les membres inférieurs qui peuvent migreret entraîner des embolies pulmonaires par-fois gravissimes.La prévention repose sur les mesures sui-vantes : le port de vêtements amples peuserrés, de bas de contention notammentaprès 40 ans, une mobilisation fréquente enévitant les somnifères et une hydratationabondante, en s’abstenant d’alcool. Pourles voyageurs à fort risque thrombogène,une prévention par anticoagulants peut êtreajoutée (à parler avec votre médecin).
> Conseil
Se caler sur l’heure de Tahiti dès le décollagede l’avion.
La chaleur
Il fait chaud et humide en Polynésie fran-çaise. Cela induit un risque majeur : le coupde chaleur.
Le coup de chaleur
Il ne survient que si est effectué un effortconséquent, aux heures chaudes de la jour-née et avant une certaine durée d’acclima-tation qui ne saurait être inférieure à 1mois. Il s’annonce par des maux de tête, lasoif, des crampes musculaires, mais aussides anomalies du comportement et del’agitation.
> Conseil
Il faut alors mettre la personne au repos enposition semi-assise, jambes un peu suréle-vées, à l’ombre, l’éventer et la faire boirepour éviter une aggravation sous forme defièvre supérieure à 40 voire 41°C, la déshy-dratation majeure et éventuellement le comamettant en jeu le pronostic vital.
L’accident de plongée
La Polynésie française avec son climat tro-pical, la beauté de ses lagons, pousse à lapratique de la plongée sous-marine.Elle peut se pratiquer sous 2 formes.> La plongée en apnée, avec palmes,masque et tuba> La plongée avec bouteillesLa plongée en apnée ne génèrepas trop de risques à conditionde plonger à deux (l’un surveil-lant l’autre) et en limitant sesefforts.Pour la plongée avec bouteilles,si l’on peut facilement louer unéquipement complet dans certainsmagasins ou clubs, il faut savoirqu’il s’agit là d’une activité trèstechnique. On ne peut la pratiquer sans ris-que qu’avec un minimum de formation. Lerisque majeur est l’accident de décompres-sion : en respirant de l’air comprimé, le plon-geur dissout dans son sang à chaque respi-ration, une certaine quantité d’azote, cetazote va ensuite s’accumuler dans les tissus.Si la remontée est progressive, l’azote; dis-sout repasse progressivement dans le sang,puis arrive aux poumons. Il est alors éliminépar la respiration. Si la remontée est trop ra-pide, il y a formation de bulles d’azote dansles tissus (comme dans une bouteille dechampagne brusquement débouchée). Cesbulles venant oblitérer la lumière des vais-seaux sanguin, ce qui occasionne :– une paraplégie flasque (68 % des cas) ;– des douleurs articulaires ;– des vertiges avec bourdonnement d’oreilles;– une sensation d’épuisementUn certificat médical d’aptitude est obliga-toire. La plongée avec bouteilles est contreindiquée en cas d’antécédents d’asthme.
> Conseil
Ne pas plonger en dehors des clubs, sauf sivous êtes «professionnel» et ne jamaisplonger seul.Le centre hospitalier territorial de Mamao àPapeete (tél. : 46 62 62 poste 6519) est le seulétablissement de Polynésie française dispo-sant d’un caisson hyperbare multiplaces et demédecins diplômés en médecine hyperbare.Si vous ressentez n’importe quel phénomènebizarre quelques heures après une plongée,vous devez impérativement vous rendre auservice d’accueil et d’urgence du centre hos-pitalier territorial de Mamao.
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Guide d’accueil 2008
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