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JOuR 1.
Les murs rouges renvoient des reets de soleil couchant devant lequel se détachent de longslaments nuageux verts ou gris. Un agencement circulaire rappelle les jardins à la française et guide les pas
d spectater qi parcort ler doce symétrie. De ci de là, des champignons possent sr des vestigesarchéologiqes irrégliers. Pls loin, ne vidéo habite ne pièce sombre et immerge le visiter dans ndécor lxriant ax accents tropicax. L’ensemble confère a lie ne ambiance lnaire, hors d temps.
JOuR 10.
Le concentré de tomates porrit sr les mrs. une coche demoisissres verdâtres envahit jor après jor la srface recoverte. une odersûre corrompt l’espace. Sr des briqes de plastiqe noir – ce plastiqe noir
d’ensilage – des champignons étrissent et se dessèchent sur pied, avant de
tomber en podre sr le sol. En bocle, les images macroscopiqes d’alimentsdonnent a visiter la vision de canyons de prée, de magma de tomate, decolonies de vers géants.
JOuR 20.
une oder d’hms enrobe l’espace. une croûte sèche sr lesmrs de tomates donne ne matière particlière à la srface organiqe. Denoveax champignons, des plerotes, repossent par les tros des briqesde plastiqe. Dans qelqes jors, ils sècheront, tomberont en possière sr lesol. Pis de noveax champignons posseront. Dans la pièce à côté, la vidéotorne en bocle. On y voit des graines de poivron vert en très gros plan, desdétails de prodits comestibles présentées comme des paysages, des asticotsen train d’éclore.
Michel Blazy emploie des matériaux pauvres, qui ne gurent pas dans le
registre habitel de l’histoire de l’art. Il compose sa grammaire plastiqe à partir
d’aliments : de concentré de tomates, de ocon de purée, de vermicelle de soja,
de crème dessert, de croqettes por chien, de fornitres hygiéniqes, la listeest assi longe qe le rayon épicerie d’n spermarché, où l’artiste trove lamatière nécessaire à ses œvres. Michel Blazy se de denrées d qotidien,
en écho lointain à l’arte povera qui, en Italie dans les années soixante, déait
les valers de la société de consommation et d marché de l’art, en proposantdes œvres privilégiant le processs a résltat et l’économie de moyens, en
rendant visible l’insigniant.
La pavreté des matériax, le caractère parfois pe spectaclaire des œvresprodites – ici des feilles d’essie-tot posées sr la tranche, là des bagettesde pain dans lesqels logent des coléoptères -, ler détérioration – la notionde conservation semble antinomiqe avec le travail de l’artiste -, tot dansl’œvre de Michel Blazy invite à ne certaine modestie et rappelle le caractèreprosaïqe de l’existence. L’artiste investit la continité de la vie dans l’articlationq’il met en je entre le micro et le macro. Entre de vastes srfaces enditesde matériax vivants qi prodiront qantité de micro-organismes. Entre laprojection en grand format de détails alimentaires. Entre les plerotes cltivéeset propres à la consommation et les champignons microscopiqes qi formentles levres, les parasites, les moisissres qi altèrent les aliments.Le visiter est mis en je dans ce doble rapport d’échelle : à la fois spectaterde micro et de macro organismes, mais assi a centre d’n ensemble complexe où les moisissres sr lesmrs résonnent avec les champignons visibles, les plerotes. Il est pris entre dex fex, dans cet espaced’exposition tapissé de concentré de tomates altéré et dont le rapport d’échelle entre les éléments plastiqespertrbe la perception. Il n’est là q’n organisme parmi d’atre, périssable.L’espace d’art porrait alors être perç comme ne Vanité, o ne méta-Vanité, qi intègre l’homme dans leprocesss d’altération d vivant et rappelle, dans la tradition pictrale baroqe, l’éphémère joissance desplaisirs terrestres dans l’attente d Jgement Dernier – l’artiste a d’aillers réalisé n crâne en croqettes por
chien, gure typique de la Vanité classique transportée dans la société de consommation contemporaine.
Les œvres de Michel Blazy se déploient atant dans l’espace qe dans le temps. Organiqes, ellesmrissent lentement. Jor après jor, elles évolent. Elles vivent, elles merent, elles porrissent, sedessèchent, pis elles entament n novea cycle, sans se préoccper de ce qe l’hygiène domestiqe estprête à recevoir. A-delà de la performance esthétiqe, Michel Blazy fait œvre de la condition hmaine.Vie, mort, ptréfaction, dessèchement. L’inexorable fite d temps prend le pas sr la docer d momentprésent.A. Stinès
Commande de création (sans titre)croqis préparatoiresProdction Rrart 2009
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