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correction dissertation progrès technique investissement

correction dissertation progrès technique investissement

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02/01/2013

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Le 14 décembre 2009, le président de la République a fixé les modalités du grand emprunt national pour financer les priorités stratégiques pour la France à l’horizon 2030. Conformément aux recommandations de laCommission sur les priorités stratégiques d'investissement et l’emprunt national, Nicolas Sarkozy a fixé sonmontant à 35 milliards d’euros. Grâce à l’effet de levier induits par les cofinancements publics et privés, ce sontainsi 60 milliards d’euros d’investissement qui seront mobilis dans cinq domaines prioritaires :l’enseignement supérieur et la formation, la recherche, l’industrie et les PME, l’économie numérique et ledéveloppement durable. Cet emprunt vise également à permettre à la France de combler son retard en matièred'investissements et à prendre une longueur d'avance dans des secteurs porteurs en termes de création derichesses et d'emplois. Pour Nicolas Sarkozy, « la finalité ultime de ces investissements est de répondre aux besoins de la France : le besoin d’avoir une activité économique suffisante, bien positionnée dans lamondialisation, qui assure aux Français un emploi, du pouvoir d’achat et le financement de la protectionsociale
».
L’Etat va donc intervenir pour favoriser le progrès technique que l’on peut définir comme l’ensemble desmodifications qui affectent les procédés de production et la nature des biens réalisés. Le progrès technique permet ainsi de desserrer des goulets d’étranglement limitant la production ,de produire des marchandisesnouvelles ou de meilleure qualité et d’augmenter les gains de productivité des facteurs de production grâce àl’introduction de nouveaux procédés, des machines plus performantes .Ces mesures ne sont donc pas dans la logique libérale qui prévaut habituellement dans la politique de N.Sarkozy. En effet, selon les libéraux, l’intervention de l’Etat est inutile et inefficace sur la productiond’innovation car le profit, c’est-à-dire la rémunération du capital investi de l'entrepreneur , est le seul facteur quidétermine le progrès technique. Certes, le profit est une condition nécessaire pour inciter les entreprises àinnover, mais ce n’est pas une condition suffisante : d’autres variables comme le rôle de l’Etat ou de lademande ne sont pas à négliger.I.
Le profit est une condition nécessaire et suffisante pour assurer del’innovation…
Le rôle du profit sur l’innovation a été mis en évidence par Schumpeter qui attribue le rôle le plus important àl’entrepreneur qui est pour lui le véritable héros de l’évolution économique. Il est animé par des motivationsindividuelles de réussite : le profit est à la fois le but et l’instrument de mesure de sa réussite. Le but, car c’estlui qui motive l’entrepreneur à lancer ses innovations, alors qu’il court un risque non négligeable d’échouer ;l’instrument de mesure, car le profit étant issu de l’innovation qui a réussi sur le marché, l’entrepreneur faitdonc d’autant plus de profit qu’il est supérieur à la moyenne dans l’art d’effectuer des combinaisonséconomiques par des innovations de processus de production ou par la découverte de produits nouveaux, facilesà vendre chers.
A.Le profit est une condition nécessaire1.Constat
On note une corrélation forte entre le profit mesuré par la part du RD du secteur privé dans le PIB etl’importance de l’innovation mesurée par le nombre de brevets triadiques par 100 000 habitants (doc 4 ).Onappelle brevet triadique un brevet qui est déposé simultanément dans la Triade, c’est-à-dire dans l’UnionEuropéenne, les Etats-Unis et le Japon ; une innovation triadique est la plupart du temps une innovation radicalequi provoque une rupture , un saut qualitatif dans les techniques permettant de lancer de nouveaux produits outechniques. En effet, déposer un brevet dans ces 3 régions entraîne des dépenses importantes qui ne pourrontêtre compensées qu’en cas de vente massive.
 
Le profit est-il le déterminant essentiel de l’innovation ?
 
Les pays qui ont vu leur part de la RD du secteur privé dans le PIB augmenter le plus lentement entre 1990 et2007 et qui ont en 2007 la part de la RD du secteur privé dans le PIB la plus faible sont aussi ceux qui ontdéposé le moins de brevets triadiques pour 100 000 habitants. L’Espagne, le Portugal et l’Italie sont ainsi enqueue de classement pour les deux typologies : par exemple, le Portugal a déposé 1 famille de brevetstriadiques par 100 000 habitants dans la période 2004-2006 et la part de la RD de secteur privé ne représentaitque 0,5% du PIB.En revanche, on note aussi une corrélation entre les deux typologies en haut du tableau : la Finlande,l’Allemagne, la Suède sont bien placés dans le haut du classement. La Suède a déposé 10 familles de brevetstriadiques en 2004-2006 et la part de la RD du secteur privé dans le PIB a augmenté de 350% entre 1990 et2007 (document 4).
2.Explications
Cette corrélation entre profit et capacité d’innovation s’explique par le rôle de l’entrepreneur qui d’autant plusque son profit découlant du progrès technique est élevé pour compenser les risques inhérents au progrèstechnique.a.
Les risques de l’innovation…
En effet, l’innovation est une opération risquée, car par définition elle correspond à des nouveautés dont lesuccès n’est absolument pas certain. On peut le voir avec deux grands types d’innovations.Les innovations de produits qui visent à l’introduction de nouveaux biens ou services sur le marché, ont pour objectif de trouver de nouveaux débouchés pour l’entreprise, en créant un nouveau marché. Or, rien ne dit queles caractéristiques de ces produits correspondent aux attentes des consommateurs à un moment donné. On peutainsi citer de nombreux exemples arrivés trop tôt ou trop tard. Par exemple le standard de magnétoscope VHSs’est imposé au détriment du Bétacam, empêchant les entreprises de vendre leurs produits.La deuxième grande forme d’innovations est l’innovation de procédés ou process qui a pour but d’introduire denouvelles méthodes de production. Là aussi rien ne garantit que les nouvelles technologies seront performanteset arriveront à mettre sur le marché des produits de qualité.Toutes les innovations n’ont pourtant pas le même niveau de risque:
 
les innovations de produits impliquentune incertitude technique et commerciale, car produire de nouveaux biens entraîne de nouvelles méthodes de production alors que les innovations de procédés n'impliquent qu'une incertitude technique lorsqu'elle estutilisée exclusivement dans l'entreprise
.
 b.
Demandent des profits élevés pour les compenser
Si les entreprises décident d’innover alors que le risque est non négligeable, c’est parce qu’elles en attendent du profit.Les innovations de produits permettent ainsi à l’entreprise de se trouver dans un premier temps en situation demonopole puisqu’elle est la seul à produire ce bien et service .L’innovation permet donc à l’entreprise des’éloigner de la concurrence pure et parfaite où elle est un price taker : le prix est une donnée qui lui est imposé par le marché. Grâce aux innovations de produits, elle devient un price maker : elle fixe le prix de ses produits,ce qui lui permet donc d’accroître ses recettes et donc ses profits. A plus long terme, quand elle ne sera plusseule sur ce marché, puisque des entreprises suiveuses ou imitatrices seront apparues, l’entreprise conserveral’image de marque d’innovateur et gardera une réputation qui lui permettra de continuer à vendre.De manière schématique, on peut donc dire que les innovations de produits jouent sur les recettes et lacompétitivité-qualité : l’entreprise cherche à augmenter ses parts de marché grâce à des produits innovants .Enrevanche, les innovations de produits jouent sur les coûts de production et sur la compétitivité-prix : l’entreprisesouhaite augmenter ses ventes grâce à une baisses des prix. En effet, les innovations de procédé permettent demettre en place des techniques qui élèvent la productivité. L’entreprise peut donc produire plus avec autant defacteurs de production ou autant avec moins de facteurs de production. Dans les deux cas, le coût de productionaugmente moins vite que la quantité de facteurs de production, le coût moyen diminue donc. L’entreprise a lorsdeux solutions : soit elle laisse le prix de vente inchangé et elle accroît son profit unitaire puis son profit total sises ventes restent inchangées, soit elle répercute la baisse du coût unitaire sur le prix de vente, son profitunitaire, mais il est plus que compensé par la hausse des ventes qui augmentent alors le profit total.
 
Certes la séparation entre ces deux types d’innovation est un peu factice puisque des innovations de produitsnécessitent aussi des innovations de procédés et que les innovations de process visent aussi à améliorer laqualité des produits afin d’accroître la compétitivité qualité de l’entreprise.Ce comportement correspond donc au modèle de l’homo oeconomicus : les individus sont des êtres égoïstes etrationnels qui recherchent par tous les moyens possibles d’atteindre le maximum de profit.
c.Un cercle vertueux se crée alors
Grâce aux ressources accumulées par l’innovation, l’entreprise pourra financer de nouvelles R-D qui lui permettront de lancer de nouvelles innovations. On retrouve ici la logique développée par Schmidt sur le rôledu profit sur l’investissement. Le profit permet à la fois de financer les innovations, car l’autofinancement est lemoyen le moins coûteux ; il motive aussi l’investissement. Le profit est un indicateur de réussite, il montre àl’entreprise que les produits correspondent bien aux attentes des consommateurs. Cela incite donc l’entreprise àinnover, mais cela pousse aussi les concurrents à opérer du progrès technique. C’est le mécanisme des grappesd’innovations mis en évidence par Shumpeter : une innovation n’arrive pas seule, elle en génère d’autres.
d.Qu’il faut protéger
Comme le profit est une condition essentielle pour inciter les entreprises à innover, il faut protéger le profit desentreprises. Les brevets qui protègent les recettes de l’innovateur en empêchant la copie sont alorsindispensables. « Des constatations empiriques tendent à prouver l’efficacité des brevets dans l’incitation àinnover » (doc 3). C’est ce qu’a montré D.North en étudiant le XVIII° siècle : il constate que les premiers paysà avoir connu une croissance économique réelle sont la GB et les Pays-Bas alors que la France et l’Espagne, quiétaient alors des puissances politiques de premier plan n’ont pas connu d’augmentation durable du niveau devie de leur population. North explique ce paradoxe par le fait que les Pays-Bas et la GB avaient mis en place unsystème d’institution et de droit de propriété permettant d’exploiter de façon efficace les motivationsindividuelles pour assurer l’orientation des capitaux et des énergies vers les activités socialement les plus utilesComme les individus sont motivés par le profit, ils n’innoveront que si les fruits de l’innovation leur reviennentUn système de droits de propriété doit être alors mis en place pour protéger les innovations. Une société serad’autant plus « innovatrice » et portée à la croissance que son système de droits de propriété définira de façon précise les droits d’exclusivité de chacun , qu’elle en assurera la protection effective et que , par-là , enréduisant le degré d’incertitude qui pèse sur les possibilités de gains supplémentaires offerts par l’innovation ,elle contribuera à maximiser la rentabilité personnelle des activités de l’innovateur faisant que toutes choseségales par ailleurs , plus d’individus sont désormais prêts à prendre des risques pour acquérir ces gains .
B.… et suffisante pour inciter à innover1.Explications
Selon les libéraux, l’Etat doit s’arrêter là, car la régulation par le marché est la solution optimale. C’est cequ’avait montré Smith au XVIII° siècle avec le concept de main invisible : l’intérêt individuel sert l’intérêtcollectif. En recherchant son propre profit, l’entrepreneur innove, crée donc des entreprises nationales trèscompétitives ce qui assure croissance et emploi.A contrario, l’augmentation des impôts et des prélèvements divers en réduisant le gain de l’innovateur vafreiner son incitation à innover et par-là, la croissance économique que pourrait connaître le pays. H.Lepageécrit ainsi : « l’individu est motivé pour courir les risques associés à l’effort d’innovation, la société se priveainsi de gains dont elle aurait pu bénéficier si elle s’était montrée plus généreuse dans le partage de la plus-value en faveur des innovateurs.
2.Constat
Les faits semblent donner raison aux libéraux. Les pays où l’intervention de l’Etat est la plus forte sont aussiceux où la capacité d’innovations est la plus faible. L’Espagne qui subventionne largement la RD (0,35 $ desubventions pour 1$ de RD, document 5) est un des pays qui produit par habitant le moins de brevets triadiques(0,5 pour 100 000 habitants, document 4B). En revanche, l’Allemagne qui ne subventionne absolument pas la

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