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Les Enfants Du Diable1

Les Enfants Du Diable1

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Les Enfants du Diable 1/j/aa 1
LES ENFANTS DU DIABLEJean-Pierre PETITAncien Directeur de Recherche au CNRS
L'essentiel de ce livre a été écrit en 1986. Il avait été commandé par ungrand éditeur Français qui, au dernier moment, refusa de le publier, sansdoute pour deux raisons. Soit il ne crut pas aux révélations qu'il contenait,soit il fut effrayé par ce qu'il trouva dans ce manuscrit. Je l'ai complété parquelques informations récentes. En 1976 je connaissais les grandes lignesdu projet Guerre des Etoiles, qui ne fut porté à la connaissance du grandpublic que quinze ans plus tard.Depuis l'effondrement de l'URSS le public a tendance à croire que ledanger thermonucléaire s'est éloigné. Il n'en est rien, et, après lecture, lelecteur verra que les choses sont devenues pires encore. En tant quescientifique il est de mon devoir de tenter d'ouvrir les yeux du public.Les savants du monde entier ont vendu leur âme au diable, comme Faust,c'est tout.
Ce livre est dédié à mon ami le scientifique Vladimir Alexandrov,assassiné à Madrid en 1985 par les services secrets, sur ordre du lobbymilitaro-scientifique.
 
Les Enfants du Diable 1/j/aa 2
 PROLOGUE
Troie devait disparaître, elle ne pouvait échapper à son destin. Dociles,les troyens travaillaient donc à leur propre perte. Ils avaient ainsi envisagéd'abattre un des pans de leur forteresse pour y faire entrer l'énorme cheval àroulettes abandonné par les grecs devant les portes de la ville. Tout sedéroulait comme prévu.Mais Cassandre suspecta un coup fourré :-
 
Timeo danaos et dona ferentes.Je crains les grecs, surtout quand ils font des présents, disait-elle.Cassandre, fille du troyen Priam, avait reçu d'Apollon le don de prédirel'avenir, à condition de se donner au dieu. Elle décrivait le futur de Troie,sans retenue, dans les rues de la cité, et les dieux en furent agacés.Quelqu'un voulait contrarier le plan, faire dérailler le destin, peser surl'avenir de la ville. Impensable. ...- Aucune inquiétude, dit Apollon, cette idiote a refusé de coucher avecmoi, aussi ai-je jeté sur elle une malédiction : personne ne la croît.Les dieux s'esclaffèrent. Il devenait fort divertissant de voir cette pauvrefille décrire dans une indifférence générale le perte des Troyens, hommes,femmes, enfants et la mise à sac de la ville. En la voyant certains haussaientles épaules ou pointaient leur index sur leur tempe en assortissant ce gested'un mouvement de vissage. Certains, plus cultivés, disaient "qu'elle avaitle syndrome de la catastrophe". Mais l'enchantement d'Apollon ne semblaitcependant pas parfait. Zeus s'en inquiéta :Dis-donc, Apollon, Je suis désolé, mais cela ne marche pas à cent pourcent, ton truc. Elle a réussi à convaincre Laocoon, son frère, et le fils decelui-ci.Laocoon, prêtre au temple, était un intellectuel. En réfléchissant il avaitfini par conclure que cette histoire de cheval n'était pas claire. Il le disait et,lui, on l'écoutait. C'était embêtant et ça risquait de tout flanquer par terre.Les dieux décidèrent d'employer les grands moyens. Sur leur ordre desserpents monstrueux sortirent de la mer toute proche, se jetèrent surLaocoon et sur son fils, et les étouffèrent. On connaît la suite.Je dédie ce livre à toutes les Cassandres et à tous les Laocoons de laTerre.
 
Les Enfants du Diable 1/j/aa 3
 
LIVERMORE
Au printemps 1976 les Etats-Unis vivaient le bicentenaire de leurindépendance. La Science était encore belle et bonne et de nombreuxtemples lui avaient été consacrés dans le pays où on s'apprêtait à célébrerl'événement avec faste.A cette époque j'arrondissais mes fins de mois au CNRS en faisant detemps en temps des articles pour la revue Science et Vie. Philippe Cousin,son rédacteur en chef, me dit un matin :- J'ai envie de faire quelque chose sur ce bicentenaire dans le numérod'été. Si tu veux, je t'envois aux Etats-Unis. Tu essayes de me faire le pointsur quelques réalisations scientifiques de pointe du moment. Je te laisselibre de tes points de chute là-bas.Je fis donc ma valise et m'envolais vers les Amériques. Avant de partir,un ami m'avait vivement conseillé d'aller voir les lasers du célèbrelaboratoire de Livermore, en Californie.- Personne ne les a jamais vus. Ce sont, parait-il, les plus puissants dumonde. Essaie de t'en approcher.C'était excitant. Quatre jours plus tard, m'offrant une escale de vingtquatre heures pour digérer le décalage horaire, je déambulais dans les ruesde San Francisco. C'était la seule grande ville qui exerçait sur le visiteuroccidental un charme immédiat. Boston faisait bon chic bon genre. A NewYork on avait l'impression d'être dans une fosse à ours aux paroisvertigineuses qui ne découvraient qu'une maigre bande de ciel. Mais Friscoévoquait encore le livre de Jules Vernes, vingt mille lieues sous les mers,ou Moby Dick. Les lions de mer s'entassaient sur les jetées. Sur les quaisqui sentaient le poisson mouillaient des armadas de petits bateaux de pêcheet avec un peu d'imagination on aurait pu s'attendre à croiser le capitaineAchab, martelant le sol de sa jambe de bois.La ville ressemblait à du papier gaufré tant son sol avait été travaillé parles tremblements de terre. Elle était pleine de trous et de bosses. Il étaitconseillé d'utiliser les célèbres tramways à câble qui étaient là-bas plus unenécessité qu'un attachement au folklore.Le port sentait l'iode et le poisson. Dans les boutiques des quais ontrouvait encore des sirènes empaillées et des diseuses de bonne aventure. Ilexistait une échoppe où on vendait toutes sortes d'étrangetés. Son ancienpropriétaire était un vieux chinois extrêmement maniaque qui, avant demourir, avait voulu laisser au monde une image parfaite de lui-même, encire. Afin d'accroître le réalisme il avait abandonné toute sa pilosité,s'arrachant dans ses derniers jours cheveux et poils de barbe pour les scellerdans la cire chaude.

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