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La Grande Epoque Bimensuel Semaine du 16 au 31 janvier 2010

La Grande Epoque Bimensuel Semaine du 16 au 31 janvier 2010

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La Grande Epoque Bimensuel Semaine du 16 au 31 Janvier 2010 La version française du journal Epoch Times (Epoch.times.com) www.lagrandeepoque.com
La Grande Epoque Bimensuel Semaine du 16 au 31 Janvier 2010 La version française du journal Epoch Times (Epoch.times.com) www.lagrandeepoque.com

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LaGrandeÉpoque
UN REGARD NOUVEAU SUR UN MONDE EN ÉVOLUTION
UN REGARD NOUVEAU SUR UN MONDE EN ÉVOLUTION
EpochTimes.com
WWW.LAGRANDEEPOQUE.COM
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Epoch Times
 
Paris Genève Bruxelles Londres Berlin New York Dublin Lima Taipei Tokyo...
 
1 700 000 exemplaires
 ÉDITION 170
16 – 31 JANVIER 2010 • BIMENSUEL
 
cahier
A
P.  Nouveau Regard
Produits debeauté maison
La politique au cinéma
P.  Art de vivreP.  Environnement
L’épineuxproblème dessols pollués
International
P. 2 
Europe
P. 3
SOMMAIRE
,  et  International Chine Humanitaire ÉconomieEn images
 
cahier
B
Nouveau Regard et  Annonces classées et  Environnement Santé Art de vivre Culture
Chine
P. 5 
PUBLICITÉ – SUISSE
I
chiro Ozawa, secrétaire général duparti démocratique japonais (PDJ, aupouvoir) est sous le feu des critiqueset au cœur d'un scandale sur le finan-cement des partis politiques. Troisde ses collaborateurs ont été arrêtéset les appels à sa démission se mul-tiplient. M Ozawa, vétéran politiqueconsidéré comme un des personnagesles plus influents de l'île, a cependantdéjà annoncé qu'il n'envisageait pasde quitter son poste.M. Ozawa, le numéro 2 du PDJ, partiau pouvoir depuis septembre 2009,considère être la cible d'un achar-nement de la part des procureurs deTokyo : «
Je resterai et ferai mon tra-vail, nos fonds n'ont aucun lien avec de l'argent illégal 
. »La justice japonaise s'interrogesur la provenance de 400 millions deyens (environ 3 millions d'euros) utili-sés pour acheter une parcelle de terreà Tokyo par le PDJ en 2004. Le Pre-mier ministre Yukio Hatoyama n'a pasménagé son soutien : «
Le SecrétaireGénéral Ozawa n'a violé aucune loi. Entant que chef du parti démocratique, jecrois au Secrétaire général Ozawa
».Hayatoma se remet lui-même tout juste d'accusations comparables, et adû en décembre dernier présenter desexcuses après que deux de ses assis-tants ont été accusés d'avoir cachédes millions d'euros de dons.Les affaires financières du DPJdeviennent publiques alors que leJapon commence tout juste à débattrede son budget, le plus grand de sonhistoire.
A
URÉLIEN
G
IRARD
Scandale au financement politique au Japon
Ichiro Ozawa, secrétairegénéral du parti démocratique japonais.
 Kiyoshi Ota/Getty Images
Connu sous le nom de « El Teo »,Teodoro Garcia Simental, un des tra-fiquants de drogue les plus recher-chés au Mexique, a été arrêté le 12 janvier dans la ville de La Paz, auniveau de la péninsule californiennede Baja. Garcia serait un des princi-paux commanditaires des violences etexécutions sommaires dans la ville deTijuana, au Nord du pays. Une récom-pense de 2,3 millions de dollars avaitété offerte pour toute information per-mettant sa capture.
Lire la suite page 2 
Arrestation d’un « seigneur » mexicainde la drogue
Le réalisateur du documen-taire, Dhondup Wangchen a étécondamné à six ans de prisonpar le régime communiste chinoispour avoir : «
incité à des activi-tés séparatistes.
» L’autodidacteavait produit un documentaire inti-tulé «
Laisser la peur derrière so
i »dans lequel il interviewait plus de100 Tibétains vivant en Chine. Ilsparlaient de la vie sous la domina-tion du régime chinois, des JeuxOlympiques 2008 de Pékin etdu chef spirituel tibétain, le DalaïLama.
Un réalisateur tibétain condamnéà six ans de prison
Tremblement de terre en Haïti :entre solidarité et désespoir 
Les forces de sécurité de l’O.N.U distribuent des repas aux victimes du tremblement de terre en Haïti.Page 6 
 Nations Unies/Marco DORMINO/AFP 
Le Chili s’excusepour le traitementpassé despopulationsindigènes
Le retour annoncé del’Ukraine dansle giron russe
 
16 – 31 JANVIER 2010 ●
 
LaGrandeÉpoque
2International
www.lagrandeepoque.com
M
ichelle Bachelet, présidente du Chili,a formellement présenté ses excu-ses au nom de la nation aux descendantsd'un groupe d'indigènes qui avaient étéenvoyés en Europe, à la fin du XIX
e
siè-cle, pour y être exposés. A cette occasion,les restes de cinq indiens kawesquar, desrégions australes du pays, ont été honorésdans une cérémonie après avoir été rapa-triés au Chili le 12 janvier. La présidenteBachelet a indiqué que le Gouvernementavait été coupable de
«
négligence face à de tels abus 
».«
 Alors que nous approchons du bicen- tenaire de notre indépendance, nous devons faire face à la fois aux points les  plus lumineux et aux moments les plus sombres de notre histoire 
», a-t-elle indi-qué, citée par la BBC depuis Santiago.Les mauvais traitements des indigè-nes étaient d'après elle la conséquencedirecte d'un racisme à l'encontre de«
nos pères indigènes, dont l'humanité a été piétinée.
»
Les restes des cinq indiens ont étéretrouvés dans la ville suisse de Zurich,où ils avaient été conservés. Les indiensfaisaient partie d'un groupe de onze indi-gènes capturés par des explorateurs alle-mands en 1881. Ils avaient été exposésdans des zoos à Paris, Berlin, Munich,Stuttgart et Zurich. Les zoos humains,appelés «
expositions ethnologiques 
» et«
villages de négros 
» étaient des expo-sitions populaires à la fin du XIX
e
sièclepour faire observer des peuples «
primi- tifs 
» dans leur «
état nature 
l ». Parmi lesonze indigènes, cinq avaient pu retour-ner au Chili vivants, le dernier ayant suc-combé durant le voyage retour. Les cinqautres, dont les corps ont été retrou-vés par des journalistes en reportage àZurich, seront enterrés lors d'une céré-monie indigène traditionnelle dans une îleà proximité de Tierra del Fuego.Un des plus anciens artisans indigènesde la région recevra les corps, expliquele journal
El Mercurio 
. Oints d'huile, ilsseront placés dans les peaux de lions demer, et enterrés dans les grottes de l'île.
A
URÉLIEN
G
IRARD
Le Chili s’excuse pour le traitementpassé des populations indigènes
Michelle Bachelet en 2005, auprès de Chiliens indigènes.
MARTIN BERNETTI/Getty Images
Suite de la première page
L'arrestation de Garcia est considéréecomme une victoire liée à la modernisa-tion des techniques de surveillance, pour lesquels Mexico reçoit une aide accrue deWashington. Des agents américains ontainsi directement aidé les forces mexicai-nes à détecter et suivre Garcia pendantplus de cinq mois.Déjà, le 16 décembre dernier, ArturoBeltran Leyva, un autre trafiquant majeur,avait été tué lors d'un raid militaire au Sudde la ville de Mexico. Cela n'a pas été lecas pour Garcia :
«
Il n'y a pas eu d'échanges de tirs.L'opération a été très rapide, car l'en- quête durait depuis longtemps 
»,
a indi-qué à Reuters un membre du raid contrele trafiquant.L'année dernière, un tueur à gagesappelé le «
faiseur de soupe 
» a avouéavoir dissout plus de 300 corps dans del'acide pour le compte de Garcia.
«
Les hommes de Teo sont connus  pour leur extrême violence, la mutilation de corps, les kidnapping 
»,
explique M.Payne, porte parole du département amé-ricain de lutte contre la drogue.L'arrestation de M. Garcia rend espoir aux proches de centaines de person-nes disparues à Tijuana ces dernièresannées.
«
Nous espérons qu'il sera inter- rogé et nous dira où sont nos proches»,
indique au
 
New-York Times 
FernandoOcegueda, dont le fils a été kidnappé en2007 et qui dirige
« Citoyens contre l'im- punité 
». Avec cette arrestation, le présidentmexicain Felipe Calderon marque despoints dans sa campagne contre le crimeorganisé, dont il a fait une priorité poli-tique. Sa fermeté sur le sujet depuis saprise de fonction en 2006 a déclenché unevéritable guerre contre les trafiquants dedrogues, avec implication directe de l'ar-mée mexicaine pour dépasser la corrup-tion de la police du pays. Plus de 15.000personnes sont décédées depuis, prin-cipalement dans les régions frontalièresavec les Etats-Unis – portes d'entrées aumarché principal des trafiquants de toutel'Amérique du Sud.Cependant, Patricia Escamilla Hamm,qui étudie les questions de sécurité trans-frontalière au Colegio de la FronteraNorte à Tijuana, tempère ce succès dansles colonnes du
New York Times
:
«
La tendance maintenant est que ces frappes sont importantes, mais que leur impact est variable : un autre chef prend sa place. El Teo lui-même est un exemple de la flexi- bilité de ces cartels, et de la facilité avec laquelle un chef remplace un autre.
»
Mme Escamilla craint que la lutte pour le remplacement de Garcia provoqueencore plus de violence, le cartel de Sina-loa devant défendre son territoire à l'Estde Tijuana.
A
.
G
.
 A
près une séried'expulsions dediplomates en 2009,conséquence d'unedégradation desrelations entre lesdeux pays, la Nou-velle-Zélande etles Fidji tentent derenouer le dialogueen nominant de nou-veaux diplomates.Depuis leur coupd'état militaire en2006, les Fidji entre-tiennent des rela-tions tendues avecla plupart de leursvoisins du PacifiqueSud. En novembredernier, les princi-paux diplomatesnéozélandais ont été expulsés des Fidjien réponse à une interdiction d'entréesur le territoire annoncée par le gouver-nement néozélandais à l'encontre desmembres du gouvernement fijien. Lesprincipaux diplomates fidjiens en Nou-velle-Zélande ont par ailleurs été rap-pelés et les contacts entre les deuxpays interrompus.Les ministres des Affaires étrangèresdes deux pays ont maintenant décidéde rétablir une présence diplomatiquenormale dans chaque pays.Le retour de deux Hauts Commissai-res néozélandais bannis des Fidji l'an-née dernière n'est pas encore à l'ordredu jour, ce qui n'empêche pas le minis-tre néozélandais des Affaires étrangè-res, Murray McCully, d'estimer que desprogrès ont été faits. Après avoir ren-contré son homologue fidjien, il a tenuà insister sur le fait que les efforts dedialogue ne changeaient rien à la forteopposition de son gouvernement augouvernement militaire fidjien, ni n'an-nonçait un relâchement des sanctionsà son égard.Frank Bainimarama, chef d'Etat major de l'armée fidjienne, a pris le pouvoir ily a un peu plus de trois ans et a attiréla colère de ses voisins du Sud Pacifi-que en ne rétablissant pas la démocra-tie. L'intéressé considère que celle-cine pourra revenir à l'ordre du jour quequand le système politique aura étéassaini, la corruption éradiquée et leracisme à l'encontre des minorités eth-niques indiennes effacé. Les électionsgénérales, promises en 2009, n'ont paseu lieu et pourraient être repoussées à2013, en conséquence de quoi le paysreste exclu du Commonwealth et duForum de l'ASEAN.
A
.
G
.
M
ohamed Meziane, président direc-teur général du géant algérien del'énergie Sonatrach, a été suspendu deses fonctions et est sous le coup d'uneenquête pour corruption.D'après le journal
El Watan 
, Mezianeaurait détourné le processus d'appeld'offres de son entreprise pour favorisedes proches dans l'octroi de contrat deconsultance et de services de sécurité.Le ministre de l'Energie algérien ne com-mente pas la décision, mais la prise defonction intérimaire du vice-président Abdelhafid Feghouli indique que l'affaireest sérieuse.Pour Samuel Ciszuk, analyste de IHSGlobal Insight cité par le
Wall Street Journal 
, l'enquête pourrait impacter lesopérations de Sonatrach.
« Il est proba-ble que les relations de business deve-lopment à quasiment tous les niveaux seront gelées »
, indique-t-il. Un représen-tant d'une compagnie pétrolière étran-gère confirme :
« Cela va sérieusement déstabiliser Sonatrach et rendre difficilela prise de décisions. Cela accroît certai-nement le risque politique de travailler en Algérie »
.Sonatrach, qui exporte en particulier du gaz naturel vers l'Europe, est la plusgrande entreprise d'Algérie. Ses exporta-tions de gaz génèrent près d'un tiers duproduit national brut d'Algérie.
A
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G
.
P
lusieurs responsables de la basemilitaire de Fort Hood pourraientêtre poursuivis pour ne pas avoir sur-veillé le coupable du massacre de 13militaires. Le psychiatre Nidal Hasanavait ouvert le feu dans la base texaneen novembre dernier, et pour plusieursresponsables américains, les signesavant-coureurs existaient et auraientdû être pris en compte.Le secrétaire d'Etat à la DéfenseRobert Gates a ainsi rappelé que lessupérieurs hiérarchiques sont respon-sables de détecter les personnes pou-vant représenter un danger.
« Ne pasle faire, ou laisser le problème à uneautre unité, peut conduire à des consé-quences sérieuses ou même dévasta-trices »
. Les raisons, pense-t-il, sontà chercher dans la capacité du dépar-tement de la défense à faire face auxmenaces.
« Nous n'avons pas fait assez pour nous adapter à l'évolutiondes menaces qui est apparue sur lesdix dernières années. Le département de la Défense est gêné par des atti-tudes du XX 
e
siècle ancrées dans laGuerre Froide »
, ajoute-t-il, cité par le
Houston Chronicle
.Le comportement du Major Hasanaurait pu permettre d'anticiper songeste, affirment des sources prochesde l'enquête citées par la presse amé-ricaine : en surpoids, le major ne socia-lisait pas avec ses collègues et auraittenu des propos extrémistes, note par exemple le
Los Angeles Times
.Pour les deux rédacteurs du rapportpréliminaire remis à Robert Gates, TogoWest et Vern Clark, dont les conclu-sions sont dans les colonnes du
Wall Street Journal 
,
« certains médecinsn'ont pas jugé de façon appropriée ni respecté les critères des officiers pour ce qui est du coupable supposé ? »
Ilssoulignent par contre l'efficacité desréactions du personnel militaire qui enquatre minutes avait pu mettre fin àl'attaque, avec arrivée des premièresambulances pour secourir les blessésà peine trois minutes après cela.
A
.
G
.
Arrestation d’un « seigneur » mexicain de la drogue
Teodoro Garcia Simental entouré de policiers.
Getty Images
Massacre de Fort Hood :des militaires américainspourraient être poursuivis
Algérie : enquête pour corruptioncontre le PDG de SonatrachLes Fidji et la Nouvelle Zélandeamorcent une détente diplomatique
 FILIPPO MONTEFORTE/AFP 
Le Premier ministre de la République des îlesFidji Josaia Voreqe Bainimarama.
 
LaGrandeÉpoque
 
 
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'Union sacrée entre les deux grandsleaders de la révolution orange estdevenue une haine invincible, quiaprès cinq années de désillusions pour les Ukrainiens annonce la victoire du can-didat pro-russe, l'ancien président pro-russe Viktor Ianoukovitch.Le Premier ministre ukrainien IouliaTimochenko, qui se présente aux élec-tions présidentielles ukrainiennes contrele président pro-occidentale Viktor Iout-chenko, a elle-même pris des positionsouvertement pro-russes qui lui rallient unepartie des électeurs de l'Est de l'Ukraine,mais encore trop peu pour jouer à jeuégal avec Iakounovitch, qu'elle a accuséle 12 janvier d'avoir mis en place des frau-des massives.Mme Timochenko affirme que le partide M. Iakounovitch, le Parti des Régions,a organisé du bourrage d'urnes dans toutl'Est du pays, région pro-russe qui estsa base électorale. D'après elle, dans larégion de Donetsk, 11 % des citoyens ontdemandé à voter depuis chez eux, sansaucune preuve qu'ils n'ont pas moyen dese rendre aux bureaux de votes.
«
Même en 2004 nous n'avions pas vu une falsi- fication aussi monstrueuse 
»,
indique-t-elle, citée par la BBC. Mime Timochenkoindique d'ores et déjà qu'elle ira devant la justice si des fraudes sont observées.Iakounovitch, vainqueur officiel desélections de 2004, avait été renverséaprès des semaines de manifestationscontre les fraudes électorales qui avaientconduit à sa victoire. A nouveau candi-dat aujourd'hui, il répond aux accusationsde Mme Timochenko en affirmant que lesseules fraudes possibles sont celles orga-nisées par le parti au pouvoir :
«
Com- ment l'opposition pourrait-elle falsifier les résultats ? 
»
demande-t-il.
«
Seules les autorités ont cette capacité, ils en ont les mécanismes, la structure, et le minis- tère de l'Intérieur.
»
– on peut sans peinecroire que l'homme sait de quoi il parle.La victoire de Iakounovitch au premier tour, annoncée par les sondages qui luidonnent plus de 30 % d'intentions de vote,ne laisse que peu de doutes sur l'issue dusecond tour de l'élection présidentielle. Lamarche vers l'Europe de l'Ukraine devraitdonc s'arrêter et les démarches pour uneadhésion de l'Ukraine à l'OTAN devenir un mauvais souvenir pour Moscou.Le retour au pouvoir très probable d'unIakounovitch ressuscité annonce une res-titution à Moscou de son contrôle sur lesoléoducs ukrainiens qui transportent enEurope le gaz sibérien. Il permettra éga-lement à la Russie de stabiliser sa flottemilitaire en Crimée. Iakounovitch a déjàannoncé qu'il reconnaîtrait l'indépen-dance des deux provinces géorgiennessécessionnistes soutenues par Moscou,l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, et qu'ilsignerait un accord de coopération éco-nomique entre ex-républiques soviéti-ques, lui aussi promu par Moscou. Aubord de la faillite, l'Ukraine ne peut mêmeplus compter sur les prêts du FMI qui luireproche de l'avoir volontairement malinformé.Les Ukrainiens eux, semblent désa-busés au point de se désintéresser duscrutin. Dans un sondage du mois dedécembre dernier cité par le
Telegraph 
,57 % des Ukrainiens pensaient queles résultats de l'élection présidentielleseraient manipulés. Bien que plus de 600observateurs de l'OSCE aient été pré-sents sur place, en plus de milliers d'ob-servateurs internationaux, le cœur n'yest pas. Elena Galitskaya, une psycholo-gue de Kiev citée par l'
 Associated Press 
,résume l'état d'esprit général :
«
Je ne sais pas si je vais aller voter parce que,honnêtement, je pense que les élections ne donneront rien à notre pays.
»
 
A
URÉLIEN
G
IRARD
 Ankara amorce en position deforce des négociations avec laRussie sur la question du gaz.La Turquie est en effet implan-tée de façon stratégique pour le transport de la productiondes régions du Caucase, don-née inscrite en filigrane de larencontre à Moscou entre leprésident russe Dmitry Medve-dev et le Premier ministre turcTayip Erdogan.
L
e gouvernement turc a donné sonaccord de principe au passage sur son territoire d'un oléoduc majeur, le«
South Stream 
» qui devrait alimen-ter l'Europe de l'Ouest en passant par la Mer noire, l'Arménie et la Turquie.L'Union Européenne tente de son côtéde rallier Ankara à son propre projet,Nabucco, dont l'objectif est de diversi-fier ses sources d'approvisionnementet ainsi d'être moins sensible aux pres-sions de Moscou.
«
Le domaine de l'énergie est parti- culièrement importan 
t »,
confirme M.Erdogan, cité par la BBC.
«
Non seu- lement pour ce qui est du gaz naturel,mais aussi pour les produits bruts... je vois dans cette rencontre une immense opportunité.
»«
La relation turco-russe s'améliore.C'est réellement un partenariat stratégi- que 
»,
confirme M. Medvedev.La Turquie est très dépendante de laRussie pour son approvisionnement engaz, mais a les moyens du fait de saposition géographique de se positionner comme corridor pour transporter le gaz -qu'il soit russe ou non - vers l'Europe etle Moyen-Orient. Elle a donc déjà permisà la Russie de mener des travaux préli-minaires le long de sa côte avec la Mer Noire, ce qui pourrait permettre un débutde construction cette année. Cette posi-tion donne à la Turquie, en particulier dans le cadre de ses négociations pour intégrer l'espace européen, un levier puissant auprès du Bruxelles.
A
.
G
.
Sept « bahai », du nom du mou-vement religieux d'origine ira-nienne, font face dans leur paysà des accusations d'espion-nage et de coopération avecIsraël. Membres d'un mouve-ment considéré comme héréti-que, ils pourraient faire face à lapeine de mort.
L
e groupe a été arrêté et emprisonnéen 2008, une décision condamnéepar le gouvernement américain :
«
Nous sommes extrêmement inquiets de la per- sécution des Bahai en Iran et du traite- ment d'autres membres de minorités religieuses qui continuent d'être visées uniquement pour leurs croyances 
»,
a ditPJ Crowley, porte-parole du départementd’Etat américain cité par la BBC.
«
Toutes les activités de la secte inter- dite Bahai en Iran sont dirigées par son quartier général en Israël 
»,
répondent lesautorités iraniennes citées par l'agenceISNA.
«
Sur la base des preuves et des aveux des accusés, ils ont rencontré les ambassadeurs de différents pays occi- dentaux et parlé d'actions avec eux.
»
Les Bahai, qui considèrent leur fonda-teur, Baha'Ullah, comme le dernier pro-phète envoyé sur terre sont de longuedate rejetés en Iran. D'après l'organisa-tion, des centaines de membres auraientété tués depuis la révolution islamique de1979.
A
.
G
.
 A
près l'humiliation publique infligée àl'ambassadeur de Turquie en Israël,le Premier ministre Benjamin Netanya-hou a dû envoyer au président turc Abdullah Gul une lettre d'excuses for-melles. Cet incident illustre la dégrada-tion des relations entre les deux pays, etce d'autant plus qu'il a directement étéprovoqué par le vice-ministre des Affai-res étrangères israëlien, Danny Ayalon.Lors d'un entretien télévisé, ce der-nier a fait en sorte que l'ambassadeur turc Oguz Celikkol soit assis sur unsiège plus bas que le sien et a demandéque le drapeau turc soit absent du pla-teau télévisé, dans le même temps qu'ildemandait au représentant d'Ankarad'agir contre certaines séries téléviséesturques. Les images diffusées à la télé-vision israélienne montrent M. Ayalonfaisant remarquer aux journalistes quel'ambassadeur turc est assis sur unebanquette basse. Il ajoute en hébreu :«
Un seul drapeau, et nous ne sourions pas 
Derrière le « message du sofa », l'irri-tation d'Israël face aux fictions téléviséespopulaires en Turquie qui représententdes scènes d'assassinat de Palestinienspar l'armée de l'Etat hébreu, par exem-ple dans la série télévisée
La vallée des loups 
.
«
Ce que nous faisons est de la fic- tion… mais pour ce qui est de ce qu'ils font, leurs crimes contre l'humanité ? Ils sont réels 
»
, réplique Bahadir Ozdener,le scénariste à succès.Suite à l'incident diplomatique, leprésident turc Abdullah Gul a immé-diatement fait savoir que son ambassa-deur : «
rentrerait par le premier avion 
», jeudi 14 janvier, en absence d'excu-ses publiques par Israël. Excuses faitespar Benjamin Netanyahu en personnequi
«
exprime à nouveau son inquiétude quant au refroidissement des liens entre Israël et la Turquie 
» et ordonne à sonGouvernement «
de trouver des moyens d'inverser cette tendance 
».
Le Premier ministre turc Recep TayyipErdogan a reçu l'excuse et confirméqu'elle correspondait aux attentes deson pays, tout en ajoutant qu’
«
Israël doit être plus juste et se mettre du côté de la paix dans la région 
».
Le gouvernement de coalition israé-lien n'est à l'heure actuelle pas uni danssa vision des relations avec le gouverne-ment turc, dont les critiques à l'encontred'Israël se multiplient – on se souviendrapar exemple du spectaculaire départ duPremier ministre Erdogan lors du foruméconomique mondial de Davos en 2009.C'est effectivement au moment de l'opé-ration « Plomb fondu » menée par lestroupes israéliennes à Gaza en janvier 2009 que le divorce a été consommé. Legouvernement turc a depuis indiqué neplus voir sa relation avec Israël commeune priorité, et amorcé un rapproche-ment avec la Syrie et l'Iran.
A
.
G
.
Le retour annoncé de l’Ukraine dans le giron russe
Le retour gagnant de Viktor Ianoukovitch.
 
 AFP 
Israël forcé de présenter des excuses à la Turquie
Désamour profond entre Israël et Turquie.
MUSTAFA OZER/Getty Images
Discussions sur le gaz entre Turquie et Russie
 DMITRY ASTAKHOV/Getty Images
Le président russe Dmitry Medvedev (g.) serre la main du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan (d.).
Début du procès pour espionnage des Bahais en Iran

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