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Droit Administratif

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Cours de droit administratif L2
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Droit Administratif 
Introduction :
I – la notion de Droit administratif 
 A) Droit, droit public, droit administratif 
Il y a un écart entre la fréquence et la reconnaissance du Droit Administratif. Il n’a paspour seul débouché professionnel le Droit Public. La juridiction administrative rend environ220 000 décisions chaque année. Comme toute branche juridique, le Droit Administratif est unensemble de gles permettant d’organiser les relations entre personnes et de glerd’éventuels litiges. Il a ce qu’on appel une double dimension : instrumentale d’une part etcontraignante de l’autre. L’instrumentale est le fait de servir à régir des relations. Contraignantecar il sert également à régler les litiges qui naissent dans le cadre de cette relation.C’est une branche du Droit Public qui, comme toutes autres branches du Droit Public, faitintervenir des personnes publiques. Avantageux car une seule catégorie (forcément unepersonne morale). Autrement dit, toutes les autorités administratives qui existent (préfets,maires…) ne sont pas, en elles mêmes, des personnes publiques mais des représentants d’unepersonne publique (Etat, Université…). Ensuite, on peut en faire une liste très rapide. En effet, ilexiste 3 catégories de personnes publiques :L’Etat (personne morale unique) qui a en son sein toute une séried’autorités (Président de la République, ministres…)Les Collectivités Territoriales divisées en 3 niveaux de droit commun(Régions, partements, communes) auxquelles s’ajoutent, surcertaines parties du territoire, des collectivités dérogatoires au droitcommun.Les établissements publics avec les universis, les pitaux, lesétablissements intercommunaux et certaines grandes entreprises avecun statut d’établissement public (RATP, SNCF…).Le Droit Administratif régit donc des relations avec des personnes publiques. Mais toutn’est pas administratif dans ces relations. Qu’est ce qui présente la caractère administratif dansles relations avec les personnes publiques ? Qu’entend-on par administratif ?
 A) Le droit de l’action administrative
Il existe 2 sens au terme administration :Un sens matériel qui désigne une action d’organisation, de gestionmais qui n’a rien de spécifiquement public.Un sens organique qui désigne, dans l’administration, un ensemble deservices publics. On parle alors de l’administration publique. En effet,on voit bien que l’on désigne tout les services qui produisent del’action administrative.Le Droit Administratif est donc l’ensemble des règles qui régissent, qui s’appliquent àl’action administrative des personnes publiques.En réalité, ce ne sont pas toutes les règles mais les règles spécifiques qui s’appliquent àl’action administrative. Cela réduit le champ de l’action administrative du Droit Administratif.Ensuite, le Droit Administratif régit, non seulement les relations des personnes publiquesentre elles, mais aussi les relations entre les personnes privés (les administrés) et lespersonnes publiques. Enfin, le Droit Administratif peut également s’appliquer aux relationsentre deux personnes privées si l’une des deux agit pour le compte d’une personne publique.Arrêt Conseil d’Etat en 1942 : MONTEURArrêt Conseil d’Etat de 1953 BOUGUEUN
 
Dans ces 2 arrêts, le Conseil d’Etat considère que des personnes privées gérant unemission de nature publique sont soumis aux règles du Droit Administratif. De la même manière,le Tribunal des Conflits, pour l’arrêt Air France contre BARBIER (15 janvier 1968), considèrequ’une hôtesse de l’air et son mari contre la compagnie qui l’emploi est du ressort du DroitAdministratif. C’est certes un problème dans la relation entre deux personnes privées mais lapersonne privée « Air France » gère une mission de service public. Cette précision accroît doncle champ de l’action administrative soumise au Droit Administratif.
 A) Les fondements constitutionnels du Droit Administratif 
Dans un régime démocratique, il existe une prééminence logique du pouvoir politiquequ’étudie le Droit Administratif sur l’action administrative. L’administration est seconde, ellen’est qu’un instrument à la disposition du pouvoir politique pour mettre en œuvre sesdécisions. Mais, depuis une trentaine d’année, l’influence du Droit Constitutionnel sur le DroitAdministratif s’accroît et cela a donné lieu à un article célèbre à la fin des 70’s « les basesconstitutionnelles du Droit Administratif ». Cela pour dire qu’il y a deux niveaux d’influence :Dans le texte même de la Constitution avec un certain nombred’articles qui apportent un renseignement sur l’action administration(Art. 20 par exemple). Les autorités administratives devront respecterles fondements du pouvoir politique. Art. 37 fixe le domaine durèglement autonome (par les administrations). Révision de l’Art. 11montre l’augmentation des bases de Droit Administratif dans laConstitution. Enfin, le titre 12 de la Constitution est consacré aux C.T.qui sont encadrées, bénéficient d’une autonomie financière… De plus,l’article 1
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de la Constitution proclame la décentralisation de laRépublique.Dans l’impact de la jurisprudence constitutionnelle de deux façons.D’abord, les décisions du Conseil Constitutionnel s’applique à toutesles juridictions et donc aux juridictions administratives. Le CC procèdeà des réserves d’interprétation qui sont un guide pour l’administrationmais surtout au juge (judiciaire et administratif). La question deconstitutionnalité renforce l’influence du CC sur la juridictionadministrative. Ensuite, dans une décision du 23 janvier 1987 relativeau Conseil de la concurrence, le CC donne une existenceconstitutionnelle à la juridiction administrative. En 1986 est créé leConseil de la concurrence qui est un organe administratif chargé de seprononcé sur les pratiques anticoncurrentielles. Se pose alors laquestion de la juridiction compétente pour faire appel des décisionsrendues par ce Conseil. Logique matérielle d’abord : contentieuxéconomiques donc juridiction judiciaire. Logique organique ensuite, ils’agit d’un organe administratif donc privilégie la juridictionadministrative. Le Parlement fait le choix de la juridiction judiciaire.Choix contesté par l’opposition qui invoque une double violation de laloi des 16 et 24 aout 1790 et du décret du 16 fructidor de l’an IIIrelatifs à la séparation des autorités administratives et judiciaires.
Pour le CC cette loi et ce décretposent dans leur généralité le principede la séparation des autoritésadministratives et judiciaires mais nepossèdent pas, en eux même, devaleur constitutionnelle.
Ensuite, le CC identifie, en revanche,un PFRLR qui réserve à la juridictionadministrative le soin de connaitredes décisions révélant l’exercice deprérogative de puissance publique.
Enfin, le CC admet cependant que lelégislateur puisse, dans un but debonne administration de la Justice,
 
créer un bloc de compétences juridictionnelles permettant desimplifier la répartition descompétences entre les juridictions.Mais, en définitive, le CC censurecette loi en considérant qu’enl’espèce, l’attribution de cecontentieux à la juridiction judiciaireserait défavorable au droit de laDéfense par rapport à la situationdevant le jugeAdministrative (pas de sursisd’exécution).
En conclusion, si le législateur a, parla suite, attribué à nouveau cecontentieux à la juridiction judiciaire,mais en l’assortissant d’un sursis àexécution, cette décision du CC restecélèbre dans la mesure où elle donneune existence constitutionnelle à la juridiction administrative protégée parce PFRLR pour la première foisdécouvert.
II – Les principaux caractères du Droit Administratif français
Le Droit Administratif français est un droit autonome. Il est dérogatoire au droitcommun. C’est un droit qui s’est très largement construit dans le prétoire du juge, c'est-à-direque ses sources sont très largement jurisprudentielles. Enfin, c’est un droit ouvertementinégalitaire.
 A) Un droit autonome
Historiquement, il faut remonter à l’apparition du juge administratif. Et, avant mêmecela, saisi l’importance qu’occupe l’administratif dans la construction de l’Etat en France. Avantme la volution, pendant la monarchie absolue se met progressivement en place uneadministration centralisée autour de la personne du Roi pour affirmer le pouvoir royal face aupouvoir seigneurial. Cet appareil administratif avait, en fait, pour but de veiller à l’effectivité del’application technique des décisions du Roi. TOCQUEVILLE souligne la continuité des structuresde l’Etat avant et après la Révolution. Or, la culture administrative créée sous l’Ancien Régimeva perdurer après la Révolution, notamment les corps de fonctionnaires. Peu importe le pouvoircentral, il faut sur le terrain une administration pour veiller à l’exécution des décisions.A la Révolution se produit la séparation des fonctions judiciaires et administratives. Il y ala loi des 16 et 24 aout 1790 qui dispose que « les fonctions judiciaires sont distinctes desfonctions administratives ». Ils ne veulent pas que les juges gênent l’application des décisionsqu’ils vont prendre en leur ôtant le contrôle de l’administration. L’adage « Juger l’administration,c’est encore administrer » : cela signifie que si les instituions judiciaires jugent les décisionsadministratives c’est comme si elle administrait. Cette séparation est précisée dans le décret du16 fructidor de l’an III qui, très clairement, interdit aux tribunaux de connaitre des affairesadministratives. Mais cela pose le problème de savoir qui juge l’administration. En effet, il y aune porte ouverte à l’arbitraire administratif. C’est la période de « l’administration juge » ou« système du ministre juge ». Sauf que le ministre n’est pas un juge impartial. Troisième étape, celle de la Justice retenue. La loi du 28 pluviôse de l’an VIII crée desConseils de Préfecture qui sont des organes administratifs présidés par le Préfet et qui reçoiventla mission de trancher certains litiges entre l’administration et les administrés. Au niveaunational, en 1799, la Constitution du Consulat crée un Conseil d’Etat qui « ressuscite » le Conseildu Roi de l’Ancien Régime. Dans un premier temps, ce n’est que le conseiller du gouvernement.

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