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Coatlition Souverainté alimentaire - Bulletin Jan2010

Coatlition Souverainté alimentaire - Bulletin Jan2010

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Souveraineté alimentaire, bulletin d'information
Souveraineté alimentaire, bulletin d'information

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07/17/2010

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solidaires,équitablesetdurables
Pour une agriculture et une alimentation 
www.NourrirNotreMonde.org
Bulletin de laCoalitionpourla souveraineté alimentaire
 Jan vier 2010
Au premier jour de l’année, nous savonséchanger des vœux avec les êtres chers.Et celui de vivre en santé franchi le tempset reste encore incontournable. Et pourcause. La faim et le surpoids sévissentcomme jamais, ici et partout sur terre.Nous avons choisi de mettre en lumièrela question de la santé dans ce numérode décembre, parce qu’encore en 2010,nos systèmes alimentaires ne sont pasuniversels, équitables et durables. Ils sontconduits par des intérêts commerciauxet nos gouvernements les considèrentcomme une industrie.Vous vous rappellerez qu’il y a un peumoins de deux ans, aux termes destravaux de la Commission sur l’avenirde l’agriculture et de l’agroalimentairequébécois (CAAAQ), plus de quaranteorganisations québécoises demandaientpubliquement que la prochaine politiqueagricole et alimentaire du Québec soitfondée sur la souveraineté alimentaire.Dans les prochains mois, le ministèrede l’Agriculture, des Pêcheries et del’Alimentation du Québec (MAPAQ)présentera sa vision d’une futurepolitique agricole et alimentaire pourle Québec. Pour peu qu’il chercheà rétablir le lien légitime entre notreagriculture et notre alimentation,il façonnerait positivement l’uneet l’autre en même temps.Mais le gouvernement se contentera-t-il de répéter aux agriculteurset aux transformateurs qu’ilsdoivent s’adapter? S’adapter à lamondialisation, à la concurrence,à la concentration sans précédentdes marchés de l’agroalimentaire?Continuera-t-il à concevoir les alimentscomme de simples marchandises?Se résignera-t-il à dépenser toujoursdavantage dans les soins de santéplutôt qu’à réglementer le commercedes aliments? Ou au contraire, verra-t-ildans les crises cumulatives de santépublique, de sécurité alimentaire,environnementales, de l’économieagricole et rurale autant de rappelsque l’action des seuls individus,entrepreneurs ou consommateurs,même pleins de bonne volonté,a ses limites? Verra-t-il dans ces crisessuccessives autant d’invitationsà prendre ses responsabilités faceaux questions de bien commun queposent l’agriculture et l’alimentation?Nous le lui rappellerons dès le débutde 2010. Nous proterons en effet de laprochaine assemblée générale annuellede la
Coalition pour la souveraineté alimentaire 
, qui aura lieu le 18 marsà Saint-Hyacinthe, pour alimenter lafuture politique agricole et alimentairequébécoise et proposer des actionsconcrètes.Réservez donc sans tarder votre journée du jeudi 18 mars pour cetteAGA. D’ici là, je vous souhaite,au nom des membres du conseild’administration de la Coalition,une nouvelle année de solidarité,d’énergie et de générosité.Christian Lacasse, président
Mot du président
Assembléegénérale annuelle :18 mars 2010Saint-Hyacinthe
1
 
794 738 Canadiensaux banques alimentaires
Le 17 novembre dernier, Banquesalimentaires Canada, l’associationcanadienne des organisations opérantdes banques alimentaires au Canada,dont Banques alimentaires Québec(l’une des organisations membresde la Coalition pour la souverainetéalimentaire), dévoilait le Bilanfaim 2009, un portrait triste de lafréquentation par les Canadiens et lesCanadiennes, provinces par provinces,des banques alimentaires.Alors que les gouvernements seconcentrent sur ce dont les industriesauront besoin pour se remettre àot, il est indispensable que la réalitédes personnes les plus susceptiblesde souffrir de la faim et de gagnerun faible revenu soit intégrée dansdes plans économiques plus vastes.C’est en ces termes que BanquesAlimentaires Canada demande laprise en compte de la réalité des pluspauvres parmi les Canadiens. Et pourcause.Les banques alimentaires ont aidéquelque 794 738 personnes en mars2009, une hausse de 17,6 %. C’est120 000 personnes de plus qu’en mars2008. Cela représente la plus forteaugmentation sur 12 mois depuis1997. Sur les 794 738 personnesaidées en mars de cette année, 72 321sollicitaient pour la première fois l’aided’une banque alimentaire.Selon le sondage Bilan-Faim2009 réalisé auprès des banquesalimentaires du Canada, le recoursau service alimentaire d’urgence aaugmenté dans toutes les régions dupays. Mais les plus fortes hausses ontété enregistrées en Alberta (+61 %), enNouvelle-Écosse (+20 %), en Ontario(+19 %) et au Manitoba (+18 %).Les résultats du sondage montrentque le prol des personnes aidées estaussi diversié que par le passé :- 37 % sont des enfants et des jeunesde moins de 18 ans- Près de 50 % des ménages aidéssont des familles avec des enfants.- 19 % des ménages aidés viventd’un revenu tiré d’un emploi actuelou récent- 6,3 % des ménages déclarent unequelconque pension comme leurprincipale source de revenusLe rapport Bilan-Faim 2009de
Banques alimentaires Canada
propose aussi une analyse des causesde ce triste bilan : « La récessiona fait davantage ressortir un certainnombre de problèmes sous-jacentsau sein de l’économie canadienne.Les personnes qui ont perdu leuremploi au cours de la dernièreannée se retrouvent sur un marchédu travail qui a considérablementchangé en 15 ans. Les emploisbien rémunérés dans le secteurmanufacturier et forestier se font deplus en plus rares et sont remplacéspar ceux d’autres secteurs –surtout dans le secteur du détailet de l’hébergement/services derestauration – qui sont nettementmoins bien rétribués et offrent peud’avantages sociaux comme les soinsdentaires, l’assurance-médicaments, etune protection en matière de pensions.Pour les chômeurs canadienset les personnes qui ne peuvent pastravailler, la situation n’est pas plusreluisante. Un fort pourcentage despersonnes aidées par des banquesalimentaires sont contraintes dedemander de l’aide parce que leursprestations de retraite, de soutiende revenu lié à une invalidité ou d’aidesociale sont trop maigres pour mêmese permettre le strict minimum. Aucours des trois dernières décennies,la majorité des Canadiens ont vu leurrevenu stagner ou diminuer et nouspouvons nous attendre à vivre unesituation presque semblable dansles années à venir, selon l’analyse.
Des membres de la Coalitiondemandent des mesures publiquespour la santé de toute la population.
Saviez-vous que 37 %des personnes aidéespar le dépannagealimentaire sontdes enfants?
2
 
La Coalition pour la souverainetéalimentaire milite pour l’adoptionde mesures publiques favorables à unsystème alimentaire durable, équitableet universel. Si dans les pays du sud lapolitique du « laisser-faire par les forcesdu marché » génère de la faim à grandeéchelle (1 milliard de personnes en 2009selon l’Organisation internationalede l’alimentation (FAO), elle créedes problèmes de surpoids et d’obésitéau nord et dans les pays émergeants.Dans ce contexte d’occidentalisationdes habitudes alimentaires, les mesurespubliques concernant le lien fort entrela santé publique et l’offre alimentairesont donc incontournables.En effet, au Canada, en 2004, 23,1 %des adultes étaient obèses et 36,1 %faisaient de l’embonpoint. Alors qu’en1978, le taux d’obésité était de 13,8 %.Il s’agit donc d’une augmentationde près de 10 % en l’espace de 25 ans.Le Canada fait meilleure gure queles États-Unis dont le un taux d’obésitéétait de 30 % en 2004. Chez les enfants,on observe une tendance similaireà l’augmentation pondérale au ldes ans. En 1978, au Canada, le tauxd’obésité chez les 2 à 17 ans était de 3 %et le taux d’embonpoint de 12 % pourun total combiné de 15 %. En 2004,le taux d’obésité est passé à 8 % et celuide l’embonpoint à 18 % pour un totalcombiné de 26 % en surchargepondérale.D’après une enquête sur la santé dansles collectivités canadiennes – Nutrition(2004) publié par l’Institut de lastatistique du Québec, « la place occupéepar les
Autres aliments 
(ex. : croustilles,biscuits, produits de charcuterie etautres aliments transformés), qui ontsouvent une densité nutritionnellemoindre et qui constituent des sourcesimportantes de sucre, de sel et de grasdans l’alimentation des jeunes, demeurenon négligeable, voire préoccupante,en particulier à l’adolescence et de façonencore plus marquée chez les garçonsde 14 à 18 ans. Malheureusement, cesaliments prennent souvent la placed’autres choix plus nutritifs ou encore,viennent tout simplement s’ajouter à desapports alimentaires déjà importants.À ce sujet d’ailleurs, chez les garçonsà l’adolescence, on dénote aussi unetendance, pour certains, à consommerplus que le nombre de portions suggéréesdans les différents groupes alimentairesdu Guide Alimentaire Canadien (GAC).Du côté des lles, la situation est toutautre. Conformément à ce qui avaitété rapporté en 1999, l’enquête montreque les apports d’énergie ont tendanceà se maintenir pendant l’adolescence.Compte tenu de l’augmentation desbesoins en plusieurs nutriments à cetâge, il apparaît crucial de miser sur deschoix d’aliments denses en nutriments.Or, la place relativement importanteaccordée aux
Autres aliments 
(ungroupe alimentaire du Guide alimentaireCanadien) dans l’alimentation desadolescentes combinée à des apportsalimentaires souvent en deçà duminimum suggéré pour les différentsgroupes du GAC, incluant les
Produits céréaliers 
et les
Viandes et substituts 
,peut sans doute expliquer certainsrésultats observés dans les apportsnutritionnels. Mentionnons que les
Produits céréaliers 
constituent, avecles
Légumes et les fruits 
, la principalesource de folate (Vitamine B9) dansl’alimentation de ces jeunes. De même,les
Viandes et substituts 
représentent,avec les
Produits céréaliers 
, lesprincipales sources de fer, et avec les
Produits laitiers 
, les principales sourcesde zinc.» L’enquête conclut qu’il estsouhaitable que les jeunes limitent laconsommation des
Autres aliments 
ainsique des charcuteries et autres alimentstransformés.Or, c’est à cette catégorie d’alimentstransformés que s’attaque la Coalitionquébécoise sur la problématique dupoids. Des allégations de type « santé »comme « choix sensé » utiliséesde plus en plus fréquemment surdes aliments camelotes, n’aident pasles consommateurs à faire de véritableschoix santé.C’est pourquoi la Coalition Poidset Option consommateurs demandentà Santé Canada de réglementer les logos« santé » sur les produits alimentaires.Le changement dans les habitudesalimentaires est l’un des facteurs quicontribue à l’épidémie d’obésité. Aulieu de faciliter les choix en matière deconsommation, des logos viennent icibrouiller les cartes. Une réglementationpermettrait l’émergence de logos enlesquels les consommateurs pourraientavoir conance.La Coalition québécoise sur laproblématique du poids militeactivement pour l’encadrementréglementaire des allégations santé.La Coalition québécoise veille avecassiduité au comportement desentreprises en matière d’étiquetage.Elle remarque l’usage d’allégations santésur des sacs de croustilles
« collationintelligente » 
ou des biscuits
« solutionsensée » 
. Pour répondre à la demandegrandissante des consommateurspour des produits santé, l’industriefait souvent preuve de beaucoup decréativité… Ainsi, avec les années, unemultitude de logos mettant de l’avantl’aspect santé de certains aliments sontapparus. Toutefois, ces logos gérés parles compagnies ne sont pas assujettisà une réglementation concernantleur création, leur apposition, et leurdénition (critères nutritionnels).La profusion des logos « privés » surles emballages peut encourager laconsommation de certains alimentstrop gras, trop sucrés ou trop salés.Le maquillage de la malbouffe an delui donner une apparence santé devientfréquent. Il suft qu’un produit soit« moins pire » que le produit de référencepour qu’on lui colle un logo « santé »,d’après l’analyse de la Coalitionquébécoise sur la problématiquedu poids.
Des logos « santé » qui sèment la confusion : une réglementation s’impose
Saviez-vous qu’en2004, 59,2 % dela populationcanadienne étaiten état de surchargepondérale ?
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