux rapports
_que
nous
entendons
commenter
sont
des
requlsltotres.
E,n
voici
le
resume
:
Situation.
-
Avant
1939,
le
régimeÍnoyen
da
tselge
était
de
2.725calories,
alors
qu'il
faut
à=un
adulle
ne
se
livrïnt
pas
àun
travail
musculaire
important,
2.200calories
en
moyenné.
Le
régimethéorique quotidien
qui
nousest
actuellementim-pose
est
de
1.300
calories.
C'est
le
rationnement
le
plus
ba,s
et
le
plus-
restreint
qui
ait
jamaiséte
atteint.
La
férnmeencèintea-
besoin d'environ3.000
calciries
oar
jour
:il
lui
en est
alloué
théoriquement2.000.
D'oÈ
careicegrave
de
proteines
(53
grammes
àe
protéines
au lieu
de
l0O)
e.t
de^
matières_
grasses
(29
grammes'd'origine
anirnale
au
lierr
de5U),
de
cajclum,
de
ter
et
de
vitamines
biposolubles.
Lesenfantsde
3
à
6
ans
ontdroit
à
un.supplenient
cle
500grammes_
de
lait,
ceux
de
6
à
ll
ans,
à
250
liamnres.
Or
les
enfants
de
12
àt
14ans
doivent
avoir au
moiàs
200Ccalorie$,
dont
minimum
80
à
90
grammes
de
proteines (croissance
et
puberté)
:
ils
obtiennenf
théoriquemeht
t500
calories
et
41
srammcs
de
proteines,Ies
graisse-s
vitamines
A,
C,
et
D
et
ies
acides
leur
iont
particulièrement
defaut.
ll
faut
arrxadolescents
de
14
à
21ans
de 2.400
à
2.600calo-
ries.
Ils
en
obtiennent
1.300
theoriquement.
avecune
carence
marquée
enprotéines
(viandes)
et
én
graisses,
en vitarnines
A
et
D,
en
sels
minéraux
et
en vitamines-C(nommesde
terre
et
legumes
frais).
ïes
insuttiÁances
auront
cÍeo conséquences
hagiques
pour
I'avenir
denotre
peupte.
Nul
n'ignoreque
le
rationnementtheorique
est
loin
d'être
pratiquement
réalisé.Toutes
les
enquêtes
-officielles
aboutis-
sent
à
la.
constatation
qu'lne
partie
irirportante
denotre
popu.
lation
doit
se
corrtentei
de
1.000
calories
environ
Dar
iour'ar.r
lieu
de
1.300
calories
allouées
et
des2.200
nécessàires.
Au
lieu des
15
kg.
de
pommes
deterre
allouóes
il
est
distri
.
bue
dans
les
villes
1
à 3
kg.paí
personne
et
par
mois
fre-quement
les
35
grammes
de
viandd
octroyés
ne-
peuvent
êtrit
o0tenus.Conséquences.
-
Celles-ci
sont
malheureusement
déià
édi-
liantes.
Les
enquêtes
faites
par
l'CEuvre
Nationalede
I'Ënfance
ontpermisde
constater
queles
nouveaux-nés
sont
moins
résis-
tants,
que
leur
poidsest
décroissant
et
queles cas
de
L'ron-chopner-rmonie
aux
issues
fatales,
de
scorbut,
d'anémie,
de
ra-
chitisme,d'avitaminose
et
d'éruptions
cutanées
sont
de
plus
en
plus
fréquents.
Le
nombredes
prématurés
est
en
augmentation,
la
mortalité
est
elevée, même
farmi
les
enfants
éleiésau
seiá
etle
rachi-
tisme
atteint
jusqu'à
45
%.
Enfants.
-
L'CEuvre
Nationale
de
I'Enfanceconstateoue
la
situation
s'aggÍave
desemaineen semaine, nombreélevéde
de
cès, insuffisance
de
poids,selon iesstatistiquessuivantes
:
53
%
poids
et
taille
insuffisants;
14
%
poidsinsufÍisant
et
taille exagérée;11
%
poidsnormal
et
taille-insuffisante;
22
7i
normaux.
Sur ungroupe
de
107
enÍants
:
56
7ocroissanceinsufÍisante,
42
Vq
taille
et
poids
insuffisants.
Gróupe
de
264
enfants
:
35
ío
poids
insuffisant.
Dans-
les
écoles
de
I'agglomératioï
bruxelloise
le
prof.
Iac-
quemyns
de
I'Université
Bruxelles
a
constaté
un
àccroiêse-
ment
de
déséquilibre
alimentaireprovoquant
des
manifesta-
tions
morbides,-ralentissement
de
la
croisêance,
chute de
poids
etdel'indice de
vitalité,
nombreux
cas
de
syncopes
notamhenr
chez
les
enfants
de
13
à
18
ans.
Une
enquête
Íaite
à
La
Louvière
a
révéléque
35'7o
des
enfants
sont
de taille
ou
de
poidsinsufÍisant
ét
que
31.3
Va
sont
débiles.
Les
médecins
constatentque
la
situationdes
adolescents
est
particulièrementangoissante.
A
l,Ecole
des
Arts
et
Métiers
on
apu
constaterque50
,9odesenfants
sont
deficitaires.
Les
pertes
de.poids"
atteignent
5
q.
6
lig.
en
quatre
mois. Les
jeunes
lrllessouttÍent
trequemmentd'aménorrhée.
La
tuberculose:étend
ses
ravages.^Adultes.
-
Quant
aux
adultesl'amaigrissement
est
sénera-
lement
de
5
à.15
kg.Le
professeurGovàerts
deI'Univeisité
de
uruxelles
s.outrent.
que
tousles
adultes
de
la
capitale
sont
at_
teints
de
dénutrition
et
par
lestroubles
nutritiÍà.
.On
constatedans
ces
-cas
une diminution
marquée
des
pro-
téines
sanguines
principaleme.nt
de
la
sérumalebromine.Certïins
sujets
sont morts
en
quelques
heuresDar
dénutrition.
Les
femmes
enceintes
Qui
devaieni
gagner
en
moyenne
7
/2
kg,
n'augmente
plusén
movenne
qíeïe
4.800
ks.'d'ori
pertedes tissusmatcrnels
à
la
náissance,baisse
de
la
ïension
artérielle
et
allaitement
désastreux.
Tuberculose.
-
Les,ravages
de
la
tuberculose
sont
particu-
lièrement
inquiétants.
ll
réSulte
d'un
examen
des
élëves
de
l'écoleprimaired'Ostende que
25
Vo
des
enfants
sont
pré-tu-
berculeux.
Au
dispensaire
anti-tuberculeuxdeSt-Nicolas
le
docteur
Van
Driesschea^soigné.demai 1939
à
194O,
188
cas detuberculose;
dc
juin
1940
à
rnai
1941,
3Bl.
Il
a
puconstaterque
la
maladie
se
manifeste
par
uneévolu-
tion
très
rapide
specialement
chez
les
adolescenis.
Le
professeur
Govaertsconstate
que
la
sous-alimentatiouaccélère
les
lesions
et
quedans
ces derniers
temos
Ia
résis-
tance
aux
infectjons
pnéumoniques
diminue
.sensiblement.
Le
professeur
Brull'de
l'Univêrsité
de
Liege
fait
des
consta-
tations
.analogues
.ct
ajoute._qu'il
a
pu
conslater
ulle
augmen-
tation
des
pleurésiesséro-iibrineuses
traïnantes
et
d'exténsion
de
lésions
en voie decicatrisation.(Qu'en
penseIe
Dr
Crismer,
assistant
dece
professeur,
qui
dans
unjournal
médical
belce
a
dit :
I-a
valeur de notre
ration
en vitainine
tsI,
calculee
d%-
près
les chiffres
iournispar
la
littératuré
et
ceuxprovenant
de
quelquesdéterminationspersonnelles,
<
est
netiement
suffi-
sante
>>.
N.d.l.R.).
_
Le
docteurBech, directeur
du
serviced'Hygiène
de
la
ville
de Bruxelles,
a
notéune augmentation
nette-d'e
Ia
tuberculose
en
1940
et
de
mortalité
due
à
cette
maladie
en
1941.
Le
docteurRenaultCappart
qui
dirige un
important
sanatc-
Íium
.pour.fillettes
d.e
3
à-i7
airs signále
qu'en
temps
normàl
les
ulcérations
se
développentgénéialemeirt
entre-14
et
i6
ans
chez
les
filles.
On
constateactuellement
au
sanatorium
de
Buvsinghen
de
nombreuxcas de
tuberculose
ulcérativedepuis t'áge dë
5
ans.
Souvent
le
milieu
évolue
l'enfant
n'estóas
conïaminé.
cette
évolution de
la
maladie nepeut
venir
que
hela
dénutrition.
L'(Euvre
nationalede
défense
contre
Ia
tuberculose
souligne
qu'au
cours desquarantedernières
années
la
mortalité
duè
à
cette maladie
avait
diminué de
5OVo
iusqu'en
1939.
Elle
con-
state
que
la
maladie
se
développe
en
norirbre
et
en
virulence
telle,
que
.siles
conditionsalimentaires
ne
s'améliorent
pas
ilmanquera
d'iciun an
plusieurs
milliers
de
lits
dans
les-sana-
IOTIA,
Unenouvelle
Íorme
detuberculose
Dulmonaire
évoluant
trèsr_apidement,
grave
d'emblée,
bilatéralè
a
fait
son
apparition.
I)e
nombreuxcas nepeuventêtre
hospitalisés
d'oÈ
contamina-
tion
du milieu familial. Le
dangers'avèrepafticulièrement
grave
pour
la
jeunesse.
En
1941
le
nombrede
décès
par
tuberculose
est en
augmen-
tation
par
rapport
à
1938
à
Bruxelles
de
60
%,à
Anvers
de
44.9
%,
à
Bruges de
3O
%,
à
Gandde
84
"A.
A
Bruxelles
-d'ailleurs
le
nombredes décèd-est
en
augmen-
tation
en
avril
de
llg
Eo,
en
mai de
117,en
juillet
de
183.
Eff'ets.
-
Le
rapport
du
comitémédical
du
Secours d'Hiver
conclutque
la
persistance
de
la
sous-alimentation
doit
con-
duire
àla
catastrophe
et
amènerait
à
brève
échéance
un
affai-blissement
général
de
la
race auquel
il
nepourrait
sans
doute
plusêtre
remédié.
Il
demandequ'unealimentationassurant2.000calories
nar
habitant
soit
gárantie.
Pour
la
femme
enceinte
il
demande'un
litre
de
lait,
100grammes
de
Íromage
par
iour
et
une
double
ration de
viande.
ll
demande
que
la
populaïionpuisse
obtenir
les
quantités,
de
denrées aliméntaires<iui
lui
sónt
théorique-
ment
attribuées.
Les
enfants
de
12
à
18 ans doiventobtenir desrations
suo-plémentaircs
de
lait,
depain,
de
viande
et
deÍromage
en
sorïe
deleur
assurer
un
minimum
de
2400
calories-
Ce
rapport
a
été remisen
juin
dernier
parun
organismequi
par
sa nature
a
la
confiance denos dirigeants
et
des
Allemanris.
Quels
en
ont
été
les
eÍfets
et
peut-onconstaterque
le
régime
alimentaire
de
notre_population
ait
été
amélioré-par
la
suite
ainsi
qu'ille
fallait.
Rien
n'a
été
fait
Nos
lecteurs apprécieront.
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