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"La « Pollution » Est Aujourd'Hui à

"La « Pollution » Est Aujourd'Hui à

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debord sur l'écologie
debord sur l'écologie

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05/11/2014

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text

original

 
Guy DebordLa Plan
è
te Malade
 
"La
«
pollution
»
est aujourd'hui
à
la mode, exactement dela m
ê
me mani
è
re que la r 
é 
volution : elle s'empare de toutela vie de la soci
é 
é 
 , et elle est repr 
é 
sent 
é 
e illusoirement dans le spectacle. Elle est bavardage assommant dans une pl
é 
thore d' 
é 
crits et de discours erron
é 
s et mystificateurs, et elle prend tout le monde
à
la gorge dans les faits. Elles'expose partout en tant qu'id 
é 
ologie, et elle gagne duterrain en tant que processus r 
é 
el." 
Reproduction et diffusion vivement encouragé
apache-editions@live.fr http://apache-editions.blogspot.com/ 
~ 1971 ~
 
112
Guy Debord est n
é
le 28 d
é
cembre 1931
à
Paris.Il a
é
crit
la Soci
é 
é 
du spectacle
. Il a r
é
alis
é
des films.Il a
é
t
é
un des fondateurs de l'Internationale situationniste dontil a dirig
é
la revue.Il a essentiellement bu, lu, v
é
cu.Il s'est suicid
é
le 30 novembre 1994.Guy Debord ne s'explique pas, il faut le lire.
BIBLIO
-
FILMOGRAPHIE
*"Introduction
à
une critique de la g
é
ographie urbaine", 1955*"Th
é
orie de la d
é
rive"et"Deux Comptes rendus de d
é
rive", 1956"Rapport sur la construction des situations" et "PlanPsychog
é
ographique", 1957"D
é
claration sur la folie", 1960*"Le D
é
clin et la chute de l'
é
conomie spectaculaire-marchande", 1966*"La Soci
é
t
é
du Spectacle", 1967"La Plan
è
te Malade", 1971"La v
é
ritable scission", 1972"De l'architecture sauvage", 1974"Ordures et d
é
combres d
é
ball
é
s
à
la sortie du film" In girum imusnocte et consumimur igni", 1982"Consid
é
rations sur l'assassinat de G
é
rard Lebovici", 1985"Commentaires sur la soci
é
t
é
du spectacle", 1988"In girum imus nocte et consumimur igni,
é
dition critique", 1990Tous les textes pr
é
c
é
d
é
s d'un * sont disponibles en brochures sur
httt://infokiosques.net
"Hurlements en faveur de Sade", Film sans images, 1952"Sur le passage de quelques personnes
à
traversune asser courte unit
é
de temps", court m
é
trage, 1959"Critique de la s
é
paration", 1961"La Societ
é
du Spectacle", 1973"R
é
futation de tous les jugements, tant
é
logieux qu'hostiles, qui ont
é
t
é
jusqu'ici port
é
s sur le film "La Soci
é
t
é
du Spectacle", courtm
é
trage, 1975"In girum imus nocte et consumimur igni", 1978Tous sont disponibles gratuitement ici:
http://www.ubu.com/film/
 
310
L
A
 
PLAN
È
TE
 
MALADE
La
«
pollution
»
est aujourd'hui
à
la mode, exactement de la m
ê
memani
è
re que la r
é
volution : elle s'empare de toute la vie de lasoci
é
t
é
, et elle est repr
é
sent
é
e illusoirement dans le spectacle. Elleest bavardage assommant dans une pl
é
thore d'
é
crits et de discourserron
é
s et mystificateurs, et elle prend tout le monde
à
la gorge dansles faits. Elle s'expose partout en tant qu'id
é
ologie, et elle gagne duterrain en tant que processus r
é
el.Ces deux mouvements antagonistes, le stade supr
ê
me de laproduction marchande et le projet de sa n
é
gation totale,
é
galementriches de contradictions en eux-m
ê
mes, grandissent ensemble. Ilssont les deux c
ô
t
é
s par lesquels se manifeste un m
ê
me momenthistorique longtemps attendu, et souvent pr
é
vu sous des figurespartielles inad
é
quates : l'impossibilit
é
de la continuation dufonctionnement du capitalisme.L'
é
poque qui a tous les moyens techniques d'alt
é
rer absolument lesconditions de vie sur toute la Terre est
é
galement l'
é
poque qui, parle m
ê
me d
é
veloppement technique et scientifique s
é
par
é
, dispose detous les moyens de contr
ô
le et de pr
é
vision math
é
matiquementindubitable pour mesurer exactement par avance o
ù
m
è
ne - et versquelle date - la croissance automatique des forces productivesali
é
n
é
es de la soci
é
t
é
de classes : c'est
à
dire pour mesurer lad
é
gradation rapide des conditions m
ê
mes de la survie, au sens leplus g
é
n
é
ral et le plus trivial du terme.Tandis que des imb
é
ciles pass
é
istes dissertent encore sur, et contre,une critique esth
é
tique de tout cela, et croient se montrer lucides etmodernes en affectant d'
é
pouser leur si
è
cle, en proclamant quel'autoroute ou Sarcelles ont leur beaut
é
que l'on devrait pr
é
é
rer
à
 l'inconfort des
«
pittoresques
»
quartiers anciens, ou en faisantgravement remarquer que l'ensemble de la population mange mieux,En mati
è
re d'environnement
«
naturel
»
et construit, de natalit
é
, debiologie, de production, de
«
folie
»
., il n'y aura pas
à
choisir entrela f 
ê
te et le malheur mais consciemment et
à
chaque carrefour, entremille possibilit
é
s heureuses ou d
é
sastreuses, relativement corrigibleset, d'autre part, le n
é
ant. Les choix terribles du futur proche laissentcette seule alternative : d
é
mocratie totale ou bureaucratie totale.Ceux qui doutent de la d
é
mocratie totale doivent faire des effortspour se la prouver
à
eux-m
ê
mes, en lui donnant l'occasion de seprouver en marchant ; ou bien il ne leur reste qu'
à
acheter leurtombe
à
temp
é
rament, car
«
l'autorit
é
, on l'a vue
à
l' oeuvre, et sesoeuvres la condamnent
»
(Joseph D
é
 jacque).
«
La r
é
volution ou la mort
»
, ce slogan n'est plus l'expressionlyrique de la conscience r
é
volt
é
e, c'est le dernier mot de la pens
é
escientifique de notre si
è
cle. Ceci s'applique aux p
é
rils de l'esp
è
cecomme
à
l'impossibilit
é
d'adh
é
sion pour les individus. Dans cettesoci
é
t
é
o
ù
le suicide progresse comme on sait, les sp
é
cialistes ont d
û
 reconna
 î 
tre, avec un certain d
é
pit, qu'il
é
tait retomb
é
 
à
presque rienen mai 1968. Ce printemps obtint aussi, sans pr
é
cis
é
ment y monter
à
 l'assaut, un beau ciel, parce que quelques voitures avaient br
û
l
é
etque toutes les autres manquaient d'essence pour polluer. Quand ilpleut, quand il y a de faux nuages sur Paris, n'oubliez jamais quec'est la faute du gouvernement. La production industrielle ali
é
n
é
efait la pluie.La r
é
volution fait le beau temps.G
UY
D
EBORD
(1971)

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