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Le Quotidien IndÉpendant - Mercredi 11 Novembre

Le Quotidien IndÉpendant - Mercredi 11 Novembre

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01/20/2010

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N°5787
- Vingtième année - Prix : Algérie : 10 DA. France : 1
 €
. USA : 2,15 $. ISSN : 1111-0333 - http://www.elwatan.com
QUAND LA POLICE TABASSELES ENSEIGNANTS
GRÈV
 
E DANS LE SEC
 
TEUR DE L’ÉDUC
 
 AT
 
ION
Tous les accès au ministère de l’Educationont été bloqués par un dispositif de sécurité impressionnant déployé surles lieux.
L
a troisième journée dumouvement de débrayaged'une semaine, initié par lessix syndicats autonomes de laFonction publique, a été mar-quée hier par l'adhésion d'ungrand nombre d'enseignants etsurtout par l'intervention mus-clée des forces de l'ordre pourdisperser les contractuels, ani-mateurs d'un sit-in devant leministère de l'Education natio-nale. Tous les accès au dépar-tement de Benbouzid ont étébloqués par un dispositif de sécurité impressionnantdéployé sur les lieux. LeConseil national des ensei-gnants contractuels (CNEC)avait, en effet, décidé de se joindre à la protesta pourmanifester son mécontente-ment et son désarroi quant à lasituation précaire des ensei-gnants et aussi pour dénoncerles dernières mesures décidéespar la tutelle.
(Suite page 5)Nabila Amir
 
KHELIL À PROPOS D’UNE OPEP DU GA 
 
Z
L
e ministre del'Energie et desMines, Chakib Khe-lil, a réaffirmé l'im-portance d'une orga-nisation des paysexportateurs du gaz,à l'image de l'OPEP,afin de défendreles intérêts des produc-teurs.
«LeForumdes pays exportateursde pétrole (FPEG) devrait  fonctionnercommel'OPEPen tant qu'organi-sation qui défendrait lesintérêts économiques, mal-gré les divergences poli-tiques existant entre lesmembres de ce forum»
, adéclaré M. Khelil à la Radionationale. Interrogé si uneOPEPdu gaz favoriseraitun partenariat stratégiqueentre les grands producteurstels que la Russie, leministre a considéré que ceforum se doit de défendreun meilleur prix du gaz.
(Suite page 7)Z.H.
El Watan 
 
LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Mercredi 11 novembre 2009
INVESTISSEMENTS
Cevital se dote d’unenouvelle stratégiemanagériale
P.
7  
 
MARCHÉ BANCAIRE
LA FINANCE ISLAMIQUERESTE EMBRYONNAIRE
En Algérie, la finance islamique en est à sesbalbutiements, ne représentant qu’uneinfime partie du marché national.
P. 7 
CHIITES DU YÉMEN
       P     u       b       l       i     c       i      t       é
Les rues algériennesà l’heure du match
Reportage photo :H. Lyes et Sami K.
GUERRE FROIDEENTRE RIYAD ET TÉHÉRAN
La rébellion de la minorité chiite du Yémen(houthis) a servi de détonateur à une guerrede mots entre l’Iran et l’Arabie Saoudite.
P. 14
DANS L’ATTENTE DU 14 NOVEMBRE
Les rues algériennesà l’heure du match
«LE FPEG DÉFENDRA UN MEILLEUR PRIX DU GAZ»
Le ministre de l'Energie et des Mines a appeléles pays membres de l’OPEPdu gaz à se mettred'accord sur une stratégie pour obtenirun prix juste du gaz.
L
e football s’empare de la rue algérienne sans que celagêne outre mesure.Le prochain match de l’équipe natio-nale est sujet à des commentaires, de la passion, de lapression mais aussi à de belles images que nous offrent lesrues du pays tout entier. L’Algérie vit au rythme de cette ren-contre du Caire et tout un chacun s’est mis de la partie pourapporter sa contribution à une éventuelle qualification au pro-chain Mondial.Les Algériens croient dur comme fer que rienne pourra empêcher les Verts d’aller en Afrique du Sud en juinprochain.Même pas cette équipe des Pharaons qui veut renver-ser la vapeur le 14 novembre prochain ; la détermination des joueurs algériens à arracher ce billet qualificatif est omnipré-sente.Entre-temps, la fête a déjà commencé à travers uneambiance qui doit se prolonger après le match au détour d’unequalification que le football national mérite bien.
(Lire en pages 2,3 et 4)A.Hammou
 
DOSSIER
El Watan 
- Mercredi 11 novembre 2009 - 
DRAPEAUX, FANIONS, MAILLOTS ET AUTRES ARTICLES
Le bon filon... du rêve national
L
es succès des Verts, en plusd'avoir réconcilié les Algériensavec leur équipe nationale, au-ront aussi le mérite d'avoir réhabilitéle drapeau.Et c'est, bien évidemment, tout un bu-siness lucratif qui s'est créé autour del'emblème national, décliné soustoutes les formes et dans toutes lestailles. Apparue lors des premièresvictoires du onze et exacerbée à l'ap-proche de chaque match et victoire, la«fièvre verte» qui s'empare des ruesalgériennes aura surtout fait le bon-heur des ateliers de confection. Maispas n'importe lesquels. Le nationalis-me exhibé fièrement se trouve être,dans la plupart des cas, de factureétrangère, à plus forte raison chinoise.Même si les nombreux détaillants etautres vendeurs à la sauvette jurentque tous les articles exposés sont «lo-caux», ils avouent, cependant, ne pasconnaître la provenance exacte de lamarchandise.
«On les ramène soit de Djamaâ Lihoud, soit d'El Eulma»,
ex-plique un jeune homme entre deuxclients agglutinés autour de son étal.
«Du moment que cela se vend, celanous importe peu de savoir qui lesconfectionne
, assène-t-il, en empa-quetant deux fanions et un maillotvert et blanc qu'il tend à une femmeaccompagnée d'un garçon, ce derniertrépignant de joie en agrippant le pré-sent. Djamaâ Lihoud, fief des gros-sistes et importateurs en tout genre, arevêtu, circonstances obligent, ses«habits» verts, blancs et rouges.
DJAMAÂ LIHOUD,FIEF DES GROSSISTES
Les «tifosi» ont l'embarras du choixtant les produits sont variés et tant il yen a pour toutes les bourses. Tous lesdeux pas, un stand propose qui uneprofusion de drapeaux de toutes lestailles, qui une foultitude de fanions,petits et grands, en tissu ou en carton,avec chaînettes, pour rétroviseur ouavec support pour portière de voiture.Dans la même allée, il est aussi expo-sé toutes sortes d'écharpes bicolores,allant de la maxi à la mini à franges enpassant par celle estampillée du logoofficiel de la coupe du monde sud-africaine. La Coupe du monde faittellement rêver les Algériens qu'ilspeuvent, dans le cas d'une débâcle le14, s'assurer d'en acquérir une ré-plique en plâtre, et ce, pour
«seule-ment 1600 la grande, 1200 la petite»,
annonce une vendeur. Et ça marche?
«Et comment! Elles sont déjà toutesvendues. D'ailleurs, tout ce qui a trait à l'équipe nationale part comme des petits pains»,
explique le grossiste,qui affirme avoir senti le filon depuisdéjà plusieurs mois.
«Je suis l'un des premiers à avoir transformé moncommerce d'habits de sport en pro-duits dérivés de l'équipe nationale»
,dit-il. Chaque jour, il voit passer
«plusde 200détaillants»
et enregistre, du-rant les jours fastes, des recettes de20millions de centimes. Debout danssa «tente» toute la journée, il passe enrevue son arsenal tricolore.
«Il y a plusieurs modèles de maillots et t-shirts aux noms de Ziani et autres fi-gures de proue de la troupe à Saâda-ne. Les survêtements se vendent aussitrès bien, d'autant plus qu'il y en a àtous les prix. Ce qui est d'ailleurs va-lable pour tous les articles. Ça dépend en fait de leur provenance.»
Et oùs'approvisionne-t-il?
«Ces drapeauxviennent de Chine, ainsi que les fa-nions avec un support en plastique.»
Les Chinois, que l'on sait très entre-prenants, n'ont toutefois pas pris l'ini-tiative de ces productions.
«Ce sont des importateurs algériens, qui sesont rendus en Chine avec un patrondu modèle souhaité. Ils ont passé commande auprès d'ateliers deconfection, clandestins j'imagine.Quelques jours après, la marchandiseétait fin prête et, comme vous le voyez,le marché en est inondé»
, raconte-t-il.Et ce procédé s'applique à de nom-breux produits «nationaux» en vente.
«Ces t-shirts ont été fabriqués au Por-tugal»
, continue-t-il, ajoutant, pensif:
«C'est quand même dommage. Au lieude faire faire ces articles par des ate-liers algériens, ce sont les étrangersqui tirent profit du business fructueuxde l'EN…» «Mais bon, c'est ça les af- faires !»
, conclut-il avec un sourire.Autre exemple de la «délocalisation»de cet engouement commercial, unesérie de tasses et autres mugs à l'effi-gie de Ziani – décidément très «ven-deur» – ou des Fennecs. Origine?Quelques-unes ont été emmenéesd'Alger vierges, jusqu'à Dubai, où lesillustrations ont été apposées.
«Pour les autres, ce sont des importateursqui les achètent sur place, à Dubaitoujours, font faire la sérigraphie et les revendent ici»
, développe le gros-siste. Toutefois, certains ateliers algé-riens auront réussi, eux aussi, à ex-ploiter ce «renouveau patriotique» età se positionner en tête des fournis-seurs «verts». Les deux jeunes ven-deurs d'un étal de Djamâa Lihoud ensavent quelque chose; ils mettent unpoint d'honneur à ne vendre que desproduits 100% algériens.
«Tous lessurvêtements, maillots, chapeaux ouserre-poignets sont faits par des ate-liers à Oran, qui appartiennent à desgrossistes. Ou encore, ils proviennent d'ici, des ateliers jijéliens de La Cas-bah»
, assurent-ils.
«Les drapeaux de-vraient être fabriqués localement et distribués gratuitement, alors si en plus on les fait faire par des Chi-nois…»
Ghania Lassal 
S
i les Ziani, Matmour, Djebbour et Ghaz-zel ont donné bien des joies au peuplealgérien, malheureusement coutumier de-puis des années aux déceptions sportives denotre onze national, il existe cependant desgens bien plus heureux des exploits desVerts. Il s'agit des contrebandiers et autresfaussaires, rompus aux pratiques fraudu-leuses, même lorsqu'il s'agit des symbolesde la nation. Lors de notre passage avant-hier dans la ville de Tébessa (région gangre-née par la contrebande), nous avons été sur-pris par le nombre d'articles sportifs vendusà l'effigie de l'EN. En effet, le nouvel équipe-mentier Puma, la plus grande victime, lui quisera à partir de 2010, «l'habilleur» officiel dela Fédération algérienne de football en rem-placement du Coq sportif, connaît une vasteopération de copiage et de contrefaçon.D'ailleurs, nous avons été atterrés de consta-ter qu'un survêtement, soi-disant original,est cédé à 9000 DA, alors que les maillotscoûtent entre 2000 et 2 500 DA ! Etonnant,lorsque l'on sait que l'équipementier enquestion n'a même pas rendu publiques lesfutures tenues de nos footballeurs. La socié-té allemande et la FAF n'ayant pas encoretranché pour les détails concernant les mo-dèles. Ces pseudo-commerçants n'hésitentmême pas à jurer pour vous convaincre del'authenticité de la tenue, même si chaquemagasin dispose d'un modèle différent et quine ressemble aucunement aux autres, avecune dizaine de nuances de vert, clair et fon-cé. A la question sur le modèle authentique,chaque vendeur y va de son argument, accu-sant son voisin de tromperie, oubliant qu'au-cun ne vend réellement le vrai modèle, alorsque la rumeur locale parle des centaines deconteneurs livrés il y a un mois depuis laChine. Attention donc à la contrefaçon !
 L.B.
Un écran géant sera installé à la direction de la jeunes-se et des sports et des data show seront mis en placedans les cinq salles de cinéma pour la retransmissionen direct de la rencontre Egypte-Algérie, des drapeauxgéants ornant tous les immeubles de la wilaya, c'estdire que c'est déjà la fête à Annaba à la veille de la ren-contre choc tant attendue par les Algériens. Même les véhicules ne sont pas du reste. En effet, à l'exceptionde ceux appartenant à l'administration publique, lamajorité est peinte aux couleurs du drapeau national,sinon décorée de fanions de l'équipe des Verts. Ce quia fait naître pour la circonstance un commerce juteuxoù le drapeau d'un mètre est cédé comme des petitspains à
500
DA, le bandana à 300 DA et le fanion à
200
DA. Les plus mordus ont, quant à eux, cotisé pourdes drapeaux grand métrage dont les prix oscillententre
8000
et
10 000
DA. Il est rare d'apercevoir desadultes, jeunes ou moins jeunes sans porter un quel-conque effet vestimentaire de couleur verte.
«Malheu-reusement, je suis chômeur. Si j'avais les moyens j'au-rais emprunté un avion pour supporter l'équipenationale de vive voix»
, se lamente un jeune rencontréprès de la cité populaire de Didouche Mourad. Un autrehabitant la cité FLN ex-Champs de mars a su exprimerl'amour qu'il éprouve pour son équipe fétiche en dessi-nant sur les murs de l'école primaire du même nom lesportraits de Saïfi, Ghazel et de l'entraîneur Saâdaneentouré de la Coupe du monde.
M.-F. G.
TENUES SPORTIVES CONTREFAITES MISES EN VENTE
Les Verts rapportent gros
LE DRAPEAU SE VEND COMMEDES PETITS PAINS À ANNABA
Le nationalisme exhibé fièrement se trouve être, dans la plupart des cas, de facture étrangère, à plus forte raison chinoise.
Nombreux sont ceux qui ont transformé leur commerce devêtements de sport en produitsdérivés de l’équipe nationale
PHOTO : SAMY K.
    P    H    O    T    O  :    E    L    W    A    T    A    N
 
DOSSIER
El Watan 
- Mercredi 11 novembre 2009 - 
L
’effervescence à Oran a atteint son pa-roxysme à quatre jours du match Egypte-Algérie comptant pour la dernière journée deséliminatoires de la Coupe du monde 2010.Onne parle que de cette cruciale rencontre que cesoit dans la rue, les cafés, les administrationset les… maisons. C’est devenu une véritablecontamination et le mot n’est pas fort tant lesVerts accaparent l’esprit et où les problèmessociaux et autres avatars sont, par la magie desFennecs, relégués au second plan. Les dra-peaux aux couleurs de l’Algérie, après unelongue hibernation, font l’objet d’une grandeattention, que ce soit aux devantures deséchoppes, magasins et lieux de commerce. Ona vu même des drapeaux de plus de 20mètresaccrochés aux façades des grands immeubleset cela sans oublier les autres qui pavoisent lesgrandes artères de la ville d’Oran.Survête-ments, maillots, casquettes, hauts-de-forme(eh oui!) écharpes et autres calicots aux cou-leurs algériennes s’arrachent comme des pe-tits pains.Tout cela montre bel et bien la fré-nésie qui s’est emparée de toute la villed’Oran. On a même vu des voitures haut degamme repeintes entièrement aux couleurs del’emblème national. Même les Hamraoua sesont mis de la partie en «habillant» le quartierséculaire d’El Hamri aux couleurs des Verts etpromettent une fête grandiose si l’EN venait àcomposter son billet pour l’Afrique du Sud.L’un d’eux, féru du MCO, affirme:
«Nous ga-gnerons au Cairo Stadium! Nous clouerons lebec à ceux qui ont voulu faire de cette fête footballistique une guéguerre.Ils n’arrêtent  pas de nous abreuver de provocations qui dé- passent la limite de l’indécence.»
Un autre supporter, mais de l’ASMO, ajoute:
«La fête sera totale à Oran après le match.Cesera la fièvre du samedi soir.On se qualifieraet on laissera l’Egypte sur le carreau.»
Mêmeson de cloche chez les femmes:
«Nedouha(on les battra) nous sommes les plus forts.»
Entout cas, le baromètre commence à s’affoleret, au risque de nous tromper, Oran est bel etbien partie pour passer une nuit blanche tanttout le monde est convaincu que la qualifica-tion est dans la poche; on ne pense même pasà l’élimination.La confiance et la certitudesont ancrés chez tous les Oranais qui sont déjàdans la fête avant même qu’elle ne... commen-ce.
A.Brahim
Les rues algériennes à l’heure du match
D
epuis qu'une nouvelle généra-tion de joueurs a su donner unemeilleure trajectoire au footballnational, l'Algérie tout entière vit aurythme du ballon rond et de son équi-pe nationale. La prochaine confronta-tion de notre sélection, ce samedi auCaire, face à l'équipe égyptienne, estattendue avec impatience par tout unpeuple qui ne s'est jamais senti aussiprès de sa formation nationale. Lefootball déchaîne les passions à l'ap-proche de cette rencontre considéréecomme la véritable finale d'une com-pétition qui tient tout le monde en ha-leine.Dans les rues, les supporters, voiretous les Algériens, rêvent d'une quali-fication dans une ambiance festive,malgré les aléas de la météo en ce dé-but novembre.Et ce ne sont pas les trombes de pluieenregistrées ces derniers jours, le ventou les premiers flocons de neige quivont dissuader les supporters des Vertsà préparer la fête qui commenceraavant et s’étalera durant et après lematch. Les Algériens, c'est un fait, raf-folent de football, apprécient d'en en-tendre parler et d'en discuter, d'où cetteferveur qui a envahi nos villes.L'optimisme quant à l'issue finale dela rencontre est de rigueur. Pour les Al-gériens il n'y aucun doute, les Verts joueront au Caire pour gagner et re-viendront au pays avec une qualifica-tion dans leurs bagages.Pour un très grand nombre d'Algé-riens, les journées de ce début no-vembre ne sont pas vraiment commeles autres. L'équipe nationale de foot-ball se porte bien puisqu'elle est à unmatch d'une qualification pour la Cou-pe du monde qui viendrait couronnerun joli parcours qui a déjà permis unretour sur la scène africaine, puisqueles Verts seront présents en Angolapour la coupe continentale.Dans la rue, un seul mot d'ordre: laqualification. A la limite, si des pro-nostics sont annoncés à chaque coinde rue, il n'en demeure pas moins quepour le supporter algérien, le score fi-nal importe peu, l'essentiel étant de dé-crocher le ticket gagnant pourl'Afrique du Sud.A Hussein Dey, juste pour décrire undétail, des jeunes, pour la plupart deschômeurs, ont cotisé pour confection-ner
«le plus grand drapeau national»
,disent-ils. Ils l'ont accroché sur la ter-rasse d’un bâtiment, non sans omettrede signaler cette pancarte où il estécrit: «La vie c'est comme le football,seul le résultat compte.»Ceci est un exemple, parmi tantd'autres, qui illustre combien le foot-ball est l’un des sports sinon le seul au-tour duquel des passions, parfois ex-trêmes, se déchaînent.Ce qu'il faut aussi mettre en avant danscette ambiance bon enfant, c'est le faitque l'esprit «clubard» a totalement dis-paru des discussions. A l'unisson, lesAlgériens sont derrière leur équipe na-tionale; rares sont les commentairesautour de la dernière journée du cham-pionnat national. Le football est ainsifait.
LA GRÈVE, LES SIT-IN ETLE CAIRE
Dans ce décor sportif avec une touchefootballistique, il devient difficile detrouver une place pour la grève des en-seignants, les sit-in des travailleurs, enun mot les revendications sociales. Lesbanderoles changent de slogans en cet-te période où la rue s'occupe à classerles meilleurs tubes pour chanter la gloi-re de son équipe nationale. Les jeunesqui n'ont pas eu classe, les moins jeunesau chômage et les travailleurs revendi-quant un meilleur salaire se retrouventtous dans une rue marchande pour né-gocier l'achat d'un maillot des Verts outout autre objet pouvant rappeler leurappartenance à l'équipe nationale. Cen'est certainement pas dans le football,dans un match ou une qualification quetoutes ces catégories trouveront solu-tion à leurs problèmes. D'ailleurs, ilfaut avouer que le football actuel est àdes milliards d'années-lumière de cesconsidérations sociales. Mais bon, cesujet d'aujourd'hui n'intéresse certaine-ment pas ces millions d'Algériens quisavent fortement, et ce, depuis assezlongtemps, que les lendemains de fêtesont toujours difficiles. Alors, autantvivre pleinement sa joie.La capitale qui abrite, ces jours-ci, bonnombre de protestations sociales, trou-ve quand même une grande place pourson équipe nationale, car il se dit un peupartout à travers le monde qu'un paysn'existe pas s'il ne possède pas
«son»
football. Un raccourci qui vaut ce qu'ilvaut, mais cela n'empêche pas que lefootball a su jouer, en certains endroits,le rôle de réconciliateur que n'ont pu as-sumer d'autres cercles. L'Algérie entiè-re vit au rythme de ses couleurs grâce àune discipline qui s'est imposée sans sefaire prier. Il est dit aussi que l'intérêtpour le football n'est le critère de rien,ni d'une distinction sociale ni d'une dis-crimination intellectuelle. Autour d'unmatch, le football, sans jeu de mots, ni-velle les valeurs. Les Algériens serontégaux devant leur écran, dans l'attented'une victoire pour crier ensemble:
«On est qualifiés !»
 Azeddine Hammou
P
lus qu’une qualification,ici, on croit dur comme ferque les «guerriers du désert»feront, le 14 novembre pro-chain, la différence, au stade duCaire même!À l’instar detoutes les régions du pays quivivent pratiquement une am-biance électrique identique,Djelfa, une ville qui frôle labarre des 500 000 âmes, dont lamajorité est jeune et ne jureque par le football, n’est pas enreste! L’ambiance qui règnedans tous les coins et recoinsde la ville est, depuis une se-maine, le moins qu’on puissedire, survoltée! Le décor, déjàplanté, est assuré par des jeunes, surtout. Partout, l’onn’entend que les tubes vedettedédiés à l’équipe nationalenouvelle version. Tout le mon-de y met du sien, que ce soit envoiture, dans les magasins oudans les cafés, et même enplein campus universitaire, etpeu importe les cours, les déci-bels s’élèvent au rythme dumatch du siècle à vous crever letympan. Mais, c’est sur le bou-levard principal: ex-la granderue, que le spectacle est gran-diose et divertissant! Précisé-ment, c’est au niveau de l’artè-re qui débouche sur le marchécouvert qu’on apprécie le plusla joie profonde de l’Algérien àla veille d’une victoire certainedes «Fennecs». Et qui préten-drait le contraire court le risqued’être rudoyé fortement par desgroupes de jeunes mobiles, vê-tus de costumes d’apparat, etarborant l’emblème national etautres banderoles chamarréesdes portraits de l’ensemble des joueurs de l’EN. Dans laditeartère ou ont élu domicile lesinconditionnels de l’EN: ven-deurs de cigarettes, lycéens etdésœuvrés, pour ne citer queceux-là, le spectacle est garan-ti. L’endroit est tellement vi-vant grâce à des festivités àn’en pas finir, de jour commede nuit et par des températuresinférieures à zéro, il fait mêmela joie des commerçants alen-tours qui voient en les inces-sants et nombreux attroupe-ments de curieux et debadauds, une aubaine pourl’écoulement de leurs mar-chandises. Les tee-shirt frap-pés des effigies des joueurs del’EN se vendent aussi à l’occa-sion comme des petits pains auchocolat. Jusqu’à uneheure tardive, les automobi-listes sillonnent les principauxquartiers non sansl’incontournable chanson quititille Shehata et loue le méritede Saâdane d’avoir donné nais-sance à une équipe qui, désor-mais, devient la raison de vivredes Algériens!
 Aek.Zighem
EN ATTENDANT LA RENCONTRE FACE À L'ÉQUIPE D'ÉGYPTE AU CAIRE
 Scène de fête à Alger pour réduire la tension qui prévaut avant le match de samedi prochain
Le décor est planté à Djelfa
El Bahia à l’heure des pyramides
    P    H    O    T    O   :    H .    L    Y     È    S

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