Elle est partie avec une femme dont elle ne connaissait rien, et s'est octroyé quelquesjours de liberté, seule, sur la côte,sans autre projet que de savourer pleinement, et sans culpabilité, cette vacance inédite.Presque surprise par sa propre audace, Lulu rencontre de drôles de gens, qui sont, d'unefaçon ou d'une autre, eux aussi au bord du monde.Grisante, joyeuse, dangereuse et cruelle, l'expérience improvisée de Lulu en fera uneautre femme.
« La pluie du paradis » de Yu Lu (Casterman, Hua shu) 124 pages
Vimoksa, mot de sanskrit ancien exprimant l’idéal de paix et de tranquillité vers lequel
doivent tendre les êtres par-delà les événements de leur vie terrestre,
réunit une série de courts récits de Yu Lu, dont c’est la première traduction en langue
française.
Histoires d’amour, d’apprentissage ou de don de soi, presque toutes ont pour cadre la
ville de Suzhou, cité lacustre de Chine méridionale très célèbre pour la beauté de sesdécors, parsemée de jardins, parcourue
de nombreux canaux, et que l’on désigne parfois du qualificatif de “Venise chinoise”.
Outre la dimension souvent émouvante de ces histoires, l’album est aussi l’occasion de
découvrir la maîtrise graphique époustouflante de Yu Lu,qui revisite le registre réaliste avec une rare puissance. Un virtuose dont on reparlera,assurément.
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