d'un matériau, généralement symbolisée par lalettre grecque
rho
(
ρ
), représente sacapacité à s'opposer à la circulation du courant électrique. Elle correspond à larésistanced'un tronçonde matériau de 1 m de longueur et de 1 m de section ; elle est exprimée enohm-mètre
(Ω·m). On
utilise aussi :
le Ω·mm
2
/m = 10
-6
Ω·m ;le μΩ·cm = 10
-8
Ω·m.
La résistance
R
(en ohms) d'une pièce rectiligne d'un matériau de résistivité ρ, de longueur
L
(enmètres) et de section droite d'aire
S
(en mètres carrés) vaut donc : .La résistance est la grandeur inverse de laconductance électrique(symbole :
G
).La résistivité des matériaux dépend de la température :Pour les métaux, à la température ambiante, elle croit linéairement avec la température. Cet effetest utilisé pour la mesure de température (sonde Pt 100)Pour lessemi-conducteurs, elle décroît fortement avec latempérature, la résistivité peut aussidépendre de la quantité derayonnement(lumièrevisible,infra-rouge,etc.), absorbé par lecomposant.
Les cristaux covalents sont des isolants, labande interditeest large. Avec l'élévation de température,des électrons peuvent être suffisamment excités pour franchir le
Dans les cristaux ioniques, la conduction se fait par migration de défauts. Le nombre et la mobilité desdéfauts suivent uneloi d'Arrhénius,la conductivité suit donc une loi similaire, enexp(-Q/RT)oùQ est l'énergie de formation ou de migration des défauts ;R est laconstante des gaz parfaits;T est latempérature absolue.
Dans le cas des cristaux métalliques, la résistivité augmente avec la température ; la conductivitéaugmente linéairement avec T. Cela est dû à l'interaction entre les électrons et lesphonons.Le premier modèle utilisé considère que les électrons se comportent comme un gaz, le libre parcoursmoyen des électrons étant déterminé par les chocs avec les ions (atomes du réseau sans leursélectrons libres, réseau appelé « gellium »). On trouve une résistivité valantavecm : masse d'un électron ;N : nombre d'électrons par unité de volume, de l'ordre de 10
τ : temps de relaxation, c'est-à-dire durée moyenne séparant deux collisions.
Mais ce modèle ne prend pas en compte l'effet de la température ni des impuretés.Selon larelation de Matthiessen, la conductivité comprend trois composantes :
ρ = ρ
T
+ ρ
i
+ ρ
D
avec
ρ
T
: contribution de l'agitation thermique ;
ρ
i
: contribution des impuretés, de l'ordre du μΩ
·
cm/% d'impureté ;
ρ
D
: contribution des défauts atomiques.Lemodèle de Drudeprend en compte l'effet Joule,c'est-à-dire l'énergie cinétique que les électrons