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x
, ,
LES LIVRES FONCIERS
ETLA
RÉFORME HYPO'T'CAIRE
ÉTUDE HISTORIQUE ET CRITIQUE
SUR LA PUBLICITÉ DES TRANSMISSIONS IMMOBILIÈRES
EN FRANCE ET A L'ÉTRANGER
DEPUIS LES ORIGINES JUSQU'A NOS JOURS
OUVRAGE HONORÉ PAR LA
FACULTÉ DE DROIT DE PARIS
D'une récompense de trois mille
francs
(Concours Rose
de
W
I
).
).
I' A
R
EMMANUELBESSON
Sons-Chef à la Direction Générale de l'Ein
e i_st,renient.
PARIS
J. DELAdOTTE ÉDITEUR
85,
BOULEVARD SAINT-M1CHE1.,
85
1891
 
P
i
1F
J
CE
 
La Faculté de droit de Paris
avait mis
au
concours,
pour le prix Mossi de 1890, un sujet tia
i^=
des
préoccu-
pations
pations du moment. Il s'agissait de
rechercher
t
la
lumière de l'histoire et; du droit com
_par
s
i
, quel serait
le meilleur régime de publicité en matière
t
_
ran _
missions de la propriété foncière el
de
on
s
t l u i,.,
i
s
de droits réels immobiliers. Les concurrents éta.ie:1!
expressément invités à explorer le champ des lé,2isla-
tions étrangères et à caractériser, notamment,
les
pro-
cédés de
l'Act Topv
è
en.v
,
 
et du systèmermanique4
Telle est la question que je me suis propoos d'élu---
eider plutôt que de résoudre. A ne prendre
consel
que
de moi-même, j'aurais hésité à soumettre au jugement
du public un essai dont, mieux que personne, je vois
les imperfections
et les défauts. Mais les savants juris-
consultes de l'Ecole de droit m'ont délivré de
ce
scru-
pule, moins encore par la distinction qu'ils m'ont si li-
béralement décernée, que par leurs encouragements,plus précieux que la récompense elle-même : « Nousne pouvons que louer la méthode de l'auteur, a dit le
rapporteur du concours ; nous donnons aussi notre
entière approbation à la partie où il expose, avec sa-
g
acité, les dispositions de la loi française et les criti-
q
ues qu'elles appellent. Quant au droit des autres pays,
il le connaît et comprend le parti qu'on en peut tirer pour
leroblème
vers lequel il chemine... Constatons que
p
l'histoire du droit français est bien traitée, et recom-
 
PRÉFACE
VI
mandons spécialement aux personnes que ces questions
p
intéressent la dernière partie de l'ouvrage, celle où se
déroule la législation idéale présentée par l'auteur. Tout
g
le monde n'adoptera pas, à cet égard, ses opinions :
car le système dont il entrprend la défense reproduit
Y
les traits essentiels de
l'Ace Toïrens,
et on sait quel-
les objections soulève le régime australien quand on
J
veut l'étendre aux pays de l'Europe. Mais ceux mêmes
qui n'auront pas été convaincus rendront justice à
l'habileté de l'argumentation, au sens pratique de l'au-
teur et au souci constant de l'équité, qu'il manifeste
dans son projet. »
Un pareil suffrage est trop au-dessus de notre ap-préciation personnelle, pour que nous nous permet-
tions de l'interpréter. Tout ce que nous voulons en re-
tenir,
c'est l'espoir que notre oeuv
re
 
ne restera pas tout
à fait illusoire et. qu'elle ajoutera quelques donnéesinstructives au dossier de l'enquête h}pothécaire. Si
faih!e que sois: noire apport, il n'en coopérera pas moin
. la.marche ascendante des idées. Certes, nous ne pré-
,
tenions pas apporter une formule inédite, ni frayer
une
voie
nouvelle. l a été publié sur la matière d'inté-
ressantes études, très consciencieusement élaborées et
où l'on trouve d'utiles indications. Notre objectif n'est
pas (le faire mieux que nos devanciers, mais de faire
autrement. Parmi les livres nombreux qui touchent à
la revision h
y
pothécaire, les uns n'envisagent guère
que le côté administratif de la réforme et relèguent la
g
doctrine au second plan ; les autres, d'une allurelus
p
dogmatique, s'isolent trop volontiers dans la théorie
pure et ne font qu'effleurer les détails techniques de la
q
réorganisation projetée. Nous avons essayé de concilier
Y
ces deux méthodes, d'unir la pratique à la théorie, d
.,
e
maniere a mettre les principes en relief, tout en faisant

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